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dimanche 21 août 2022

BILLET DU 21 AOÛT 2022. LE SILENCE PLUTÔT QUE LES MEDIAS.

 "[…]. À l’époque, dans le petit monde des médias et de l’édition où je travaillais, il n’était pas très « tendance » de se dire chrétien. L’écho de ce livre, à mon corps défendant, me désigna donc comme un « catho ressource » pour les assistants ou assistantes qui aident les producteurs d’une émission de télévision à composer un plateau. Dès qu’il s’agissait d’un sujet plus ou moins religieux, j’étais prié de venir tenir mon rôle. Je l’ai fait quelquefois, pour des raisons que je pensais bonnes. Ne fallait-il pas que le point de vue chrétien fût représenté et défendu ? C’était faire montre d’innocence, pour ne pas dire de crédulité.

   " Après quelques expériences, j’ai rompu avec cette fonction dédiée au bavardage audiovisuel. Je me suis mis aux abonnés absents. J’ai déserté ces faux débats. Sous les projecteurs, ils étaient forcément sommaires et approximatifs. Mimiques solennelles de l’animateur : « À ma droite les catholiques Dupont et Durant ; à ma gauche l’athée Martineau et l’agnostique Boutinon. Messieurs, vous aurez chacun douze minutes. Soyez brefs. »" 

Et encore ceci :

"Au moment même où le christianisme m’apparaît plus fragile que jamais, au moins en France, la grande rumeur médiatique le désigne comme le danger du siècle. C’est fou ! Depuis quelques années, il ne se passe guère de mois sans qu’un magazine ne s’alarme sur un ton (faussement) affolé. Ces rédacteurs en chef rassemblent tout leur courage pour annoncer ― souvent à la une ― le « grand retour des cathos ». Lisant cela, je songe aux églises vides de Charente, au désarroi des paroissiens, à l’exténuation des prêtres et aux messes clairsemées." 

In Jean-Claude GUILLEBAUD.

La foi qui reste.

L’iconoclaste, Paris, 2017


Ces journalistes de pacotille, que raille si bien Jean-Claude, me fatiguent. Ces politicards laïcolâtres me fatiguent. Plus que jamais, je SAIS qui est le  Chemin, la Vérité et la Vie. Et je me moque de savoir si on me prend pour un ringard, un attardé, un fanatique ou un obscurantiste.

Résister au monde qui nous hait, Croire au Christ qui nous sauve, Vivre en vue de la vie éternelle.


vendredi 26 avril 2019

Mercredi 24 avril 2019. Mes chroniques : beaucoup de choses sur le politiquement correct et la censure !


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CHRONIQUE DE LA LUCIDITÉ INAT-TENDUE.
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Il l’a dit, et bien dit !

Je n'y peux rien, mais j'aime bien cet homme volcanique, sans approuver toutes ses idées.
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CHRONIQUE DU POLITIQUEMENT CORRECT.
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C’est Thierry ARDISSON qui le dit !


Et aussi Frédéric TADDEI (intervention dont vous avez été privés, lors d’un récent billet, pour cause d’informatique défectueuse).


C’est une annonce, mais il faut la connaître. Des chroniques inédites de Philippe MURAY, notre très incorrect prophète, vont être bientôt publiées  !


Chronique de la censure rampante.

Nous  ne laisserons pas la ténébreuse ANASTASIE travailler aussi tranquillement qu'elle le désire.

Et démantèlement des théories à la mode (vidéo).  Cette chercheuse  démantibule la « théorie du genre ». A voir d’urgence.

Les journaux ne parlent guère de ces travaux ! Ce n'est pas vendeur.
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CHRONIQUE EUROPÉENNE.
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Sur le livre de Philippe de VILLIERS, une critique assez documentée, mais qui curieusement a été publié dans La Croix.

Il me semble que ces critiques sont assez floues et qu’elles ne remettent pas FONDAMENTALEMENT en cause l’analyse de notre écrivain. Mais La Croix défend le bifteck de la Démocratie Chrétienne !

Mais il y a des faits, dont celui-ci qui indiquent que l’idée d’Europe était bien dans la tête des Nazis.

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CHRONIQUE DES FAUSSES NOUVELLES.
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On utilise n’importe quoi ?


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CHRONIQUE DE LA RÉSURRECTION.
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Oui, et j’en suis le témoin émerveillé quand je vois la jeunesse chrétienne et catholique, notre Église est en pleine renaissance.


Oui, c’est possible de la reconstruire rapidement dit ce spécialiste.

N'ayant aucune compétence en la matière, je ne donnerai pas d'avis. Beaucoup d'architectes ne sont pas d'accord avec l'idée d'une reconstruction très rapide.
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CHRONIQUE DE LA FOLIE HUMAINE.
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J’aime l’Iran, son histoire, son  peuple et sa culture, et les puissants (USA en tête) voudraient lui interdire de vendre son pétrole.

