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mardi 16 octobre 2018

Mardi 16 octobre 2018. Mes chroniques. Entourloupes et pieds de nez.


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MES CHRONIQUES.
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CHRONIQUE DU MONDE COMME IL VA.
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Une sénatrice, dont je soupçonne qu’elle est une très grande amie de l’Église catholique, madame ROSSIGNOL pour la nommer, demande qu’une enquête parlementaire soit diligentée sur la pédophilie du clergé de l’Église catholique. Je souscris entièrement à l’initiative de cet oiseau qui, en général, chante au crépuscule. Mais pourquoi se limiter au clergé catholique ? Pourquoi ne pas l’étendre aux pasteurs, aux rabbins, aux imams, aux instituteurs, aux responsables des clubs de sport ou des piscines ? Oui, pourquoi ? Je vais vous répondre. Cette cible privilégiée est celle de la franc-maçonnerie et je soupçonne l’oiseau du crépuscule de faire partie de cette engeance ; ensuite, le bel oiseau coopère au programme que Satan s’est fixé, et que rapportent les familiers de Léon XIII : dans une vision extatique, Léon XIII a entendu Satan demander à Dieu un siècle pour détruire l’Église, et un surcroît de puissance pour parvenir à ses fins, ce que le Créateur lui a accordé. Enfin et surtout, une telle initiative permet de détourner l’attention de nos compatriotes du réel et des vrais problèmes du moment, ce qui permet en retour aux pouvoirs publics et aux assemblées parlementaires de ne point enquêter sur les tournantes ignobles qui se déroulent dans les caves des HLM, dans ces banlieues où par ailleurs, des bandes ethniques d’Africains, de Maghrébins et d’Orientaux se battent à coups de barres de fer et s’entre-tuent, ou agressent les policiers.

Et toujours des « jeunes », un « adolescents ». Quelle pudeur de rosière !

Les grands médias n’en parlent pas trop.
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CHRONIQUE DE LA CRISE DANS L’ÉGLISE.
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Une parole de vérité de la part d’un prêtre. Il rappelle la beauté de la vertu de chasteté, la nécessité de l’ascèse et celle de dire la vérité, c’est-à-dire, déjà de la voir en face.
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CHRONIQUE DES CINGLÉS.
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Celui-là n’est pas poursuivi pour incitation à la haine raciale, qu’il prêche cependant régulièrement et depuis longtemps.

La profanation du sacré par l’art contemporain (enfin ce qui se présente comme art, et qui n'est que la traduction d'une imposture d'origine purement financière et spéculatrive : Cf. le tableau autodétruit de BANSKY, qui s'est vendu plus d'un million d'euros et a pris encore plus de "valeur" après son autodestruction).
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CHRONIQUE DE L’EUROPE A LA SAUCE EUROPÉISTE.
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On est très heureux de savoir que par ces fortes paroles verbales, le parlement européen nous veut du bien.
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CHRONIQUE DU RENOUVEAU DU BON SENS ET PIED-DE-NEZ À MESDAMES ROSSIGNOL ET SCHIAPPA.
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Un des article de la Fondation Novae Terrae, publiés sous le titre régulier de Novae epistulae.
Je vous invite à vous inscrire pour recevoir ces informations tout à fait remarquables à
Fondation Novae Terrae.
Siège : 6 via San Vito
Milano,
Bureau : 101 via San Giuseppe
21047 SARONNO
VARESE.
Italie

"De nouveaux rebelles luttent pour le mariage.
Les premiers signes du retour à ce bon sens-là qui paraissait perdu à jamais pendant les dernières décennies sont clairs, malgré un long chemin qui paraissait perdu à jamais et beaucoup d’efforts de la part de chacun d’entre nous sont nécessaires et indispensables.
À l’horizon on voit les premiers signes de fatigue envers une société fondée sur le sexe, l’argent et le pouvoir. Les jeunes générations ne sont plus disponibles pour suivre la vague de la consommation et de l’irresponsabilité.
Aux USA ainsi qu’au Royaume-Uni, dans les dernières semaines, deux recherches très significatives ont été publiées et ont démontré comment les jeunes générations sont beaucoup plus fidèles au mariage et moins enclines au divorce.
[…].
 L’étude américaine démontre que les citoyens américains de moins de 45 ans ont trouvé un mode de vie pour se révolter contre leurs parents, affirmant la volonté de rester mariés et de ne pas divorcer.
Les jeunes du millénaire veulent rester mariés, le divorce s’est réduit de 18 % aux USA de 2008 à 2016. En même temps, alors que les personnes plus âgées continuent de divorcer et divorcer même plus d’une fois dans leur vie, les jeunes montrent un attachement particulier pour le mariage et la famille (Bowling Green State University).
Le même phénomène a été enregistré par une étude anglaise, récemment publiée. Une recherche conduite par la Marriage Founation met en évidence une diminution de 15 % du divorce en Angleterre pendant les 10 dernières années, et une baisse encore plus grande (39 %) chez les jeunes qui sont mariés et ont une famille depuis 5 ans.
Une conscience toute nouvelle de l’importance et de la responsabilité du mariage croît dans le monde. C’est un défi ouvert pour la mentalité consommatrice et la compréhension des relations personnelles et affectives."
Pour des raisons linguistiques, j’ai été amené à modifier un peu la traduction française envoyée par Terrae Novae, du texte publié sans doute et d’abord en italien.

