samedi 11 août 2018

Samedi 11 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin : Jupiter et le petit prince !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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LE CRIME INEXPIABLE.
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"Je pars du principe qu’il n’y a qu’un crime inexpiable et un seul : approuver les conditions d’existence contemporaines, le contemporain en soi, se réconcilier avec lui, se le concilier. Ou encore l’ignorer, s’en détourner au profit d’une chaste méditation sur la littérature éternelle. Mais pour penser cela, je n’ai malheureusement jamais eu besoin de me maintenir, comme vous dites, en état de désaccord, ce qui supposerait un effort de ma part pour me retrouver tout à coup en « position critique ». Ces choses-là se font beaucoup plus simplement, jour après jour, et pour ainsi dire d’elles-mêmes. Il me suffit de prendre connaissance de ce qui se dit, se fait, se vit et s’écrit quotidiennement pour que le grotesque, la sottise ou la malfaisance m’en saute aux yeux. Après quoi, bien entendu, il faut faire ressortir tout ce grotesque et cette malfaisance que personne ne semble voir. C’est un travail entièrement esthétique. […]."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre C’est le sans-précédent qu’il faut écrire (Page 308).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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CONTREPOINT DU PETIT PRINCE : IL EXPLIQUE TOUT.
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"Bonjour, dit le petit prince.
— Bonjour, dit le marchand.
C’était un marchand de pilules perfectionnées qui apaisaient la soif. On en avalait une par semaine et l’on n’éprouvait plus le besoin de boire.
— Pourquoi vends-tu ça ? dit le petit prince.
— C’est une grosse économie de temps, dit le marchand. Les experts ont fait des calculs. On épargne cinquante-trois minutes par semaine.
— Et que fait-on de ces cinquante-trois minutes ?
— On en fait ce qu’on veut.
Moi, dit le petit prince, si j’avais cinquante-trois minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine. […]."
In
Antoine de SAINT-EXUPÉRY.
Le petit prince. (Très célèbre passage ; nombreuses éditions de ce chef d’œuvre.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Relever le grotesque ? Par exemple, le saut puéril de cabri de monsieur MACRON saluant la victoire de l’équipe de France au championnat du monde de football. Par exemple, la photo de Jupiter, trônant sur un fauteuil le soir de la Nuit de la musique, entouré qu’un quarteron de gays en bas résille. Par exemple, les sorties de la furieuse Marlène SCHIAPPA : on en finirait pas de les citer, tant la liste en est longue.
Relever les sottises ? Par exemple faire payer aux entreprises les 8 premiers jours d’arrêt maladie de leurs employés pour compenser les "largesses" annoncées de la Sécu, c’est-à-dire reprendre d’une main, ce que l’on a donné de l’autre. Par exemple, imposer 11 vaccins à tous les enfants, alors que l’utilité de plusieurs d’entre eux est discutables (je vous rappelle que j’ai enseigné la virologie pendant près de 40 ans). Par exemple, l’usage de l’écriture inclusive, ou du ridicule féminin : une auteure, une professeure, etc.
Relever la malfaisance ? La totalité des lois sociétales introduites par Normal Ier alias François HOLLANDE. L’ineptie et l’inefficacité des mesures prises pour canaliser, juguler ou prendre en charge l’immigration clandestine. Par exemple, le bombardement unilatéral par La France et ses « alliés » de positions syriennes pour des motifs qui se sont révélés totalement faux.
Et puis vient le petit prince, sa fraîcheur et ses yeux grands ouverts sur le réel. Il ne s’agit pas de bisounourserie, mais d’une conception respectueuse de la vie humaine, de la nature, et du temps.
Le parieur bénédictin vit dans le présent. Il ne s'extrait pas de la condition contemporaine. Il en dénonce les méfaits mais ne s'exonère pas de sa responsabilité.
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LIENS TRES, TRES UTILES.
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La dictature en marche.


La partition en cours.


Publicité pour un homonyme, sans doute un parent éloigné.


Il n’est pire sourd…


Bienvenue, frères très aimés !


Les crétins continuent de sévir : belle illustration de leur malfaisance.


Le grand absent, à Grenoble, comme à Amiens.


C’est en Espagne, pas en France hélas !


Afghan contre Africain


vendredi 10 août 2018

Vendredi 10 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin ! L'Europe du parieur n'est pas celui de Bruxelles.

