vendredi 27 janvier 2012

Pensée du jour avant relâche

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Je m'absente jusqu'à mercredi inclus. Mais je ne voudrais pas vous quitter sans vous avoir fait part de cette pensée du grand Blaise PASCAL, sans doute un des plus grands génies que notre patrie a engendrés.
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"C'est folie pour l'homme que de vouloir guérir lui-même sa propre misère."
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Avis aux divers candidats qui entendent faire notre bonheur sans même savoir en quoi il consiste.
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A jeudi prochain.
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jeudi 26 janvier 2012

Lettre ouverte d'un député alsacien à un imbécile

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Je reprends plus tardivement que prévu, mes billets et prie mes lecteurs réguliers de ne m'en point tenir rigueur. Comme beaucoup d'entre vous le savez, j'ai vécu en Alsace pendant près de 35 ans. La quitter a été un crève-coeur. Et pas seulement la région, mais aussi et surtout ses habitants. Leur calme, leur humour qui n'a rien à envier à celui plutôt gras des parisiens, leur sens de la nature, leur tolérance, tout cela n'avait pas de prix pour moi. J'y ai encore bien des amis. L'un d'eux m'envoie copie de la lettre ouverte d'un député alsacien, Jean-Philippe MAURER, à un imbécile (au sens de BERNANOS : celui qui croit tout savoir en regardant dans son cerveau plutôt qu'autour de lui), j'ai nommé François MITTERRHOLLANDE. Voilà une raison de plus pour ne jamais voter pour ce dernier : dans sa proposition de candidat, destinée à capter les voix mélanchoniques, il révèle son sectarisme, et surtout son ignorance totale de l'histoire de l'Alsace (et en particulier des réactions autonomistes qui s'y sont développées quand, après la première guerre mondiale, les radicaux-cassoulets qui fricotaient leur programme dans les loges maçonniques, ont voulu s'attaquer justement au régime concordataire). J'aurai l'occasion, bientôt, de vous faire part d'autres découvertes sur le fonctionnement de la démocratie dans notre pays, et sur la corruption morale des élites auto-proclamées. Ça ne fait pas honneur, hélas, aux années qui viennent de s'écouler.
Je livre maintenant cette lettre ouverte et prie mes lecteurs alsaciens de la faire connaître à leurs amis.
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"ASSEMBLEE NATIONALE
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
LIBERTÉ - ÉGALITÉ - FRATERNITÉ

23 janvier 2012

Lettre ouverte â François Hollande

J'aime cette Alsace des vallons, des plaines, des montagnes et des petits recoins qui ne se retrouvent dans nulle autre région française. J'aime Strasbourg avec ses quartiers si différents et si riches de coeurs gros, fiers d'appartenir à cette métropole capitale chargée d'Histoire. Et surtout, j'aime les Alsaciens car ils ne ressemblent à personne.

Ce sont des dizaines de nationalités qui ont creusé cette terre et pourtant il n'y a aucun étranger car tous ceux qui restent en Alsace l'aiment et la défendent.

Qu'est-ce qui fait que nous sommes ce que nous sommes ? Notre géographie bien sûr, mais d'abord notre Histoire. Aujourd'hui, un candidat éminent à l'élection présidentielle veut définitivement rendre notre région « normale ». Monsieur Hollande, puisqu'il s'agit bien de vous, il y a déjà quelque mois Jean-Luc Mélanchon, votre ancien ami et votre futur allié demandait la suppression du Concordat. Je lui avais écrit mon opposition. Il n'a jamais daigné me répondre.

Peut-être un député alsacien de la République ne mérite pas qu'il s'abaisse à cela ? Aujourd'hui vous voulez inscrire la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat dans la Constitution alors que le principe de laïcité y est cité en son article 1. Cela ne laisse aucun doute sur votre objectif : vendre l'histoire de l'Alsace à une alliance électorale avec cette extrême gauche qui a toujours haï les Alsaciens parce qu'ils sont profondément modérés, républicains et démocrates. Sachez, Monsieur Hollande que si vous ne l'êtes pas, nous, nous sommes lucides sur les conséquences de votre choix. la suppression des textes dits concordataires, malgré la bonne volonté de mon collègue député socialiste de Strasbourg, sera le premier échelon d'un engrenage fatal.

