dimanche 31 juillet 2011

La dictature du relativisme

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Je ne l'ai pas trouvé dans une officine lefébristes, ni dans une librairie pieuse et bigote, mais dans une très célèbre et érudite maison de la rue Bonaparte, siège d'un éditeur établi là depuis longtemps. Vous aurez reconnu, j'en suis sûr, la librairie PICARD, dont les manuels d'archéologie, pour ne citer qu'eux, sont irremplaçables. Couverture noire, sévère, et titre en rouge et blanc : La dictature du relativisme  que l'on doit au Pr Roberto de MATTEI, m'a immédiatement intéressé. Et je me suis procuré, pour 14 euros, cet essai que je qualifierai de remarquable.
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On y retrouve des vérités simples qui habitent confusément notre esprit, par exemple que la famille est antérieure à toute forme de société politique. De MATTEI indique (page 27) que "La négation de la famille traditionnelle est inscrite dans le plan de toutes les utopies révolutionnaires, parce qu'elle propage une conception organique et harmonieuse de la société et des relations humaines qui lui sont contraires. De fait, le milieu familial reflète l'unité, la diversité, la hiérarchie de l'univers et la stabilité des principes moraux qui doivent régir la société".
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Déjà dans son introduction, de MATTEI avait planté le décor : "Le grand débat de notre temps, j'en suis convaincu, n'est pas de nature politique ou économique, mais culturelle, morale et, en dernière analyse, religieuse. Il a pour objet le conflit entre deux visions du monde : celle qui croit à l'existence de principes et de valeurs immuables, inscrits par Dieu dans la nature de l'homme, et celle qui estime que rien n'existe de stable et de permanent, mais que tout est relatif aux temps, aux lieux et aux circonstances." Mes plus anciens lecteurs savent qu'à travers mes billets, c'est exactement le point de vue que je m'efforce de défendre, avec un bonheur relatif, j'en conviens, et sans l'armature philosophique suffisante pour démonter les sophismes dont nous abreuvent les mauvais bergers. Figurez-vous que dans la Préface de cet ouvrage, due à Guillaume de THIEULLOY, on apprend que peu avant son élection, et pendant sa campagne, Jacques CHIRAC avait solennellement déclaré : "Non à une loi morale qui primerait la loi civile". Ceci revient à dire que la loi a tous les droits et livre le citoyen à "l'arbitraire le plus funeste". Je maintiens donc que si le citoyen doit obéissance à la Loi, tant qu'elle ne viole pas la loi naturelle, il a le devoir de résister à tout ce qui offense cette dernière.
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C'est un très vieux débat. Les imbéciles qui pullulent dans les couloirs des assemblées nationale, régionales, départementales, consulaires, syndicales, universitaires, etc. devraient méditer ce que disait le grand CICERON (non, pas l'espion, l'autre, l'écrivain latin) dans son traité intitulé De Republica (intéressant que ce titre, non ?) : "Il n'y aura point une autre loi à Rome, une autre à Athènes, une autre maintenant, une autre après, mais une même loi, éternelle et immuable régira tous les peuples, dans tous les temps ; et celui qui a porté, manifesté, promulgué cette loi, Dieu, sera le seul maître commun et le souverain monarque de tous ; quiconque refusera de lui obéir se fuira lui-même, et, renonçant à sa nature humaine, par cela même il subira de très grandes peines, quand même il échapperait à ce qu'on appelle ici-bas des supplices."
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Tout est dit, et par un homme politique qui ne connaissait pas Jésus, ni les droits de l'homme ; il ne connaissait de l'homme que sa nature humaine.