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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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SAINT BENOÎT, PATRON DE L’EUROPE.
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C’est à l’occasion de sa visite au Mont Cassin, que Paul VI fit de saint Benoît l’un des patrons de l’Europe. Voici en quels termes il s’exprime, dans le Bref Pacis nuntius :

"Messager de paix, artisan d’union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, Abbé. Alors que s’écoulait l’Empire romain désormais à son terme, que des régions d’Europe s’enfonçaient dans les ténèbres et que d’autres ne connaissaient pas encore la civilisation et les valeurs spirituelles, ce fut lui qui, par son effort constant et assidu, fit se lever sur notre continent l’aurore d’une ère nouvelle. C’est lui principalement et ses fils, qui, avec la croix, le livre et la charrue, apporteront le progrès chrétien aux populations s’étendant de la Méditerranée à la Scandinavie, de l’Irlande aux plaines de Pologne. […]."
Voir le texte en italien dans
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L’EUROPE DE BRUXELLES VUE PAR PHILIPPE MURAY : MOMENTS JOUISSIFS.
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"Il faut laisser le moderne se dévorer entre lui ; et tenir la chronique sévère de ce combat de tautologie, de cette tautomachie. N’importe quelle comédie, de ce point de vue, est bonne à prendre. Quand il s’est agi en France ou en Hollande de voter pour ou contre la Constitution européenne, il a été très vite acquis et décrété que ceux qui avaient voté non auraient sans doute voté oui si la Constitution s’était appelé traité ; et que ni les protestataires partisans du non, ni les acceptataires partisans du oui, ne rejetaient bien entendu l’idée européenne, et encore moins sa construction irrésistible, mais que les uns et les autres, plus europhiles les uns que les autres, n’avaient un léger différend qu’à propos de l’Europe en tant que fourrier de la mondialisation ou limitateur des excès de celle-ci ; et qu’ils auraient sûrement tous voté pour une autre Europe si on en avait trouvé une.[…]. L’hypothèse même d’un rejet sauvage et radical de « l’idée européenne » est devenue impensable ; et l’on s’estime assez comblé de « pluralisme », dans ce domaine comme dans les autres, quand on reconnaît qu’il peut y avoir désaccord, mais seulement à propos du fonctionnement de la chose, jamais à propos de la chose elle-même et surtout de sa désirabilité. Dans l’espace infini du Moderne autonomisé, nul ne vous entendra plus jamais crier non au Moderne."
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Préface (pages 12 et 13).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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L’histoire revient en force. Le mouvement de retour est venu du Brexit, et l’on ne saurait assez remercier les peuples britanniques d’avoir dit non au grand machin qui broie les patries, impose des normes étouffantes, et veut en plus répandre les germes les plus dangereux du modernisme sociétal : mariage pour tous, IVG, euthanasie (y compris celle des enfants comme en Belgique qui, à cet égard, a donné un exemple qui SERA imité), légalisation de la GPA.
Les juges de la CEJ ou de la CEDH sont tout entiers adonnés à la passion du modernisme, certes pas à la lecture de la règle de saint Benoît.
Puis est venu le groupe de Visegrad (Pologne, Tchéquie, Slovaquie, Hongrie) qui rétice de plus en plus à se soumettre aux diktats des grands fouille-merdes de BRUXELLES.
Enfin, l’Italie, elle aussi, a fait le choix de l’histoire.
Tous ces pays, tous ces peuples acceptent les conséquences parfois douloureuses de leur choix. Les menaces, les sanctions, les injonctions, les remontrances, ils s’en battent l’œil. Ainsi se trouve remise en honneur la politique dont ARISTOTE disait qu’elle est par définition imprévisible, tant que le choix est laissé libre aux peuples de déterminer ce qui est bon pour eux.
Parieurs bénédictins, nous faisons, nous, celui d’une Europe plurielle, débarrassée de ces mirontons à la remorque des grossiums de l’économie, de la technique et des médias. Plus vite cette Europe-là s’écroulera, mieux ce sera. Nous faisons le choix d’une Europe respectueuse des différences, accueillante mais discernante, priante, ouverte et, j’ose le dire, missionnaire.
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LIENS UTILISSIMES, NOMBREUX CERTES, MAIS A LIRE TOUS.
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Chronique des cinglés (suite et pas fin !) : un courageux lynché médiatiquement.