C’est tout simplement une honte et une injustice, qui ne peut que faire grandir la haine entre l'Orient et l'Occident.

mercredi 21 juin 2017

21 juin 2017. Nouvelles de la Dissidence. Loi Travail ! Ne pas se tromper sur l'homme

Nous continuons notre parcours dans l'ouvrage collectif, appelé Transmettre l’essentiel, actes d’un colloque organisé par L’Académie d’éducation et d’études sociales. Artège-Lethielleux, Paris, 2016. Encore une réflexion de Pierre-Yves GOMEZ dans son excellent article Le sens du travail.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Je trouve frappant que, dans les débats ou les réflexions politiques, le thème du travail comme fondation ne vient jamais. On parle volontiers de « valeurs » de la République, de la laïcité, de l’Histoire de la France parfois, du progrès de la France « mère des arts, des armes et des lois », etc. Mais pas du travail comme ciment national. On parle abondamment du chômage (par la négative donc), mais pas du travail, de la philosophie du travail, du sens du travail, de l’utilité du travail pour qu’existe une société. Pourtant le contenu du travail, les projets et la manière de travailler fixent une communauté nationale ou locale, nous l’avons dit. Cela me paraît suffisamment évident pour que je me demande pourquoi la question du vivre ensemble n’est jamais abordée sous cet angle.
Les sciences humaines et sociales ont montré depuis fort longtemps qu’il n’y a pas de communautés qui tiennent sans des représentations partagées du travail. C’est ce que j’appelle la condition du travailleur clairement établie. On forme un peuple parce qu’on a défriché ensemble des terres, parce qu’on a bâti des routes et des cathédrales, parce qu’on a jeté des ponts, etc. C’est cela aussi qui participe à la transmission d’une culture. Une culture qui intègre une représentation, une philosophie du travail et des manières multiples de réaliser le travail ‘bien fait’" (Page 202.)
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2. COMMENTAIRES.
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Cette page n’a l’air de rien et pourtant il me semble qu’elle est décisive pour notre avenir. Il convient très clairement de dire que si la loi réformant le code du travail se borne à n'en voir que l'aspect économique, elle court à un échec certain.
En faisant croire aux Français, essentiellement aux salariés, que le travail était une malédiction, ou encore un poids dans la vie humaine, l’idéologie socialiste et marxiste en général et madame AUBRY en particulier ont réduit le travail à seule dimension économique et encore, à son seul rôle de moyen, celui de gagner suffisamment d’argent pour assurer non seulement sa vie ordinaire, mais encore ses loisirs et ses plaisirs, placés dans l’imaginaire social comme le but de l’existence.
En faisant croire au salarié qu’il ne faisait que vendre sa force de production à un patron avide (tout comme le salarié) de faire de l’argent pour ses loisirs et ses plaisirs, on a négligé la dimension sociale de l’agir ensemble, dans une équipe, un groupe, une organisation. La chose s’est évidemment aggravée avec l’augmentation de la taille des entreprises et la spécialisation des tâches. Voilà qui a accru le sentiment de n’être qu’un rouage dans un ensemble mécanique complexe. Or, même dans une entreprise de grande taille (je pense à EADS et Airbus) il est possible de créer des conditions de travail qui rendent les salariés fiers de participer à une œuvre collective. C'est ce ces entreprises qu'il faut tirer des leçons.
Cette idée de la lutte des classes a rendu inévitable la codification des droits (mais pas des devoirs) des salariés en face de l’employeur, l’empilement de mesures, de réglementations souvent idiotes, le compte pénibilité étant l’illustration la plus éclatante de l’imbécillité hollando-socialiste en la matière. Bien sûr qu’il y a des tâches pénibles ; certaines sont d’ordre physique et il est normal, juste et légitime d’en tenir compte ; mais qui mesurera le stress lié aux exigences de rendements (pour ne citer que cet exemple) ou à  des conditions subjectives parfaitement impossibles à évaluer ? Si la vie n'était qu'un chemin couvert de pétales de roses, cela sa saurait.
Tout est à repenser.

Il y a une autre conséquence importante. Il est impossible d’absorber une masse croissance d’immigrés sans assurer à ceux-ci le moyen de s’intégrer par le travail dans la communauté nationale. S’il s’agit de profiter d’une main d’œuvre à bon marché, c’est inacceptable. Il nous faut avoir de l’imagination, du discernement, et rejeter systématiquement ceux d’entre les étrangers qui veulent profiter des avantages de leur pays d’accueil sans lui payer en retour, par une contribution, si minime soit-elle le tribut de reconnaissance qui lui est dû, ne serait-ce qu’en en apprenant la langue et l’histoire.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Merci et honneur à vous monsieur !

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À soutenir et à faire connaître. Vive Natacha !

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Une passionnante enquête !

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L’Europe ! C’est beau l’Europe !


L’espagnol qui est une des langues les plus parlées dans le monde n’est donc pas éligible comme langue de rédaction des brevets européens ? Et on voudrait nous faire aimer ce grand bidule ? Je soutiens nos amis espagnols dans légitime revendication.
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Liberté, liberté, liberté !

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Excellent article à lire attentivement :


L'auteur fait notamment allusion à KELSEN, dont j'ai parlé à plusieurs reprises lors du vote de la loi dite TAUBIRA. 
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Un grand homme politique et un grand saint : Thomas MORE.


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Quand BFMTV prend ses désirs pour des réalités, je me marre !

bfm fiabilite

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Oui L'Eglise catholique aime les femmes !



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mardi 25 février 2014

Nouvelle de la Résistance : les puissants et les idoles

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Plus que jamais, quand gonflent le mensonge, la désinformation et la lâcheté, redisons sans crainte ceci :

Non, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.