samedi 30 juillet 2011

Fioretti de l'Inde

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On aurait pu l'écouter pendant des heures. Il vit en Inde depuis le milieu des années 1960, avec les pauvres des slums, (des bidonvilles), et depuis cinq ans, il est aumônier d'une léproserie et habite avec les lépreux de Calcutta. Car il est prêtre du Prado et il a très tôt décidé de s'occuper des pauvres, selon le charisme de son Institut. C'est hier soir que j'ai assisté à sa causerie inopinée.
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Il avait décidé, en accord avec ses supérieurs, de conduire une étude sociologique des bidonvilles ou slums de l'Inde qui font une ceinture de misère, et de fange aux grandes villes de ce pays, pour trouver quelques causes à cette offense faite à l'homme, et tenter d'y remédier. Il lui fallait pour cela trouver un habitant de ces cités, un chrétien, qui acceptât de partager sa hutte. [Car les slums sont faites de huttes de quelques mètres carrés de surface, aux murs de terre et aux toits de feuilles de palmier (ou de tôle ondulée dans le meilleur des cas si j'en crois les reportages que j'ai vus sur ces cités).] Le curé de la paroisse desservant le "petit" slum de Madras, ville par où le Père X... désirait commencer son enquête le met en rapport avec une de ses ouailles, un jeune marié qui vient d'avoir son premier enfant. Le Père se réjouit et au jour convenu pour l'accueil, il arrive chez le jeune couple. Là, il est consterné de constater que celui-ci lui laisse l'entière disposition de la hutte d'une scrupuleuse propreté, et qu'il a trouvé à se "loger" chez des parents. L'homme l'accueille, tenant son enfant dans ses bras, et le jeune maman, au moment où il pénètre dans la pauvre hutte, s'agenouille sur le sol en terre battue et lui dit : "Nous ne sommes pas digne d'accueillir un prêtre du Seigneur dans notre maison".
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Il restera là de longs mois. Je ne sais plus si c'est à MADRAS ou dans un slum  de BENGALORE, qu'il vit dans une hutte placée juste en face de la demeure d'une prostituée. Elle est hindoue de religion. Plusieurs fois, elle a prié le Père X... de venir bénir sa "maison". Il a hésité. Et finalement il accepte. Il entre. Il n'y a rien ou presque dans la pièce. Simplement une image, et cette image est celle de Marie tenant en ses bras Jésus.
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Dans un slum  de CALCUTTA, en raison de l'énorme travail pastoral qu'il doit conduire, le Père X se fait aider par un indien du nom de RAÏCADAS (orthographe non garantie). Certes, celui-ci est chrétien. Mais le Père n'est pas très assuré de sa sincérité. Ces prières qu'il fait avec insistance, sont-elles la contrepartie du maigre salaire que le Père lui alloue ? Un jour, alors qu'ils étaient en train de déjeuner (un peu de riz et un petit morceau de poisson), on frappe à ce qui sert de porte. C'est un mendiant. RAÏCADAS se lève d'un bond et lui tend son assiette. Le mendiant s'éclipse. Le père sermonne un peu RAÏCADAS : j'aurais pu donner un tiers de mon plat, toi un tiers, et nous aurions pu partager. Alors, RAÏCADAS lui bourre le bras d'un coup de poing : "Toi, tu ne sais pas ce que c'est que d'avoir faim".
