mardi 3 avril 2018

Mardi 3 avril. Nouvelles du pari bénédictin : nous avons le choix entre la transmission et la barbarie !


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C’est le moment de sortir du sommeil !
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1. ROD DREHER CITE VACLAV BENDA.
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(Citation de Vaclav BENDA, un mathématicien tchèque catholique et son concept de polis parallèle.)
"Je crois personnellement que l’un des moyens les plus efficaces, les plus douloureux et les plus irréparables d’éliminer la race humaine ou les nations serait le retour à la barbarie, l’abandon de la raison et de l’apprentissage, la perte des traditions et de la mémoire. Le régime en place, par intention autant que par sa nature intrinsèquement nihiliste, a tout fait pour y parvenir. L’objectif des mouvements citoyens indépendants qui œuvrent à bâtir une polis parallèle doit en être le contraire. Les échecs ne doivent pas nous décourager. Nous devons considérer comme une priorité d’investir le champ de l’école et de l’éducation. » (in The Meaning, Context and Legacy of the Parallel Polis. Traduction de Paul WILSON, in The Long Night of the Watchman: Essays by Václav Benda, 1978-189. Ed. F. FLAGG TAYLOR IV. (St Augustine’s Press, south Bend, IN, 2017)."
(BENDA vivait alors sous le régime communiste.)
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2. CONTREPOINT DE GILBERT KEITH CHESTERTON.
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"Ce cœur  [de la civilisation européenne] était la Méditerranée, monde plutôt que mer, mais fait à l’image de la mer, car elle devint de plus en plus le lieu où s’unissaient des cultures très diverses. Comme le Nil et le Tibre mêlent leurs eaux dans la Méditerranée, l’Égypte et l’Étrurie se fondent dans la civilisation méditerranéenne. Le rayonnement de la mer auguste se fait sentir par-delà les déserts de sable et les neiges du nord, unissant Arabes et Gaulois, mais c’est le long de ses rives que s’accomplit la tâche principale de l’Antiquité et que s’élabore une culture commune, à travers échecs et succès, comme nous le verrons. Toutes sortes de races et de religions se côtoient, le meilleur et le pire voisinent au sein de cet orbis terrarum où se poursuit la lutte sans fin de l’Europe et de l’Asie, depuis la fuite des Perses à Salamine jusqu’à la fuite des Turcs à Lépante. Il voit l’affrontement spirituel décisif, dont nous parlerons plus avant, entre les cités latines et les cités phéniciennes, entre le forum romain et la halle punique, entre les deux grandes formes du paganisme. Il est le royaume de la guerre et de la paix, du bien et du mal, le théâtre de tout ce qui compte le plus. Pour respectables qu’ils soient, les Aztèques et les Mongols n’ont rien donné au monde de comparable à la tradition méditerranéenne. Naturellement, entre la Méditerranée et l’Extrême-Orient, se sont élevées des religions et des empires importants que nous comprenons d’autant mieux qu’ils furent plus étroitement en  rapport avec elle. Les cavaliers perses mirent fin à la puissance babylonienne, et nous lisons en grec comment ces barbares apprirent à tendre, l’arc et à dire la vérité. ALEXANDRE le Grand marcha vers le soleil levant avec ses Macédoniens et rapporta de singuliers oiseaux aux couleurs d’aurore, des fleurs et des joyaux étranges pris dans les jardins et les trésors de rois inconnus. L’islam à son tour subjugua l’Orient et nous en ouvrit l’intelligence précisément parce qu’il était né dans un pays riverain de la mer ancestral. Au Moyen Âge, l’Empire mongol s’éleva en puissance sans rien perdre de son mystère ; les Tartares conquirent la Chine et les Chinois ne daignèrent pas s’en apercevoir. Tout cela est en soi fort intéressant, mais ne suffit pas à déplacer le centre de gravité des affaires humaines de la Méditerranée vers l’Asie centrale. Il ne manquerait rien d’essentiel au monde où nous vivons, s’il n’en demeurait que ce qui fut dit, fait, écrit et bâti dans le bassin méditerranéen. Lorsque cette culture méridionale s’est étendue vers le nord et vers l’ouest, elle a produit de grandes merveilles, dont la moindre n’est pas l’Angleterre ; quand elle gagna des terres nouvelles au-delà des mers, elle demeura fidèle à elle-même aussi longtemps qu’elle demeura une culture. Mais c’est autour de cette mer pareille à un lac que se trouvent toutes les choses essentielles, le reste n’étant qu’excroissances, échos et commentaires : la République et l’Église, la Bible et Homère, l’islam, Israël et la mémoire des empires abolis, ARISTOTE et la mesure de toute chose. Et parce qu’elle est véritablement la lumière, la chaude lumière qui nous éclaire aujourd’hui encore, et non un jour étrange tombé d’astres fabuleux, j’ai tenu à marquer ici qu’elle se posa tout d’abord sur les cités fortifiées de la Méditerranée orientale."
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).
Dominique Martin, Bouère, 2012. (Page 80)
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3. NAJAT OU LE RETOUR A LA BARBARIE.
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J’ai compris que l’on voulait anéantir la transmission de notre histoire aux enfants, le jour ou la belle carnassière (ou peut-être d’autres ministres socialistes du décervelage national) ont fait remplacer le nom de saint Louis par celui de louis IX, dans les manuels d’histoire de France, le jour où l’enseignement de l’histoire n’a plus été chronologique mais thématique, ce qui privait définitivement nos jeunes du sens du temps. C’était bien le retour à la barbarie et le plongeon dans le grand bain de l'immédiateté. C'est aussi pourquoi on ne parle pas des crimes de la Convention en Vendée, passés par pertes et profits.
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4. LIENS UTILES.
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Quand Facebook se met à la christianophobie !


