mercredi 19 octobre 2011

Courage, cher Philippe Isnard, vous n'êtes pas seul !

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J'ai promis de commenter l'interview de Philippe ISNARD par Enquêtes et Débats. Je le ferai en tant que biologiste, enseignant, chrétien et citoyen.
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Réaction du biologiste. J'ai eu l'honneur d'enseigner la Virologie à l'université  Louis Pasteur, devenue Université de Strasbourg. C'était et c'est encore l'une des plus fameuses universités scientifiques françaises, riche de deux Prix Nobel (Jean-Marie LEHN, Chimie ; Jules HOFFMANN, Médecine). J'ai eu le bonheur de discuter voire de collaborer avec des grands noms de la science qui exerçaient dans cette Université : Pierre CHAMBON (Biologie moléculaire), Henri DURANTON (Physiologie végétale), Jean-Pierre EBEL (Biochimie et biologie moléculaire), Léon HIRTH (Virologie végétale), Pierre KARLI (Neurophysiologie), Paul MANDEL (Neurochimie), Jean-Claude STOCLET (Pharmacologie moléculaire), Michel TARDY (Psychopédagogie), Camille WERMUTH (Pharmacochimie). La liste n'est pas exhaustive. Quand j'ai été nommé professeur, René THOM (Mathématiques), Abraham MOLES (Psychologie sociale), et d'autres très grands noms (BENOIT, DAUNE, MINCK par exemple) ainsi que les collègues que je viens de nommer, développaient dans cette université un enseignement et des recherches de premier plan. Certains d'entre eux nous ont quittés ; d'autres continuent de travailler, de penser, et de produire. J'ai admiré leur sagesse, leur probité intellectuelle, leur esprit critique ; j'ai beaucoup appris à leur contact, je leur suis redevable infiniment de ce que j'ai pu faire.

