lundi 7 mars 2011

Sondage (bis)

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Comment ne pas relever la réaction de monsieur AYRAULT aux résultats du sondage explosif dont je vous parlais hier. Le maire de NANTES, d'habitude mieux inspiré, se dit consterné de voir "monsieur SARKOZY se faire dicter son ordre du jour par Marine LE PEN" (je cite de mémoire ; l'idée est parfaitement rendue).
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Mais qui doit dicter à l'exécutif son ordre du jour ? Le PS et les sociétés de pensée plus ou moins occultes qui entendent imposer au pays une politique inspirée d'idéaux, sans doute respectables mais enfin minoritaires, ou bien les citoyens qui s'inquiètent (à tort ou à raison, la question n'est pas là) de tel ou tel problème. Quand 23 % des sondés (près d'un électeur sur quatre) déclarent qu'ils voteront pour Marine LE PEN, on ne dit pas que le peuple a tort. On se demande pourquoi il réagit ainsi.
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Il serait donc intéressant de voir pourquoi ces électeurs font ce choix, de connaître leur motivation, leur crainte, leurs désirs, et d'y répondre par des solutions qui honorent la double tradition de patriotisme et d'accueil de la France. Et puis il serait intéressant de savoir pourquoi seulement 21 % des sondés se déclarent soit en faveur de Martine AUBRY, soit en faveur de monsieur SARKOZY.
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J'ai entendu la première reprocher au Président de la République de favoriser les entreprises et non les collectivités locales. C'est bien connu que celles-ci sont des créatrices de richesses tout à fait remarquables pour sa clientèle, qu'elle recrute à tour de bras dans les régions et départements que contrôle le PS, dans la fonction publique territoriale. Les entreprises, elles, se décarcassent pour produire, exporter, créer des emplois durables et qualifiés, des richesses redistribuables. Ce qui est tout à fait condamnable, en effet.
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Décidément, ils sont tous nuls, archi-nuls, aveugles, archi-aveugles. Qu'ils se soucient enfin de la France et des Français ; ils semblent mettre, eux, leur âme avant leur ventre dans l'ordre de leurs préoccupations.