Au nom de l'égalité, il faudra supprimer bientôt aussi le droit local, le bilinguisme et, enfin, le régime local de la sécurité sociale d'Alsace-Moselle. Est-ce de l'exagération de ma part ? Malheureusement, je ne le crois pas. C'est en partie sur ces acquis de l'histoire que notre région a bâti sa richesse, ses universités, qu'elle a pu accueillir les entreprises étrangères conscientes de tous ces avantages qui permettent le maintien de la cohésion sociale.

Soyez conscients que les Alsaciens et les Mosellans ne vous suivront pas. Nous les Alsaciens, avons un coeur mais aussi une tête. Elle est bien faite et vous ne la couperez pas aussi facilement.

Permanence parlementaire
60 route du Polygone - Boîte Postale 50019 - 67027 STRASBOURG CEDEX
Tél.:0388845530- Fax ;0388410605

Mail : depute@ipmaurer.info - Site wb : http://www.jpmaurer.info/
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Je serais heureux d'avoir le maximum de commentaires et de réactions.

samedi 21 janvier 2012

Cartel des gauches, Union de la gauche, Gauche plurielle, Forces de gauche...

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Petite perle trouvée dans le livre assez étonnant de Léon DAUDET : La police politique. Ses moyens et ses crimes. Le style en est flamboyant, féroce, drôle. Il ne m'appartient de juger de la valeur des graves accusations qu'il porte contre les hommes politiques des années 1930. Mais le livre est truffé de précisions historiques qui ne font pas honneur à la gôôôôche. Je reviens à la perle après cette très courte digressions.
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"On sait ce qu'est le cartel des gauches : une association électorale des radicaux socialistes et des socialistes, leur permettant de mener une politique extérieure continuatrice de celle de BRIAND, c'est-à-dire de trahison, de prodition et d'abandon, d'écraser d'impôts le contribuable et de dilapider l'épargne publique à l'aide de lois imbéciles et funestes, comme celle des Assurances sociales."
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Politique extérieure de trahison ? C'est très exactement la politique qu'entend mener la grande MITTERRHOLLANDIE. Déjà, François HOLLANDE entend que notre  patrie présente des excuses à l'Algérie pour la colonisation qu'elle y a conduite pendant près d'un siècle et demie. Ce qui est une insulte à la mémoire des soldats qui y sont morts pendant la guerre, déclenchée par la gauche, avec la bénédiction d'un Ministre de l'Intérieur qui disait d'un ton martial : "La seule négociation, c'est la guerre". Il s'appelait, voyons,... je cherche : ça commence par François, ça finit par MITTERRAND. Les harkis massacrés, les pieds-noirs obligés de fuir un pays un pays qu'ils avaient créé de toutes pièces  par leur travail, pour ne citer que ces deux injuria, et c'est de cela qu'il faut s'excuser ? Et nous devons accepter les injures et le mépris d'immigrés - pas tous, bien sûr - qui crachent dans la soupe en faisant la queue à la Sécu. Fort heureusement, il se trouve qu'une représentante emblématique de ce courant qui se fout de nous, madame Houria BOUTELDJA, présidente de l'association "Les Indigènes de la République", vient d'être mise en examen pour injure raciale à l'égard des Français. Voilà pour la trahison qui se profile. Je précise que l'indépendance de l'Algérie a été une bonne chose. Mais je précise aussi : chacun chez soi. Suis-je assez clair ? L'Algérie est riche et a le moyen d'assurer une vie décente à tous ses citoyens. Il y faudrait moins de corruption et une meilleure répartition des fruits de la vente du pétrole et du gaz. Louchons du côté des généraux algériens... La solution se trouve cachée derrière leur képi, mais pas sous leurs étoiles. Nous n'avons pas à accueillir sans discernement (le mot est ici important) tous les étrangers qui se pressent à nos portes et souvent les forcent.