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Dans ce slum, où coexistent des musulmans, des hindous et des chrétiens, le Père rencontre souvent une fillette, SAVITI, désireuse de connaître JÉSUS. Elle se délecte de l'Evangile, bien qu'elle ne soit pas baptisée, et elle le répand de maison en maison. Elle demande le baptême et devenue LUCIE, elle conduit le Père dans  les huttes qu'elle a repérées pour qu'il puisse visiter les malades, les veuves, et les plus pauvres des pauvres. Devant la propre hutte du Père X..., dans la ruelle qui sert d'égout à ciel ouvert, en face de l'ouverture qui fait office de fenêtre, mais ressemble plutôt à une meurtrière, il y a un petit tas d'ordures. Il est constamment fouillé par les habitants à la recherche d'un petit morceau de charbon, échappé à la vigilance d'une ménagère pressée, d'une pelure de fruit, d'un très hypothétique relief de repas.
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Il faut aussi l'entendre parler de ces lépreux. Une courte anecdote. L'un d'eux, un jour, s'avance vers lui. La maladie lui a ravagé le visage, et il a déjà perdu ses deux mains. Entre ses deux pauvres moignons, il tient une fleur qu'il lui offre.
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Le Père X... a dit bien d'autres choses. J'en retiens trois :
(a) Les habitants des slums ne sont ni révoltés ni résignés ; ce sont des hommes et des femmes debout. Ils s'occupent de leurs enfants d'une manière admirable et tendre et font pour eux tous les sacrifices pour les sortir de la misère.
(b) Les habitants des slums sont des hommes et des femmes de prière. Tous les soirs, les femmes musulmanes se retrouvent et prient le Coran ; les hindous récitent des invocations à leurs dieux, les chrétiens se réunissent pour prier, et l'on entend le murmure de cette prière monter vers le Ciel, en même temps que les fumées de l'encens que les uns et les autres utilisent largement pour honorer Dieu. J'emploie à dessein le singulier : "cette prière". Et ne venez pas me dire qu'ils ne sont pas l'Eglise de Dieu. Souvent, il vint au Père ce reproche : "Mon Dieu pourquoi les as-tu abandonnés", tant il était écrasé par le poids de la pauvreté pesant sur ces intouchables. Et c'était ses paroissiens qui le réconfortaient.
(c) Il y a trois péchés du monde : les dépenses d'armement, les exigences des grands trusts pharmaceutiques internationaux qui barrent l'accès des pauvres aux médicaments, l'aveuglement des riches qui verraient d'un bon oeil l'anéantissement de ces pustules de misères, si besoin au moyen de bombes atomiques (comme l'ont dit au Père X... deux personnes de sa connaissance ; je ne sais si elles étaient indiennes ou européennes).
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Jamais je n'ai été provoqué aussi profondément par ce témoignage. J'ai pris deux décisions : l'une que je garde pour moi ; l'autre, c'est de faire de la publicité pour L'ASSOCIATION FRANCAISE POUR L'ENFANCE ABANDONNEE qui prend en charge des foyers d'accueil d'enfants indiens. Le siège de l'Association est à Nantes. Parrainez-un enfant indien. Il est accueilli dans des Foyers à BOMBAY, Foyers créés par un jésuite indien que j'ai eu l'honneur de rencontrer quand je vivais encore à STRASBOURG. Soyez généreux. Car "Dieu aime ceux qui donnent avec le sourire." 
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vendredi 29 juillet 2011