jeudi 27 septembre 2018

Mercredi 26. Nouvelles du pari bénédictin. En l'honneur de l'homme, non à la PMA


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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LE COMBAT NE FAIT QUE COMMENCER.
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Le parieur bénédictin n’a pas vocation à maudire, mais il a celle de défendre la vérité sur l’homme, vérité dont Jésus, Fils de Dieu, est le Maître.
Faisant fi de l’opinion majoritaire des Français qui ont pris soin de participer aux États Généraux de la Bioéthique, le Comité consultatif national d’éthique a donné un avis favorable à l’ouverture de la PMA pour les couples de lesbiennes ou les femmes seules. Il s’agit là d’un défi insupportable à la démocratie, mais le parieur n’est pas démocrate ni anti-démocrate, il est pour défendre la loi naturelle (qui n’est pas comme on le croit la loi de la nature), laquelle est inscrite dans le Bible parce qu’elle est vraie.
Il convient de dénoncer ici avec vigueur les exigences d’une minorité, très puissante il est vrai, celle des LGBT, qui entend exiger de la loi politique des droits que ne connaît ni la loi naturelle, ni la loi de la nature. Il y a dans la communauté des lesbiennes des femmes qui sur un ton hystérique réclame le droit d’avoir un enfant, non pas pour l’enfant lui-même (lequel est un don et non un droit) pour être « comme les autres » tout en réclamant qu’on reconnaisse leurs différences ; je les leur reconnais sans aucune difficulté et l’une d’elle est précisément l’impossibilité de concevoir un enfant par l’exercice d’une sexualité humaine, laquelle inclut l’union d’un homme et d’une femme.
Il convient d’aborder la question de deux manières, ce que nous allons faire. La première consiste à la prendre sur un plan purement humain, si possible teinté d’humour ; la seconde sur un plan spirituel.
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UN AVERTISSEMENT PROPHÉTIQUE.
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"Et lorsque les nouvelles sanctions qu’il aura exigées seront votées, ce n’est plus seulement l’expression de ce qui déplaît dont il réclamera la répression accrue, mais même sa manifestation potentielle ou virtuelle. Ainsi se constituera un nouveau délit non prévu par ORWELL : le crime d’arrière-pensée (ou de sous-pensée, ou de non-pensée, ou de pensée in statu nascendi). L’annonce de cette répression nouvelle et prévisible réjouit les belles âmes officielles, et on pu lire dans Le Monde un éditorial où, après quelques hypocrites bouffonneries (« Trop de loi tue peut-être la loi, comme le dit l’adage. Mais dans notre société — même si l’on peut regretter cette dérive légaliste —, sans doute faut-il un texte pour arrêter le sexisme ordinaire, celui qui fait mal et peut tuer », etc.), le colombanesque COLOMBANI s’empressait de désigner à la vengeance un journaliste de province coupable d’avoir parlé de « lynchage » ou d’« Inquisition » à propos de cette croisade contre l’homophobie. Et était aisé de supposer que ce Basile de mélodrame regrettait que l’on ne puisse encore le faire promptement traîner devant un tribunal.
"Chez les plus logiques des communautaristes, la persécution emprunte d’ores et déjà les voies du principe de précaution, et implique qu’on abatte tout le troupeau avant même qu’il ait fait la preuve de sa nocivité : pourquoi se gêneraient-ils puisque les ministres se couchent devant eux et s’empressent de transposer en mesures législatives leur délire ? Bien d’autres maîtres chanteurs également groupés en associations de malfaisance patentée, piaffent déjà derrière la porte."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Quatrième tirage.
Chapitre Les Nouveaux actionnairess. (Page 174.)
Les Belles Lettres. Paris, 2010.
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SUR L’AMOUR.
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"Le XVIIIe siècle de VOLTAIRE a fait subir au mot « amour » les plus hideuses déformations, allant jusqu’à plaquer son nom sur les pratiques les plus déshonorantes, et le masque de velours que l’on portait volontiers dans les « fêtes galantes » ne dissimulait pas un visage, mais une tête de mort.
"La philosophie libertine du siècle nie l’image de Dieu qui est dans l’homme, et elle s’évertue à prouver que cette image n’existe pas en exaspérant la sensualité avec froideur et minutie, jusqu’au point où elle rejoint très exactement celle du Romain consultant, avec un ignoble frisson, les entrailles du chrétien répandues par la griffe des bêtes sur le sable du cirque. La littérature érotique de la fin du XVIIIe fait encore l’admiration des petits maîtres d’aujourd’hui, qui épuisent les faibles ressources de leur art à composer des romans dont les personnages, réduits à leurs fonctions animales, disparaissent de page en page et ne laisseront jamais un nom dans aucune mémoire."
In
André FROSSARD.
Dieu en questions. Chapitre Que peut-on dire de l'amour ? (Pages 128 et 129)
Desclée de Brouwer ; Stock/Laurence Pernoud, Paris, 1990.
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COMMENTAIRES.
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Le pitoyable Comité dit d’éthique n’est qu’un misérable cache-sexe de l’esprit dit de Progrès dont le seul but, la seule idée fixe est d’abolir la barrière qui sépare l’homme de l’animal. Les brutalités des Végans, des antispécistes, les arguments captieux des « philosophes » colombanesques en faveur des mesures prises par ce fameux Comité, tout cela sonne la fin de l’homme, tout cela ne vise qu’à lui faire oublier qu’il est fait à l’image et à la ressemblance de Dieu. Et c’est la raison pour laquelle un parieur bénédictin, un chrétien, ne peut considérer que la PMA, (pratique qui consiste à féconder in vitro  des ovocytes avec des spermatozoïdes d’un donneur anonyme puis à réimplanter des œufs dans le sein d’une femme qui peut être n’importe qui) n’est pas conforme au plan de bonheur de Dieu pour l’homme. C’est au nom de leur dignité inaliénable qu’il convient de refuser à des femmes qui désirent un enfant sans avoir recours à la sexualité humaine habituelle, la pratique de la PMA. Il convient aussi de comprendre que ces femmes peuvent souffrir de ne pouvoir épanouir leur désir de maternité, mais il convient aussi de voir que ce désir est tournée vers leur personne et non pas vers l’enfant qui a besoin d’un père comme d’une mère.
Si monsieur MACRON prend le risque de faire voter une loi dans le sens voulu par les LGBT, les francs-maçons et les anticléricaux de tous poils, il aura devant lui une opposition décidée. Il le sait. Espérons qu’il n’ira pas jusque là ! 