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Association électorale ? Mon Dieu, que oui ! On a bien vu à quoi se sont abaissés François MITTERRHOLLANDE et madame JOLY, pour s'échanger la rhubarbe et le séné. La seconde se présente aux élections présidentielles, non pour gagner, mais pour créer "un rapport de force" qui oblige le candidat socialiste à négocier avec elle son soutien contre la promesse d'investiture de la gôôôôche aux élections législatives. On appelle ça un homme d'Etat.
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Dilapidation de l'épargne publique ? En doutez-vous, quand vous apprenez que le Département de France le plus endetté (relativement) est le Département de la CORREZE, présidé par François MITTERRHOLLANDE ? Quand vous vous souvenez de la déconfiture du Crédit Lyonnais, alors nationalisé, qui a perdu près de 20 milliards d'euros ? Je ne parle pas des subventions accordées à brassées aux "Associations" qui ne sont que des relais socialistes de manipulation sociale, je ne parle pas des subventions accordées à des initiatives culturelles anti-chrétiennes, ou pornographiques, ou artistiquement nullissimes mais électoralement très payantes.
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Lois funestes et imbéciles ? La retraite à 60 ans, les 35 heures, et tant d'autres qui empêchent les entrepreneurs d'entreprendre, les enseignants d'enseigner, les cultivateurs de cultiver, mais pas les fonctionnaires de fonctionner. Ces gens ont la manie des lois, des règlementations, des décrets, ces commissions, des comités, des circulaires. Rien que d'y penser, je me sens des boutons pousser par tout le corps. Ils veulent faire le bonheur de l'homme malgré lui, sans lui laisser la moindre responsabilité, à l'exception peut-être de celle de jouir et j'utilise à dessein ce mot.
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Ecraser d'impôts le contribuable ? Inutile de gloser. C'est l'évidence. Tant que ces gens, tous des imbéciles (au sens de BERNANOS : intellectuels déconnectés de la réalité), regarderont dans leur cerveau au lieu de regarder autour d'eux, ils continueront de nous abaisser. Monsieur François MITTERRHOLLANDE estime qu'on est riche à partir de 4000 euros de revenus mensuels (Demandons-lui quelles sont ses ressources mensuelles, à monsieur MITTERRHOLLANDE). A vos ceintures, "classes moyennes supérieures et classes supérieures", qui par votre travail permettez à la patrie de survivre, et aux organismes sociaux de satisfaire les appétits voraces, non pas des pauvres - ceux-là sont discrets - mais des profiteurs de la plèbe.
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Je n'entends pas beaucoup, venant de la droooooite, des penseurs qui expliquent à nos concitoyens en quoi les idées défendues par la gôôôôche, et mises en oeuvre depuis des décennies, sont nocives, et en quoi elles ont conduit notre pays au bord du gouffre. Etonnez-vous après que 27 % des gens de la campagne, et 22 % des ouvriers indiquent qu'ils voteront Marine LE PEN.
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Nous avons eu le Cartel des Gauches, l'Union de la Gauche, la Gauche Plurielle, et maintenant la Gauche Gourmande. Mais c'est toujours la même politique qui se cache derrière ces appellations ronflantes. Et nous n'avons même pas le réflexe d'apprendre les leçons de l'histoire.  
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Je reviendrai sur mon billet "A mon voleur..." Je dois m'absenter pendant 4 jours et reprendrai le cours de mes réflexions, mardi soir ou mercredi matin.
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Je prie mes lecteurs d'excuser les fautes d'orthographe que j'ai laissé subsister dans la première version de ce billet.


