mardi 6 décembre 2011

D'un ami de Poitiers

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Un ami de POITIERS m'envoie ce document qui me semble se passer de commentaires. Je dois toutefois souligner (a) que je n'ai pas vérifié l'authenticité de ces données ; (b) qu'il ne me paraît pas honteux d'utiliser les facilités que la loi offrent aux citoyens ; (c) que les contradictions entre le dire et le faire relèvent de la plus belle dialectique de papa HEGEL. La création de la SCI remonte à un moment particulier de l'histoire de François HOLLANDE et de Ségolène ROYAL. On connaît la suite. Rien ne prouve que cette société existe encore. Mais elle a bien existé, et pour un capital de 900.000 euros ! C'est beaucoup 900.000 euros.
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SOCIETE CIVILE LA SAPINIERE


RCS Paris D 377 552 955

Renseignements juridiques
Siège social 28 Avenue Duquesne
75007 PARIS 07
SIRET 37755295500025

Forme juridique Société civile immobilière

Capital social 914.694,01 EURO
Code activité 702C - Location d'autres biens immobiliers
Immatriculation 04-04-1990
Nationalité France

Dirigeant(s)
Gérant M. HOLLANDE Francois
Gérant Mme ROYAL Marie-Segolene

Dépôt légal

24-01-2000 Immatriculation suite à transfert
24-01-2000 Changement de dénomination sociale
24-01-2000 Acte sous seing privé
24-01-2000 PV d'Assemblée
24-01-2000 Statuts mis à jour

"Parmi ceux qui défendent farouchement l'ISF, certains n'hésitent pas, pour s'en affranchir, à monter une SCI dans laquelle ils logent leur appartement de Boulogne, leur appartement situé dans le 7ème à Paris, la propriété de Mougins et la maison de Melle....


Vérifié sur le site « société.com »"

N° de Siren : 37755295500025

SCI LA SAPINIERE au capital de 914 694 EUR

Propriétaire : F. Hollande et M.S. Royale

lundi 5 décembre 2011

Les enfants, avez-vous éteint les Lumières ?