On m'accordera que j'ai sur bien des contempteurs de Philippe ISNARD un certain avantage, celui de connaître de très près la biologie. Je vais plus loin. Il y a 30 ans, le laboratoire dont j'avais la responsabilité mettait au point des systèmes de coculture de fragments de moelle d'embryon de rat et de fibres musculaires humaines obtenues par fusion de ce que l'on appelle des cellules satellites musculaires. Nous obtenions ainsi une innervation des cellules musculaires et pouvions observer leurs contractions rythmiques, pendant des mois, moyennant le renouvellement régulier du milieu de culture. Bien évidemment, l'idée nous est venue de voir ce que donnerait l'usage de moelle d'embryon humain. Contact fut pris avec le service d'un très grand hôpital universitaire parisien où l'on avait mis au point une technique d'avortement respectant l'intégrité de l'embryon. Une fois prélevé, celui-ci était placé dans un liquide conservateur, puis envoyé par avion à notre laboratoire. J'avais demandé et obtenu l'accord du Comité National Consultatif d'Ethique pour pratiquer ces recherches. C'était avant que je rencontre Jésus. Je n'avais pas pris conscience que les tissus embryonnaires nous arrivaient vivants (sinon l'innervation eût été impossible) et que nous étions responsables de la mort d'un être humain en puissance. Qui n'a jamais vu un embryon de 12 semaines ne peut pas comprendre ce que signifie un avortement. Les chercheurs et moi-même étions pétrifiés devant ce petit être voué à la mort. Je mis fin très rapidement à ces expériences que je regrette amèrement. Puisse le Dieu de miséricorde ne pas m'en tenir rigueur au jour du jugement.
Comprendrez-vous, messieurs les promoteurs de mort que je parle d'expérience, d'une expérience que vous n'avez pas ? Que vous êtes tout entiers pris dans votre système : ils, elles ont le droit de faire l'amour quand ils, elles le veulent. Peu importe les conséquences, pourvu qu'il y ait jouissance et plaisir immédiats. Les IVG ne sont pas faites pour les chiens, non ? Bien entendu, je n'ignore pas que nombre de chercheurs et de médecins ne voient aucun obstacle moral à ces pratiques. Eux, ils savent. "Parce que vous dites que vous êtes sans péché, votre péché demeure" a dit Jésus. Qu'ajouter d'autre ?
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Réaction de l'enseignant. Un véritable enseignement développe l'esprit critique. Un fait, qu'il soit de science dure ou de science molle, ne prend son véritable sens et son poids que quand il est passé à l'aune de la critique (cf. mon billet sur l'esprit critique). Une interprétation honnête exige qu'on présente les arguments qui militent en sa faveur, et ceux qui vont à son encontre. Il me paraît donc honnête de présenter aux jeunes gens et jeunes filles, dont l'environnement hédoniste n'encourage pas la continence, sans parler de chasteté, les conséquences d'une grossesse indésirée, et les effets psychiques désastreux d'un avortement. J'ai vu, de mes yeux vus, à la télévision, une séquence où l'on nous montrait des adolescents en train d'enfiler un préservatif sur un phallus en plastique... (cf. mon récent billet consacré à une citation de Léon BLOY). Voilà qui en dit long sur la neutralité de l'enseignement.
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Réaction du chrétien. Il me paraît passablement contradictoire de militer à la fois  contre la peine de mort (à juste titre) et pour l'avortement. Je sais que l'avortement tue un être humain. Ce savoir n'est pas le fruit de l'idéologie, mais de l'expérience personnelle. Oh ! Je connais l'argumentation : un embryon n'est pas un être humain, son cerveau n'est pas développé, etc. Il ne devient homme qu'à la naissance. Cela revient à dire que des victimes d'accident de la route, ou d'une maladie neurodégénérative centrale, n'ayant plus de cerveau intact, ne sont plus des êtres humains, sans parler de ceux d'entre eux qui présentent des troubles psychiques graves (schizophrénie, autisme, etc.) et qu'il serait légitime de les tuer. HITLER n'a pas hésité à supprimer les malades mentaux. Je m'en tiens à la loi naturelle, et au Décalogue : "Tu ne tueras pas". Voilà mon rocher, ma forteresse et mon salut. Cela était, est et restera juste et vrai jusqu'à la fin des temps. Tant pis pour les sociétés de pensée fondamentalement anti-chrétiennes, et donc anti-humaines, qui sont à l'origine de ces ténébreuses innovations sociétales !
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Réaction du citoyen. Là, je m'adresse à monsieur CHATEL. Est-il donc disciplinairement et pénalement répréhensible de présenter tous les aspects d'une question à des jeunes qui s'interrogent ? Pourquoi les représentants du planning familial ont-ils la liberté de venir parler de la pilule, du préservatif, de l'avortement dans les classes de seconde, première, terminale, sans qu'un autre aspect de la sexualité leur soit présentée ? Monsieur CHATEL, et d'autres ministres de l'"Education Nationale" (!!!) avant lui ont adopté les mêmes attitudes, les mêmes comportements, la même complaisance : surtout ne pas contrarier les ténors de la pensée unique, du politiquement correct. Voilà qui n'aide pas à former des consciences éclairées. Mais le but de l'enseignement, en France, n'est-il pas de formater les esprits et des les rendre compliants à ceux qui détiennent le pouvoir (politique, médiatique et financier) ? TAINE (j'ai fait un billet là-dessus) l'avait déjà dit !
J'ajoute encore un point. Les populations immigrées aiment les enfants et elles en font. Il n'est pas rare de voir des familles d'origine africaine compter six, sept, voire plus de dix enfants. A ce train-là, il apparaîtra chez nous à moyen terme, avortement aidant, un  déséquilibre démographique en faveur de ces populations, et nous n'aurons plus que nos yeux pour pleurer nos libertés, nos traditions, nos valeurs, notre mode de vie perdus. Après tout, il paraît que les populations européennes sont d'origine africaine et que leur souche s'est installée sur notre continent il y a 70.000 ans (cf. l'émission excellente d'Arte, hier soir ; encore que l'idéologie sous-jacente à l'intervention de certains chercheurs laissaient à penser qu'il était "mal" de s'opposer au flux migratoir en provenance d'Afrique). Les nouveaux venus avaient, paraît-il, la peau noire, et c'est, toujours paraît-il et sans aucun fait scientifique à l'appui autre que l'application de l'évolutionisme darwinien, le climat et la préférence sexuelle qui a fait apparaître des hommes à la peau blanche.
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Je termine. Il est toujours très dangereux de décontextualiser des initiatives sociétales, politiques, éthiques. Un homme qui pense, pense d'abord aux conséquences de ses choix, et non à sa gloire personnelle, à son rayonnement politique ou social. Voilà la vraie liberté (cf. mon billet relatif à la vision qu'a Simone WEIL, la  philosophe, pas l'autre Simone, de la liberté).
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Tenez bon Philippe ! Et si vous me lisez, commentez et intervenez !
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Le soleil ni la mort... A propos de Philippe Isnard