En effet, le mot catholique n’a pas été prononcé !


Mais…


Les soucis de « Laurent JOFFRIN ».


Écoles du pari bénédictin.


Marie en Égypte.


Les tropaires de la Résurrection.



lundi 2 avril 2018

Lundi 2 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin. N'ayons pas peur, témoignons avec amour pour un monde enténébré !


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C’est le moment de sortir du sommeil.
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1. ROD PARLE DE LA FAMILLE.
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"Le sort de la religion est lié inextricablement à celui de la famille, et celui de la famille à celui de la communauté. Dans son livre How the West Really Lost God [Comment l’Occident a rompu avec Dieu], publié en 2013, Mary EBERSTADT décrit la religion comme un langage que l’on ne peut apprendre qu’en communauté, et d’abord en famille. Quand la famille et la communauté tombent en ruine, transmettre la religion de génération en génération se complique singulièrement. Il suffit qu’une génération échoue à transmettre la tradition pour que celle-ci disparaisse entièrement de la vie de famille et, par conséquent, de la vie d’une communauté. EBERSTADT appartient à une longue lignée de penseurs de la religion qui affirment que, sans une matérialisation de la vie à Dieu, il est presque impossible de Lui rester fidèle par la seule abstraction."
In
Rod DREHER. Ouvrage cité. (Page 184.)
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2. CONTREPOINT D’ARISTOTE : DE LA TEMPÉRANCE DANS LA FAMILLE.
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"Car il y a bien un terme, là comme dans les autres arts : aucun de ces arts, en effet, n’a d’instrument illimité, en nombre et en grandeur, et la richesse c’est un ensemble d’instruments utilisés par les chefs de famille et les hommes politiques.
"Qu’il y ait donc un art d’acquisition conforme à la nature pour les chefs de famille comme pour les hommes politiques, et pour quelle cause, c’est évident."
In
Les politiques. Livre 1. Chapitre 8.
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Il y a donc plus de 2 300 ans, un génie de la philosophie osait parler de tempérance, de nature, de famille, de chef de famille. Reprenons. ARISTOTE explique que les richesses ne sont pas illimitées, qu’il existe un art de les acquérir qui tient compte de cette limitation, qu’il revient au chef de famille, le père, de prendre en compte ces limitations que nous impose la nature.
Comprenez-vous pourquoi ceux qui s’acharnent contre les chrétiens, en particulier les catholiques, s’attaquent d’abord à la famille, en favorisant la rupture du lien conjugal par toutes sortes d’astuces juridiques, en s’attaquant à la sexuation, en défendant l’homosexualité comme une forme de sexualité conforme à la nature, en promouvant le mariage entre personnes de même sexe, sans pour autant défendre le mariage qu’ils appellent "traditionnel". Ils ne sont ni dans la raison, ni dans la foi, mais dans la puissance et la volonté de contraindre les hommes à leur vision hégémonique.
Nous n’avons rien à  faire avec ces gens. Qu’ils fassent à leur guise. Ils arriveront à détruire l’admirable édifice de la culture occidentale ; ils n’arriveront pas à vaincre notre espérance. Plus que jamais rentrons dans le pari bénédictin. Qu'ils persistent dans leur persécution molle ; ils ne viendront pas à bout de notre espérance. 
Je vous invite à lire les déplorations d’un imbécile médiatique, si bien décrit par BERNANOS, celles de monsieur Henri TINCQ. Mais monsieur Henri TINCQ mourra bien avant que ne disparaissent les petites cellules bénédictines qui recueilleront en leur sein le miel de l’antiques culture judéo-chrétienne et gréco-latine que le susdit Henri qualifie de droite, d’ultra-droite, bref de tendance fasciste.
Je vous ferai part bientôt de quelques initiatives utiles pour inscrire dans la vie de nos paroisses, de nos familles, de nos groupes de sociabilité, le choix irrévocable du pari bénédictin. Il ne s’agit pas de faire de petites sectes bien étanches, bien isolées d’une culture enténébrée, bien au contraire, mais de donner au monde avec amour le témoignage existentiel de la foi.
Christos anesti !
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4. LIENS UTILES.
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Un bon signe.