dimanche 18 septembre 2016

18 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Marx et la nostalgie des temps passés

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La bourgeoisie a joué dans l’histoire un rôle éminemment révolutionnaire. Partout où elle a conquis le pouvoir, elle a détruit les relations féodales, patriarcales et idylliques. Tous les liens qui unissent l’homme féodal à ses supérieurs naturels, elle les a brisés sans pitié pour ne laisser subsister d’autre bien [lire lien] entre l’homme et l’homme, que le froid intérêt, les dures exigences du paiement comptant. Elle a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite-bourgeoise, dans les eaux glacées du calcul égoïste."
Karl MARX, cité par
Philippe de VILLIERS.
Le moment est venu de dire ce que j’ai vu.
Albin Michel, Paris, 2015, p. 89.
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2. COMMENTAIRES.
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Je reviendrai sur le livre de Philippe de VILLIERS qui non seulement est écrit dans une langue superbe, mais encore exécute symboliquement et justement avec une élégance aussi rationnelle qu’aristocratique, ― comme le firent jadis vis-à-vis de nombre de leurs compatriotes, mais injustement les révolutionnaires aux dégouttant de sang ―, ceux de nos hommes politiques, de nos journalistes, de nos prétendues élites qui ont conduit notre malheureuse patrie là où elle en est.
Revenons à la citation de MARX. Elle est intéressante, dans la mesure où ce dernier reconnaît de la valeur à l’extase religieuse, à l’enthousiasme chevaleresque, aux relations féodales, patriarcales et idylliques. Remarquons avec lui, qu’en détruisant les corps intermédiaires en tant que société politique, l’affreuse bourgeoisie révolutionnaire nous a progressivement conduit à la mondialisation, à la financiarisation de la vie économique, à la réduction de la vie humaine aux seuls échanges matériels, et à la naissance de la lutte des classes. Il semble bien, là, que MARX exprime un certain regret d’une société détruit par un clan d’hommes cupides, immoraux, amoraux, ne tenant pour rien la dimension spirituelle de la vie humaine et qu'il justifie ainsi sa théorie.
Notez aussi que nos gouvernants illustrent point par point l’achèvement de la destruction de tous les liens qui donnent du prix à l’existence humaine. Les relations féodales, quoi qu’on en dise, n’ont pas disparu dans l’épaisseur de la société. Jadis, une puissante lignée pouvait accorder sa protection à des vassaux et aux peuples e son domaine, dans une relation fondée sur la confiance. Certes, ces relations ne furent pas toujours exemplaires, mais un noble qui dérogeait au code de l’honneur gouvernant sa classe en était banni. Il n'avait pas le droit de s'adonner à des activités industrielles ou marchandes. Sinon, il dérogeait. Aujourd'hui, par exemple, on peut être député et condamné à de la prison ferme, en assistant aux séances de l'Assemblée Nationale, équipé d'un bracelet électronique. Les féodalités sont bannies ? Mais alors pourquoi parle-t-on du fief de madame AUBRY ou de monsieur MONTEBOURG, ou de madame ROYALE ? Pourquoi parle-t-on des barons du socialisme ? De l’inféodation d’un haut fonctionnaire à tel ou tel parti, dans le seul but de servir sa carrière ? Les relations patriarcales sont en effet détruites avec la destruction voulue et programmée de la famille (ces relations n'impliquaient pas que l'homme fût supérieur à la femme : cette supériorité est née avec le Code Napoléon), et les lois sociétales qui ne servent que des intérêts économiques. Ne parlons pas des relations idylliques, nous dirions amoureuses, qui de nos jours ont laissé la place à la sexualité sans amour et au vagabondage affectif.
Cette invasion de la vie sociale et politique par la bourgeoisie si bien décrite par MARX est illustrée par des hommes comme Emmanuel MACRON, Jacques ATTALI, Alain MINC, ou encore le richissime Pierre BERGE. Ne parlons pas des journalistes… Il y en a de trop pour que les nomme dans la liste des menteurs, des misérables ou encore et surtout, des aveugles. Demain, je reviendrai sur le chapitre que Philippe de VILLIERS consacre à l’émission L’heure de vérité où l’ignoble (au sens étymologique) Ivan LEVAI a tenté d’asperger notre auteur de ses préjugés excrémentiels, de ses courtes vues, de son manque de profondeur. Homme bien né, Philippe de VILLIERS ne lui a pas flanqué son poing dans la figure. Personnellement je n’aurais pas hésité car j'ai la tête près du bonnet. Nous n’avons pas besoin de ces gens intellectuellement malhonnêtes et il est bon de relayer dans les chaumières l’idée que nous préférons le dialogue courtois à la hargne idéologique et que nous avons à nous défendre contre ces vipères.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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La République invente les gaz toxiques (du site Breizh info).