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Roparz Hemon me demande si j'ai parlé de Philippe ISNARD, ce professeur sanctionné pour avoir fait visionner à ses élèves, entre autre, un documentaire sur l'avortement. Voici l'interview que lui a accordé un journal non catholique, laïc, "Enquêtes et débats". Je n'ai pas parlé de Philippe ISNARD, et je regrette ce silence. Je vais donc le réparer. Voici d'abord l'interview. Veuillez la lire, je vous en prie, dans sa totalité, même si elle est longue. Vous verrez comment fonctionne le mensonge, le politiquement correct et la course aux électeurs. Je ferai un bref commentaire dans un autre billet.
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"Nous avons été l’un des rares médias non catholiques à parler de Philippe Isnard, ce professeur suspendu pendant 4 mois de l’Education nationale pour avoir fait visionner à ses élèves de seconde et de première un documentaire anti-avortement. Il a bien voulu répondre à nos questions, et sa franchise devraient ravir nos lecteurs.
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Question : M. Isnard, la censure vient de vous frapper deux fois, une fois par l’Education Nationale, une fois par Radio Notre-Dame. Le sort s’acharne sur vous ?

Réponse : Le fonctionnement des médias en France rappelle celui des régimes totalitaires. L’AFP, dont le principal financement est étatique, diffuse un message, repris alors en cœur sans vérification par des médias aux ordres. Et tous perçoivent également de grasses subventions étatiques, histoire d’être bien sûr de leur soumission. Le fonctionnement totalitaire de l’éducation nationale, sa partialité idéologique, son obscurantisme en ce qui concerne l’avortement sont bien connus. D’ailleurs, le recours à des dénonciations (anonymes à ce jour mais émanant de profs comme j’ai pu le constater) rappelle là encore les régimes nazis et soviétiques.

A vrai dire, la censure est plus étendue: aucun des médias étatiques qui m’ont lynché ne m’a accordé de droit de réponse à ce jour, ni rectifié les mensonges diffusés au grand public. Ils ne se sont pas excusés pour les procédés malhonnêtes employés, comme pour France TV qui a interviewé des élèves que je n’ai même pas en classe.

En clair, les médias me refusent la parole. Et refusent de dire la vérité, comme par exemple le fait que le film incriminé décrit la procédure par aspiration, mise au point par les “médecins” nazis dans les camps de concentration en 1942, est celle utilisée en France pour les avortements légaux. Ils refusent de donner les autres films et documents que j’ai utilisés (documentaires “soit un homme”,”SOS femme en détresse”, discours de Mme Veil, texte de la loi Veil, image d’un fœtus à 12 semaines…)

Ils cachent aussi qu’aucun élève, d’après le rapport de la cellule de “soutien psychologique”, ne s’y est présenté!!!
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Question : Pour que nos lecteurs aient une idée de l’importance de la sanction qui vous frappe, pouvez-vous nous indiquer si beaucoup de professeurs ont ainsi été suspendus par le passé, et pour quelles raisons ?

Réponse. J’ai siégé moi-même en CAPA disciplinaire (Commission administrative paritaire académique) de 2001 à 2004. Nous y avons jugé des cas extrêmes. Je me souviens qu’une professeur, accusée et condamnée par la justice dans une sordide affaire de pédophilie avec ses élèves de collège, avait eu une sanction inférieure à 4 mois de suspension. Malgré mon indignation car j’étais partisan, vous vous en doutez, d’une éviction définitive. Bien sûr, dans l’intérêt du service, l’affaire n’a pas été ébruitée par les syndicats, c’est tellement plus grave quand un professeur tente un débat objectif et scientifique sur l’avortement! L’administration m’avait même refusé que l’on enquête pour savoir, ces deux enseignants étant en charge de l’atelier photo du collège, s’ils avaient pris les photos dans ce cadre!!

A part Direct 8 et Radio Notre-Dame qui vous a tout de même invité 2 fois, les médias traditionnels ne se sont pas intéressés à votre affaire, qui est pourtant gravissime en terme de liberté d’expression, comment l’expliquez-vous ?

D’autres journalistes se sont intéréssés à l’affaire (Valeurs actuelles, Famille chrétienne, blogs chrétiens, le journal Alba en Espagne, RCF, Direct 8 (des évéchés dont le mien et celui du Var qui m’ont courageusement appuyé). Je leur rends hommage pour leur courage.

Pour les médias officiels, la vérité leur fait peur, et ils sont aux ordres de l’Etat. Ils sont les Tartuffes de notre temps:cachez ces restes de foetus avortés que je ne saurai voir… Jamais dans l’histoire un aussi petit groupe d’hommes (les médecins avorteurs) n’en aura tué un si grand nombre. (7 millions de morts pour les seuls avortements par aspiration rien qu’en France depuis la loi Veil). Par ailleurs, l’Etat contrôle les médias, via l’AFP(ravda) et les subventions…distribués à tous…ou presque!
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Question. Par contre sur Internet les relais sont nombreux, sur les sites chrétiens mais pas seulement, qu’en pensez-vous ?