C’est en Italie que les choses bougent !


Absence ! Absence ! Pensez aux morts de la grande guerre, ce n'est pas très vendeur .


Que Dieu l’accueille en son paradis.

Les médias sont plus soucieux des idées dans le vent que de la vérité. Ils se taisent ! Ils se taisent !  Pas NOUS !


BENALLA ou la patate chaude !




Les juges, la Pologne et l’Europe ! Il est grand temps de se rebiffer.


La Corse et les 80 km/h ! Sans compter ailleurs !



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jeudi 9 août 2018

Jeudi 09 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Sur la beauté et sa source


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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L’ART, LA BEAUTÉ ET L’AMOUR.
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"À quoi l’art servirait-il, s’il ne nous rendait mieux capable d’aimer."
In
Jean BASTAIRE.
Court traité d’innocence. Suivi de Péguy et l’enfance et de Lettre à une comédienne sur l’adolescence et l’amour. Collection Le Sycomore.
Éditions Lethielleux, Paris/Culture et vérité, Namur, 1977. (Page 81.)
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CONTREPOINT D’ANDRÉ FROSSARD.
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"Il faut que Dieu existe pour que nous puissions dire qu’une chose est belle, même quand nous fermons les yeux. Car la beauté des choses tient au souvenir qu’elles conservent de lui, et elles sont laides dans la mesure où elles l’ont oublié."
In
André FROSSARD.
Dieu en question. Chapitre : « Peut-on dire d’une chose qu’elle est belle ? » (Page 60.)
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COMMENTAIRES EN PASSANT.
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Philippe MURAY, sur les réflexions duquel nous reviendrons bien vite, a très bien identifié la nature et l’origine du vide esthétique qui remplit – si l’on peut dire – le festival in d’Avignon, ordonnancé par un génie du néant théâtral qu’est monsieur Olivier PY.
Le parieur bénédictin sait que la beauté prend sa source dans le sein de Dieu et s’y réfugie aux moments sombres ou sombre la culture. Et tandis qu’une foule hallucinée regarde sans comprendre des transgenres raconter leur histoire dans la cour du palais des papes, il n’y qu’un ou deux visiteurs pour contempler, muets d’admiration, la vierge de Boticelli et tous les autres trésors que recèle le Musée du petit Palais.
Ils disent qu’ils défendent la culture populaire ! Oui, ils disent cela, alors qu’ils barrent au peuple la route qui mène au sublime, à coup de subventions aveugles et de juteux blasphèmes. Les pauvres ! Les misérables ! Il faut les plaindre, et, si l’on en a la patience et le désir, prier pour la conversion de leur regard sur le monde.
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LIENS UTILES.
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Le réel est ce qui résiste. Supprimez le mot, vous ne supprimerez pas le réel.


Ira-t-il jusqu’au bout ?


Cette page sur l’affaire Benalla a été SUPPRIMÉE ! Pourquoi ?, par qui ?


Mais celle-là existe toujours.


Et celle-là aussi (avec un peu d’humour).


Une nouvelle affaire ?


Je me pose tout de même la question. Pourquoi sortir tout ça maintenant, alors que les faits sont connus depuis longtemps ?

Chronique des cinglés (suite et hélas pas fin !)


Et pour se rafraîchir la mémoire.




mercredi 8 août 2018

Mercredi 08 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Plus de mal ? donc plus de bien