J'avais déjà signalé la chose, très bien documentée par Reynald SECHER dans son livre Vendée Vengé (sic)

Il ne s’appelait pas Aylan (du site Observatoire de la christinaophobie).



JUNCKER s’en fout ! Il poursuit les négociations. 

C’est tout simplement l’homme qu’il convient d’éjecter de l’Europe à grands coups de pieds dans le derrière !





Image de la manifestation du 24 mars 2013, où, selon BOUCAULT le sinistre, il y avait 250 000 personnes... J’y étais : on était deux ou trois, tout au plus, comme l'atteste cette photo !

Rendez-vous à PARIS le 16 octobre pour une nouvelle manifestation. Les médias s'efforcent de nous faire croire qu'il y aura peu de monde. A nous de leur montrer qu'ils sont tort.

dimanche 14 avril 2013

L'affaire...

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Les langues indo-européennes possèdent trois verbes de modalité qui permettent de donner à l'action que notifie tel ou tel verbe, une coloration de devoir, de vouloir, ou de pouvoir. La distinction est utile pour le sujet qui nous intéresse.
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Les partisans du mariage homosexuel, (outre une revendication imbécile de l'égalité des droits qui nie l'altérité des sexes), avancent un argument qui mérite d'être examiné de près : le mariage homosexuel donnera à des paires homosexuelles qui désirent contracter une telle union, les droits civils qui découlent d'un tel acte, notamment en matière de succession, ou d'autorité parentale pour celles de ces paires qui, à l'heure actuelle et pour l'instant, élèvent de fait des enfants, issus d'une union hétérosexuelle antérieure, d'adoption, ou de tout autre moyen (pour l'instant interdit) comme la procréation médicalement assistée ou la gestation pour autrui. (Incidemment si l'une des postulantes à une de ces méthodes voulait utiliser les gamètes de monsieur FILOCHE, c'est râpé. Ce notable socialiste se vante en effet d'avoir donné son sperme à une femme vivant en paire homosexuelle pour lui permettre de procréer. Et quand je dis "se vante", je n'invente pas.) Donc, c'est le mariage qui crée ces droits.
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Revenons à la situation de monsieur HOLLANDE. Il vit publiquement et notoirement avec madame TRIERWEILER. Il n'est pas marié. Le doit-il ? Le bon sens, à l'évidence, indique que ce serait bien. Le veut-il ? C'est une autre affaire ? Le peut-il ? est une question encore plus compliquée.
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Je reprends ici un billet publié par FLASHTABLE (http://h16free.com/2013/04/11/22573-francois-hollande-veut-moraliser-la-politique-quil-montre-lexemple) et qui m'a été transmis par Philippe. Je n'ai pas pu trouver davantage de précisions sur l'auteur de ce texte, et je le  prie d'excuser mon audace si je l'utilise sans mentionner son nom : J'utilise une police différente pour bien marquer que ce texte n'est pas de moi. Je mets en rouge les expressions que je n'approuve pas, pour des raisons de courtoisie.