Marcel LEGAUT, mon très cher Marcel LEGAUT, dit ceci dans un texte intitulé "Manifeste" :

"Ce qui caractérise notre époque au point de vue religieux, c'est incontestablement que pour la très grande majorité des esprits le christianisme a perdu son sens, que pour un nombre immense d'âmes dès lors errantes et dispersées, il n'est plus la parole de vie, le principe suprême de la lumière et de la force. Et cela n'est pas vrai seulement de la foule inculte qui ignore, c'est vrai aussi et surtout de ceux qui savent, de ceux qui peuplent les Académies, les Universités, les Écoles. Et même, si la masse ne comprend plus le christianisme et s'en détourne systématiquement, c'est avant tout que les différents foyers où s'élaborent la science et la philosophie rayonnent en elle, par les journaux, les romans, les discours et la législation, des idées qui la dirigent en sens contraire. 
Voilà le fait. Sachons, nous chrétiens, le reconnaître humblement et sincèrement. Un monde intellectuel s'est constitué en dehors du christianisme et contre lui. Et c'est ce monde-là qui règne sur les esprits, c'est ce monde-là qui parle haut, qui écrit, qui enseigne, qui est écouté."


Et comme en une sorte d'écho, Rémi BRAGUE, un philosophe chrétien contemporain dit ceci :

"[…] J'ai pour ma part plus de respect pour le «sauvage» qui se prosterne devant une idole de bois que pour le «civilisé» qui ne se prosterne que devant lui-même."  (In Du Dieu des chrétiens et d'un ou deux autres. («Champs essais»).

Éditions Flammarion, Champs, Paris, 2009.
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2. Commentaires.

Depuis plus de deux siècles, et la sanglante Révolution dans laquelle je persiste à voir l'origine d'une partie de nos malheurs actuels, les hommes en vue, savants, gouvernants, publicistes ou pamphlétaires, n'ont cessé de s'attaquer à la "religion", ont prêché contre l'Église, ont ridiculisé ses fidèles, ont instauré progressivement un système de pensée totalitaire (je pourrai donner des dizaines d'exemples, dont celui de  Marcellin BERTHELOT qui refuse la publication d'une communication scientifique sur le suaire de TURIN, faite par chercheur agnostique mais scrupuleusement honnête, dans les Compte-Rendus de l'Académie des Sciences ! Bel exemple de tolérance de la part d'un homme qui a donné son nom à une place non loin de la Sorbonne), un système totalitaire dont le couronnement fut l'inique loi de Séparation  ; [cette loi a spolié l'Église catholique, a contraint à l'exil des milliers de religieux, a réduit à néant l'effort multiséculaire de nombreux prêtres en faveur de l'élévation des âmes et des pensées, et a violé les dernières volontés de milliers de donateurs, et elle a été pourtant le salut pour les disciples authentiques de Jésus].
Là encore, plutôt que de fulminer de manière générale contre elles, il est préférable de se demander pourquoi ces élites ont agi ainsi. Si les chrétiens ne confessent pas qu'ils ont fait preuve parfois de dogmatisme et combattu sottement (encore que nombre d'ecclésiastiques ont été des savants de premier plan) les efforts de la science pour comprendre le monde, ils ne risquent pas ou plus d'être entendus. D'un autre côte, juger comme l'ont fait les élites, à l'aune de nos connaissances actuelles en sciences humaines les agissements, les comportements, les condamnations à l'emporte-pièce, d'hommes qui vécurent il y a des siècles, imprégnés de l'esprit de leur temps, est d'une singulière malhonnêteté intellectuelle. Ces contempteurs de la Lumière christique, ont-ils vraiment été malhonnêtes  ? Je ne crois pas. Ils ont adapté leur dire, leur faire, leur juger à ce qu'il croyait juste et bon, et qui en fait constituait une idéologie, c'est-à-dire un ensemble de valeurs dont ils se sont servi pour accéder au pouvoir, et s'y maintenir en diffusant leur idéologie par les moyens de la violence d'état. Il y a dans leur comportement un mélange de bonne foi, de roueries et de volonté de pouvoir.
Il est donc nécessaire d'examiner cette idéologie et d'en faire la critique. Ce qui la caractérise, me semble-t-il, c'est le mythe de l'autoconstruction (d'où la citation de Rémi BRAGUE). Ces hommes ont cru bien faire en avançant contre l'évidence que nous sommes les auteurs de notre propre personne. Vincent PEILLON est le promoteur caricatural de cette pensée, lui qui veut arracher l'enfant à toutes les déterminations sociales, religieuses, familiales, etc. Par quoi veut-il remplacer ces déterminations ? Par ce que l'Etat aura décidé de bon pour ceux qu'il aura déraciné ; il le dit très clairement. Remplacer les douces déterminations de la famille ou  de la langue ou de la religion par les déterminations tyranniques de l'Etat, tel est le projet que mûrissent les hommes qui nous gouvernent, un projet qu'ils mettent en oeuvre méthodiquement. Plus de détermination de sexe, plus de détermination familiale, plus de détermination religieuse ; en fait ce que ces gens refusent, c'est d'avoir une origine. Ils vivent sur le rocher de Prométhée. Ils ont sciemment dérobé le feu céleste et ils se sont parés des attributs créateurs de Dieu. Ils nous font nous prosterner contre une fausse image de nous-même : cela donne les lois sociétales que vous connaissez.
Je me suis efforcé d'être le plus objectif que possible. Je dis simplement ceci : s'il n'existe aucune détermination, aucune cause aux phénomènes, la science n'est pas possible, ni même pensable. Il ne reste que les fantaisies, les fantasmes, les délires... Ils se croient des fervents de la déesse science et du dieu progrès. Ils sont en train de les assassiner en croyant les servir.
Qu'ils le veuillent ou non, nous avons bien une origine. Et le tableau de COURBET, que Jacques LACAN chérissait et avait en sa possession, L'origine de monde, indique bien en quoi nous nous originons. C'est bien cela que refusent nos imbéciles
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3. Infos sur la Résistance.
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(Via le salon beige.)