Pour vous les jeunes gens qui avez passé quelques jours à TRIORS.


Témoignage intéressant.



dimanche 1 avril 2018

Dimanche de Pâques 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Nous ne sommes pas de ce monde !


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C’est le moment de sortir du sommeil !
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1. NOUS N’AVONS PAS À PASSER POUR DES GENS NORMAUX SELON LE MONDE !
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"Pour que les Églises survivent au nouvel Âge sombre, elles doivent cesser d’être « normales ». Elles devront approfondir leur cheminement vers le Christ. Ce faisant, elles paraîtront déconcertantes aux yeux des contemporains. En redécouvrant notre passé, en renouant avec la liturgie et l’ascèse, en recentrant notre existence quotidienne sur notre communauté, et nous astreignant à la discipline de la pratique, nous pourrons redevenir, avec l’aide de Dieu, ces personnes étranges que nous n’aurions jamais dû cesser d’être. En insistant sur notre formation, nous deviendrons de meilleurs chrétiens, le sel de ce monde, prêts pour une nouvelle évangélisation."
In
Rod DREHER. Ouvrage cité. (Page 156).
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2. CONTREPOINT EN FORME DE DÉSINFORMATION.
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"[…]. Fin mars, ce sont 118 évêques de France qui ont signé un appel intitulé «Fin de vie : oui à l’urgence de la fraternité», dans lequel ils s’engagent fortement contre l’euthanasie et le suicide assisté. Une démarche offensive qui entendait répondre à la pétition de 156 députés mais aussi à celle de près de 300 000 citoyens qui demandaient une ouverture de la loi sur la fin de vie.
Preuve encore de cette mobilisation soutenue, mardi, dans les locaux de Sciences-Po Paris, un débat très attendu a eu lieu autour de la gestation pour autrui. L’amphi était archirempli. Etaient présents, entre autres, Jean Leonetti (l’un des auteurs de la loi sur la fin de vie) mais aussi le professeur René Frydman, spécialiste de la PMA. Les opposants à la GPA et à l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens et aux célibataires se sont montrés très efficaces. Monopolisant la parole, empêchant tout dialogue, ils ont été les seuls à intervenir dans la salle."
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Libération monte au créneau ! Plus que les cathos !
Il ne signale pas, par exemple, que le Pr FRYDMAN est résolument contre l’instrumentalisation de la PMA (dont il est l’un des pères) et contre la GPA…
Libération ne signale pas que c’est l’attitude inqualifiable des représentants du mouvement LGBT qui a conduit, si mes informations sont exactes, à en expulser certains de l’amphithéâtre de Sciences Po.
Libération ment, Libération a vendu son âme (à supposer que ce journal en ait vraiment une) aux promoteurs du grand marché humain.