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Il y a quelques mois, j'avais délivré un billet intitulé : "Il est temps d'éteindre les Lumières". Continuant de lire et de réfléchir à ce qui me semble être la plus grande catastrophe de l'histoire intellectuelle de l'Occident, je veux dire les Lumières (Enlightment, Aufklärung, très différents des Lumières françaises), j'ai accumulé depuis lors une masse impressionnante de réflexions dues à des esprits très divers, y compris à des Philosophes des soi-disant Lumières. Il m'est impossible de vous les présenter toutes. Il me suffira de résumer les motifs d'un cheminement qui a commencé il y a bien longtemps, puis de vous citer quelques contributions très éclairantes.
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Dans mon jeune âge, avec l'enthousiasme du jeune chercheur qui embrasse la carrière, j'ai cru à la puissance de la raison, et à sa capacité à introduire un certain ordre dans la société des hommes. J'ai vite déchanté, et bientôt j'ai compris que la raison, loin d'être une servante au service de la vérité, était en réalité une idole à quoi on sacrifiait des vies humaines, des réputations ou des nations. On s'agenouillait devant elle pour mieux se l'annexer et l'instrumentaliser, en un mot pour satisfaire son appétit de pouvoir.
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Allons, commençons.
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De Jeremy RIFKIN (Une nouvelle conscience pour un monde en crise. Vers une civilisation de l'empathie. Éditions Les liens qui libèrent, Paris, 2011).
Après avoir exposé le résultat de diverses expériences de psychophysiologie qui démontrent la fausseté des théories de FREUD sur la nature humaine, et de diverses autres qui montrent que naturellement, le bébé est porté à l'empathie et reconnaît la détresse de l'autre, RIFKIN conclut :
"Si notre conception de la nature humaine et nos idées sur le rôle parental ont radicalement changé au cours de ces dernières années, notre pensée philosophique et politique reste désespérément lente à se mettre au niveau. Nous vivons encore selon les préceptes des Lumières du XVIIIe siècle. Mais nous ne pouvons avoir une nouvelle vision de la nature humaine sans repenser le sens même du parcours humain et, avec lui, nos convictions les plus chères sur ce qui nous paraît important, ce à quoi nous aspirons et la façon dont nous avons choisi de vivre."
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Mise en garde Frédéric II de Prusse à VOLTAIRE, ou un petit bonjour aux horreurs futures de la Révolution :
"Nous connaissons les crimes que le fanatisme de la religion a fait commettre ; gardons-nous d'introduire le fanatisme dans la philosophie."
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Opinion de JOUBERT sur les hommes du XVIIIe siècle :
"Le soleil des esprits n'était plus visible pour eux... Dans cette absence de l'extase, cette vacance la contemplation, ne pouvant plus regarder l'Être, ils s'occupaient du monde."
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Naïveté de DIDEROT (dans un article de l'Encyclopédie).
"La raison est à l'égard du philosophe ce que la grâce est à l'égard du chrétien." "Nous avons foi en la raison."
Augustin COCHIN commente (dans Les sociétés de pensée et la démocratie moderne. Plon, Paris, 1921) : "Ainsi, ce qu'on demande aux frères est moins de servir la raison que d'y croire ; il en est de culte-là comme des autres : c'est la bonne volonté qui sauve."
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Manipulation de d'ALEMBERT (Lettre à Frédéric II).
"Nous remplissons comme nous pouvons les places vacantes à l'Académie française, de la même manière que le festin du père de famille de l'Evangile, avec les estropiés et les boiteux de la littérature."
Augustin COCHIN commente ainsi : "Tel esprit boiteux sera donc admis, s'il est bon philosophe, et tel autre exclu, qui est bien d'aplomb, mais indépendant. Le parti-pris est net, et encourage, vous le savez, un quiétisme de la raison encore plus nuisible à l'intelligence que le quiétisme de la foi à la volonté. Rien ne fait plus de tort au progrès de la raison que son culte : on ne sert plus de ce qu'on adore."
Un tel aveu est effrayant pour ceux qui croient à la probité intellectuelle des élites. Hélas, les choses ne semblent guère avoir changé, dans le domaine politique au moins.
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Et de mon cher, mon très cher Gustave THIBON (dans Parodies et mirages ou la décadence d'un monde chrétien. Notes inédites. Editions du Rocher, Monaco, 2011. Plus je le lis, et plus je regrette que le vigneron-philosophe [un vrai, celui-là] nous ait quittés).
"Quand on fait le désert dans l'homme (ce à quoi le rationalisme et le moralisme s'emploient depuis plusieurs siècles), il ne sert à rien de claironner le retour aux sources. Le suicide de la raison et de la morale est un faux suicide - un ressort de théâtre - après lequel elles ressurgissent sous d'autres noms, parées des dépouilles de cette nature et de cette vie qu'elles ont tuées. C'est toujours l'homme seul avec lui-même... Narcisse brisant son miroir, mais retrouvant dans chaque fragment son image éclatée et déformée."
Je conviens qu'adhérer à ce constat peut paraître troublant de la part d'un type qui ne cesse de parler de morale en politique. Mais THIBON ne parle pas de morale (l'art de l'action pour avoir la vie bonne), mais de moralisme cul-bénissant, fait d'interdits ou d'obligations qui n'ont qu'un lointain rapport avec la charité et l'amour de l'autre, et ressemble fort au culte de son nombril.
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Nous ne sommes pas ou plus des hommes, mais des enfants ou plutôt des ombres d'enfants. Et je m'interroge et puis j'entends au fond de mon coeur une petite voix timide qui me dit : "Les enfants, avez-vous éteint les Lumières ?"
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Un poème qui donne à réfléchir

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Dans le livre dont j'ai récemment parlé, GustaveTHIBON cite le poète Armand ROBIN. Ce texte m'a profondément frappé. J'aime à penser qu'il vous touchera comme il m'a touché. Il donne à réfléchir.