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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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ANDRÉ FROSSARD ÉVOQUE, SANS LA SAVOIR, LE PARI BÉNÉDICTIN.
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"Quant aux exemples que l’on donne des « échecs » du christianisme, ils tiennent, uns à la faiblesse humaine, et il faudrait beaucoup d’orgueil pour la condamner, les autres, soit à une volonté de puissance déplacée dans l’ordre spirituel, soit à une erreur de l’Église, que d’aucuns l’incitent encore aujourd’hui à commettre : celle de participer au pouvoir temporel et d’essayer d'infléchir le cours du siècle par d’autres moyens que ceux de la foi et de l’amour. Si la morale religieuse semble diverger, et n’être pas tout à fait la même pour les personnes et pour les sociétés, c’est parce que l’Église a été amenée durant certaines périodes de l’histoire, par exemple aux temps des invasions barbares, à prendre des responsabilités civiles qui ne lui reviennent pas normalement. Seule institution valide parmi les décombres de l’empire romain, et dernier refuge des populations menacées, elle a dû édicter des règles de vie communes qui tenaient compte — charitablement — du fait que le grand nombre ne va pas d’un même élan vers la sainteté. Elle ne pouvait fonder ces règles sur l’Évangile pris dans ses exigences intégrales, car […] l’Évangile ne se lit pas à la troisième personne du pluriel, mais à la deuxième personne du singulier. […].
In
André FROSSARD.
Dieu en question.
Chapitre Le christianisme a échoué. (Pages 33 et 34.)
Desclée de Brouwer, Stock/Laurence Pernoud, Paris, 1990.
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ANALYSE DE GUSTAVE THIBON.
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"Décadence moderne. – C’est la décadence d’un monde chrétien. Quelque chose de mille fois pire que l’effondrement du monde antique. C’est le pourrissement non seulement de la nature humaine, mais de la place de Dieu dans l’homme. La décomposition antique était franche ; mais le cadavre de notre civilisation est fardé de tous les attributs divins : justice, amour, vérité… (C. VIII, 26.12.1936.)

"Incarnation du mal. – Un des signes capitaux de l’âge actuel : le « péché » émigre de plus en plus hors de son lieu propre (la conscience et la liberté individuelles) pour s’installer, d’une part dans la vie collective (lois et régimes malsains) et, d’autre part, dans la vie organique (nerfs malades, instincts pervertis, etc.) Le domaine du mal proprement moral s’amenuise toujours davantage. De sorte que le moraliste ne sait plus très bien où finit sa  tâche et où commence celle de l’homme d’État ou du médecin." (C.VIII, 13.1.1937.)
In
Gustave THIBON.
Parodies et mirages ou la décadence d’un monde chrétien. Notes inédites (1935 – 1978). Introduction de Françoise CHAUVIN.
Éditions du Rocher, Monaco, 2011. (La référence C suivie d’un chiffre romain indique le cahier d’où sont tirées ces notes inédites).
(Page 24 ; page 26.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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André FROSSARD reprend (quoique incomplètement) l’analyse de Rod DREHER dans son ouvrage sur le pari bénédictin, tout comme celui de G.K. CHESTERTON dans plusieurs de ses ouvrages.
Il y a plusieurs réalités qu’il convient de bien réaliser : (a) le Royaume n’est pas de ce monde, et il est vain de vouloir instaurer un régime politique dicté par des règles générales issues de l’enseignement évangélique : l’Évangile, comme le dit si subtilement FROSSARD, se lit à la deuxième personne du singulier (par exemple : « Si ton frère te sollicite pour un stade, fais en deux avec lui »), pas à la troisième personne du pluriel ; (b) il est d’une aveuglante clarté que la loi, en se substituant à la conscience (vous savez, ce « jugement de la raison pratique sur ce qu’il convient de vouloir, de pouvoir ou savoir) a réussi à gommer la notion de responsabilité individuelle, de libre arbitre, et bien entendu de péché ; (c) ensuite, et ceci est décisif, il en résulte que le pouvoir politique s’est autoproclamé l’énonciateur des normes morales et sociales, c’est-à-dire, en fin de compte, le destructeur de toute morale ; (d) il en résulte (et je renvoie à mon billet du 2 août sur la « diffusion de la charité par capillarité » du 2 août), c’est en faisant le choix personnel et radical des préceptes évangéliques qu’il est possible de changer le monde un tant soit peu. Les moines l'ont fait depuis plus de 1500 ans ! Nous reviendrons avec Philippe MURAY, demain, sur la disparition du mal de l'espace public, et sur l'avènement d'un monde infantile de Bisournours.
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LIENS BIEN UTILES.
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Chronique des cinglés (suite et pas fin !)


Vous allez vous pincer les joues pour ne pas exploser de rire devant tant de pédanteries in compréhensibles et grotesques. Mais Libération est le champion de la confusion, de la tourbe putride et de l’imbécillité de intellectuels qu'a bien définie par BERNANOS.

Ou encore :


Ex orienté Lux ! Merci à nos frères orthodoxes bulgares.


Libération a encore sévi ! 
Monsieur HUITOTREL est un censeur impitoyable de tout ce qui n’est pas agrégé à son univers esthético-idéologique. En un mot, c’est un imbécile heureux.