Je tiens à honneur d’être traité par les journalistes de Libération pour un conservateur rétrograde, contempteur de qu’il appelle « progrès ».
Je considère que l’exemple de Jésus, Fils de Dieu, venu en une chair d’homme, né d’une femme, et ressuscité dans sa chair – ce que nous célébrons dans la joie aujourd’hui – montre assez le respect que l’on doit à notre corps. Et il n’est du reste pas innocent que les lectures de la veillée pascales commencent par le récit de la Création où Dieu crée l’homme à son image, à sa ressemblance le crée, homme et femme il LES fit.

Nous ne demandons pas aux journalistes de Libération de partager notre foi. Nous leur demandons soit de se taire et de nous ignorer, soit de nous respecter.
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4. LIENS UTILES.
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A lire, en ce matin de Pâques, tout lire !
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Et à écouter !






Michel-ange-pieta1

samedi 31 mars 2018

Samedi 31 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Persécution, martyre, souffrance, le lot ordinaire du disciple !


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C’est le moment de sortir du sommeil !
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1. LE MARTYRE, LOT PRÉVISIBLE DU CHRÉTIEN.
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"Le martyre, traditionnellement, est aux racines de l’Église. Les premiers chrétiens considéraient que vouloir souffrir, voire donner sa vie pour le Christ, était le plus beau témoignage rendu à la vérité. Retrouvons cet esprit et préparons-nous à subir pour notre foi de dures souffrances, et jusqu’à la mort."
In
Rod DREHER. Ouvrage cité. (Page 180.)
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2. CONTREPOINT DE SAINT POLYCARPE.
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"Ils l’attachèrent donc [il s’agit de Polycarpe], au lieu de le clouer. Lié au bûcher, les mains derrière le dos, il ressemblait à un bélier de choix, choisi dans un grand troupeau pour être immolé, en sacrifice agréable à Dieu. Alors, levant ses yeux au ciel, il pria : « Seigneur, Dieu tout-puissant, père de Jésus-Christ ton enfant bien-aimé et béni, par qui nous t’avons connu, Dieu des anges, des puissances, de la création entière et de toute la lignée des justes qui vivent devant ta face, je te rends grâces, parce que tu m’as jugé digne de ce jour et de cette heure, digne d’être compté au nombre de tes martyrs, et de boire le calice de ton Christ. Ainsi ressusciterai-je à la vie éternelle de l’âme et du corps, dans l’incorruptibilité de l’Esprit-Saint. Comme il me serait doux d’être reçu aujourd’hui, avec eux, devant ta face, dans ce sacrifice aimable et onctueux, que tu as toi-même préparé, annoncé et que tu accomplis, ô Dieu qui ne déçois pas, Dieu de vérité ! […]."
In
Le martyre de Polycarpe.
[Il s’agit d’une lettre adressée par l’Église de Smyrne à l’Église de Philomélion, peu après le martyre du vénérable vieillard – il avait 85 ans – qui a eu lieu un 23 février en 155, ou 156 ou peut-être en 167.)
Les Pères apostoliques. Récits de la primitive Église. Traduction et introduction de France QUÉRÉ. (Collection "Points", série Sagesses, N°Sa 22.)
Éditions du Seuil, Paris, 1980.
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3. HISTOIRE VRAIE QUI DATE D’HIER.
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Thomas est lycéen, en terminale, au Lycée Claude Bernard. C’est un jeune homme lumineux, à la foi rayonnante et profonde. Il est scout routier. Hier, il se rend donc au Lycée, avant de nous rejoindre pour l’office du vendredi saint. Il porte un sweet bleu marine, avec à la hauteur de la poitrine, à droite, en blanc, la croix potencée des scouts. Un professeur, un de ces soucieux du respect de la loi sur la laïcité je suppose, lui demande d’un ton inquisiteur : « vous avez le droit de porter un tel vêtement  ? »…
Oui, répond Thomas, absolument sidéré de la question.
Ah, voilà un professeur qui fait plus attention à la discrète croix scoute, qu’aux tee-shirts à tête de mort, ou à la gloire de Satan (il en est hélas), tout chamarrés de leur ostentatoire inclination. À ces jeunes, je doute que ce vigilant et sourcilleux professeur ait adressé la moindre remarque.
Ainsi va le monde. Un jour viendra où d’autres Thomas seront tabassés, injuriés, ridiculisés parce qu’ils osent dire qu’ils sont scouts, c’est-à-dire chrétiens.
C’est ainsi que commencent les persécutions, et que se préparent les martyres !
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4. LIENS UTILES.
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Comme je m'y suis engagé vis-à-vis de moi-même, je ferai aucun commentaire sur ces liens.