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On supprimera la foi au nom de la lumière, puis on supprimera la lumière...
On supprimera l'âme au nom de la raison, puis on supprimera la raison...
On supprimera la charité au nom de la justice, puis on supprimera la justice...
On supprimera l'esprit de vérité au nom de l'esprit critique, puis on supprimera l'esprit critique...
Au nom de rien, on supprimera l'homme. Il n'y aura plus de nom. Nous y sommes.
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Et THIBON conclut le commentaire qu'il fait de ce poème, par ce constat que fait THOMAS d'AQUIN : "Les choses tirées du néant tendent d'elles-mêmes à retourner au néant". C'est, dit-il, une conséquence du refus de Dieu.
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Dans le second billet que je me propose de délivrer aujourd'hui même, je parlerai des critiques argumentées que des penseurs d'horizons divers font du rationalisme des soi-disant (je ne dis pas prétendues) Lumières. Vous verrez qu'elles affectent la forme d'un éteignoir.
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A tout à l'heure.
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dimanche 4 décembre 2011

La cagnotte...

Maintenant que le Sénat est à gôôôôche, la pureté républicaine est enfin de retour dans notre République. On peut donc penser que les Sénateurs qui incarnent le retour de la morale publique vont changer le cours des choses tel qu'il apparaît dans l'article que m'a transmis un correspondant, un lecteur fidèle de mes billets.
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"Sénat : Une cagnotte de 1,3 milliard d’euros…

Le Sénat a accumulé une cagnotte de 1,3 milliard d’euros, en ne rendant jamais à l’Etat ses excédents budgétaires. En temps de crise, il serait urgent de rembourser cet argent du contribuable.

Le Sénat est assis sur un véritable trésor de guerre.
1,310 milliard d’euros comme trésor de guerre, 1.310 millions d’euros qui dorment tranquillement dans la cagnotte du Sénat, alors que le gouvernement racle les fonds de tiroirs, à la recherche du moindre petit million pour réduire la dette colossale de la France. Cela ressemble à un scandale d’Etat, dont personne ne semble s’émouvoir. Pourtant, en un demi-siècle, les trois cents et quelque sénateurs et les mille deux cents fonctionnaires environ de cette Assemblée, censée être exemplaire, ont « confisqué » dans les faits l’argent du contribuable pour se constituer un très égoïste trésor de guerre.

Comment est-ce possible ? L’origine de cette incroyable et très contestable cagnotte remonte à la Libération. En effet, pendant la guerre de 1939-1945, le régime de Vichy avait supprimé les dotations financières accordées chaque année à l’Assemblée nationale et au Sénat. Les deux Assemblées ont donc connu d’énormes difficultés de fonctionnement jusqu’à la Libération. En 1945, pour se mettre à l’abri de tels désagréments, les deux Assemblées ont décidé de se constituer, dorénavant, un trésor de guerre… totalement injustifié en temps de paix, dans une démocratie apaisée.

Qu’importe : sénateurs de droite, du centre et de gauche ont décidé de ne plus reverser au Trésor public l’argent non dépensé de la dotation gouvernementale qu’ils reçoivent tous les ans. Sous la IIIe République, ces excédents étaient intégralement reversés à l’Etat. C’était la moindre des choses. Mais, après 1945, les parlementaires se sont accordé sans complexes le droit de garder et de gérer les excédents financiers de l’Assemblée nationale et du Sénat, sans avoir à subir le moindre contrôle d’une quelconque autorité administrative.

Une cagnotte qui grossit.

D’année en année, le Sénat a veillé à faire grossir sa « caisse noire », dans l’opacité la plus totale. En effet, le premier rapport public sur l’utilisation du budget du Sénat n’a été publié qu’en 2003. Depuis, tous les ans, ce rapport est vendu pour la modique somme de 3,5 €. Mais, c’est un labyrinthe de tableaux et de chiffres difficiles à décrypter, compréhensible aux seuls spécialistes, si bien que les médias s’y sont peu intéressés.