dimanche 6 mars 2011

Sondage

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Un sondage explosif indique qu'en cas d'élection présidentielle, Marine LE PEN obtiendrait 23 % des voix au premier tour, et devancerait monsieur SARKOZY et madame AUBRY, tous deux crédités de 21 % des voix.
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Bien entendu, ce résultat devrait interroger les hommes politiques. Il en est un qui, à cet égard, est non seulement est sourd et aveugle, mais encore autiste, à moins qu'il ne soit atteint de crétinisme politique. Je veux parler de monsieur Benoit HAMON. Je l'ai entendu hier soir commenter les résultats de ce sondage. Il dit en substance que si la candidate du Front National fait 23 % des voix, c'est la faute de Nicolas SARKOZY. L'explication qu'il donne du phénomène m'a complètement échappé, tant le porte-parole du PS est enfermé dans un système complètement déconnecté du réel.
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Fidèle à ma méthode, je vais poser quelques questions. Et y donner des réponses tant celles-ci sont évidentes.
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(a) Qui, en modifiant in extremis la loi électorale pour éviter une mémorable déculottée [suppression du scrutin majoritaire à deux tours, et remplacement par la proportionnelle intégrale] a fait rentrer quelques dizaines de députés du FN à l'Assemblée Nationale ? Monsieur François MITTERRAND.
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(b) Qui prétend être démocrate et repousse dans les ténèbres de l'indignité civique près d'un Français sur cinq ? Le PS, le Centre et nombre de personnalités de l'UMP.
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(c) Quelles sont les motivations profondes des électeurs putatifs de Marine LE PEN ? Le sentiment que leurs difficultés, non seulement économiques, mais encore existentielles, leurs légitimes interrogations sur l'identité nationale ne sont pas prises en compte par les responsables politiques. Ce ne sont pas des philosophes de salon. Ils vivent "de bonne soupe et non de beau langage" et se moquent des considérations fumeuses.
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La réaction de monsieur HAMON va exactement à l'encontre du but qu'il poursuit : ramener à son camp les électeurs qui l'ont déserté. Plus il les méprisera, plus il les anathématisera, et plus ceux-ci s'ancreront dans la certitude qu'il n'y a rien à attendre de "ces gens-là".
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JAURES disait en substance - et je recommande à monsieur HAMON la lecture de ce passage dont, malheureusement, j'ai perdu la référence - que le seul bien resté aux pauvres, c'est leur patrie. Et l'on voudrait les en priver au nom de la République Rationaliste Universelle ? Non, non et non. Il ne faut pas jouer avec le feu.
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René GIRARD a fort bien montré que l'indifférenciation est mère de la violence. Du reste les temps de violence s'accompagne toujours d'une perte d'identité des personnes et des groupes. C'est pourquoi il eût été bon pour le pays que s'instaure chez nous un véritable débat sur l'identité française. Quand on demande à quelqu'un son identité, il dit qui il est : nom, prénom, qualité, profession, etc. Nous est-il donc difficile de répondre à cette question : être Français, qu'est-ce c'est ? Il est assez évident qu'une partie des jeunes gens issus de l'immigration, en particulier maghrébine, ne se sentent ni Français, ni Marocain, si Tunisien, ni Algérien. Ils sont en manque cruel de repères et de valeurs. Que ne sont-ils maghrebins ou bien français, mais vraiment. Dans le premier cas, il n'y a pas lieu de leur reconnaître la nationalité française ; dans le second, il est URGENT et INDISPENSABLE de les considérer comme des compatriotes et de les traiter comme tels, en exigeant bien sûr leur adhésion aux valeurs, aux coutumes, aux lois, à la langue, à la culture qui fondent notre identité, mais sans leur faire renier leurs origines ; après tout nous disons bien : "je suis breton" ou "il est alsacien". Il n'y a là rien qui soit raciste, ni xénophobe. Ce sont des réponses de bon sens.
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Pour terminer, une citation - je la commenterai brièvement :
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"Il ne peut y avoir de sérieuses chances que les Français puissent s'aimer les uns les autres, s'aimer entre eux, sous un régime qui agite et déploie une prime si haute et si large, et si riche, au contraire exprès de l'Amour !
Aussi longtemps que pèsera sur eux un gouvernement de parti, cette réconciliation apparaît un rêve impossible. Leur régime électif arrose et cultive la haine.
Si l'on chiffrait par un l'intensité des sentiments de sympathie, d'altruisme ou de charité qui animent normalement des gens qui vivent ensemble, il faudrait chiffrer par cent ou mille les effets de la prime qu'un régime électif accorde à la rivalité des égoïsmes, ensemencement fatal des conflits." [Charles MAURRAS]
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Le fait de demander au peuple son opinion est une chose excellente, selon moi, et je n'approuve pas MAURRAS quand il le combat aussi absolument. La question essentielle me semble être celle-ci : l'homme étant ce qu'il est, et les conflits ne pouvant être évités, il convient de trouver dans l'espace public un lieu qui permette de les résoudre. Mais le régime des partis, que de GAULLE avait si bien réduit à quia est revenu, plus fort que jamais, et nous voyons bien que les haines déchaînées contre les "riches", rejetés dans le cloaque des bêtes immondes et immorales [il serait utile et intéressant de connaître les revenus mensuels de monsieur MELANCHON] pour les uns, contre les "immigrés" accusés de venir manger notre pain, pour les autres, nous plongent dans une impasse dont nous aurons du mal à nous extirper sans un sursaut moral, politique et financier de première grandeur. C'est le régime électif qu'il faut transformer en profondeur.
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samedi 5 mars 2011