Témoignage de Marielle BELTRAME.

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Le vrai motif du sacrifice d’Arnaud.

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La lâcheté en marche.

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J’ai hésité avant de vous donner ce lien ; son contenu est tout de même éclairant.

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Des vocations après le sacrifice d’Arnaud.



mercredi 28 mars 2018

Mercredi 28 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin.


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C’est le moment de sortir du sommeil ! 
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1. CE QUE DES BENEDICTINS ONT DIT A ROD DREHER.
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"Toujours tourné vers le Christ, les moines reconnaissent qu’Il est le Créateur et Celui en qui tout trouve son essence et que l’homme n’est pas la mesure de toute chose. Contrairement aux successeurs laïcs du nominalisme, les bénédictins ne croient pas que le sens de la Création dépend de la volonté de l’homme. Pour eux, le sens est une réalité objective, pleinement voulue par Dieu, et à la portée de ceux qui ont choisi de laisser leurs passions de côté pour voir comment Dieu voit.
"« Nous ne pouvons nous attacher aux choses d’ici-bas, sous peine de finir par croire qu’elles tirent leur sens de nous-mêmes, me dit le frère Évagre HAYDEN, âgé de trente-et-un ans. Ce serait une erreur : nous ne donnons pas leur sens aux choses ; Dieu seul le fait. »"
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2. CONTREPOINT DE THOMAS MERTON.
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"Tout ce qui existe et tout ce qui passe rend témoignage à la volonté de Dieu. Mais voir un signe, et l’interpréter convenablement sont deux choses différentes. Notre premier devoir est toutefois de reconnaître les signes pour ce qu’ils sont. Si nous ne comprenons pas qu’ils indiquent quelque chose qui les dépasse, nous n’essaierons pas de les interpréter."
In
Thomas MERTON.
Nul n’est une île. Traduit de l’américain par Marie TADIÉ (Collection «Points», série Sagesses, N°Sa64.)
Éditions du Seuil, Paris, 1993 (date du dépôt légal). (Page 62.)
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3. COMMENTAIRE PERSONNEL EN FORME DE QUESTIONS.
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Pourquoi sommes-nous bouleversés par la mort d’Arnaud BELTRAME ?
Que voyons-nous VRAIMENT dans son acte ?
Quelle est donc en nous cette instance qui nous permet de juger qu’il a agi par pur amour aussi bien pour autrui que pour son métier et son pays ?
D’où est-ce que cela vient ?
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4. PAS DE LIENS UTILES.
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On ne donne pas de liens utiles quand on sait que Jésus est à Béthanie, que Marie va oindre, ce soir, ses pieds d’un parfum précieux, « en vue de sa sépulture » dira le Maître. Et c’est un parfum don l’odeur suave remplit toute la maison.
Jusqu'à Pâques, mes billets seront tournés vers cet événement inouï dont je n'arrive pas à comprendre le mystère : comment peut-on donner sa vie pour le salut des hommes ? Je n'ai rien d'autre à dire.


mardi 27 mars 2018

Mardi 27 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Pour une juste conception de l'homme !


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C’est le moment de sortir du sommeil !

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1. ROD DREHER, PATRICK DENEEN ET