Décryptage

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L'écoute attentive des informations révèle les intentions, les principes, les non-dits des locuteurs, tout à fait insoupçonnés de l'oreille distraite. Ce matin, j'écoutais les nouvelles diffusées par RTL. Trois d'entre elles m'ont paru vraiment dignes d'une analyse critique.
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La première a trait à l'utilisation d'huile de friture usagée comme carburant. Il existe une société établie en France-Comté (pour autant qu'il m'en souvienne) qui collecte ces huiles auprès des restaurants, les traite et les revend pour qu'elles soient mélangées à l'essence. Une tonne d'huile fournit environ une tonne de carburant. Deux petits commentaires m'ont fait sursauter. (a) La loi fixe la proportion d'huile que l'on peut mélanger à l'essence à 7 % ; (b) on pourrait ajouter jusqu'à 30 % d'huile à l'essence sans dommages pour les performances des véhicules  ou pour les moteurs. Et je me pose des questions : pourquoi faut-il que ce soit la loi qui détermine cette proportion ? Pourquoi 7 % alors que 30 % seraient utilisables (sans doute à moindre coût pour l'usager) ? La fiscalité a-t-elle quelque chose à voir avec cette restriction ? Les pétroliers peut-être ? Combien de tonnes d'huile pourrait-on collecter en France ? A quel prix ? Combien d'employés travaillent dans l'usine de traitement des huiles alimentaires usagées ? Y aurait-il des emplois à la clé ? Cette collecte a-t-elle une utilité écologique ?
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Deuxième information. Le Bureau Enquête Accident s'apprête à rendre son troisième rapport d'étape sur l'accident de l'Airbus Rio-Paris d'Air France. Le Président de l'Association des victimes est interviewé. Il manifeste sa déception après la publication du deuxième rapport et dit ne rien attendre du troisième. Qui dit déception dit attente en effet. Qui attente dit désir. Quel est donc le désir du Président ? Il se dit choqué de la mise en cause des pilotes de l'appareil. Il pense donc qu'il y a une autre cause. Il ne dit pas laquelle. Nous ne savons pas s'il est spécialiste de l'aéronautique, ou s'il a une quelconque compétence pour l'interprétation des données des enregistreurs (les fameuses "boîtes noires"). Nous pouvons supposer qu'il n'a pas confiance dans les enquêteurs, et qu'il leur fait le procès de dissimuler des éléments qui pourraient nuire, mais à qui ? A Air France ? A Airbus ? Certes, il est parfaitement légitime que les parents des victimes cherchent à connaître la vérité sur ce drame. Mais s'il y a des préjugés, ou des procès d'intention, d'où qu'ils viennent, je doute fort qu'ils la connaissent jamais. Voilà où en est aujourd'hui dans notre milieu de vie la perception et la réalité de la communication : méfiance, mise en cause de la bonne foi des interlocuteurs. Je vous fais remarquer que je mets pas en cause leur sincérité. Je pose des questions. A entendre tout ça, je me dis : On est loin des principes d'HABERMAS et d'une communication éthique.
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Troisième information. Nicolas HULOT, candidat malheureux aux élections primaires des écologistes, a accordé un entretien à un journal breton dont j'ai oublié le nom. Il y exprime son amertume après sa défaite, son désir d'écrire un livre sur ces quatre mois de vie politique, une vie qui a tourné court, et il met en cause Eva JOLY qui (si j'ai bien compris) n'a eu aucun mot pour le défendre quand il a été hué et qu'il aurait reçu des épluchures de pommes de terre à la figure lors d'une réunion conjointe. Nicolas HULOT devrait chercher si cette coutume n'est pas d'origine norvégienne, comme l'omelette du même nom qui mélange le chaud et le froid. Nicolas HULOT est sincère, sympathique, médiatique et très bon communicateur. Mais il a un grand défaut : il n'est pas cynique. En politique, ça ne pardonne pas.
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jeudi 28 juillet 2011

Ca suffit !

Message de l'abbé de CACQUERAY, supérieur du district de France de la Fraternité sacerdotale saint Pie X. (Voir mon commentaire à la fin du message).