vendredi 20 janvier 2012

A mon voleur...

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Si vous lisez ce message, madame ou monsieur, qui abusant de ma gentillesse m'avez escroqué de 2786,40 euros, toutes mes liquidités, en prenant l'identité d'une amie, en prétendant avoir été agressé(e) à LONDRES et dépouillé de tous vos papiers, chéquiers, etc. et réclamant mon aide, sachez que vous avez commis plusieurs erreurs, et que vous aurez à rendre compte, plus tôt que vous ne le croyez, de votre infâmie. Ce n'est pas l'argent volé qui me navre, c'est l'endurcissement de votre coeur. Vous vous en moquez, ça j'en suis bien sûr. Mais vous n'êtes pas à l'abri "de la colère qui vient".
J'ai bien l'honneur de vous saluer.
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mercredi 18 janvier 2012

Mythes

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En sciences sociales, un mythe, dit Alfred SAUVY, "est une simple représentation de faits contemporains, qui se modifient à l'étude approfondie du sujet".
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Avec une malhonnêteté rare, les médias, et les responsables de l'opposition, clament sur tous les toits que la perte du triple A, est le résultat d'une politique économique lamentable. Le journal Marianne qui est l'un des plus venimeux, titre même, L'homme qui a fait perdre 500 milliards à la France, sur un semis de portaits de Nicolas SARKOZY.
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Il est intéressant par conséquent de revenir aux faits, rien qu'aux faits.
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Il existe trois agences de notation : Standard and Poor's, celle qui a dégradé la note de la France de AAA à AA+ ; les agences Fitch, et Moody qui ont maintenu le triple A, la dernière spécifiant qu'elle n'avait pas l'intention de changer cette notation dans l'année qui vient. Le lendemain de la "dégradation" par la seule agence Standard and Poor's (je ne suis pas sûr d'orthographier correctement ces noms), la France empruntait dans la journée 8 milliards d'euros à des taux inférieurs à ceux qu'on lui opposait avant cette "dégradation".
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Deux candidats à la présidentielle, messieurs de VILLEPIN et MORIN estiment que pour ramener les comptes du pays à l'équilibre, il serait nécessaire faire passer à 37 heures hebdomadaires la durée légale du travail. On la ramènerait à 35 heures une fois cet objectif atteint. Les deux, qui ont du prendre des informations auprès des économistes, estiment que cette mesure ferait gagner 0,4 point de croissance. On peut donc estimer que le passage des 39 heures au 35 heures, réalisées sous la très démagogique houlette de madame AUBRY, a probablement coûté à la France 0,8 points de croissance par an depuis 5 ans. Calculez le montant de la perte de richesse pour notre pays ! Et ils vont accuser l'actuel président du marasme dans lequel nous a plongé leur propre aveuglement ? Ils se foutent de nous, qu'on me pardonne cette trivialité. Ils n'ont aucune solution, aucun remède, aucune idée, aucun projet, et par-dessus tout aucune vision de l'homme qu'une politique ambitieuse pourrait servir. Le mythe est bien là. La représentation médiatique des faits économiques actuels n'est pas  la réalité.
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Il y a un autre mythe, encore plus dangereux. Il consiste à confondre la richesse d'un pays avec les signes monétaires (l'argent pour le dire plus simplement) avec les biens que produit ce pays. Admettons que, comme du bon temps de la Révolution, on déclare que le patrimoine des grandes fortunes est transformé en bien national. Répartissons les signes monétaires ainsi nationalisés entre tous les citoyens. S'il n'y a pas de biens disponibles, à quoi servira cet argent ? Vous me direz : mais il reste le patrimoine immobilier. Bien sûr ! Qui va l'acheter ? On a bien vu ce qu'a donné la vente à l'encan des biens nationaux sous la Révolution. Outre la démolition irréparable de l'abbaye de CLUNY, vendue comme carrière de pierres à bâtir (cet exemple est emblématique de la rage des Conventionnels), la mesure a permis à quelques corrompus de se faire à peu de frais un patrimoine énorme, à quoi, du reste, ils ont souvent ajouté une particule pour faire classe. Autre exemple, celui de la Russie contemporaine. Des fortunes inimaginables se sont faites sur le dos de la patrie, des fortunes engrangées par des anciens membres de la Nomenklatura communiste.
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Chiche, monsieur MELANCHON. Prenez le pouvoir ! Nationalisez, confisquez, faites rentre gorge à tous ces richards qui nous mangent la laine sur le dos. Et vous, cher monsieur MITTERHOLLANDE, imitez votre maître et achevez la France en achevant son oeuvre de démolition.
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La civilisation technique que nous soutenons de toutes les fibres de notre corps est une civilisation tout se paye, et où par conséquent, il n'est jamais utile de dire merci, l'argent tenant lieu de gratitude. C'est du reste la grande erreur de jugement du Président SARKOZY. L'homme n'est pas qu'un Homo oeconomicus... Ces messieurs qui font un tour de piste sous nos yeux ne pensent pas assez et réagissent trop. Le mythe a la peau dure.
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C'est tout pour aujourd'hui.