L’ERREUR ANTHROPOLOGIQUE MODERNE.
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"Patrick J. DENEEN, professeur en science politique à l’université Notre-Dame-du-Lac, a publié en 2016 Conserving America ? Essays on Present Discontents. [Conserver l’Amérique ? Essais sur les mécontentements actuels.]. Il y écrit que le libéralisme issu des Lumières, d’où sont nés nos deux grands partis américains, est fondé sur la conviction que les hommes sont « naturellement libres et indépendants », et que le but d’un gouvernement est de libérer les individus autonomes. Pour progresser dans cette voie, il faut nier les limites naturelles, ce que font aussi bien [les] partis qui promeuvent l’ouverture des marchés que, à gauche, les partis égalitaristes et étatistes.
"Cette idée entre directement en contradiction avec ce que l’Écriture sainte et l’expérience nous donnent à voir de la nature humaine. Pour DENEEN, l’objet de la civilisation «  a toujours été de maintenir et de soutenir les pratiques et structures familiales, sociales et culturelles qui perpétuent et approfondissent toutes les formes d’obligation, de gratitude, de devoir et redevabilité, qu’elles soient personnelles ou intergénérationnelles ».
"En d’autres termes, la civilisation n’est pas là pour permettre aux individus de faire ce qu’ils veulent. Cette conception est une erreur anthropologique. Une civilisation dans laquelle personne ne sentirait la moindre obligation vis-à-vis du passé, de l’avenir, de l’autre ou de ce qui ne se rapporte pas à l’autosatisfaction serait bien fragile. Dans les dernières années de l’Empire romain d’Occident en plein déclin, saint AUGUSTIN décrivait une société préoccupée seulement par la recherche du plaisir, par l’égoïsme et la tentation de vivre dans l’instant."
In Rod DREHER. Ouvrage cité, page 139.
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2. CONTREPOINT DE G.K. CHESTERTON.
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"Tantôt dieu, tantôt démon, seul maître de la flamme irremplaçable, l’homme regarde à sa lumière le monde visible auquel son regard solitaire donne un sens. Il voit un monde organisé d’une certaine façon, qui semble obéir à certaines lois ou, du moins, procéder par répétitions. Il voit une architecture végétale qui se construit elle-même sans ouvriers visibles, qui semble suivre un modèle tracé dans les airs par un doigt invisible, et n’est pas ce que l’insinue, une poussée au hasard, une croissance aveugle, un développement à tâtons. Chaque plante poursuit sa fin propre — radieuse et admirable, même si elle n’est que celle d’une pâquerette — et procède d’autre chose que de la vertu de verdir. Toute fleur a sa propre finalité. Elle appartient à un monde couronné. Cette vision, qu’elle soit ou non trompeuse, a fortement impressionné la race qui pense et domine le monde matériel. Dans son immense majorité, cette race a pensé, à tort ou à raison, que l’univers, comme l’arbre, obéissait à un plan, qu’il poursuivait sa fin et cherchait sa couronne, comme la fleur. Mais, dans la mesure même où ils pensaient, ces penseurs ne purent éviter de passer de la notion de plan à une autre, plus angoissante, presque effrayante. S’il y avait un plan, quelqu’un devait l’avoir conçu. Invisible, différent, cet étranger, qui était avant tous les hommes, était aussi leur ami, leur mystérieux bienfaiteur. Il avait fait pour eux toutes choses. Pour eux, il avait creusé les vallées et planté les bois. Sur leur lever, il avait allumé les feux du soleil, comme le serviteur allume le feu du matin. Bien entendu, l’idée qu’un Esprit gouverne le monde s’affirma dans l’esprit des hommes par des voies plus subtiles et des méditations plus pénétrantes que l’argument de l’horlogerie universelle. Mais, puisque je désire conserver à  cet exposé un tour aussi simple que possible, je me contenterai de dire que la majeure partie de l’humanité, dont la plus sage, conclut que le monde a bien une fin ultime et donc une cause première. Cependant, lorsqu’ils en vinrent à développer cette conclusion, la plupart des hommes se séparèrent des plus sages d’entre eux. Deux manière de l’envisager se développèrent alors [CHESTERTON fait allusion à la mythologie et à la philosophie], qui constituent, pour l’essentiel, l’histoire religieuse de l’humanité."
G[ilbert] K[eith] CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).
Dominique Martin, Bouère, 2012. (Page 286.)
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3. COMMENTAIRE PERSONNEL.
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Si l’homme est susceptible, en utilisant sa raison, d’arriver aux conclusions que résume si bien CHESTERTON, alors on peut comprendre pourquoi Arnaud BELTRAME a donné sa vie pour sauver Justine, une femme prise en otage par le djihadiste. Il se trouve, là, que personne ne s’est avisé de deux choses : la première, c’est qu’Arnaud a pris en compte la fragilité féminine et la terreur qu’a dû éprouver Justine, la seconde c’est qu’il a volontairement pris un risque mortel parce qu’il avait la foi. Il s’en est remis aux mains d’un Sauveur qu’il avait rencontré intimement quelques années auparavant. Arnaud n’a point voulu se sauver lui-même, Arnaud a pleinement vécu le risque associé au pari bénédictin, celui de ne pas se conformer aux valeurs d’un monde en perdition. Il ne fait aucun doute qu’il est dans la pleine lumière et que son exemple va susciter bien des conversions.
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4. LIENS UTILES.
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Honneur à la Sainte Russie.






lundi 26 mars 2018

Lundi 26 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin : un apologue venu de l'Inde lointaine !