Histoire vraie

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Certains de mes lecteurs se souviennent sans doute du voyage mémorable que fit le Général de GAULLE en Amérique du Sud, il y plus de 40 ans. Un diplomate de ma connaissance était alors en poste au Brésil et me raconta l'histoire que voici, dont il avait été l'acteur et le témoin.
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Le Général de GAULLE n'y voyait goutte. Avant de se rendre en un endroit, il se le faisait décrire en détail. Il avait une mémoire extraordinaire. Au cours de ce voyage latino-américain, il fit un jour un discours dans une très belle salle ornée de tableaux qui représentaient des scènes de l'histoire du pays visité. Bien entendu, il ne les voyait pas. Mais il se souvenait... Et le plus naturellement du monde, avec ce style inimitable qui était le sien, il "faisait semblant" d'improviser. "Comme le montre ce tableau", disait-il, "votre pays etc." et il le commentait comme s'il le découvrait.
Il était donc en Argentine, et il donnait une réception à l'ambassade de France en l'honneur des personnalités marquantes du pays. Dans la foule qui se pressait et qui faisait la queue pour saluer le général, il y avait Maria OCAMPO (que connut bien et pour cause Roger CAILLOIS). Elle avait été un soutien sans faille de notre pays pendant la Seconde guerre mondiale. C'était une très fidèle amie de la France qu'elle admirait. Après avoir salué, comme tout le monde, le Général, elle dit à ce diplomate : j'aimerais bien avoir un tête-à-tête avec de GAULLE. Ce lui accordé. Quand elle fut en sa présence, avant même qu'elle eut ouvert la bouche, de GAULLE lui dit : "Madame, la France vous remercie de ce que vous avez fait pour elle".
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Voilà ce qu'est l'amour de la patrie, voilà ce qu'est le génie de la France. La France est comme une personne que l'on aime et que ses chefs représentent. On aimerait que tous nos hommes politiques se souviennent qu'avant de défendre des idées, ils incarnent notre patrie. Ils n'ont pas à la critiquer, comme la dinde du Poitou l'a fait en demandant pardon pour des propos tenus en Afrique par le Président de la République, des propos maladroits, certes, mais scientifiquement fondés (il n'y a pas d'histoire tant qu'il n'y a pas d'écriture ; il y a des civilisations et des cultures, souvent brillantes, mais anhistoriques). Ils n'ont pas à abîmer son visage, comme l'a fait hélas, l'ex-ministre des affaires étrangères en donnant l'impression qu'elle soutenait un tyran. Ils n'ont pas à critiquer leur pays à tort et à travers, en s'appuyant pour prendre le pouvoir, sur des personnes ou des modèles étrangers, que ce soit des immigrés, clandestins ou non, d'un côté, ou des modèles d'outre-atlantique de l'autre.
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Certes, et monsieur BOUTROS-GHALI l'a dit avec cruauté dans une interview donnée au Journal Métro (sur lequel il y a beaucoup à dire ; j'y reviendrai) : "L'opinion française n'a jamais accepté que le pays ait perdu la Seconde guerre mondiale et qu'elle ne soit plus une puissance mondiale. Ce sont les américains qui ont gagné la guerre, mais en France, personne n'aime se le rappeler. Pour les Français, la Seconde guerre mondiale s'est soldée par une victoire française." Dans cette remarque, l'ancien secrétaire général de l'ONU résume bien le drame qui a été le nôtre au XXe siècle et dont nous aurons du mal à nous relever, si jamais nous le pouvons. Comment résister à une saignée de plus d'un million de jeunes hommes lors de la Première guerre mondiale, à la dévastation d'un tiers de notre territoire, aux ravages aveugles du pacifisme à la BRIAND, à la lâcheté d'un DALADIER, aux ignobles compromissions de VICHY (le Maréchal PETAIN a été propulsé au rang de Chef de l'Etat français par un Congrès majoritairement de gauche) ? La France a perdu et la guerre et son rang de grande puissance, certes. Il nous faut l'admettre. Du moins lui est-il possible de reconnaître dans la Résistance et en de GAULLE une valeur antique et propre à notre pays : elle a tout perdu fors l'honneur, grâce à cette poignée d'hommes. Et l'honneur mérite bien des sacrifices.
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Nous aimerions que nos hommes politiques, au lieu d'exalter Mimile, Dudule ou Ginette, aide Emile, Théodule ou Ginette à donner le meilleur d'eux-mêmes à leur patrie de façon à en recevoir la mémoire, le génie, l'humour et la joie de vivre.
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jeudi 3 mars 2011