"Si on lui avait dit, au brave François, qu’il n’aurait pas un quinquennat facile, il aurait, peut-être, hésité, mais il serait resté en lice. Si on lui avait dit qu’il affronterait une crise financière et économique, il aurait froncé les sourcils, mais il aurait maintenu sa candidature. Si on lui avait expliqué qu’il aurait à se taper des ministres consternant de bêtises ou, pire, corrompus et menteurs jusqu’à l’os, il aurait simplement haussé les épaules, jusqu’à ce qu’on lui explique qu’en plus, ils se feraient gauler. Là, le brave François aurait soupiré en prenant conscience de l’ampleur des difficultés à venir. Mais il aurait tenu bon. Si on lui avait dit, cependant, que pour sauver son quinquennat, il lui faudrait impérativement se marier à Valérie Trierweiler ou, au moins, se pacser, il est probable qu’il aurait lâché l’affaire [...]

Tout commence il y a presque un mois avec la plainte d’un certain Xavier Kemlin, le 14 mars dernier. Contrepoints en avait relaté les principaux tenants & aboutissants : en substance, le bouillant défenseur de petits actionnaires a jugé scandaleux que Valérie Trierweiler, la Première Dame / Copine / Maîtresse de Hollande puisse bénéficier des largesses de la République puisqu’elle se fait loger, nourrir, entretenir, payer son personnel et ses déplacements alors qu’elle n’a aucun lien juridique ni avec François Hollande, ni avec le peuple français des les poches duquel elle tape en toute décontraction.

Bien évidemment, à la suite de cette plainte, la presse s’était à la fois faite relativement discrète, et, pour les quelques articles qui en parlaient, relatait l’affaire sur un ton goguenard ou mi-interrogatif, mi-amusé tant l’incongruité de la plainte semblait évident : allons, voyons, s’attaquer ainsi à l’évidente Première Dame du pays, c’est trop gros, ça ne passera pas !

Seulement voilà : la plainte est bien enregistrée, et il faudra l’instruire. Peut-être les juges auront-ils envie, comme tant d’autres Français, d’une Première Dame éventuellement potiche mais pas postiche ? En tout cas, peu importe puisque la procédure est en marche. D’autant que sur le plan pénal, il n’y a pas trop de doute : si Valérie Trierweiler n’est ni pacsée, ni mariée à Hollande, elle n’est pas non plus élue ni chargée d’une mission officielle et ne peut donc en aucun cas bénéficier, par exemple, d’une équipe permanente de six « experts » autour d’elle à l’Élysée chargés de sa « communication ».

Et si donc Trierweiler est bel et bien reconnue comme une simple maîtresse de Hollande, elle a de fait participé à des détournements de fonds publics à des fins personnelles. Inutile de dire que les peines prévues sont incompatibles avec le protocole ; même un aménagement substantiel des horaires de parloir à la Santé n’y pourront rien changer. Et puis, tout ceci n’est guère synchrone avec l’idée qu’on peut se faire d’une république irréprochable ou d’une quelconque moralisation de la vie politique en France.

Zut et zut.

Bien sûr, on pourra objecter que tout porte à croire que nos deux amants roucoulant ensemble depuis quelques temps déjà, et que ce fait était connu de tous avant même le début de la campagne présidentielle, on assiste à un concubinage notoire. François vit à la colle avec Valérie, et après tout, pourquoi pas, hein ? Le mariage, c’est pour tous, sauf eux et n’en parlons plus.

Sauf qu’alors, on se retrouve dans une panade encore bien pire puisque ce concubinage, ayant officiellement commencé avant la campagne présidentielle, imposait au président de déclarer un patrimoine un peu différent de celui qu’il nous présenta en 2012 (de 1.17 millions d’euros) et qui n’arrivait donc qu’un peu en dessous des 1.3 millions d’euros fatidiques déclencheurs de l’ISF. Au passage, on ne s’étonnera pas que ne figure pas, dans le patrimoine en question, la SCI (astucieusement nommée « La sapinière » et inscrite au RCS Paris D 377 552 955), dont le capital serait d’un peu plus de 900.000 euros (tout est ici), puisque notre président a clairement prétendu s’en être débarrassé suite à la séparation d’avec sa précédente copine / maîtresse / compagne. Mais sans même aller détailler la fameuse (fumeuse ?) déclaration de patrimoine du président, il faut bien admettre que concubins notoires, François & Valérie auraient dû commun qui aurait largement dépassé les sommes indiquées, Valérie n’étant pas ce qu’on peut appeler de la classe populaire. Et une déclaration de patrimoine farfelue, lors d’une élection présidentielle, ne sera pas camouflée par une volée de petits bisous républicains : normalement, si la faute est caractérisée et le candidat condamné, cela équivaut à l’annulation de la présidentielle et l’inéligibilité de François.

On peut tortiller les choses comme on veut, mais tout ceci se résume à deux chose :

Soit Trierweiler n’a pas de lien juridique avec Hollande et dans ce cas, elle doit payer pour ses frais et rembourser ceux qu’elle a déjà fait, le contribuable n’ayant pas a servir de tiroir caisse. L’alternative reste bien sûr une bonne condamnation des familles, aussi souhaitable qu’improbable et qui mettrait un peu de piment dans la vie du « couple » élyséen si morne à regarder au demeurant.