Accueil du ministre de la Recherche, madame Fioraso, à Montpellier.


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Fête des voisins, le 23 mai.


jeudi 24 janvier 2013

Révolution pas morte...

J’ai achevé, il y a quelques jours, la lecture du livre que Jacques SOLÉ a consacré à la Révolution en s’appuyant notamment sur les travaux d’historiens anglais ou américains, dont Donald SUTHERLAND. Je suis frappé par la ressemblance de la situation de la France révolutionnaire (1792 – 1794) avec la situation de la France d’aujourd’hui. Voici des extraits de ce livre intitulé La Révolution en question. (Collections Points, série Histoire, N°H 18. En rouge, vous trouverez les commentaires relatifs à la situation contemporaine. Désolé d’être un peu long. Mais ces éléments permettront de mieux comprendre la réponse que je ferai à Aerelon sur le déclin historique progressif de la France depuis 1800, un déclin qui s’accentue depuis le début du XXe siècle et se précipite au début du XXIe. Je signale par honnêteté que le présent exercice a les limites propres à toutes les décontextualisations.


À propos de la Loi sur le mariage homosexuel.

Beaucoup d’historiens admettent que la Constitution civile du clergé, votée par l’Assemblée en 1790 et qu’elle commença à imposer dès l’année suivante, représenta un tournant capital dans le déroulement de la Révolution. En s’opposant à la majorité des évêques et à la moitié au moins des prêtres et des fidèles, ses dirigeants heurtèrent la conscience d’une bonne partie de leurs compatriotes, préparèrent un schisme et favorisèrent la naissance d’une guerre civile. S’il est facile de le constater, il l’est moins de l’expliquer.

À propos de la prétendue déliquescence actuelle de l’Eglise catholique.

Le schéma classique de curés opposés à leurs évêques et acquis au Tiers-États est remis en cause par J. SOLÉ. "Ce schéma, dit-il, néglige une étude en profondeur de l’’Eglise française du XVIIIe siècle par rapport à la société dont elle fait partie. Toujours omniprésente et fort puissante, en liaison étroite avec l’État, Elle y a pris un nouveau visage, plus conforme à la réforme catholique inaugurée à la fin du XVIe siècle. Mieux formés, ses prêtres y font l’admiration de tous pour leurs sens de leurs devoirs moraux et sociaux. Leur pastorale, à la fois active et austère, contribue à une christianisation des masses qui semble en accord avec les valeurs bourgeoises et populaires du temps. On sait que la ferveur ne manquait pas dans la France des Lumières. Jean QUÉNIART s’est demandé si celle-ci n’avait pas vu s’établir, en fin de course, un certain nombre de malentendus entre son évolution et l’état de l’Église gallicane. L’individu tendait souvent à s’y émanciper par rapport à ses enseignements, la pensée à s’y laïciser, le clergé à s’isoler dangereusement, au moins d’une société urbaine d’un type nouveau. Au demeurant, les pauvres de PARIS, à la fin du XVIIIe siècle, restaient attachés aux formes anciennes de leur dévotion et de leurs croyances. Longtemps admirateurs des miracles jansénistes, ils n’étaient pas encore devenus des militants de la déchristianisation.

À propos de la haine contre les « riches » et de la chasse aux sorcières menée contre eux.

La mentalité du terroriste « moyen », selon Richard COBB, est caractérisée par un faible sens de l’humour et une immense crédulité politique, née d’une grande ignorance des réalités. Faisant de la dénonciation la première des vertus civiques, les sans-culottes ont divinisé la répression par souci de régénération nationale.

À propos des bobos énarques et de leur terrorisme intellectuel et de la manière dont ils profitent de la République.

Telle fut la toile de fond de l’activité des militants jacobins. Peu, comme l’a noté Marie-Thérèse LAGASQUIÉ à propos du cas toulousain, se soucièrent des « classes vraiment déshéritées de la société », dont la lutte contre la faim les avait pourtant portés au pouvoir. 55 des 293 « buveurs de sang » répertoriés à TOULOUSE étaient de grands bourgeois, dont 21 négociants. 133 artisans, sans doute, les entouraient, mais il n’y avait aucun pauvre parmi eux. Ces terroristes méridionaux avaient été dirigés par de riches notables, souvent préoccupés de s’enrichir encore au moyen de la Révolution.

À propos des petits groupes locaux de militants (genre Jeunes socialistes qui entendent dresser une carte de France des élus qui, selon eux, auraient tenu des propos homophobes).

La Terreur trouve son explication, sur le plan local, dans la vengeance de groupes ou d’individus autrefois exclus, soldats à LILLE, domestiques à VERSAILLES, commerçants à BORDEAUX.

À propos de la révolte actuelle des agriculteurs qui se voient obligés de se soumettre au diktat des culs-de-plomb à manche de lustrine qui règnent dans les couloirs (surtout les couloirs ; c’est là où circulent les bruits et se font les réputation) des palais européens de Bruxelles.

Les campagnes en payèrent les prix [rationnement et boulangeries publiques ; menaces envers les spéculateurs], même en dehors des zones de guerres. Les prix agricoles avaient été fixés en dessous du prix de production et le papier monnaie recommença à perdre de sa valeur en janvier. Cela vicia l’application du maximum par les fournisseurs mal payés.