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C’est le moment de sortir du sommeil !
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1. ROD DREHER CITE PATRICK J. DENEEN.
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Patrick J. DENEEN est professeur en sciences politiques, à la prestigieuse Université catholique Notre-Dame-du-Lac en Indiana. Voici l’extrait que DREHER tire de son livre Conserving America ? Essays on Present Discontents.

"Nous en sommes arrivés à un moment crucial : c’est moins d’un mouvement politique que nous avons besoin — quelque important qu’il soit de chercher à atteindre un certain bien public — que d’une renaissance de la culture, des pratiques et des modes de vie durables et justes, tirés de l’expérience commune, de la mémoire et de la confiance. Mais pour ce faire, il ne faut pas chercher à retrouver ce qui a été perdu. Ironiquement, les moyens se trouvent dans le véhicule même de la destruction, dans la puissance du libéralisme lui-même : la créativité de l’homme et sa capacité à réinventer, à toujours recommencer."
Cité par Rod DREHER, page 140.
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2. CONTREPOINT DU PÈRE MANUEL THEKKUMKATTIL.
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Le père Manuel est originaire du Kérala. Il a été envoyé par son évêque, au titre de Fidei donum, dans l’archidiocèse d’Aix et Arles et il est à l’heure actuel vicaire à Châteaurenard. J’ai le bonheur de le connaître (un peu). Il vient de publier un petit livre Le chemin de la sagesse. Saint Thomas Presse, Palai Kerala, 2018. (Vous pouvez vous procurer ce livre en écrivant à l’adresse suivante :
manuelchanovey@gmail.com. 
Vous donnez ce que vous voulez pour permettre au père Manuel de payer l’imprimeur.) Voici le petit apologue indien qui vient illustrer ce que dit Patrick DENEEN.

"Dans une histoire indienne, le disciple d’un gourou se trompait en affirmant que son travail était inutile. En effet, un gourou donna une tâche à deux de ses disciples. Il s’agissait, tous les jours, d’aller chercher de l’eau dans un puits éloigné. Chaque disciple possédait un pot. L’un des disciples se rendit compte que son récipient était fissuré et que l’eau s’écoulait le long du chemin. De ce fait, il ramenait très peu de liquide à la maison et s’en trouvait insatisfait. Il se plaignit au gourou de l’inutilité de son travail. Celui-ci le prit par la main et l’emmena sur le chemin qui conduisait au puits. Il lui montra toutes les fleurs qui poussaient le long du chemin, et lui dit : « Tu croyais ton travail inutile ! Mais grâce à l’eau qui s’est écoulé de ton pot, tu as fait vivre ces merveilleuses fleurs »."
Page 33
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Ainsi que je l’ai dit, j’ai définitivement fait le choix du pari bénédictin. Je sais bien que le pot qui m’a été confié pour aller chercher de l’eau au Puits de vérité est fissuré, et je ne sais pas si des fleurs merveilleuses ont poussé ou vont pousser sur le chemin qui y mène et d’où je reviens. Voilà qui ne m’appartient pas. Mais je refuse définitivement de participer à la grande foire à la consommation. Je préfère faire vivre les commerçants et les artisans de Châteaurenard (où je viens régulièrement pour des raisons professionnelles) quitte à payer un peu (très peu) plus cher, que d’entretenir les monstres que sont les supermarchés, les grandes surfaces commerciales et les manipulateurs qui exploitent les faiblesses humaines pour se faire du fric. Pas de télévision ! Pas de smartphone ! Beaucoup de lectures. Le reste nous sera donné par surcroît. 

Voilà que je me suis réveillé ce matin en ayant dans ma tête le cantique que vous connaissez sans doute :

À l’Agneau de Dieu soit la Gloire !
À l’Agneau de Dieu, la Victoire !
À l’Agneau de Dieu soit le règne,
Pour tous les siècles, amen !

Mon Dieu, je sais bien mes limites, mes imperfections, mon péché. Mais j’ai foi en la miséricorde de Celui qui me demande d’aller puiser de l’eau avec un récipient fissuré.
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4. LIENS UTILES.
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Ecoutez, jeunes gens qui avez la gentillesse de me lire !