Economie d'état et initiative privée

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Non, je ne résiste pas ; je ne peux pas résister. Il faut que je vous livre encore les réflexions que MASPERO et BALAZS font sur l'économie de l'Empire du Milieu, au temps des TANG. Je vous jure que vous ne regretterez pas, et que vous comprendrez bien des événements troubles qui ont marqué les septennats ou quinquennats de divers présidents. Dans ce passage, ils analysent les conséquences de l'interpénétration entre l'économie d'état et l'initiative privée. Avant de lire, souvenez-vous que les élites qui dirigent la France, et dont on peut évaluer le nombre approximatif à 3.000-4.000 individus eussent appartenus jadis à cette classe des Lettrés-Mandarins dont parlent nos auteurs.
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"Usant de leur position privilégiée, les mandarins, incarnation de l'Etat, ont tout essayé pour tirer avantage de l'initiative privée tout en la bureaucratisant, en étatisant et en monopolisant le commerce. Et si leurs intérêts étaient souvent communs, en cas de conflit ce furent toujours les fonctionnaires qui l'emportèrent sur les marchands. La classe marchande, constamment brimée, se vengea en marquant de son empreinte les services publics : elle les commercialisa et les corrompit, non sans succès. Mais on n'oubliera pas, en lisant ces pages, deux faits essentiels : d'abord, dans un Etat bureaucratique omnipotent toute activité est imprégnée de fonctionnarisme, teintée d'esprit bureaucratique. [...]"
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Voilà ce que nous vivons depuis si longtemps dans notre pays. Je vais vous raconter une histoire vraie dont je fus l'acteur : nous recevions à Alsace BioValley une délégation chinoise venue de SHANGHAI. Nous avions fait ce qu'il fallait pour honorer nos hôtes. Et déjà, je m'intéressais à la Chine et à sa langue, puisque j'avais trouvé, dans une traduction du Père Léon WIEGER, sj, bien connu des sinologues, une citation ancienne qui définissait avant la lettre ce qu'étaient les biotechnologies : elle portait sur le riz, sa culture, sa transformation. J'avais poussé le luxe de notre accueil jusqu'à projeter la citation en caractères chinois pendant ma causerie sur notre association, car le texte du Père WIEGER était bilingue et j'avais pu repérer la phrase intéressante. Le vin d'Alsace aidant, le chef de la délégation me posa à la fin du repas des questions sur le système de santé. Je lui expliquai en détail les hôpitaux, la gratuité des soins (inexistante aujourd'hui en Chine, je le souligne), le systèmes des retraites, du chômage, tout cela en anglais. Après que je lui eus expliqué, il me regarda sans rire, et me dit : "Mais si je comprends bien, vous êtes dans un système communiste".
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Loin de moi de critiquer ces dispositions sociales. Les choses étant ce qu'elles sont, et l'éducation à la tempérance, à l'épargne, à la prévoyance étant ce qu'elle est dans notre pays, il n'y a guère de moyens pour l'instant de changer quoi que ce soit. Si les élections devaient faire venir au pouvoir le parti socialiste, et plus particulièrement madame AUBRY, craignons, oui craignons que les critiques faites au système mandarinal ne s'appliquent à la lettre au régime qu'elle imagine. Nous aurions quantités d'affaires Triangle, quantité de Crédits Lyonnais nationalisés, quantité de va et vient entre la fonction publique et les emplois privés, quantité d'affaire BETTENCOURT, quantité d'affaires Urba, quantité d'affaires GUERINI (Arnaud MONTEBOURG est le seul à avoir demandé la destitution de l'homme fort du PS en Bouche-du-Rhône).
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Et je me demande finalement si ce n'est pas la propension congénitale de l'être humain, quel que soit le régime politique ou économique, à chercher son intérêt - argent, pouvoir, influence, honneurs - avant celui de ses concitoyens, qui pousse tant de régimes à la chute, à la décadence, à la disparition. Éternel retour, cycles interminés de situations prévisibles.
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A demain.
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mercredi 2 mars 2011