Soit Trierweiler est bien la concubine de notre Président des Bisous, et la déclaration de patrimoine de François Hollande est un faux lamentable, ce qui annule son élection et offre un boulevard à un bordel indescriptible qui arriverait à point nommé pour une France complètement désemparée.

Évidemment, on peut compter sur la presse et, plus largement, sur l’establishment pour étouffer tout ceci et n’en faire qu’un petit vaudeville. C’est pourquoi relayer cette information et ses implications est indispensable : après tout, c’est notre président lui-même qui réclame avec son petit air embêté des mesures fortes pour moraliser la vie politique, que diable !

Finalement, qu’il est amusant de regarder cette République ! Elle n’aura pas eu besoin d’une guerre, de terroristes, d’invasions ennemies ou de traitres saboteurs pour s’étioler et mourir. Il lui aura seulement suffi de porter au pinacle une succession d’imbéciles et de parasites."
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Concluons : François HOLLANDE devrait se marier. La réponse pour moi est évidente : Oui, il le devrait. Le veut-il ? Il semblerait que non si l'on suit le raisonnement ci-dessus exposé. Le peut-il (au cas où il le voudrait) ? Rien n'est moins sûr, car nombre de sources soulignent que madame TRIERWEILER n'est pas juridiquement divorcée.
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Alors une question : A quand une loi autorisant la bigamie, voire la polygamie (comme le réclament aujourd'hui certaines musulmans de France ?)
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Ah ! J'allais oublier : manifestation nationale le 26 mai. La Manif pour tous ne baissent pas les bras. Nous ne lâcherons rien. Et ces messieurs auront à payer un prix politique de première grandeur pour avoir négligé d'écouter le peuple. Il ne s'agit pas de sombrer dans la violence, comme cet imbécile d'Harlem DESIR tend à le faire accroire. Mais il ne faut pas non plus pousser à l'exaspération une opinion publique lasse de voir les impôts et le chômage augmenter, lasse de voir des ministres et non des moindres, mentir, lasse de l'autosatisfaction arrogante de ces notables sans culture, sans recul et sans pensée.

jeudi 4 octobre 2012

A mon ami Yves

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Cher Yves,

Nous avons eu une discussion assez vive hier à propos du mariage homosexuel que tu défends au nom de l'égalité des droits. Avant toute chose, je désire te dire que j'admire ta finesse et ton intelligence, et par-dessus tout ta droiture d'esprit.

Commençons donc par le commencement. Nous regardions ensemble un exemplaire du magazine La Vie, et je t'avais fait remarquer que nombre des intervenants (lecteurs écrivant au courrier, ou intervenants dans les articles) faisaient référence (au moins 5 fois pour ce que j'ai pu lire) à l'anthropologie pour justifier leur refus du mariage homosexuel. Avant d'aller plus loin, il me semble important de définir ici l'anthropologie : "C'est, dit l'encyclopédie Wikipedia la branche des sciences qui étudie l'être humain sous tous ses aspects, à la fois physiques (anatomiques, morphologiques, physiologiques, évolutifs) et culturels (socio-religieux, psychologiques, géographiques). Elle tend à définir l'humanité en faisant une synthèse des différentes sciences humaines et naturelles".

Ainsi, dans l'anthropologie, la variable indépendante est l'homme en tant que membre de l'humanité. Les variables dépendantes sont tous les aspects sous lesquels l'être humain est examiné et étudié. Il est très important de faire cette distinction. Si le propre d'une science est de découvrir sous la multiplicité des apparences les lois qui les gouvernent, alors on peut dire que le but de toute science est la recherche des invariants (transhistoriques et transgéographiques) qui gouvernent la variable indépendante, ici l'homme. Toute la question est donc la suivante : le mariage est-il un invariant de toute société humaine ? A cette question, il semble bien que l'on puisse répondre oui.

Dès lors tout le problème consiste à définir ce qu'est le mariage. Est-ce un contrat ? Est-ce une institution sociale purement inscrite dans l'histoire ? Est-ce une institution qui caractérise la nature humaine et elle-seule, par opposition aux couples souvent transitoires, folâtres, parfois incestueux, qui se forment chez les animaux (les cygnes semblent faire exception à cette règle de la frivolité) ? Est-ce une institution à la fois sociale, inscrite et dans l'histoire et dans la nature humaine, et dans ce cas, n'est-elle pas destinée à inscrire tout être humain dans un lignage de façon à le rassurer quant à ses origines ? N'est-il pas destiné à donner au petit d'homme, le seul de tous les êtres vivants à naître parfaitement démuni, la sécurité durable ? Toute ces questions méritent d'être posées. Il ne suffit pas de prononcer un mot pour désigner une réalité dans sa vérité factuelle.

Comme le dit une lectrice qui commentait mon billet d'hier, pour nombre de nos contemporains, le mariage est la reconnaissance sociale de l'amour que deux êtres se portent l'un à l'autre. Mais c'est une définition restrictive et qui néglige l'un des aspects du mariage qui est la perpétuation de l'espèce humaine dans des conditions qui assurent la plus grande dispersion des gènes et minimise (par la monogamie, forme très fréquente mais non exclusive du mariage) - aux mutations spontanées aléatoires près -, la propagation des maladies génétiques héréditaires.