Je redonne ce lien.



Et nos frères d’Orient reviennent sur la terre de leur père à QARAKOSCH.


Des enfants prient à Qaraqosh, où la moitié de la population est revenue depuis la libération de la ville.

mardi 7 août 2018

Mardi 7 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Supprimer les mots pour ne pas voir le réel.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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LES IMPUISSANTS SE VENGENT SUR LES MOTS.
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"Plus la réalité échappe, et plus on se venge sur les mots. Plus le monde concret s’évanouit, devient insaisissable, immaitrisable, noyé dans le flot clinquant des images, ou désagrégé sous l’action de la science et de la technique, et plus on exerce des représailles sur le langage, la pensée et les arrière-pensées. Ainsi rétablit-on son emprise sur la réalité, mais seulement par le biais de la toute-puissance infantile, c’est-à-dire de l’illusion. Le résultat de l’entreprise se révélant nul, comme de juste, il convient sans cesse de la recommencer ; et sans cesse de façon plus féroce.
C’est d’abord cela, le « politiquement correct » : une rage impuissante qui se transforme pour ainsi dire de manière magique, en revanche contre la parole, supposée opérer directement sur la réalité. Il faut bien qu’il nous reste un souffre-douleur, à nous qui avons tout perdu. Ce sera l’homme parlant, l’homme en tant qu’il parle. On ne cessera plus de le redresser. Comme un tort. On n’en finira plus de le surveiller, de le traquer, de le persécuter. Le « politiquement correct », ce sont les Euménides d’ESCHYLE redevenant Érynies. L’antique essaim des furies de la justice vengeresse, converties à la bienveillance vers la fin de l’Orestie, reprend son vol mais en tant que furies. Toute la puissance du XXIe siècle résonne du bruit de colère de ces frelons moraux."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Du politiquement correct au politiquement abject e passant par le politiquement abstrait : un voyage contemporain (page 208).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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SULFUREUX CONTREPOINT DE VOLTAIRE ET DE QUELQUES AUTRES, SAUVES PAR CHATEAUBRIAND.
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Il est entendu, aujourd’hui, que le sexisme, le racisme, l’arrogance des élites sont des choses abominables qu’il convient de combattre par la loi, comme si le simple bon sens et la charité, la vraie, celle qui nous est infusée par l’Esprit Saint, ne suffisaient pas à nous prémunir contre ces maladies honteuses. Et bien voici un florilège puisé à la correspondance de VOLTAIRE, qui nous est présenté comme un modèle de vertu, de tolérance, d’ouverture, au point qu’il n’est pratiquement pas de métropoles françaises qui ne le célèbrent pas par un boulevard ou un lycée.

"[N]ous n’avons de compatriotes que les philosophes. Le reste n’existe pas." (Lettre de VOLTAIRE aux CLAVEL de BRENLES du 31 décembre 1754. Best., D 6057 ; tome 15, Genève, 1971, p. 366).

"Le sot n’est pas notre prochain." (Lettre de VOLTAIRE à madame d’ÉPINAY, vers le 1er juin 1759. Best., D 8338, tome 20, Banbury, 1971, p. 194).

"Ne comptez pour votre prochain que les gens qui pensent." (Lettre de VOLTAIRE à HELVETIUS du 16 juillet 1760. Best. D 9069, tome 21, Banbury, 1971, p. 472.)

"Des millions d’animaux sans plumes à deux pieds qui peuplent la terre sont à une distance immense de votre personne, par leur âme comme par leur état." (Lettre de VOLTAIRE à FRÉDÉRIC II de Prusse du 22 décembre 1741. Best., D 2573, tome 8, Genève, 1970, p. 151.)

"J’ai lu dans un philosophe que l’homme le plus grossier est au-dessus du plus ingénieux animal. Je n’en conviens point. On achèterait beaucoup plus cher un éléphant qu’une foule d’imbéciles." (VOLTAIRE. Lettre de Memmius à Cicéron [1771]. In Œuvres complètes. 42 volumes [1818]. Lefèvre et Deterville, Paris, tome 20, pp 180-209, à la page 205.)

"Les blancs et les nègres et les rouges et les lapons (…) ne viennent certainement pas du même sol », et l’« on ne devrait pas être plus surpris de trouver en Amérique des hommes que des mouches." (VOLTAIRE. In Essai sur les Mœurs et l’Esprit des Nations [écrit entre 1740-1756]. Œuvres complètes. Op. cité, tome 10, p. 31.).