Sur internet, pour l’instant, les chrétiens peuvent encore s’exprimer, c’est le principal îlot de liberté qui demeure face à la pensée unique. Profitons-en pour tenter de faire obstacle au projet de loi sur la bioéthique et celui sur l’euthanasie, qui, par leur volonté de tuer les plus faibles (vieillards, handicapés, trysomiques, …) et son eugénisme, n’est que la reprise des projets des Nazis mis en œuvre dans l’opération T4. Je rappelle que les nazis utilisaient pour justifier l’opération T4 les mêmes arguments pseudo-humanitaires : c’est pour leur bien que l’on tuait -et que l’on tue dans le ventre de leur mère aujourd’hui- les handicapés. N’allaient-ils pas être malheureux?

Vous avez vous-même utilisé internet pour faire savoir que vous aviez été censuré par Radio Notre-Dame, trouvez-vous qu’Internet change le rapport de forces entre les médias et les invités ? Concernant la censure de Radio Notre-Dame dont vous dites être la victime, il paraît étonnant qu’ils vous aient invités deux fois et qu’ils aient reçu des pressions pour vous désinviter brutalement la 3è fois. Louis Daufresne vous a-t-il dit qu’ils avaient reçu des menaces suite aux deux premières émissions, qui seraient la source des pressions de la direction pour vous désinviter ?

Je remercie Radio notre dame de m’avoir invité deux fois. Je prie pour qu’ils m’invitent à nouveau, ils ont fait preuve de courage en m’invitant et ils pourraient, avec l’aide de Dieu, retrouver ce courage. Les chrétiens doivent recréer des médias libres et des établissements scolaires libres, ce qui suppose une vraie séparation d’avec l’État, surtout lorsque celui-ci est coupable de crime contre l’humanité. Et de ne pas se préoccuper des subventions. Il faudrait aussi que l’État ne puisse plus intervenir dans la nomination des évêques, ceci pour garantir leur l’indépendance.
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Question. Etiez-vous au courant de la désinvitation brutale par Louis Daufresne et Radio Notre Dame d’Anne-Marie Delcambre et de moi-même (Jean Robin) pour le roman La Mosquée Notre-Dame en avril 2009 ? Qu’en pensez-vous ?

Réponse. “Désinviter” au dernier moment un invité est choquant, cela laisse entendre que la Radio subit des pressions. Si on ne veut pas d’une personne, il ne faut pas l’inviter! Et réfléchir avant! Et aussi lui dire vraiment pourquoi on la “désinvite..”.
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Question. Quand l’avortement était encore interdit, le débat était lui-aussi interdit, comme il l’est aujourd’hui mais par ceux qui réclame aujourd’hui l’ouverture du débat. Comment l’expliquez-vous et n’y a-t-il pas une hypocrisie à demander ce qu’on avait soi-même refusé ?

Pour ma part, je n’ai jamais empêché quiconque de s’exprimer. Et j’ai respecté tous mes élèves. Ainsi, dans ce débat, pour respecter la laïcité, je n’ai pas utilisé les arguments spécifiquement chrétiens contre l’avortement, je me suis placé juste sur le plan de la science, et du droit naturel.

Pour autant, en tant que citoyen, je pense que la loi ne peut établir que tuer son semblable est un droit. Et s’il y a certes des cas de détresse, il faut venir en aide à la maman en détresse et à son bébé.Tuer le bébé ne fait qu’ajouter à la détresse. Les 70 millions d’euros utilisés pour la politique pro-mort des enfants à naître doivent servir à l’accueil de la vie.

L’appel au meurtre est réprimé, et à ce titre, jusqu’à il y a peu, faire la promotion de l’avortement était interdit, comme dans la loi Veil initiale d’ailleurs, puisqu’officiellement réservée aux cas de détresse. Ce qui peut et doit être débattu, c’est comment aider la maman et l’enfant, mais sans tuer ce dernier.

Il faudrait notamment faciliter les adoptions, alors qu’on les a rendus impossibles en France et que tant de couples, et de plus en plus, souffrent d’infertilité.
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Question. Seriez-vous prêt à débattre devant notre caméra avec un défenseur du droit à l’avortement ?

Réponse. Je propose au ministre Luc Chatel un débat sur la neutralité de l’Éducation nationale, notamment dans le domaine du respect de la vie et de l’avortement, et sur la liberté d’opinion. Puisqu’il m’a sanctionné sans motifs, sans m’avoir entendu, qu’il accepte au moins de s’en expliquer loyalement.