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"Avignon avait abrité il y a trois mois, une œuvre d’art outrancière à l’égard de Notre Seigneur : la collection Lambert présentait la photographie d’un crucifix dans un vase d’urine.
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Aujourd’hui, dans le cadre du festival annuel de la ville, une pièce dénommée « Opéra théâtre », aussi vulgaire que blasphématoire, fait jouer successivement un vieillard indigent dont on retire la couche et dont on présente pendant plusieurs minutes les excréments devant le public et une bande d’enfants lançant des grenades sur un grand portrait de Jésus Christ, formant le décor.
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Par la suite, ce grand visage est lacéré par des effets techniques qui font dégouliner de ces déchirures une couleur « évoquant plus les matières fécales de la scène précédente que le sang » rapporte un journaliste.
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A la fin de la scène, un message apparaît aux yeux de tous : « You are not my shepherd » (« Tu n’es pas mon berger »).
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Peut-être « l’artiste » en mal d’inspiration n’a-t-il pas trouvé mieux qu’une provocation blasphématrice pour s’assurer salaire et subvention. Sans doute, des hérauts du consensualisme verront-ils là un message pour dénoncer les offenses faites au Christ.
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Mais, à la vérité, on retrouverait les mêmes pour se transformer en sirènes de la république si, à la place du visage de Notre Seigneur, on avait fait figurer Marianne, Mahomet ou un rabbin, déconsidérés par l’excrément, les grenades ou un message les reniant.
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S’il s’agissait de la photographie de n’importe lequel des individus peuplant cette terre, celui-ci pourrait se porter partie civile et demander dommages et intérêts pour insultes et outrage en public. Combien même s’agirait-il d’un animal, ne verrions-nous pas telle association s’émouvoir et demander réparation ?
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Mais Jésus Christ a quitté physiquement cette terre depuis 2000 ans. A Celui qui a dit de tendre la joue gauche, on peut si facilement cracher au visage et s’en prendre impunément.
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Chers amis, par le fallacieux argument de la liberté artistique, on veut tout simplement banaliser l’insulte faite à Notre Seigneur. Il n’est pas dit que nous laissions son visage blessé et son nom moqué au sein d’une société qui n’accepte pas qu’on le fasse à l’un de ses fils."
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Remarqe N°1:
La fraternité sacerdotale saint Pie X est constituée de prêtres qui, tout en aimant la liturgie latine et le grégorien, sont restés fidèles à l'évêque de Rome. Elle n'est pas schismatique par conséquent. On peut ne pas partager sa sensibilité théologique ou liturgique et admirer cependant ses prêtres indéfectiblement attachés à leurs engagements sacerdotaux.
Remarque N°2:
Après le Piss-Christ, le Golgotha Pic-Nic, le Tous en cène des pauvres LEFORT et LINDON, voilà donc une quatrième offense faite à ceux qui se réclament de Jésus. La réitération de ces attaques anti-chrétiennes en un très courts laps de temps  ne doit rien au hasard. Elle est le résultat d'un climat volontairement entretenu, le fruit vénéneux de provocation imbécile et de la volonté de démolir le peu de sensibilité chrétienne qui marque encore la société française. Je suis tout à fait consterné de constater qu'aucun évêque, aucun responsable des Églises chrétiennes françaises, ne réagit et ne demande des comptes à l'Etat qui subventionne les festivals, les journaux et les expositions où les disciples sont attaqués, tournés en ridicule par des névrosés du sexe et des excréments. C'est avec notre argent que ces imbéciles se payent notre tête. Il est temps de leur dire : ça suffit ! Bien sûr, nous n'avons pas de moyen de coercition pour faire cesser cette persécution molle, hideuse et ordurière. Il nous reste quand même la parole pour les dénoncer, et des moyens de pression politique. Pas une de nos voix ne doit aller à ces partis, PS, UMP, et tous les autres qui laissent faire, et encensent toutes les autres confessions, musulmane ou israélite. Rien. Le vote blanc le plus absolu, l'exil intérieur dans notre propre patrie, en attendant ce moment inéluctable où la conscience publique enfin se rebellera contre ces marchands d'illusions et de malheurs.
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mercredi 27 juillet 2011