Trois propos éclairants

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PREMIER PROPOS.
L'obédience maçonnique du Grand Orient de France a fait paraître récemment un communiqué dont voici un extrait :
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[Le Grand Orient de France] "ne peut accepter que soit remis en cause deux principes fondamentaux de la République : le 'droit du sol' et le refus de toute distinction entre 'Français dits de souche' et ceux ayant acquis récemment la nationalité française, qui le seraient un peu moins."
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Questions.
(a) Quel rapport y a-t-il entre le droit du sol et la moindre qualité supposée de Français pour ceux de nos compatriotes qui auraient récemment choisi la France comme nouvelle patrie ? Est-il intellectuellement honnête de lier les deux notions ? Dans un cas la nationalité est imposée, quelquefois contre le gré de la personne ; dans l'autre elle est choisie. Il me semble qu'il y a là une différence notable.
(b) Et puisque nous sommes en République (heureusement) et dans un pays démocratique (heureusement encore), pourquoi ne pas demander leur avis aux Français sur ce chapitre ?
(c) De quel magistère le Grand Orient se réclame-t-il pour affirmer aussi péremptoirement qu'il est impensable de toucher au droit du sol ? [C'est une question, pas une insinuation, ni une ironie.] A quels principes moraux fait-il référence ?
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SECOND PROPOS.
"Une patrie, ce sont des champs, des murs, des tours et des maisons ; ce sont des autels et des tombeaux ; ce sont des hommes vivants, père, mère et frères, des enfants qui jouent aux jardins, des paysans qui font du blé, des jardiniers qui font des roses, des marchands, des artisans, des ouvriers, des soldats. Il n'y a rien au monde de plus concret." [Charles MAURRAS.]
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Questions.
(a) Quelle différence y a-t-il entre les deux citations ?
(b) En se rappelant que "l'idéologie ne se soucie pas de l'homme concret", laquelle des deux relève le plus de l'idéologie ?
(c) Est-il vraiment indispensable d'être 'Français de souche' pour comprendre ainsi la Patrie ? Il me semble que Charles AZNAVOUR ou Jean RENO (que j'ai entendus l'un et l'autre à la télévision proclamer l'amour qu'ils ont pour leur Patrie d'adoption, et LE CHOIX qu'ils en avaient fait) sont la preuve du contraire.
(d) N'est-ce pas sur ce point qu'il faut éduquer les jeunes Français, indépendamment de leurs origines présentées comme ethniques ?
(e) Cette éducation est-elle possible ? Si oui, à quel prix ?
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TROISIEME PROPOS.
Pour lutter contre le racisme, "il faut que les hommes puissent s'identifier à ce qu'ils sont. Ce qu'ils sont est à la fois objectif et subjectif : c'est ce qu'ils veulent être, il leur faut un projet ; c'est ce d'où ils viennent dans leur être et dans leur signification, c'est leur patrie et leur culture. La nation, c'est l'union de la patrie et de la culture. Pour lutter contre le racisme, qui n'en est aujourd'hui qu'au début de son expansion, il n'y a qu'un seul moyen : rendre au peuple sa nation, et lui donner un projet.
Le projet en question ne peut donc pas être un projet contre la nation. Pas davantage la nation en question ne peut-elle être une république rationaliste intemporelle, qui est de droit universelle. La France, dans sa conception rationaliste, ne peut plus être aujourd'hui qu'un département de la république rationaliste universelle, c'est-à-dire qu'elle ne peut pas être une patrie. La France, dans cette même conception, ne peut pas adhérer à une autre culture qu'à celle du pseudo-progressisme, et du n'importe quoi, c'est-à-dire qu'elle ne peut pas être une culture. C'est dire que la France ne peut pas être une nation. C'est-à-dire qu'aucune nation ne peut avoir d'autre identité qu'une expression géographique et un numéro d'ordre sur la sphère de l'homogène. Tel est le totalitarisme qui nous enfonce dans le racisme EN VIOLANT sauvagement le besoin des hommes à l'identité et à l'intimité du sens. C'est pourquoi, si on veut s'enfoncer dans la violence, il suffit de continuer à déculturer les citoyens par l'économisme et l'anticulture du n'importe quoi." [Henri HUDE. Ethique et politique.]
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Questions.
(a) Au plus profond de nous-même, ne sentons-nous pas que les paroles d'Henri HUDE sont justes, humaines, profondément humaines, qu'elles n'excluent pas ?
(b) Est-il possible de penser une République vivante qui ne soit pas rationaliste, et ne vise point à l'universalité, prétention arrogante que nous reprochent tous ceux de nos amis étrangers qui nous connaissent, nous aiment mais restent lucides sur nos défauts ?
(c) Est-il raisonnable de continuer à faire fonctionner l'Europe comme elle le fait à l'heure actuelle ? Loin des peuples qui la composent, loin des préoccupations des hommes concrets, purement axée sur l'économie et la technique ?
(d) Savons-nous aujourd'hui qui nous sommes ?
(e) Finalement, n'est-il pas dommage que le débat sur l'identité nationale ait avorté, avec la bienveillante complicité de ceux qui croient plus à une république rationaliste - effectivement universelle, DE DROIT, mais utopique - qu'à une république concrète, vivante, capable de laisser leur part de mystère, de désirs, de rêveries à ses concitoyens.
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Ce sont là des questions. On peut en poser d'autres. On peut préférer telle ou telle réponse parmi toutes celles qu'esquissent ces citations. Mais il serait bon d'en débattre sans préjugés, en écoutant les protagonistes avec bienveillance et en leur faisant crédit de leur bonne foi. Un dialogue apaisé, en quelque sorte...
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mardi 1 mars 2011