Merci d’avoir répondu à nos questions, nous allons relayer cette interview et votre demande de débat à M. Chatel.
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Je vais faire un commentaire dans un autre billet. Mais je puis déjà vous citer (encore) cette belle maxime de la ROCHEFOUCAULD : "Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement". Il s'agit là du soleil de la vérité, et de la mort de millions d'innocents, de ces pauvres sans paroles (infans) que le cruel HERODE n'aurait pas hésiter à supprimer dans le sein de leur mère s'il en avait eu les moyens, pour empêcher la naissance de ce Roi-Messie qui aurait pu prendre sa place. 

mardi 18 octobre 2011

Sur le gender et sa bêtise

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Monsieur Luc CHATEL restera le ministre qui a accepté que l'on présente comme scientifique la théorie du gender aux adolescents. Cette théorie veut que l'orientation sexuelle, le genre, soit le fruit de la culture et non de la nature, et qu'il résulte, en fin de compte, du libre choix des individus. L'expérience, la très petite mais réelle expérience que j'ai pu acquérir auprès de mes amis séropositifs (homosexuels ou trans-sexuels) de l'Association Tibériade m'indique que cette orientation est tout sauf le fruit d'une libre délibération et qu'elle ne dépend en aucune manière de la culture ou d'un choix discerné.
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Voici donc un texte que m'a transmis un ami parisien et qui a été rédigé par le père Daniel ANGE.

"Pauvres fans du gender ! Soyez logiques, allez jusqu'au bout de vos thèses. Pendant que vous y êtes, supprimez aussi les admirables différences complémentaires des grandes races humaines. Naître Asiatique ou Africain noir : intolérable, discrimination imposée par la nature. Proposez aux petits camerounais de devenir blancs, à la petite Chinoise de devenir noire. Hormones, chirurgie faciale et ça y est. Enfin libre de choisir ma race, ma physionomie. Et si un petit anglais veut le facies slave : no problem. Tout est possible.


Paradoxe : vous ne supportez pas cette horrible, injuste, stupide « nature ». Rien n'est naturel (surtout pas l'hétérosexualité ! au mieux : l'homosexualité), rien n'est définitif, rien n'est immuable. Mais en même temps, vous êtes écolos : vous respectez la nature, que tout soit bio, c'est-à-dire, justement naturel. En plus, ça rapporte !

Mais alors, soyez logiques : supprimez les odieuses différences chez animaux et végétaux, qui aussi se reproduisent par bi-polarité. Ou faut-il dire la coq et le poule ? Quelle discrimination ! Le coq qui féconde la poule : odieuse domination !

Pour échapper à votre stupide nivellement, je devrais être une biche. Au moins, on respecterait ma nature, mon espèce et mon sexe. Heureusement que les arbres n'ont pas de tendances sexuelles, et qu'on les classe d'après ce qu'ils sont.

Bref, l'écologie, le bio dans tous les domaines, sauf celui de l'humain. (...)

Et à qui l'enfant doit –il dire « maman » ou « papa » ? Puisqu'il n'y a plus de différence, il faut inventer un mot bivalent : Ma-pa ? Pa-man ? N'importe quoi !

Dans les écoles, il faut bannir les mots de garçons et de fille… «Dans ma classe, j'ai 14 bi, 8 homos, 3 hétéros et pour le moment, un seul trans.» Mais demain, ça peut changer, la nuit porte conseil, n'est-ce pas ?

Spet 2011 : «Deux organisations féministes lancent une campagne pour supprimer la mention «Melle» dans les formulaires, perçue comme discriminatoire, violant la vie privée. Mais avec l'obligation d'écrire ton gender, ce sera bien pire !

Les mots même de père/mère, enfant, frère, sœur, époux-se, fils/fille doivent être éliminés dans toutes les langues, le plus vite possible, sans parler du mot honni entre tous de famille. Cela puisque tous rattachés à ces deux mots détestables entre tous : homme-femme . Et donc aussi, ipso facto, ceux d'amour, don de soi, communion, etc… (...)

Pourquoi ? Mais pourquoi donc cet acharnement à détruire la famille par tous les moyens ? Veut-on vraiment créer des sociétés saccagées par la délinquance, la violence, le crime ? N'y a-t-il déjà pas assez de familles en ruines, d'enfants et d'ados désespérés parce que non aimés et dont la violence est le seul cri ?

N'avez-vous donc pas d'enfant à vous pour que vous massacriez ceux des autres ? N'avez-vous donc jamais rêvé d'une famille unie, d'une épouse fidèle, pour bombarder ainsi nos familles ?