Pas de Cour des comptes au Sénat.

Même la Cour des comptes n’a pas pu fourrer son nez dans la comptabilité du Sénat. Cette institution est pourtant chargée de vérifier la bonne gestion de tous les budgets des ministères, des collectivités locales, du Parlement et même de l’Elysée. Tous se plient sans rechigner à cette règle constitutionnelle… tous sauf le Sénat, qui s’exempte lui-même de cette obligation sans être sanctionné ! Avec l’aide d’un expert-comptable, M. Claude Jaillet, France-Soir a donc décidé d’éplucher les 88 pages du rapport d’information du 18 mai 2011 de la « Commission spéciale chargée du contrôle des comptes et de l’évaluation interne sur les comptes du Sénat de l’exercice 2010 ». Et là, nous sommes tombés sur la discrète cagnotte du Sénat, à la page 75.

Bien cachée.

C’est dans la rubrique comptable « immobilisations financières » que se cache cette cagnotte, valorisée au total à 1,310 milliard d’euros. Trois grands postes principaux y figurent. Primo, le portefeuille de titres du Sénat proprement dit. Il totalise la bagatelle de 119,8 millions d’euros en actions et obligations de toutes sortes. En clair, depuis des années, le Sénat joue (habilement) en Bourse. Secundo : les 152,8 millions d’euros de prêts (immobiliers pour la plupart) accordés à taux zéro aux sénateurs et au personnel de cette Assemblée par les deux très riches caisses de retraite du Sénat. Troisième poste : les placements financiers et leurs intérêts venant en couverture des engagements de retraite pour 1,026 milliard d’euros. Ces derniers se répartissent entre 499,5 millions d’euros pour la caisse de retraite des anciens sénateurs et 527 millions d’euros pour la caisse de retraite des ex-employés du Sénat.

Deux caisses de retraites en or.

Dans les pages 27 et suivantes du rapport parlementaire, l’examen des comptes de ces deux caisses de retraite (qui fonctionnent par répartition et capitalisation) montre qu’elles n’ont nul besoin de se refinancer chaque année auprès de l’Etat. Démonstration avec l’année 2010 : le Sénat a versé à ses retraités 26,7 millions d’euros de pensions, tout en dégageant un excédent de 28,8 millions d’euros. Pour certains ancien dignitaires de la Haute Assemblée, ces pensions s’élèvent à près de 10.000 € mensuels…

On peut se féliciter que cette caisse de retraite des sénateurs soit bien gérée, au point d’être assise sur un tas d’or, contrairement à beaucoup d’autres. Mais que cette même caisse continue, chaque année, à solliciter l’aide de l’Etat, comme si elle était en déficit, frôle l’indécence. Même constat pour la caisse de retraite du personnel du Sénat.

Remboursez !

Un seul chiffre résume la florissante comptabilité du Sénat : en 2010, tous budgets confondus, cette Assemblée a dégagé un résultat en excédent de 3,275 millions d’euros sur le dos du contribuable, 3,275 millions inutiles, un trop-perçu qu’il serait juste de rembourser à l’Etat… qui se dit en situation de préfaillite, qui multiplie les plans d’austérité, imposés à tous les Français, qui fait la chasse aux niches fiscales et augmente la TVA.

Rendre ce trésor de guerre aux Français semblerait logique. Dans son discours d’investiture, le 1er octobre dernier, le nouveau président du Sénat, le socialiste Jean-Pierre Bel, n’a pas écarté cette éventualité. Au-delà de la justice sociale, cela améliorerait l’image d’une institution pléthorique (348 sénateurs français, contre 100 aux Etats-Unis, 66 en Allemagne et 264 en Espagne), aux émoluments ou avantages élevés (les sénateurs touchent près de 15.000 € brut par mois, dont 6.000 en indemnité mensuelle forfaitaire pour frais).