QCM présidentiel

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C'est bien connu ; et c'est voulu. Les Français n'ont pas le sens du temps, du temps historique en particulier. De temps en temps, et comme ils aiment plus jouer que travailler dur, il est nécessaire de leur rafraîchir la mémoire. Voici donc un petit questionnaire, de ceux que l'on appelle Questions à choix multiples (nominalisé en QCM, au masculin singulier). Vous êtes priés de répondre avec sincérité, et sans chercher dans le dictionnaire. (Noircissez les cases ou la case correspondant à la ou aux bonnes réponses.)
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1.Qui a interdit le survol du territoire français à des avions bombardiers américains en route pour la Libye et qui s'apprêtaient à y détruire des installations militaires dangereuses ?
Jean-Paul II O
Vercingétorix O
François Mitterrand O
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2. Qui a passé de nombreux week-ends en Egypte, aux frais des contribuables, du temps de l'infâme MOUBARAK ?
Cléopâtre O
Champollion O
François Mitterrand O
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3. Qui a installé sa fille et la maman de sa fille, aux frais des contribuables, dans un appartement appartenant à l'état ?
Henri IV O
Hammurabi O
François Mitterrand O
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4. Qui a vu deux de ses proches collaborateurs se supprimer, par désespoir d'origine probablement politique ?
Charlemagne O
Napoléon III O
François Mitterrand O
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5. Qui a fait écouter illégalement plus de 3.000 Français afin de protéger un secret de famille ?
Childebert O
Sainte Geneviève O
François Mitterrand O
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6. Lequel des journaux suivants a dénoncé ces pratiques ou interrogé ces faits ?
Le Monde O
Libération O
Le Nouvel Obs' O
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7. Si vous deviez attribuer un oscar de l'hypocrisie, vous le décerneriez à
Benoît XVI O
Saint Vincent de Paul O
X ? (donnez le nom) O
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8. Si vous deviez attribuez un prix de roquet impuissant, vous le décerneriez à
Edwy Plesnel O
Jean-François Kahn O
Arnaud Montebourg O
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Si vous avez huit bonne réponses, vous êtes un champion. Certaines de ces questions sont difficiles. Rappelez-vous, vous n'avez pas le droit de chercher dans le dictionnaire.
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Question subsidiaire : Quelle était la hauteur de la grille du square de l'Observatoire à l'automne 1958 ?
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Certes, l'aveuglement ancien ne justifie en aucune manière que l'on s'aveugle sur les dérives actuelles. Le voyage de madame ALLIOT-MARIE en Tunisie, en est une. Inutile de le nier. Mais on aimerait un peu moins de hargne, un peu plus d'impartialité et de mémoire, de la part de ces journaux, dont la manière de présenter la situation de notre pays aboutit à ce résultat incroyable : de 53 peuples interrogés, le peuple français et les Français apparaissent les plus pessimistes, plus que les Irakiens ou les Pakistanais. Moyennant quoi notre pays attire un nombre de croissant d'étrangers qui trouvent bien des délices à notre bagne. On aimerait plus d'équilibre, plus de justice, moins d'opinions toutes faites de la part des médias, en tête desquels je mettrais personnellement France Info.
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lundi 28 février 2011