Arrêtez ! Convertissez-vous ! Mettez-vous à reconstruire après tant de ruines. La guerre à l'humanité, déclarez-la terminée. Au moins une armistice. Que nous puissions reprendre souffle. On n'en peut plus ! On en a marre ! On sursature !

Pitié, pitié, pitié pour ce continent jeune suffisamment mitraillé.

Je tremble pour vous. La mort, ça vient vite. N'importe où, n'importe quand. Peut-être demain. Personne n'échappera au jugement. Je ne veux pas que vous ayez du sang sur les mains. Je veux vous éviter un mauvais quart d'heure devant un certain Enfant.

Cet Enfant, cet Ado, ce Jeune qui sait ce qu'est l'enfance, l'adolescence et la jeunesse pour les avoir lui-même traversés. Mais qui est aussi le Maître de l'histoire, le Seigneur de notre humanité, prunelle de ses yeux.

Et qui a osé déclarer : qui touche à un enfant, c'est Moi qu'il touche !

L'Artiste génial nous a tellement créés Homme ou Femme que nous le serons en plénitude éternellement. Au Ciel, Jésus demeure à tout jamais un homme, l'Homme par excellence, et Marie une femme. En ce Ciel où les genders n'auront plus cours.

Au Donateur de vie, à la Source jaillissante de l'amour, à lui seul, le mot de la fin, la victoire de demain.

Donc, à nous dès maintenant sa victoire. Combattons en grands vainqueurs que nous sommes déjà. Sans peur, sans honte, sans reproches. En chevaliers de la vie. En acteurs de l'amour. En témoins de la beauté. En serviteurs de la Vérité.

Vie, amour, beauté, vérité qui se manifestent dans cette cime lumineuse de tout le cosmos : l'homme, la femme et l'enfant : icône vivante de la famille Trinitaire. Plus haut chef d'œuvre du cosmos parmi toutes les galaxies, prunelle des yeux de Dieu".
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Qu'ils y prennent garde tous ces Cosinus, tous ces faux-culs qui pour se décharger la conscience putréfiée par la culpabilité veulent que la loi reconnaisse une égalité de condition dans des choix qui justement ne sont pas libres et font peser sur les consciences de nombre de ceux qui s'y sont engagés d'intolérables souffrances ! Fermez vos caquets, imbéciles prétentieux et fragiles dans vos errements.
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Merdre ! à la fin aurait dit le Père UBU. Lâchez-nous les baskets ! Quant au très complaisant monsieur CHATEL, il aura contribué à détourner de son camp politique bien des citoyens qui ne peuvent adhérer à la fausseté et aux ténèbres.
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Retour à mon cher Léon

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De Léon BLOY, ce texte que tout être humain, moi le premier, devrait lire et relire tous les matins en se levant. Ce sera ma contribution du jour et je trouve qu'elle pèse d'un très fort poids de beauté, de vérité et de justice :
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"Au fond, de quoi s'agit-il pour ne pas être un idiot ou un porc ? Simplement de faire quelque chose de grand, de mettre de côté toutes les sottises d'une existence plus ou moins longue, de décider qu'on paraîtra ridicule à trois concierges et à un notaire pour entrer en condition dans la Splendeur. Alors vous saurez ce que c'est que d'être l'ami de Dieu."
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Le souci de plaire au monde, les paillettes d'une vaine gloire, la crainte de ne pas être aimé qui pousse à sacrifier la vérité sur les autels du pouvoir ! Il y en aurait à dire sur la puissante affirmation de Léon BLOY. Il met par-dessus tout l'éminente dignité de l'homme appelé de par sa nature même à faire de grandes choses, de celles qui le font monter vers Dieu. Cette seule aspiration devrait guider l'action des responsables quels qu'ils soient et des pasteurs des hommes. Mais je vois que trop souvent, ils flattent en nous les tendances les plus basses (l'envie et l'égoïsme), celles que le Malin essayent de semer dans nos coeurs pour nous entraîner dans ses abîmes de ténèbres, de douleurs et de dégoût de soi. Rien ne nous empêche de suppléer à leurs carences en prenant l'initiative de rentrer en condition dans la Splendeur. Monsieur Giscard d'ESTAING aurait dit : "en faisant le bon choix".
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lundi 17 octobre 2011

Appel d'urgence aux orthopédistes !