Jean-Pierre Bel a donc admis : « Nous devons changer l’image de notre Assemblée, souvent caricaturée certes, mais qui se doit aujourd’hui à plus de transparence, plus de modestie. Elle se doit d’aller vers une vraie rénovation démocratique, vers une autre façon de travailler […]. Nous devons en débattre ensemble, dans un cadre collectif. »

Monsieur le président, pour « plus de transparence, plus de modestie » rendez à l’Etat la cagnotte de 1,310 milliard d’euros, puisque tous les ans vous touchez plus d’argent que vous n’en avez besoin. En 1992, le gouvernement de Pierre Bérégovoy avait déjà demandé à l’Assemblée nationale et au Sénat de restituer leurs deux cagnottes… afin – déjà ! – de diminuer le déficit budgétaire.

L’Assemblée nationale avait accepté de rendre, en deux fois, 4 milliards de francs (environ 610 millions d’euros). Les divers présidents du Sénat, eux, se sont opposés à tout remboursement, permettant à leur cagnotte de grossir encore. La raison officielle de ce refus était toujours la même : gonflé d’intérêts, ce reliquat des sommes versées par l’Etat constituait une provision en prévision des retraites futures des sénateurs et du personnel de cette Assemblée. On l’a vu, faux argument. Alors, Messieurs les Sénateurs, remboursez ! Un milliard trois cent dix millions d’euros pour diminuer, tout de suite, notre dette sans douleur, qui dit mieux ?

Les plus hauts salaires de la fonction publique.

Cette caisse noire ne sert pour l’instant presque à rien, sinon à immobiliser des excédents financiers dans un Sénat qui accorde déjà les plus hauts salaires mensuels brut de la fonction publique à son personnel. Un salaire minimum fixé à 3.000 € pour, notamment, les gardiens du Luxembourg, lingères et agents de nettoyage, 6.000 € pour les chauffeurs en début de carrière et jusqu’à près de 20.000 € pour les grands directeurs. Un même Sénat qui fait bénéficier les anciens sénateurs de retraites mensuelles brut canon : 4.400 € en moyenne, 6.600 € pour vingt-deux ans de cotisations et jusqu’à 10.000 € pour une quarantaine de sénateurs « dignitaires ». Cerise sur le gâteau : une indemnité mensuelle (« allocation de retour à l’emploi » payée par le Sénat) pouvant aller jusqu’à 5.542 € est versée à chaque sénateur battu aux élections et sans emploi… pendant trois ans.

Par Yvan Stefanovitch

(France Soir !)