Pour toi, Yves, le mariage est soumis aux aléas de l'histoire, et il se réduit à cet aspect que je viens de signaler. Pour moi, il est un invariant indispensable au maintien de l'équilibre psychique et génétique de l'espèce humaine. Et cet équilibre est maintenu par les deux composantes qui font qu'un homme et une femme décident de se marier : l'amour de don et le désir sexuel.

En toutes choses, je cherche la vérité factuelle. La fréquentation que je fais comme bénévole à  l'Association Tibériade - elle accueille des personnes séropositives - m'indique à l'évidence que deux êtres de même sexe peuvent éprouver l'un pour l'autre un amour authentique. Il me paraît nécessaire de le reconnaître, de le constater, et je dirai même de le bénir. Faut-il pour autant déclarer que ces personnes sont aptes au mariage ? Je ne le pense pas pour les raisons que je viens de dire. Tu remarqueras que dans la présente analyse je m'appuie autant sur des réalités biologiques (la procréation et la perpétuation de l'espèce) que psycho-sociale, (le droit de l'enfant qui vient de naître à être protégé, sécurisé sur ses origines, qui, quoi que l'on fasse, incluent toujours un homme ET une femme). En somme, le mariage est une structure, ou ensemble de relations non quelconques entre des objets quelonques, et dans ces objets quelconques, il y a un objet mâle et un objet femelle. C'est même une des structures les plus nettes, les plus tranchées qui se puissent rencontrer en ce bas monde.

La suite demain.  

mercredi 4 juin 2008

Antigone contre Créon

La tempête souffle sur les médias et le monde politique, de droite ou de gôôôôche, après la décision qu'a prise un Tribunal de Lille d'annuler un mariage, pour motif d'erreur substantielle. On rappelle, mais qui ne le sait, qu'il s'agissait, à la demande conjointe des deux époux, de déclarer nulle cette union, car l'épouse reconnaissait avoir menti, en n'ayant pas dit à son futur, avant le mariage, qu'elle n'était plus vierge.

Il me semble que tout le monde, responsables politiques, journalistes, comme simples citoyens, peut tomber d'accord sur un point essentiel : le consentement au mariage doit être libre et éclairé. La question est donc la suivante : monsieur X... qui a demandé l'annulation se serait-il marié s'il avait su que sa fiancée n'était plus vierge ? Nous n'avons pas à nous poser la question de la sincérité ou de l'opportunisme du requérant ; nous avons, en droit strict, et dans le droit fil du bon sens, à nous poser seulement la question de la validité d'un engagement pris en ignorance de causes.

Pour mieux comprendre ce que signifie cette question, changeons en l'un des termes. Si au lieu de virginité, il s'était agi de séropositivité, ou de l'existence de troubles mentaux ou d'une maladie génétique ou de stérilité (connue de la jeune femme et diagnostiquée), aurions-nous réagi de la même manière ? Mentir sur ce sujet eût paru sans doute être un mensonge tel qu'il aurait justifié la nullité. La question qui vient donc après est la suivante : pourquoi la virginité aurait-elle un statut différent de la maladie, alors qu'elle relève d'une dimension tout aussi importante, la sexualité, que celle du corps malade.

Madame Rachida DATI, une femme absolument remarquable, et critiquée de tous côtés, sans doute parce qu'aux médiocres et aux envieux(ses ! ) elle fait de l'ombre, aussi bien par son élégance naturelle que par ses compétences, avait d'abord soutenu la décision du juge. Mais à sa demande, sous la pression des médias et de l'opinion, le procureur de Lille a interjeté appel, mardi 3 juin, du jugement du tribunal de grande instance. L'annonce de l'annulation de ce mariage a provoqué une vive émotion, notamment parmi les défenseurs des droits des femmes.
Que dit la chancellerie pour justifier ce revirement : "L'annulation d'un mariage par le tribunal de grande instance de Lille a provoqué un vif débat de société. Cette affaire privée dépasse la relation entre deux personnes et concerne l'ensemble des citoyens de notre pays, et notamment les femmes".
A mon grand regret, je suis obligé de dire, de redire, et d'affirmer que cette affaire relève de l'intimité des époux et de leur conscience, et non d'une affaire de société. Les belles consciences ne s'offusquent point de voir dans le métro, de plus en plus nombreuses, des femmes emprisonnées dans des robes noires qui leur tombent aux chevilles quand elles ne couvrent pas leurs chaussures, et dont les yeux sont à peine visibles tant ils sont coincés entre un bandeau frontal et une sorte de masque qui ne laisse deviner que le nez. On peut imaginer deux et même trois explications à ce qui nous paraît une extravagance qui fait violence à la féminité : (a) la contrainte familiale ; (b) le poids de la tradition ; (c) l'assentiment personnel. Est-ce à nous de juger ? Oui, si la preuve est faite qu'il y a violence. Non dans le cas contraire. C'est bien là tout le problème. L'état n'a pas à intervenir par la Loi dans le domaine privé.