À propos de madame DUFLOT et de ses menaces de réquisition des locaux qui seraient vides, et appartiendraient au Diocèse de Paris ; à propos de la morale laïque de monsieur PEILLON ; à propos des propos (si je puis dire) violemment anti-chrétiens tenus dans les médias ou au gouvernement (ah ! l’obscure madame DELAUNAY et sa charge imbécile contre l’opinion qu’elle prête aux catholiques actuels sur la Sainte Famille s’ils avaient vécu à son époque !)

Ce processus [de déchristianisation active], inauguré en 1792 réapparut avec force à l’automne de 1793. Il se compliqua cette fois d’iconoclasme et d’anticléricalisme. Si les églises furent transformées en casernes ou en arsenaux, la destruction, en cérémonie, des objets du culte dépassa les préoccupations militaires. L’apogée du mouvement vint avec la démission, contrainte ou non, du prêtre, son abjuration éventuelle ou son mariage. Cette suppression de l’ancien ordre religieux s’accompagna d’efforts pour en créer un nouveau, sous forme de différents cultes révolutionnaires et d’une désacralisation radicale de la vie quotidienne. Les noms des rues et des villes, les prénoms, le calendrier perdirent toute référence au passé chrétien. Les dimanches ou jours de fêtes furent remplacés par les décadis, qui enlevèrent un ou deux jours de repos par mois.

Deux conclusions : (a) La démarche de l’actuel gouvernement est parfaitement cohérente et tire son inspiration d’au moins trois ou quatre sources : l’idéologie parfaitement élitiste des Lumières qui a inspiré la franc-maçonnerie (rappelons-nous que dans les années 1780, le Grand-Maître des Francs-Maçons était le duc d’Orléans, et que la malheureuse princesse de LAMBALLE dont on promena la tête au bout d’une pique en 1789 occupait dans cette organisation une place éminente) ; l’hégélianisme relooké à la sauce de papa MARX ; l’enthousiasme révolutionnaire fondamentalement terroriste sur le plan intellectuel. (b) La France est dans cette situation. Il y a au moins trois sources de soulèvements révolutionnaires possibles, propices au déchaînement d’une véritable guerre civile : celui des chômeurs, des personnes en situation précaire, des classes moyennes qui s’appauvrissent ; celui des résistants au « changement de civilisation » que veut instaurer madame TAUBIRA (ce sont ses propres paroles) ; celui des banlieues où vivent de nombreux immigrés. Plutôt que de diviser les Français, François-Normal Ier devraient les rassembler autour de la lutte contre la pauvreté, autour de l’amour de la patrie, et autour d’un sérieux retroussage de manches pour relever celle-ci. François-Normal Ier a préféré faire la guerre, comme les révolutionnaires !

vendredi 16 avril 2010

Il est temps d'agir

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Je vous parlais récemment de ce jeune marocain persécuté dans pays parce qu'il s'est converti au christianisme. Vous pouvez signer une pétition pour le défendre, lancée par les chrétiens d'origine maghrébine vivant en France, à l'adresse que voici :
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Plus nous serons nombreux, et plus nous pourrons protéger ce frère en Jésus. Nous serions bien les seuls dans ce monde à faire preuve de timidité ? Non ! Non et non !
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Par ailleurs, je vous signale aussi une très intéressante initiative du groupe Liberté Politique qui organise, à la demande, des rencontres sur le thème "Pour votre ville un projet politique chrétien", à partir des propositions d'un membre du groupe, François BILLOT de LOCHNER. "12 mesures pour 2012". Vous pouvez contacter cette Fondation à l'adresse suivante :
ou obtenir des renseignements plus précis auprès d'Astrid COEURDEROY, chargée mission qui répondra directement à vos questions à l'adresse :
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Je vous invite à visiter le site de cette Fondation politique, et notamment un article consacré à la polémique qui secoue les médias et trouble l'Église : "Entre l'Église et le monde, un combat eschatologique". L'article fait un point remarquable sur les abus sexuels dont se sont rendus coupables des prêtres, et la manière ignoble (je pense à PLANTU et à la caricature publiée sciemment par le Journal le Monde, le Jeudi saint, jour anniversaire de l'institution du sacerdoce par Jésus) dont l'Église a été attaquée à l'occasion de ces scandales. Jamais aucun responsable d'aucun groupe humain n'a été aussi clair que le pape dans la condamnation de ces pratiques et dans les propositions pour les contrer, dans l'expression de la honte et dans les excuses qu'il a publiquement exprimées aux victimes de ces crimes. Il y a une trentaine d'année, il vous en souvient, messieurs SOLLERS, MATZNEFF, et consorts tendaient à demander que l'on dépénalise les relations sexuelles entre adultes et enfants, au motif que ces derniers avaient bien droit au plaisir (sic !). PLANTU devait encore être au berceau et mâcher sa tétine, il n'y a pas eu de caricature, et puis pensez-donc, SOLLERS ! On ne critique pas SOLLERS. Le Monde, fidèle à lui-même, n'a rien dit. On ne critique pas SOLLERS ! Il ne semble pas non plus qu'un étourdissant tintamarre ait couvert les aveux d'un ministre en exercice quant à son goût pour les jeunes thaïs, ni les déviances d'un général d'armée, amateur d'images pédo-pornographiques, dont les médias ont repris en coeur les arguments du médecin qui le soigne et qui met en avant un dérèglement neuronal ayant abouti à une désinhibition du centre nerveux chargé de contrôler les pulsions (sic).
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Si un pays de plus d'un milliard d'habitants parvient à contrôler Internet, je ne vois pas pourquoi nous ne parvenons pas à empêcher ces sites pornographiques de proliférer sur la toile. Ou plutôt, je vous trop bien pourquoi on ne fait rien : c'est que l'argent n'a pas d'odeur, et quelques milliards d'euros ou de dollars valent bien que l'on souille des enfants ou qu'on les abuse. Le pape a balayé devant notre porte. Et nous devons faire pénitence. Mais notre patrie ? Nos hommes politiques ? que font-ils ? Il y en a même qui propose de rouvrir les maisons closes. Je rêve.
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Aller ! Il est grand temps de réagir. La liberté n'est pas ce que l'on croit. Elle est plus noble, plus exigeante et plus nourrissante que les pâles brouets ou les infectes ragougnasses que nous servent certains médias qui se font les relais d'un courant de pensée soi-disant progressiste, en réalité totalitaire.
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Vite, signez la pétition, et contactez Astrid.