"La maladie des systèmes peut-elle troubler l’esprit au point de faire dire qu’un Suédois et un Nubien sont de la même espèce." (VOLTAIRE. In Des singularités de la Nature, par un Académicien de Londres, de Bologne, de Petersbourg, de Berlin, etc. [1768]. Œuvres complètes. Op. cité, tome 19, pp. 339-421, à la page 414.)

"La race des nègres est une espèce d’homes différente de la nôtre, comme la race des épagneuls l’est des lévriers. […]. La forme de leurs yeux n’est point la nôtre ; leur laine noire ne ressemble point à nos cheveux, et on peut dire que si leur intelligence n’est pas d’une autre espèce que notre entendement, elle est fort inférieure : ils ne sont pas capables d’une grande attention ; ils combinent peu. […]." Ce sont là dit VOLTAIRE, des produits « de l’Afrique, comme les éléphants et les singes." (In Essai sur les Mœurs et l’Esprit des Nations. Œuvres complètes. Opus cité, tome 12, aux pp. 32 et 33.)

"Si l’on me demande quel est dans la chaîne des êtres l’anneau qui unit le singe à l’homme, je répondrai que c’est la Bas-Poitevin [le Vendéen] ». (Jean-Baptiste LECLERC  In Essai sur la Propagation de la Musique en France, sa conservation et ses rapports avec le gouvernement. Hansen, Paris, an VI (1797 ou 1798), pp. 66-67.) (Les sinistres TUREAU et WESTERMANN avaient décimés la Vendée. Il fallait bien justifier ces crimes.)

Et pour l’honneur de Dieu et de son Christ, voici ce que dit le grand CHATEAUBRIAND qui s’indigne de la vogue des cabinets d’histoire naturelle "où le néant a rassemblé des merveilles, et où la dépouille de l’orang-outang insulte à la dépouille de l’homme" (In Fragments du Génie du christianisme primitif. Génie du christianisme [1838]. Collection Pléiade. Publié par M. REGARD. Gallimard, Paris, pp. 1293-1367, aux pp. 1303-1304.)

Merci à Xavier MARTIN qui a colligé des centaines de citations de philosophes, toutes plus offensantes les unes que les autres pour l’humanité dans son immense ouvrage intitulé :Naissance du sous-homme au cœur des Lumières (les races, les femmes, le  peuple).
Dominique Martin Morin, Poitiers, 2014. C’est dans son livre que j’ai puisé cet échantillon.
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Imbécillité suprême, le mot race a disparu de la constitution, comme si a suppression allait d’un seul coup balayer l’un des vices les plus honteux de l’humanité : le racisme. Mais les loges ne semblent pas disposées à expurger de la correspondance de leur défunt frère ces propos voltairiens qui déshonorent la pensée. Le racisme, hélas existe, et c’est, je le redis une chose ignoble ; il ne s’ensuit pas que les races n’existent pas. La négation de leur existence est une insulte au bon sens. Mais, à la différence du hideux VOLTAIRE, il ne s’ensuit pas que l’existence des races entraîne leur hiérarchisation. Je suis le témoin quotidiennement émerveillé de la qualité de prière et de la piété de nombreux Africains, Sri Lankais, Philippins, Vietnamiens, sans compter la profondeur de leur charité et la qualité de leur pensée. Et lorsque l’on me fait l’honneur d’être le ministre extraordinaire de la communion, je vois dans ces visages une réalité qui transcende toute différence : celui d’un fils ou d’une fille de Dieu qui m'enseigne par la lumière de son visage. Je m’en remets à Dieu qui sait que je ne mens pas.
Les "correctistes", comme les appelle Philippe MURAY, les "correctistes" du Monde ou de Libération ne sont sans doute pas disposés à voir que les grands ancêtres dont ils se réclament iraient aujourd'hui tout droit devant les tribunaux pour leurs honteux propos.
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LIENS UTILES ET QUELQUEFOIS ILLUSTRATIFS.
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Bagarres interethniques entre clandestins.





Et au Japon


Aïn Karem à Biarritz ; évangélisation de rue !


Sainte Russie, merci !


Une vidéo pour restaurer l’église de Marie dans les Alpes-Maritimes.