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François HOLLANDE est donc le grand triomphateur des élections primaires organisées par le PS. Je viens juste de lire le discours qu'il a fait après sa victoire annoncée. C'est un chef-d'oeuvre de langue de bois ! Rassembler la gauche, l'extrême-gauche, les écologistes, et les centristes allergiques à l'actuel Président de la République n'est pas une mince affaire. Elle risque d'être nuisible à la santé de ses articulations.
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Monsieur HOLLANDE, en effet, sans être un vieillard, n'est plus tout à fait jeune. Il a sans doute un début de coxarthrose ; je crains pour lui une aggravation de cette très douloureuse maladie de la hanche s'il persiste à vouloir faire le grand-écart. Le seul programme du PS en général et de monsieur HOLLANDE en particulier est de démolir par tous les moyens celui qui a eu le courage de s'attaquer aux féodalités qui font crever la France et notamment : les magistrats (réforme de la carte judiciaire ; le courageux Éric de MONTGOLFIER aurait des choses à dire sur ses collègues, lui que ses adversaires ont tenté de détruire), les syndicats de l'éducation nationale (obligation d'accueil des enfants en cas de grève), les fonctionnaires du trésor et ceux du budget (fusion des services du Trésor et du Budget), les fonctionnaires des ASSEDIC et ceux de l'ANPE (création du Pôle Emploi), les élus territoriaux (avec la réforme territoriale). L'as du rétropédalage en effet, est bien monsieur HOLLANDE, qui veut en revenir à la bonne vieille sauce mitterrandienne, qui refuse tous les changements, rendus cependant nécessaires par les mouvements du monde, des mouvements auxquels il ne peut s'opposer, même si certains d'entre eux sont contestables : mais rappelons-nous que l'Uruguay Round, le Traité de Mastricht, l'internationalisation ououtrancières des échanges, l'ouverture à l'immigration clandestine avec la régularisation des sans-papiers, furent l'oeuvre de son Maître, le très florentin Président défunt François MITTERRAND. Il est loin d'en avoir le talent et la culture, et il n'a pas su comme lui porter à un extrême point de perfection l'art de la dissimulation.
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C'est pourquoi, considérant avec inquiétude l'état des hanches du candidat, j'ose lancer un appel urgent aux orthopédistes nationaux, européens, occidentaux, internationaux : qu'ils se tiennent prêts à intervenir au cas où le grand écart atteindrait son extrême point de tension : je décèle déjà un craquement annonciateur de désastre dans la mesure qui consiste à interdire le redoublement pour financer les créations de postes de 60.000 enseignants. Que des enseignants dignes de ce nom participent à un tel écartèlement me semble relever du sadisme le plus pur. Respectons, je vous prie, les hanches de François HOLLANDE.
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jeudi 13 octobre 2011

Pétition pour un pasteur iranien

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Youcef NADARKHANI est condamné à mort en Iran pour avoir prétendument abjuré la foi musulmane qu'il n'a jamais eue. Il a été emprisonné, drogué, maltraité mais a tenu bon. On a même emprisonné son épouse. Rien n'y a fait ; il a tenu bon dans le Christ Jésus. Il l'a rencontré pendant son adolescence. Et il est devenu pasteur de l'Eglise évangélique d'Iran. Il a 34 ans. Youcef a commis encore un crime plus grand que celui "d'apostasie nationale" qui lui vaut sa condamnation à mort : il a retiré ses deux jeunes garçons d'une école coranique où l'avait forcé à les y mettre...
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Sa condamnation à mort a été confirmée le 22 septembre 2011 par la Cour suprême de QOM. Des chrétiens de toutes les Eglises se mobilisent pour défendre Youcef. Je lance un appel ici même pour lui : écrivez à l'ambassade d'Iran à Paris, 4 avenue d'Iéna, 75016, PARIS afin d'obtenir sa libération. Et rappelez à l'ambassadeur la phrase du Coran lui-même : "Nulle contrainte en matière de religion".
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Je m'absente pour deux jours. A vendredi.
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mercredi 12 octobre 2011