La France

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Comme souvent je le fais, je suis aller rendre visite très tôt ce matin au box dans lequel je range les milliers de livres qui ne peuvent prendre place dans ma bibliothèque, un box où j'ai aussi entreposé une magnifique cisaille qui me sert à couper les cartons destinés à la reliure. J'avais emporté avec moi le Tome 4 de l'ouvrage (fort rare), publié en 1858  par le père HUC et intitulé Le christianisme en Chine, en Tartarie et au Thibet qui me servirait de gabarit pour couper deux cartons aux bonnes dimensions et que je destinais à la reliure du Tome 1, encore broché. Je le feuilletais machinalement tout en attendant le métro qui m'emporterait jusqu'au Pont de Sèvres. Et puis mon attention a été attirée par quelques passages de la conclusion que le très connu missionnaire apostolique (comme il se somme lui-même) donne à son ouvrage  monumental.
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Commentant, au chapitre IX, les guerres que les Européens mènent contre la Chine et son peuple, le père HUC dit ceci qui témoigne d'un solide bon sens :
"Nous ne saurions prévoir à l'heure qu'il est quelles seront les conséquences de l'expédition des Européens en Chine ; mais il nous est permit de penser qu'il eût mieux valu pour la France agir seule, pour son propre compte, et sans épouser la querelle un peu compromettante des Anglais. L'année dernière, longtemps avant la prise de CANTON, nous faisions imprimer les paroles suivantes : 'On comprend que la politique de la France et celle de l'Angleterre ne peuvent pas être indissolublement liées dans la question chinoise... Nous avons à demander au gouvernement de Péking des comptes qui ne sont pas de même nature que ceux de la Grande-Bretagne. Nous n'avons pas à sauvegarder dans ces mers lointaines de puissants intérêts mercantiles ; nous n'avons pas non plus à lutter contre le mauvais vouloir et la haine des populations. Pendant que les marchands anglais épuisaient le sol de ces riches contrées et abrutissaient les habitants par le trafic immoral de l'opium, nos missionnaire travaillaient sans relâche à faire germer parmi eux les lois civilisatrices du saint Évangile. Nous pouvons donc nous présenter seuls à ces populations qui nous sont si sympathiques et auxquelles nous n'avons fait que du bien. [...] 
[...]
Au lieu de traiter de ses propres affaires, La France, trop généreuse peut-être, et craignant sans doute de paraître profiter des embarras de l'Angleterre dans les Indes, a jugé opportun de laisser les deux drapeaux également unis dans le Céleste Empire comme ils l'avaient été en Crimée. Nous craignons que cette union n'ait eu pour résultat de nous attirer une partie des rancunes et des haines de la Chine contre les Anglais, et, s'il faut tout dire, ce serait à nos yeux une faible compensation que d'avoir été de moitié avec eux dans la gloire de la prise de CANTON. Dieu veuille que nous n'ayons pas compromis pour longtemps vis-à-vis de la Chine nos meilleurs intérêts, et qu'un jour l'Angleterre ne nous fasse pas regretter notre chevaleresque dévouement à l'alliance."
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Et à la section IV de sa conclusion, HUC ajoutera ceci  qu'il emprunte au journaliste Louis VEUILLOT (L'Univers, 28 avril 1858) : " L'Angleterre est un trafiquant ; la Russie est un despote. Comme celle-là veut de l'or, celle-ci veut veut des âmes ; le Christ qu'elle adore [Note du transcripteur : il s'agit ici de la Russie] n'est pas le Christ qui s'est donné à tous les peuples ; c'est le sien, le Christ dont elle est le pontife, dont son empereur se proclame l'unique vicaire ; et la croix, devant laquelle elle veut incliner le genre humain n'est que la poignée de son épée. si la Russie arrache l'univers au pape trafiquant, qui vend du poison enveloppé dans les feuillets d'une bible empoisonnée [Note du transcripteur : comprenez les Anglais, la guerre de l'opium, et leurs missionaires protestants, comme LEGGE, par exemple], elle voudra imposer son pape à cheval, entouré d'armées plus que barbares, entouré d'espions, de savants et de bourreaux, et sur la couronne duquel, au lieu de la colombe, planera l'aigle à deux têtes pour dévorer tout, comme la croix a deux bras pour tout embrasser. L'Anglais dit au reste du monde : Vis pour m'enrichir ; le Russe lui dira : Vis pour m'adorer [...].
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En un moment où madame Eva JOLY fait des propositions contestées, où l'on semble confondre patriotisme et extrémisme, où l'on se triture les méninges pour savoir sur quoi repose l'identité de la France, il est intéressant de retrouver dans ce passages des mots, des idées, des ardeurs qui me semblent bien être ceux de notre peuple encore aujourd'hui : le refus du mercantilisme, une large ouverture au monde, un désintéressement chevaleresque, un respect des alliances nouées, allât-il contre l'intérêt matériel de la patrie, le sens de l'honneur. Voilà ce qu'il fallait dire messieurs les gribouilles qui avez torpillé le débat sur l'identité nationale. Car ce débat vous aurait révélé que les valeurs qui fondent notre patrie, notre vouloir vivre ensemble sont précisément celles que vous vous efforcez de confiner dans l'espace privé. Que voulez-vous, même déchristianisée, même laïcisée, même boboïsée, la France vit encore sur son antique foi en Jésus-Christ. Pour combien de temps encore ? Du train où vont les choses, on peut s'interroger. Mais il y en a des qui résistent.
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mardi 26 juillet 2011

Est-il encore possible d'aimer sa patrie ?