mercredi 10 juin 2009

Philosophe mais pas trop

Je viens d'achever la lecture du livre de Frédéric LENOIR, Le Christ philosophe. Autant j'ai aimé les premiers chapitres de cet ouvrage, ceux qui portent sur le contenu du message de Jésus, autant je reste très réservé sur ceux qui racontent l'histoire de l'Eglise.
J'aurais aimé que Frédéric LENOIR dise plus clairement d'où il parle ; si c'est au nom de l'opinion contemporaine, alors je comprends que son analyse soit conforme à ce que l'opinion commune dit de l'Eglise ; si c'est en tant que chrétien, alors il y a des choses à redire. Et non point par souci apologétique, mais au nom de l'intégrité intellectuelle. Attention, il n'est pas question ici de mettre en cause celle de l'auteur. Elle est totale, et j'aime le ton de liberté qui l'accompagne. Mais l'analyse qu'il fait de l'opinion commune contemporaine est insuffisamment critique.
Je passe sur quelques erreurs ou approximation. Il me semble que la question de fond n'est pas là.
Deux questions essentielles et même trois, se posent à moi.
La première porte sur la mutation de l'Église pré-constantinienne, objet de cruelles persécutions, à l'Église post-constantinienne. Il me semble que LENOIR confond deux plans ou en tout cas ne les distingue pas assez : le plan théologique et le plan socio-économique. Le premier concerne en effet une apparente mutation théologique, ou plutôt une évolution de la théologie chrétienne. Le cardinal NEWMAN dans son travail sur le Développement a rendu justice à l'Église. Il n'y a pas contradiction, mais développement d'un donné inclus dans le message évangélique. Il me semble que l'on peut tous être d'accord sur ce point. Le second porte sur la mutation du statut social de l'Église, sur son passage de société persécutée à société dominante, que LENOIR assimile trop vite à une société dominatrice. Certes, elle nous paraît ainsi aujourd'hui. Mais la question n'est pas de savoir ce qu'elle nous paraît avoir été. La question porte sur la conscience qu'avaient les responsables d'être ou non évangéliques.
D'où la deuxième question. Les responsables ecclésiaux antiques, médiévaux ou modernes, avaient-ils les outils intellectuels que nous ont façonnés les sciences sociales contemporaines (sociologie, psychologie, économie), pour porter un jugement éclairé sur les motivations de leurs décisions ? Ce que nous jugeons inadmissible pour une conscience contemporaine ne l'était sans doute pas pour une conscience antique ou médiévale. Et en particulier, la volonté de puissance, la soif de pouvoir pour le pouvoir - qui était peut-être le mobile profond des décisions cléricales - étaient sans doute occultées dans l'esprit des évêques ou des papes qui pensaient vouloir le bien de leurs ouailles. Mais LENOIR en expliquant comment le message de Jésus a été laïcisé rend partiellement compte de cette incapacité à comprendre la radicale nouveauté de message de Jésus.
Et enfin la troisième question qui me paraît essentielle. De tous temps, il y a eu au sein de l'Église même, des voix qui se sont élevées contre les abus ou les dérives. La grande voix de Paul de TARSE oblige Pierre à reconsidérer sa position sur l'accueil des incirconcis dans l'Église. Vous voyez que la contestation interne vient de loin. Un jugement objectif et l'exigence méthodologique de l'histoire, doit nous contraindre à étudier les réactions des chrétiens à ce qui leur semblait être anti-évangélique. Je ne parle pas ici des hérétiques, des illuminés de tous poils, des gnostiques. Je veux parler de l'innombrable cortège des saints - moines, évêques, laïcs, rois - qui ont mis en accord leurs actes et leur paroles. Chaque époque a suscité ces résistants de l'intérieur. Et il me semble intellectuellement honnête de conclure que sans leur existence humble et donnée, il n'y aurait plus d'Église du tout.
Ainsi, le Christ a peut-être inspiré des philosophies, on peut le considérer - quand on ne désire pas rentrer dans le mystère de sa personne - comme un philosophe, mais pas trop.