samedi 3 décembre 2011

La France, l'Allemagne et la crise de la dette

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CORATINE exprime avec vigueur, dans un commentaire, sa désapprobation de la manière dont le Président de la République négocie avec la chancelière allemande Angela MERKEL. Elle critique l'intransigeance de cette dernière et l'apparente soumission du premier au point de vue de sa partenaire.
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Il se trouve qu'ayant vécu près de 40 ans à STRASBOURG, et ayant fréquemment rencontré des collègues de l'Université Albert-Ludwig de FRIBOURG-I-B., j'ai commencé (seulement commencé, car qui peut sonder l'âme d'un  peuple, si ce n'est ce peuple lui-même ?) à comprendre la psychologie collective d'un peuple que je trouve amical, cultivé, érudit, et à bien des égards exemplaire pour nous. Voilà ce que j'ai pu conclure (et je conviens que c'est assez sommaire car l'expérience est limitée et ma connaissance de la langue allemande, si elle fut assez bonne, est devenue médiocre, faute de pratique ; l'anglais sert de langue d'échange) :
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(a) La mémoire collective allemande baigne dans une hantise : celle de revivre le désastre qu'a été pour l'Allemagne les conséquences du Traité de Versailles imposé par CLEMENCEAU. L'une  des conséquences a été la misère dans laquelle les allemands et les autrichiens ont été plongés dans les années 1920 (il faut lire à cet égard les très étonnantes lettres de papa FREUD à des membres de sa famille réfugiés à LONDRES). Cette misère s'est accompagnée d'une inflation telle qu'il fallut bientôt des brouettes de billets de banques pour acheter un pain. Les collectionneurs de timbres connaissent ces vignettes surchargées de la mention "millionen" qui pouvaient à peine affranchir une simple lettre. De cela, les Allemands ne veulent plus. Il est inutile d'insister, ils ne céderont pas.
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(b) La prise de décision en Allemagne est extrêmement longue. La raison en est que dans un système fédéral, de très nombreuses institutions donnent de droit, et leur avis sur/ et leur contribution financière à/ des projets d'ampleur et d'échelons territoriaux divers. En outre, les décisions, surtout si elles sont douloureuses, sont souvent prises de manière consensuelle, si ce n'est à l'unanimité. Et les droits de l'opposition sont infiniment mieux respectés que chez nous. Mais, car il y a un mais, une fois que la décision est prise, il est vain de vouloir faire changer d'avis le ou les responsables en charge de la faire connaître et de la mettre en oeuvre. Il y a une sorte d'intransigeance que nous taxons de raideur et qui n'est que le résultat de l'esprit politique de nos voisins.
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(c) Après avoir été pendant des années un nain politique, ce qui lui a permis de devenir un géant économique en concentrant ses ressources nationales au développement d'un réseau très serré de petites et moyennes entreprises, l'Allemagne, surtout depuis la réunification, a pris conscience de sa force, et aspire à jouer dans le concert des nations, un rôle à la hauteur de ses capacités et de son histoire. C'est le pays le plus peuplé de l'Union Européenne (mais sa démographie est déclinante). Ses responsables voudraient bien avoir à l'ONU, au Conseil de Sécurité notamment, un rôle analogue de celui de la France, dont ils estiment, à tort ou à raison, qu'elle vit au-dessus de ses moyens.
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(d) Il semble que l'on aurait pu trouver une autre solution que celle dans laquelle nous sommes englués. Jusqu'en 1973 (ou 1974, je ne sais plus), il était possible à nos gouvernants d'emprunter de l'argent à la Banque de France, à 0 % d'intérêt. Cette solution (de facilité diront les puristes) avait l'inconvénient d'alimenter l'inflation, mais de ne pas nourrir la dette. Depuis cette date, notre pays doit effectivement emprunter auprès des Banques, et moyennant un intérêt qui dépend de la bonne disposition des agences de notation, l'argent nécessaire au fonctionnement de l'Etat. En somme, cette interdiction idiote fait les bonnes digestions des actionnaires des Banques, de leurs responsables, et des grossiums de la finance. Et elle fait le malheur des Etats. Ce que proposait le Président SARKOZY était de donner à la Banque Centrale Européenne le droit de racheter, totalement ou en partie, les dettes des états, lesquelles n'auraient pas lieu d'être si on faisait fonctionner la planche à billets avec un peu plus de libéralité. Tout cela est fort bien expliqué dans une vidéo dont je vous donne la référence ci-après.
  

Bon week-end.