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Un grand amoureux de la France, et qui en fut le Président, avait pour patronyme quelque chose qui évoquait l'ancien nom de notre patrie ; je veux parler du Général de GAULLE. Celui qui a toutes les chances d'être le prochain Président de la République (si l'on en croit les sondages !) porte, lui, le nom d'une Province des Pays-Bas. Ni l'un ni l'autre ne peuvent mais à cette détermination. Il est tout de même intéressant de la signaler si l'on aime les interprétations audacieuses de papa FREUD.
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Or donc, monsieur HOLLANDE attribue aux idées d'extrême droite la folie meurtrière du jeune Anders BREIVIK qui vient de commettre un affreux massacre en Norvège. France Info de son côté signalait qu'il se disait "chrétien". C'est comme si je prétendais moi, ne prenant en compte qu'un des aspects de la personnalité, que ces meurtres sont le fruit de l'idéologie des francs-maçons auxquels le meurtrier se flattait d'appartenir. On voit comment fonctionnent l'idéologie ramasse-miettes, le mensonge et l'insinuation.
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L'opposition a torpillé le débat sur l'identité nationale. Ce faisant, elle s'est fait beaucoup d'amis dans la bonne société boboïsante qui passe ses hivers à l'île Maurice, fait du shopping à New York ou à Londres, se risque à faire du ski à Gstaadt tout en plaçant sa fortune à Genève et se prélasse lors de croisières dans l'Océan Indien. Monsieur STRAUSS-KAHN est l'archétype de ces personnalités. Il n'est pas question de critiquer un tel choix. C'est son droit. On peut simplement l'interroger. Mais l'opposition n'a pas effacé la question de fond qui taraude le peuple français : Qu'est-ce qu'être français ? Est-il réactionnaire de se poser cette question ? Est-ce afficher des idées extrêmes que de chercher des repères symboliques, historiques, linguistiques, politiques, culturels, fondateurs de cette identité nationale ? Est-il encore possible d'aimer sa patrie sans risquer d'être taxé de nazi, de fascite, d'extrêmiste ?
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Quand on parle de fraternité, n'est-il pas nécessaire pour l'affirmer de pouvoir échanger avec le frère putatif ? Est-il donc inconcevable de réclamer des français, quelle que soit leur origine, qu'ils parlent notre langue et partage les valeurs qui ont construit la France depuis des siècles ? Est-il acceptable de faire rembourser les frais engendrés par la circoncision des adolescents musulmans par la Sécurité Sociale (sur la demande d'un député UMP) quand on prétend être un pays laïc ? Est-il normal de traiter sur un pied différent les chrétiens, les israëlites et les musulmans dans les cantines scolaires, au pays de l'égalité ? Elle voudrait, l'égalité, que toutes les obligations alimentaires soient respectées, ou qu'aucune ne le soit. C'est ce traitement à géométrie variable qui insupporte les gens simples, et quand je dis simples, je n'entends pas dire "simplets", je veux signifier des gens qui raisonnent à partir de leur expérience de vie. Pourquoi monsieur DELANOE fêtera-t-il la fin du ramadan à la mairie de PARIS (230.000 euros de dépenses tout de même) ? A quoi cela rime-t-il cette distorsion entre les discours et la pratique ?
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Il n'y a pas à discuter la qualité de Français à ceux qui l'ont obtenue légalement et selon les diverses lois qui en régissent l'attribution. Mais peut-être faut-il s'interroger sur leur pertinence et améliorer l'instruction civique et l'apprentissage de la langue française pour les nouveaux arrivants (je parle des immigrés légaux), être très strict sur l'exercice des droits civiques qui doit être définitivement ou temporairement interdit en cas de crimes et délits graves, et pas seulement, comme c'est un peu court de le dire, aux personnes naturalisées de fraîche date. Quand on est Français, il ne me paraît pas normal de vivre et de payer ses impôts en Suisse pour échapper aux contraintes fiscales nationales, tout en continuant à voter. Il faut choisir. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. En somme, il ne suffit pas de dire "Je suis Français" pour l'être vraiment ou autrement que juridiquement. Il y a un petit plus. Il se peut qu'il tienne à une passion. Je me risque quand même à nommer le plus : l'amour, un amour qui ne soit pas aveugle mais raisonné, affirmé, argumenté, tolérant, et ouvert.
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lundi 25 juillet 2011