lundi 20 avril 2009

Petites nouvelles d'Asie et d'Afrique

Pendant que les médias continuent de se gausser des propos de Benoît XVI, en les déformant, en les caricaturant, en exultant devant les ravages qu'ils sont censés avoir produits dans l'opinion catholique mondiale (confondue avec l'opinion hexagonale), des hommes et des femmes sont à l'oeuvre dans le monde entier pour aider, soutenir, soigner ceux qui souffrent, notamment du SIDA.
J'apprends ainsi qu'au Népal, on fête la mémoire du Père Thomas GAFNEY sj, assassiné dans des conditions troubles en 1997. Ce jésuite, d'origine américaine, avait pris la nationalité népalaise. C'est le père du travail social au Népal. Dès les années 1960, il s'occupait des enfants de la rue à KATMANDOU et avait construit un centre d'accueil pour venir en aide aux handicapés, aux victimes de l'alcool et de la drogue, puis aux malades du SIDA et aux enfants orphelins de parents victimes de cette maladie. Il y a au Népal une soixantaine de jésuites, une centaine de religieuses et 7000 catholiques. Cette Eglise locale est engagée dans l'enseignement des castes inférieures (le pays est hindouiste à 80 % et bouddhiste à 11 %). Elle compte 30 établissements éducatifs, et plus de 40 programmes sociaux.
Au Burkina Faso, l'Eglise locale a créé l'ASVS (Association Solidarité Vie et Santé). C'est une petite ONG, animée par une infirmière burkinabé, qui prend en charge une soixantaine de personnes atteintes du SIDA. Des bénévoles visitent chaque mois les malades. On leur assure des soins quotidiens au local de la permanence ainsi que la distribution de médicaments et de vivres. Le Père Jacques FEDRY sj, est conseiller de cette association catholique.
Je tiens ces informations de la très bonne revue La Lettre du Service Jésuite International (N°13, avril-juin 2009) qui fourmille de nouvelles sur les actions que conduisent dans le silence, le labeur et la prière des milliers de chrétiens, au service des malades. Ceux-là, on ne les a pas interrogés. Et monsieur DRUCKER peut se répandre, régulièrement, en compagnie de ses invités de Vivement Dimanche (tout n'est pas inintéressant dans cette émission), en sarcasmes sur Benoît XVI. Ces messieurs et ces dames discutent en rigolant de questions qu'ils ne connaissent pas et gagnent leur vie à rire de tout, y compris des choix (que personne ne leur impose de partager) pour lesquels des hommes et des femmes ont donné joyeusement leur vie. Flottant à la surface du réel, effleurant les drames qu'ils feignent de vouloir prévenir par un vain ministère du discours creux, ils arriveront, comme tout le monde, au seuil du grand passage et peut-être se rendront-ils compte alors du mal qu'ils ont fait, de la douleur qu'ils ont infligée à nombre de leurs semblables en brocardant leur espérance, leur foi et leur charité.
Voici l'adresse où l'on peut s'abonner à cette revue :
La Lettre du Service Jésuite International,
42 rue de Grenelle,
75343 PARIS Cedex 07.

mardi 24 mars 2009

Au nom de la vérité

"L'affaire, avec toute sa dimension dramatique, est simple. C'est celle d'une enfant de seulement 9 ans - nous l'appellerons Carmen - que nous devons regarder droit dans les yeux, sans détourner même un instant le regard, pour lui faire comprendre combien nous l'aimons (...) Carmen représente une histoire de violence familiale et a fait la une des journaux uniquement parce que l'archevêque d'OLINDA s'est hâté (c'est moi qui souligne) de déclarer l'excommunication pour les médecins qui l'ont aidée à interrompre sa grossesse (je note que ce texte ne fait pas mention de la maman de la petite Carmen).
(...)
Ce dont on ressent le plus grand besoin en cet instant, c'est le signe d'un témoignage de proximité avec ceux qui souffrent (notons ici le pluriel qui sous-entend aussi la souffrance de la maman), un acte de miséricorde qui, tout en maintenant fermement le principe, est capable de regarder au-delà de la sphère juridique pour rejoindre ce que droit lui-même prévoit comme finalité de l'existence : le bien et le salut de ceux qui croient en l'amour du Père et de ceux qui accueillent l'Evangile du Christ comme les enfants que Jésus appelait auprès de lui et serrait dans ses bras en disant que le Royaume des Cieux appartient à ceux qui sont comme eux.
Carmen nous sommes avec toi. Nous partageons avec toi la souffrance que tu as éprouvée, nous voudrions tout faire pour te rendre la dignité dont tu as été privée et l'amour dont tu auras encore plus besoin. Ce sont d'autres personnes qui méritent l'excommunication et notre pardon, PAS CEUX QUI T'ONT PERMIS DE VIVRE (les majuscules sont de moi) et t'aideront à retrouver l'espoir et la confiance. Malgré la présence du mal et la méchanceté de beaucoup."
Quel est le journal, La Croix mis à part, qui a fait été de cette Tribune publiée dans l'Osservatore Romano, par Rino FISICHELLA qui est évêque, et Président de l'Académie Pontificale pour la Vie ? Croyez-vous vraiment qu'il ait pu écrire un tel article, si juste, si profond, si plein d'amour pour l'enfant blessée, sans l'aval de Benoît XVI ? La vérité est que, comme toujours avec ces médias qui nous manipulent, il est plus facile de faire du sensationnel, de critiquer sans tenir compte de la totalité du contexte. Je n'hésite pas à dire que ces médias sont très exactement les porte-parole des salauds.

lundi 18 août 2008

A mon frère

J'ai passé trois jours délicieux chez mon jeune frère. Il possède une jolie longère dans le Gâtinais et m'avait invité, ainsi que notre jeune soeur, pour le week-end. Mon frère est pour moi plus qu'un frère, c'est un ami, "qui me connaît mieux que moi-même et qui pourtant m'aime" (jolie définition de l'amitié dont l'auteur hélas m'est inconnu). C'est peu de dire que tout nous oppose. Et cette différence dans les idées, et les valeurs qui nous sont chères, fait aussi notre ciment. Un ciment bouillonnant, pétillant, corruscant. Un amour fraternel sans borne ni mesure.