Les mandarins font de la résistance

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Je vous demande mille pardons. Mais, à des fins de comparaison, je vais en revenir à la Chine. Nombre d'historiens, chinois, comme occidentaux, considèrent que la longue stagnation de l'Empire du Milieu est imputable à la classe des Mandarins qui, pendant des siècles, se sont opposés à toutes réformes pour maintenir leur domination et leurs avantages. On peut en tirer des conclusions valables pour les élites de notre propre patrie.
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Certes, le livre est touffu et d'abords rébarbatifs. Mais c'est une mine d'informations. Je ne saurais vous en recommander la lecture si vous n'avez guère le temps de vous poser et de prendre des notes. Ce sont là privilèges de "retraités". Mais je me sens en droit de vous en donner un petit extrait. Dans leur "Histoire et institutions de la Chine ancienne", Henri MASPERO et Etienne BALAZS conclut ainsi le chapitre consacré à l'oeuvre unificatrice des Empereurs de la dynastie SUI :
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"Une longue expérience de domination avait enseigné aux Lettrés qu'ils ne pouvaient remplir leur rôle qu'en réduisant au minimum indispensable la charge écrasante qui incombait aux peuples des campagnes. Ils se sont donc toujours efforcés d'atténuer les rigueurs des travaux publics : en théorie du moins, ils n'ont jamais renoncé à se proclamer les gérants désintéressés de l'intérêt public en général et du paysan en particulier, prêts à défendre celui-ci contre les empiètements d'un monarque absolu. En réalité, les Lettrés-fonctionnaires ne se sont jamais décidés à prendre la défense du peuple qu'au moment où leurs propres intérêts étaient en jeu : chaque fois qu'un Empereur d'une envergure exceptionnelle menaçait d'exercer un régime autocratique et de les priver ainsi de l'initiative des mesures despotiques, ils criaient haro sur le tyran pour mieux préserver leurs prérogatives de tyrannie..."
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Quelle lucidité dans l'analyse ! Et quelle leçon pour nous ! Remplacer Lettrés-fonctionnaires par Énarques, Magistrats, Hauts Fonctionnaires, 'Élites' (hum...!) politiques, remplacez peuple des campagnes et paysan par salariés et employés, remplacez charge écrasante par impôts, et vous pourrez dire exactement la même chose de ces élites françaises que tente de bousculer avec raison un Président de la République, brouillon peut-être, maladroit sans doute, mais certainement lucide et courageux, et qui aura fait bouger en cinq ans la France plus qu'aucun Président depuis trente ans. N'oubliez jamais qu'il a dit un jour "je ne suis pas du sérail !". Tare impardonnable pour les importants qui prétendent nous dire ce qui est bon pour nous (et qui est surtout bon pour eux).
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C'est ainsi que des Magistrats prétendent défendre les justiciables en demandant plus de moyens, mais ne sentent nullement gênés de mettre cinq, six, dix ou douze ans, pour déposer les conclusions de leurs instructions afin d'ouvrir les voies d'un procès. Les mêmes ne se scandalisent point que l'on puisse maintenir en prison pendant des dizaines de mois des justiciables injustement soupçonnés de pédophilie et lavés ultérieurement de tous soupçons. L'un d'eux s'est suicidé ? Pertes et profits. Un autre a vu sa famille exploser ? Pertes et profits. Un délinquant qui aurait dû être suivi par le service de probation a sans doute commis un meurtre ignoble sur la personne d'une jeune fille ? Pertes et profits. Il nous faut des moyens, disent-ils. Et encore des moyens. Nous pourrons ainsi ne travailler que quand ça nous chante.
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C'est ainsi qu'une indispensable réforme territoriale suscite la résistance des élus locaux locaux de tous bords. En vertu des grands principes, ils arguent du service public, de la nécessité d'entretenir une proximité étroite entre le citoyen et ses élus, bien entendu réclament des moyens supplémentaires, mais ne privent point d'organiser, aux frais du contribuable, de coûteux voyages d'études qui les éloignent (temporairement bien sûr, et pour leur bien) de leurs mandants, cumulent mandats et présidences d'instances aussi diverses que juteuses qui honorent la polyvalence supposée de leurs talents, arrosent des associations à la douteuse utilité, et dispense à leur clientèle électorale, les uns des cartes de transport gratuites, les autres des préservatifs et des chèques contraceptions, pour ne citer que quelques menues grâces qui sont faites à des concitoyens qu'au fond d'eux-mêmes ils méprisent.