Les événements de la Norvège vus par les médias...

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Un drame affreux vient d'endeuiller la Norvège. Nous demeurons épouvantés au spectacle de cet homme jeune (32 ans) qui pendant plus d'une heure a tué de sang froid des dizaines de jeunes et d'adolescents, au fusil à lunettes. Que dire qui puisse rendre compte de l'incompréhensible mystère d'un enfant perdu ? Certainement pas ce qu'en ont rapporté France 3, au Journal Télévisé d'hier soir, ou le site de France Info de ce jour.
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Tout ce que France 3 a pu nous montrer de la cérémonie à la mémoire des victimes, appelée "messe",  - alors que les luthériens ne connaissent pas le mot mais parlent de "Sainte Cène" ou de "Culte" -, c'est (outre la tristesse et les pleurs du couple royal et de nombreux membres de l'assistance), le portrait en pied d'une femme habillée et clergy(wo)man, appelée "Prêtre" par le journaliste qui commentait : elle marchait tristement dans l'allée centrale de la Cathédrale d'Oslo. L'intention semble claire : les norvégiens (on ne donne pas le nom de l'Église à laquelle ils se rattachent ; c'est une Église luthérienne, épiscopalienne)  ne sont pas si bêtes que les catholiques (car la présentation équivalait à cette équation tordue) ; ils ont des femmes prêtres eux. Les catholiques sont des ringards, en retard sur tout. A moins que le commentaire ne traduise l'ignorance crasse et supine du journaliste, ou bien témoigne et de l'intention et de l'ignorance. J'appelle cela de la désinformation probablement malveillante ou progressistement intéressée. Mais je n'exclus pas non plus le goût immodéré des journalistes pour l'insolite, le sensationnel, le contrasté, le provoquant. C'est alors leur légèreté d'esprit qu'il faut mettre en cause. Il y avait mieux à nous donner à voir.
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Le site de France Info parle du meurtrier comme d'un chrétien d'extrême droite. Mais il omet de dire que celui-ci est franc-maçon et a du reste posé en tablier et écharpe pour illustrer sur la toile ses propos xénophobes, islamophobes, et anti-multuculturalistes. Que l'homme se dise chrétien ne fait aucun doute. Qu'il soit franc-maçon ne l'est pas moins. Je me demande pourquoi on insiste sur la première des appartenances et l'on passe sous silence la seconde. Ce sont là des questions. Tous les médias, du reste, n'ont pas été si sélectifs dans la description des références de l'accusé. Sinon, je n'aurais pu vous parler des deux. Mais tout de même, on aimerait un peu plus de précisions et d'objectivité de la part d'un médium aussi influent que France Info.
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J'aurais compris que madame Eva JOLY manifestât publiquement son opinion sur ce qui vient de se passer dans son pays natal. Mais son silence est assourdissant. Lui faudrait-il ne pas trop rappeler qu'elle a gardé la nationalité norvégienne ? Mais on ne saurait la lui reprocher cette double nationalité. Elle y a droit. Et elle aurait pu parler.
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Tout ce qui apparaît comme des erreurs, des omissions, des prudences, me rappelle trop les délices qu'exercent le pouvoir et l'influence sur autrui dans l'esprit de nombre de mes concitoyens. Et c'est pourquoi j'ai fait ce petit rappel. Sans méchanceté, mais, disons, ferme.