Grande discussion, hier, sur l'obscurantisme de l'Église catholique qui, selon mon frère, a toujours été contre la science. Et de me lancer à la tête Galilée, et l'opposition de l'Église au Darwinisme, entre autre. Cette accusation me paraît être marquée par un vice originel du jugement historique. Avant d'y venir, je voudrais simplement rappeler ici les remarquables travaux du Père MERSENNE, et sa correspondance suivie avec Descartes, Pascal, Fermat, Toricelli. Il avait un cabinet de physique et fut le père de la physique quantitative (dit le dictionnaire ROBERT auquel je me réfère, faute de pouvoir trouver rapidement des sources plus complètes). Il étudia la doctrine de Galilée sur la "chute des graves", étudia le mouvement du pendule dont il établit l'équation, se servit de ce dernier pour déterminer l'intensité de la pesanteur, et fit de remarquables travaux d'accoustique. A peu près au même moment, le Père RICCIOLI, en Italie, établissait avec GRIMALDI, la carte de la Lune, et un peu plus tard, Athanasius KIRCHER établit une grammaire de la langue copte qui fait encore autorité, même si ses tentatives de déchiffrement des hiéroglyphes demeurèrent sans lendemain, car viciées dès le début par des présupposés erronés. Comment ne pas parler de Matteo RICCI et des Jésuites établis en Chine qui étudièrent l'un, la langue chinoise (l'Institut Matteo RICCI a publié il y a quelques années un dictionnaire chinois qui renferme 144.000 idéogrammes, une somme scientifique considérable !), les autres développèrent auprès de l'Empereur des connaissances astronomiques remarquables et créèrent à PÉKIN un observatoire. Plus près de nous, un jésuite, TEILHARD de CHARDIN fut d'abord un paléontologue de haute volée, avant de développer sa théorie sur la convergence de l'évolution, de la matière vers l'esprit et le point oméga. Il faudrait parler du Père WIEGER qui, en Chine, recueillit nombre de documents littéraires chinois qu'il publia au début du vingtième siècle (j'en possède une grande partie dans ma bibliothèque). Il faut rappeler que c'est le chanoine Georges LEMAIRE qui, le premier, deux ans avant HUBBLE, exposa la théorie du Big Bang. Il était professeur d'astrophysique et de physique à l'Université de LOUVAIN. Dire que l'Église s'est désintéressée de la science ou a été contre me paraît expéditif.
Cet exposé n'est pas exhaustif, on s'en doute. Il est destiné à montrer à mon frère que sa critique sur l'obscurantisme de l'Église et son refus de la science est sans doute un peu trop globale (même s'il est vrai que la théorie héliocentrique du chanoine COPERNIC fut dans un premier temps condamnée par le pape Paul VI comme contraire aux écritures, et qu'elle eût été reprise par GALILÉE avec la condamnation que l'on sait).
Il a fallu attendre la publication d'une encyclique remarquable (Divino afflante spiritu), par Pie XII, pendant seconde guerre mondiale (1943), pour comprendre la raison profonde ces condamnations qui ont bien existé et qui nous offusquent. Relative aux genres littéraires dans l'écriture sainte, cette encyclique libérait les exégètes du carcan de l'historicité de textes manifestement mythiques ou symboliques, comme celui de la Genèse. Elle venait en son temps et a fait faire à l'exégèse des progrès considérables.
Une comparaison fera comprendre combien il est dangereux de juger avec notre oeil moderne des situations historiquement situées. Tout le monde se souvient des travaux de PASTEUR. Il a fallu à ce grand savant une sagacité extraordinaire pour démonter l'inanité de la théorie de la génération spontanée, à laquelle pourtant des savants comme VAN HELMONT, Justus LIEBIG, ou BECHAMP avaient cru ou croyaient dur comme fer. On en rit aujourd'hui ! Mais on se battit à coup de cannes à l'Académie des Sciences sur cette question là ! Dira-t-on que LIEBIG, un immense chimiste, est un nul ? Dira-t-on que VAN HELMONT, qui attribuait à la fermentation des grains associés à une chemise salle, le tout comprimé dans un récipient, l'apparition des souris, lui qui découvrit le gaz carbonique, distingua les divers gaz constituant l'air, et prouva le rôle des sucs gastriques dans la digestion, oui, dira-t-on qu'il était un demeuré ? Quant à BECHAMP, qui fit de remarquables travaux sur le cycle de l'azote, était-il un obscurantiste ? Si l'on veut comprendre une époque, il me semble qu'il faut d'abord écouter ce que cette époque dit d'elle même. Ainsi il nous devient possible de comprendre des points de vue qui, selon nos critères actuels, sont enfantins, ridicules, insupportables ou absurdes.
On peut, pour terminer, signaler que l'Église catholique, en la personne de Jean-Paul II, a fait un remarquable retour sur elle-même, en déclarant infondée la condamnation de Galilée, et en faisant repentance pour son erreur de jugement. Plus au Ciel que toutes les institutions qui ont porté des condamnations erronées fassent une telle démarche ! On en est loin.