vendredi 2 décembre 2011

Un journal toxique appelé Le Monde

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Le Pr KELLENS a délivré ce matin au Collège de France une superbe leçon sur les Gathas, ces hymnes qui constituent le coeur de l'Avesta, le grande liturgie des Mazdéens. Quel rapport avec le titre de ce billet ? Je vais vous le dire (pour pasticher notre Président de la République). Le Pr KELLENS nous disait ceci : le titre d'un ouvrage est toujours révélateur de son intention et de son contenu. C'est bien vrai.
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Or donc, je passais devant un kiosque à journaux, et je lis en grosses lettres grasses ce titre : "Nicolas Sarkozy se pose en garant des intérêts de la France en Europe". Tout est dans le "se pose". On pouvait imaginer un titre plus factuel, plus neutre, plus bienveillant, et qui aurait fait le crédit de la bonne foi au Président de la République, par exemple : "Nicolas Sarkozy défend les intérêts de la France en Europe". C'eût été plus conforme à la réalité. Mais c'eût été aussi le créditer d'une action politique utile et bénéfique à notre patrie. De cela, les "Mondistes" ne veulent pas. Alors j'extrapole et j'imagine qu'il pourrait titrer : "François Hollande défend les intérêts des étrangers en proposant de leur donner le droit de vote aux élections locales." Ce titre serait parfaitement factuel. Et il décrirait une réalité qu'il conviendrait à chacun d'apprécier.
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Je vais vous livrer une petite fable chinoise qui va vous donner l'opinion exacte que je puis me faire des journalistes du Monde :
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YANG SHUXIAN, mandarin natif de MEIZHOU racontait l'histoire suivante : Un préfet arrivant à son nouveau poste donna un grand banquet aux notables de la ville. Au milieu du vin et des réjouissances, un chanteur salua en ces termes le nouveau venu :
"A l'ancien magistrat succède un nouveau, à l'étoile du malheur succède l'étoile du bonheur."
En s'entendant appeler "étoile du bonheur", notre préfet dans la jubilation demanda en hâte
- Qui donc est l'auteur de ces vers ?
- C'est la tradition qui veut de chanter ainsi après le départ d'un préfet et lors de son arrivée de son successeur. Nous les saluons tous de ce même couplet.
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Demain, on rase gratis. Ailleurs l'herbe est plus verte. Avec François HOLLANDE, on  va voir ce qu'on va voir. Je ne donne pas six mois, au cas où il serait élu, pour que les Mondistes entonnent un chant triste pour saluer la déconfiture économique, sociale et politique de leur champion provisoire. Le Monde est toxique. A utiliser avec précaution. Usage externe.
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Voilà. J'ai produit deux billets et nous sommes le deux décembre : rythme maintenu.

Etes-vous sourds, messieurs ?

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Mes lecteurs ont remarqué que je me suis abstenu de produire un billet hier.
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Je vais le faire aujourd'hui avec une colère mesurée mais profonde.
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Messieurs les élus, messieurs les hommes politiques, vous dont le cul est bien calé dans des fauteuils de sénateurs, de députés, de grossiums des partis ou de ministres, entendez-vous vraiment le cri de vos concitoyens ? Je vous en prie, lisez les commentaires que TIPPEL et CORATINE ont fait de mon dernier billet. Vous vous en moquez ? Mais bien sûr. Ivres de votre impuissant pouvoir ou excités à l'idée de l'exercer sous peu, vous êtes sourds, vous n'entendez pas les plaintes du peuple. L'exercice qui consiste à regarder dans son cerveau plutôt que la réalité, vous y excellez, surtout à gauche d'ailleurs. Vous peuplez vos discours de "Il faut", "Y'a'qu'à".
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Monsieur HAMON, par exemple, qui affirme que "tout est de la faute de Nicolas SARKOZY qui a capitulé devant la crise". Il y aurait une procession d'imbéciles qu'il porterait la bannière, Benoît HAMON. Car lui et son parti ont LA solution : elle consiste à augmenter les dépenses en recrutant des fonctionnaires, à augmenter par voie de conséquence les impôts, à décourager la création de richesses, à régulariser les clandestins sans papiers, à victimiser les voyous, à pointer d'un doigt vengeur ceux de leurs concitoyens qui estiment normal de sanctionner les malfrats, à donner le droit de vote aux étrangers, en faisant publier, quelle honte ! des sondages qui suggèrent que 61 % des Français seraient favorables à cette mesure. C'est avec de telles propositions, assurément, que l'on va voir les Restos du coeur disparaître !
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Ne vous étonnez pas si 18 % des Français ont l'intention de voter Marine LE PEN et 7 % Jean-Luc MELANCHON. Soit plus d'un Français sur quatre qui ne vous accordent aucune confiance. Mais vous allez continuez de pontifier. Quelle misère !