Mondialisation et primaires chez les socialistes, bis

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Je désire répondre ici au commentaire très judicieux que Pierre-Henri THOREUX a fait sur le billet que j'ai produit hier.
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Bien entendu, je n'adhère en aucune façon aux thèses économiques et à la vision de l'homme que prône Arnaud MONTEBOURG, alias XYLOGLOSSE. Mais, dans le prolongement du billet que j'ai consacré à l'esprit critique, je persiste à croire que sa dénonciation de la corruption politique en général et des agissements de monsieur GUERINI, en particulier, est juste. Je trouve aussi que sa dénonciation de la mondialisation "économique" est judicieuse. Je vais tâcher d'expliquer pourquoi.
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Toute la question que soulève Pierre-Henri peut être résumée sous la forme logique de la différence entre le genre et l'espèce. Je n'ai cessé dire ici même que tous les êtres humains sont du même genre, partagent la même nature, ont la même aspiration au bonheur ; mais chaque être humain est unique et irremplaçable. Il se trouve aussi que l'histoire de l'humanité a fait se regrouper les hommes d'abord par famille, puis par clan, tribu, horde, et enfin patrie. C'est un fait de société. En se regroupant en cercles de plus en plus larges, les hommes ont trouvé protection, identité et sens. Jusque-là, donc, l'analyse de Pierre-Henri est juste.
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La naissance de l'état-nation est récente. Elle s'accompagne d'une négation des différences d'abord linguistiques (la mort des langues régionales, en France, est l'oeuvre de ce bon abbé GREGOIRE) puis juridiques (suppression de certaines particularités ; il en subsiste chez nous un vestige, en Alsace avec le droit local que les jacobins laïcards voudraient bien supprimer), et enfin économiques. Il s'agit de créer dans l'état-nation un marché unique où la circulation des marchandises et l'investissement capitalistique permettent à une catégorie spécifique de citoyens de s'enrichir au détriment des artisans et de leurs employés, des agriculteurs et des éleveurs (ce fut là l'objet de la loi LE CHAPELIER sur la suppression des corporations, la suppression de la syndication, et sur celle du tarif minimum [un véritable SMIC avant la lettre, dont les canuts de LYON réprimés par les soldats de PARIS réclamaient le rétablissement !] qui en fut  la conséquence).
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La "mondialisation" économique consiste à étendre au monde entier la loi de fer de l'argent. La mondialisation économique consiste à permettre aux consommateurs des pays soi-disant développés d'acheter à très bon compte des produits fabriqués en CHINE, en INDE ou en TURQUIE, dans des conditions scandaleuses d'exploitation des ouvriers qui les fabriquent. Ces produits  pourraient être fabriqués sur place et non pas dans ces contrées lointaines. Mais ils reviendraient plus chers. Nous y voilà. Je croirai à la mondialisation économique le jour où nous achèterons à l'étranger des produits au prix que nous voudrions les vendre si nous en étions les producteurs.
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Je constate aussi un phénomène très curieux. Tous les pays totalitaires, l'Allemagne nazie et l'URSS jadis, la Chine communiste ou la Corée du Nord aujourd'hui, ont organisé des rassemblements "de masses" (ah ! les masses populaires du jargon communiste) et des défilés militaires, où l'on voit des milliers d'hommes en uniforme (notez le mot), interchangeables, identiques. Des pions. Tous les pays totalitaires et certains autres qui ne paraissent pas l'être, ont exigé de leurs citoyens le sacrifice de leur vie en les mobilisant pour faire la guerre. La Vendée s'est soulevée d'abord pour protester contre le circonscription instaurée par la Convention. Les paysans vendéens estimaient qu'il n'y avait aucune raison de rentrer dans une activité qui jusqu'alors était réservée à des volontaires lesquels en faisaient leur métier. Il y avait là une certaine logique. Il y a dans ces processus étatiques une indifférenciation progressive et insidieuse. Tous pareils ? Alors tous la même chose. C'est le phénomène du "double monstrueux" si bien analysé par René GIRARD que l'on met en place, sans mesurer les conséquences de cette initiative : la violence à cause du désir mimétique de désirer ce que désire mon double.
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Je constate aussi qu'avec le développement du nationalisme et de l'étatisme, est venue l'instauration du passeport. Au début du XXe siècle, il était parfaitement possible de se rendre d'un bout à l'autre de l'Europe sans ce document. Aujourd'hui, il y des passeports biométriques, des portiques électroniques à l'entrée des salles d'embarquement, des contrôles à la sortie. Curieuse mondialisation qui consiste à créer des barrières là où jadis il n'y en avait pas. Car la mondialisation et son cortège inévitable de frustrations exigent un contrôle de plus en plus tyrannique des comportements individuels, pour éviter les dérapages mimétiques.
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La vraie mondialisation est celle des coeurs : à lire les discours de ces messieurs de la Troisième République naissante, on ne demande si on ne rêve pas. J'en ai déjà parlé. Apporter la civilisation aux races inférieures ! Voilà ce que des Jules FERRY et autres éminentes personnalités de la gauche radicale- ou sociale-cassoulet disaient en envoyant des troupes en Afrique et ailleurs pour piller les richesses de ces contrées, au profit de quelques-uns et au détriment de la Patrie. Je le redis ici : nous payons cher notre incohérence et la seule manière de mondialiser est de respecter les modes de vie et de développement de ces pays aujourd'hui indépendants, sans leur imposer nos vues, mais en refusant aussi qu'ils nous imposent les leurs. Alors il nous sera loisible d'aller vers cette unité de la race humaine dans le respect de l'altérité et l'amour de la différence.
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