mardi 17 janvier 2012

Florilège

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J'ai déjà parlé de ce livre fort intéressant de Stéphane LENEUF (Le goût du pouvoir. Rencontres avec les jeunes loups de la politique. Bourrin éditeur, Paris, 2010). Il a interviewé de jeunes responsables politiques. Ils lui ont répondu sans langue de bois. Il publie leurs réponses.
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D'Aurélie FILIPPETTI, qualifiée de valeur montante du PS : "Je n'ai pas de fascination particulière pour François MITTERRAND, contrairement à beaucoup de gens au PS qui l'admirent parce qu'il a réussi à remporter les élections. C'est très bien mais cela ne suffit plus. Dans l'exercice du pouvoir, il y avait beaucoup trop de cynisme. Notre génération peut apporter un renouvellement des pratiques de la vie politique. [...]. Mais en tout cas, les courants au sein du PS tels qu'ils existent actuellement n'ont pas vocation à se pérenniser si ce n'est pour servir à l'écurie présidentielle. Mais aucun des jeunes de la nouvelles génération n'a envie de cela." Bien vu, très juste et courageux.
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De Bruno LE MAIRE critiquant (à mon avis à tort) Lionel JOSPIN qui avait dit à la Télévision que l'Etat ne pouvait pas tout faire : "Quand vous êtes un homme politique, vous ne pouvez jamais dire cela ! si l'on pense qu'il faut se résigner à dire que ce n'est pas possible, il vaut mieux faire un autre métier. Je crois qu'il y une chose que les électeurs ne peuvent plus admettre et ne supportent plus, c'est l'impuissance publique. Il faut un discours qui dise les choses telles qu'elles sont pour chacun, dans les limites du raisonnable, dans les limites de ce qui a du sens, de ce qui est en notre pouvoir avec le plus de raison et le plus de lucidité possible;" Là, je ne comprends plus. L'Etat ne peut pas tout faire, c'est une évidence. Pourquoi ne faudrait-il pas le dire ? La France crève de cette utopie : reviendrait à l'Etat de trouver des solutions à tous les problèmes personnels qui se posent au citoyen. C'est évidemment faux et c'est donner aux administrations un pouvoir sans limite, puisque c'est l'administration qui exécute les décisions politiques. Et il me semble qu'il est très lucide et rationnel de rappeler l'Etat à la modestie, et l'Education Nationale à l'enseignement du civisme lequel inclut l'éducation à la responsabilité.
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Curieux paradoxe où l'on voit une femme se réclamant valeurs de la gauche prendre du recul par rapport aux valeurs de son propre parti, et un homme se réclamant des valeurs de droite critiquer la limitation constitutive du pouvoir de l'Etat alléguée par un de ses adversaires politiques. Le monde à l'envers. Voilà qui méritait bien ce petit florilège.
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lundi 16 janvier 2012

Des cloîtres pour les hommes libres...

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Toujours dans Pascal BRUCKNER, cette citation de Paul VALERY en ouverture du chapitre IX de son ouvrage Misère de la prospérité.
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"Il faudra bientôt construire des cloîtres rigoureusement isolés où ni les feuilles ni les ondes n'entreront... On y méprisera la vitesse, le nombre, les effets de masse, de surprise, de contraste de nouveauté et de crédulité. C'est là qu'à certains jours, on ira, à travers les grilles, considérer quelques spécimens d'homme libres."
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Il y a sans doute du vrai dans ce que dit notre bon Paul. Et c'est à se demander si la course à l'argent, à l'argent comme signe monétaire bien entendu,  n'est pas le péché capital de notre monde. "Combien ça coûte ? Chez Dupont, c'est pas cher !" nous crient les murs du Métro, les encarts publicitaires et la séquences télévisée. Nous n'avons que ce que nous méritons : un dessèchement des relations humaines, la mort de l'autre à nos yeux. Ce sont les petits et les pauvres, les anawim qui empruntent le bon chemin. Juste ici, une petite anecdote. Je rends visite tous les mercredis à une très vieille dame, qui ne peut plus se déplacer. Je vais tout simplement lui porter la communion. Rien de bien glorieux dans l'acte, catéchèse irremplaçable à son contact. Il y a 15 jours, en effet, alors qu'elle est vraiment très pauvre, elle m'a donné un billet de 20 euros pour que je distribue cette somme (à fragmenter, bien sûr) à des Sans Domiciles Fixes. Je l'ai fait (pas encore entièrement), en spécifiant chaque fois que ce don vient de Thérèse et qu'il est fait au nom de Jésus. Je garde pour moi les réactions émerveillés de ceux qui ont bénéficié des dons de Thérèse. Voyez-vous, ça une autre allure que les bonus de monsieur MESSIER, les jetons de présence de monsieur SCHWEITZER et les traitements mirobolants d'incapables élites (elles ne le sont pas toutes, bien sûr ! Gardons-nous bien de généraliser). Mais celles dont on parle suscitent bien des interrogations.
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Au lieu de nous empoisonner avec les quantités, les sous, les flux, les taux, les pourcentages, les hommes politiques ne pourraient-ils pas donner l'exemple et vanter la qualité ? Qu'est-ce qui les en empêche ? Certes, ils ne sont pas tous des saints Louis, mais enfin ils pourraient peut-être faire un petit tour du côté de VINCENNES pour y chercher l'inspiration, non ?