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C'est ainsi que les Lettrés-fonctionnaires de l'Education Nationale se refusent à toutes réformes qui mettraient tant soit peu en cause leurs prérogatives de toute puissance pédagogique, et qui, incapables de tenir une classe de trente élèves, réclament des moyens pour en tenir une qui n'en ferait que vingt-cinq. Ils réclament des moyens pour mieux aider les élèves de milieux défavorisés, mais refusent qu'on sanctionne ceux-ci au motif qu'ils ne sont pas responsables de ce qui leur arrive.
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Ah, j'oubliais. Les Lettrés-fonctionnaires de l'Empire du Milieu détestaient les marchands, les méprisaient, leur faisaient rendre gorge au moyen de taxes de tous genres, alors que ceux-ci étaient de puissants agents d'enrichissement pour la Chine. Remplacer marchands par chefs d'entreprise, et vous avez l'exacte correspondance de la situation de la Chine ancienne avec celle de la France contemporaine.
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Je ne dis pas qu'il faille accabler les salariés de charges. Je ne dis pas qu'il ne faut pas examiner en détail l'organisation de la justice et améliorer le travail des magistrats, je ne dis pas davantage que les chefs d'entreprise sont des saints. Je dis que les Lettrés-fonctionnaires et nombre d'e membres de l'élite sociale sont irresponsables, gèrent avec une redoutable inefficacité le ministère de la parole, et que nombre d'entre eux ressemblent à un général italien qui crierait à ses troupes, en levant le menton : "Armons nous ! Et partez...".
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Les Mandarins font de la résistance. S'ils défendaient l'intérêt public, ils prendraient des initiatives qui illustreraient la sincérité de leurs propos :
*Pour les élus : un seul mandat, non renouvelable. Possibilité de passer d'un type de mandat à l'autre à l'échéance du premier. Interdiction d'accepter des Présidences d'instances semi-publiques du genre "Autorité du Port autonome", "Société d'Aménagement", etc. Gestion de leur patrimoine par un organisme dépendant de l'ordre judiciaire (le système de la tutelle et de la curatelle existe après tout) avec - c'est tout à fait normal -garantie d'un rendement raisonnable.
*Pour toutes les élites, accès aux responsabilités, au terme de concours ouverts à tous, et placé sous la dépendance d'un jury ANONYME, comprenant des personnalités étrangères, et constitué par tirage au sort avant le concours.
*Pour les Magistrats, interdiction de se syndiquer, interdiction de faire la grève, acceptation de leurs responsabilités et de sanctions en cas d'erreurs manifestes. Il n'y a pas une justice de droite, et une justice de gauche, mais une justice unique qui s'appuie sur la loi. Il n'y a pas d'infaillibilité de la justice ; elle doit reconnaître ses erreurs, ses manquements, accélérer ses procédures, utiliser une langue compréhensible.
*Suppression des grandes écoles, et surtout des grands corps de l'état, en tout cas au moins, de leurs prérogatives (du genre "Prime d'égout" des Conseillers d'Etats). Recrutement, au moins temporaire, de chefs d'entreprises, de responsables économiques, de travailleurs manuels, d'agriculteurs, à des postes de responsabilité ou de conseillers, élus par leurs pairs. J'ai toujours trouvé ridicule qu'un plumitif de bureau puisse décider du diamètre optimal des pommes susceptibles d'être vendues sur les marchés, ou de la largeur des pneus permettant de chausser les voitures.
*Véritable éducation morale et civique des citoyens ; privation des droits civiques en cas de violation des règles élémentaires de la vie en commun, pas plus, pas moins.
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De l'air, de l'air, de la confiance, de la confiance. Et des élites moins arrogantes, moins sûres d'elles, plus à l'écoute. Mais les mandarins font de la résistance.
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C'est tout pour l'instant.