Pour Jules, pseudonyme d'un juriste blogueur, le problème n'est pas aussi simple. "Le droit ne dit pas quelles sont les qualités que doit réunir une personne pour faire un(e) bon(ne) époux(-se). Il se contente d'apprécier, concrètement, quelles qualités ont déterminé le choix concret d'une personne. (...) L'appréciation des 'qualités essentielles', donc, est subjective", explique-t-il.
En ce sens, la position du TGI de Lille "témoigne d'un grand libéralisme", du point de vue de Jules. "Un tel libéralisme est-il supportable ? s'interroge-t-il. Car laisser l'individu maître de ses critères maritaux peut conduire à tenir compte d'éléments de la personne que le droit sanctionne par ailleurs. Ainsi, pour aller au plus brutal, de l'appartenance vraie ou supposée à une race, une ethnie ou une religion."
Sur ce point-là, la jurisprudence semble encore être flottante. Une décision du TGI du Mans, citée par Jules, avait ainsi établi une liste de qualités qui ne devaient pas apparaître comme essentielles, comme la race et... la virginité. "On voit bien là que le droit hésite entre une conception classique du mariage soumis aux impératifs de la société et la tendance (post-) moderne, qui est de le livrer à l'empire des aspirations individuelles".
Selon moi, cette dernière décision fait litière de ce que j'appelle le consentement libre et éclairé et le commentaire de Jules, dans sa référence à l'empire des aspirations individuelles propre au post-modernisme, est inappropriée : en effet, si la situation concrète d'un ou d'une future est tue, et que, connue de l'autre partie, elle eût entraîné la rupture des fiançailles, il y a "ruse et dol" et "erreur substantielle sur la personne". Je conviens que la preuve d'un tel état d'esprit est difficile à apporter, mais non point impossible. Que messieurs les députés s'occupent de leurs oignons et non point des choix de conscience de leurs concitoyens. Qu'ils continuent ainsi, et nous allons droit à la tyrannie du politiquement correct, et du totalitarisme.
C'est une grande conquête des Grecs, et non point des tendances (post-) modernes : les droits de la conscience sont supérieurs à ceux du tyran, quand, ils demandent à s'exercer dans le respect des choix de conscience d'autrui et qu'ils ne lèsent pas celui-ci. Antigone aura toujours raison contre Créon.

lundi 2 juin 2008

A droite aussi, on pense faux

Je suis scandalisé, le mot est faible. Madame BACHELOT, ministre du gouvernement de monsieur FILLON a donné pour une télévision, une interview dans laquelle elle exprimait sa vive désapprobation du jugement rendu sur la nullité du mariage entre deux époux de confession musulmane. Madame BACHELOT demandait que le législateur, rien de moins, prenne position sur le problème. Critiquer une décision de justice, rendue en conformité avec la loi me paraît être une mauvaise action.
Il faut redire que la demande de nullité a été faite conjointement par les deux époux, parfaitement d'accord sur ce point, que le jugement a été rendu non point pour le défaut de virginité de l'épouse, mais en raison de son mensonge. (Elle n'en disconvient pas du reste, ce qui laisse penser que le mariage avait peut-être été arrangé par les familles, sans trop demander leur avis aux intéressés). La réaction de madame BACHELOT repose sur l'idée qu'il n'est pas normal qu'un futur époux exige de sa promise qu'elle soit restée vierge. Ceci revient à dire que, pour madame BACHELOT, la virginité préconjugale n'est pas une valeur en soi et que les futurs n'ont rien à exiger l'un de l'autre en cette matière. Cela est vrai si les deux jugent les écarts préconjugaux de nulle importance. Mais madame BACHELOT estime que l'activité sexuelle est une activité comme une autre, en quelque sorte un sport plaisant et sans grande conséquence POUR L'AUTRE, puisqu'il est possible aujourd'hui de disjoindre le plaisir de la procréation. Cette opacité intellectuelle et morale est indigne d'une femme de culture. Et il faut que madame BACHELOT, et toutes les belles consciences de gôôôôche avec elle, acceptent le fait que pour certains, une tromperie sur la virginité préconjugale est une tromperie essentielle qui ne permet pas le libre exercice d'un consentement éclairé. On a le droit de tenir à certaines valeurs et de choisir son époux ou son épouse en fonction de l'adhésion qu'il leur apporte. Et chacun doit pouvoir se déterminer comme il le juge en conscience, même et surtout si ce n'est pas dans l'air du temps.
Fallait-il préférer engager une longue procédure de divorce dans le cas qui suscite l'ire du ministre ? Je n'en suis pas bien sûr. A force de considérer que tout se vaut, on en finira à accepter tout et n'importe quoi en un domaine si important, et pour la personne et pour la société. Madame BACHELOT est un esprit faux et je la soupçonne aussi d'être un peu démagogue. Cela fait des voix, mais cela ne fait pas un avenir.