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jeudi 9 octobre 2014

09 octobre 2014. Nouvelles de la Résistance : il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre...

Vous pourriez croire que j'ai changé d'idée. Que nenni ! J'affirme en effet que

ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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1. La citation du jour.
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C'est une citation stupéfiante et qui explique la hargne de "l'Occident" contre Vladimir POUTINE.

"Au cours du siècle qui va s’achever, la Russie a passé les trois-quarts du temps à  vivre sous le drapeau de la lutte pour les principes communistes. Il est erroné de ne pas  voir ce point, ou même de nier les réalisations incontestables de cette période. Mais si  nous ne réalisons pas que, dans ce genre d’expérience sociale, la société et les gens ont payé le prix fort, nous commettons une erreur colossale. La principale erreur, la voici : le régime soviétique n'a ni enrichi le pays, ni fait prospérer la société, ni donné la liberté aux gens. Mener l’économie avec un modèle idéologique, a conduit notre pays à être très loin derrière les pays développés. Il peut être difficile de l’admettre, mais pendant près de 70 ans nous nous sommes développés dans une impasse et cette voie s'écartait de la voie saine de la civilisation humaine." 

Discours de Vladimir POUTINE

cité par 
Yuan Gang 袁 刚1
(Professeur, université de Pékin) 
Faire face à la dure réalité de l’échec du mouvement communiste international et à la faillite du marxisme-léninisme 
Parution 1er mai 2014 
http://beijingspring.com/bj2/2010/280/201453195744.htm2
Traduction François Hominal et Michel Masson. Le Coin des penseurs. Institut Ricci. Lettre N°33.
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2. Commentaires.
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Ce qui est stupéfiant dans cette citation de Vladimir POUTINE, c'est qu'elle faite par un Chinois, qui plus est professeur à l'Université de PEKIN, et par conséquent, soumis en apparence à la censure du Régime. Il me semble (et j'aurai l'occasion de citer les propos de YUAN GANG dans des billets ultérieurs) que le régime chinois n'a de communiste que le nom, et que les élites chinoises en sont parfaitement conscientes. En reprenant à son compte les propos de Vladimir POUTINE, le Pr YUAN GANG ne fait qu'enfoncer un clou déjà bien ancré dans la tête des caciques du régimes (mais pas dans celle de nos gouvernants).
Ce qui est stupéfiant encore plus, c'est que des politiciens français, comme monsieur MELANCHON et nombre de socialistes se réclamant de la gauche d'un parti moribond, continuent de croire au sens de l'histoire et à la lutte des classes, à laquelle du haut de leur trône de prophète, et bien séparés de la France d'en-bas par les barrières du respect médiatique et de la bienpensance, ils ne cessent d'appeler. La gauche marxiste est sourde, et ne veut point entendre ce que des penseurs qui ont vécu la réalité du communisme disent de ce régime sanguinaire, assassin et incapable d'apporter au peuple le confort matériel et la sérénité, toujours remis à plus tard, à un grand soir qui ne vient pas.
Ce qui est stupéfiant, c'est que des énarques, des hommes politiques censés connaître l'histoire récente pour l'avoir appris dans leur Grrrrandes Ecoles, ne tiennent aucun compte des échecs d'une pensée qu'ils continuent d'utiliser à des fins électorales, mais qu'ils se gardent bien de mettre en oeuvre parce qu'ils en connaissent les effets nocifs. C'est pourquoi, faute de pouvoir améliorer le sort du Peuple français, ils suivent et mettent en oeuvre les innovations sociétales envisagées par papa MARX, au premier rang desquelles, il y a la destruction de la famille. Relisez la huitième thèse de MARX sur FEUERBACH. Vous serez édifiés.
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3. Infos menues, parfois divertissantes, et souvent consternantes.
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De Philippe OSWALD, cet article repris sur le site du Salon beige.
"« Ils sont toujours là ! » (La Voix du Nord). Ils « restent mobilisés ! » (La Provence ). C’est « un raz-de-marée rose et bleu » (Le Parisien) : le succès de la sixième Manif pour Tous est salué d’un bout à l’autre de l’Hexagone par tous les médias que l’option partisane n’aveugle pas. La ténacité du mouvement étonne : « Deux ans après avoir émergé, la « Manif pour tous » s’essouffle à peine et s’installe comme un mouvement à la fois récurrent et inclassable. [...] Même Rue 89/le Nouvel Observateur, dans un article aigre, est obligé de reconnaître que « le cortège est plutôt impressionnant pour un dimanche pourri » (c’est oublier qu’à Bordeaux, 30 000 manifestants défilaient sous un radieux soleil d’automne –notre photo).
Venant de gauche encore, l’un des commentaires les plus intelligents est celui fait la veille par Claude Askolovitch sur Itele. Lui ne fait pas dans la dérision ou le mépris, il dit même son « admiration » pour cette constance, et il analyse. Mystère et contradiction, dit-il en substance : « Ce sont des gens qui ont perdu, puisque le mariage pour tous est passé, et pourtant ils ont gagné » puisque le gouvernement fait machine arrière sur les mères porteuses, la GPA « définitivement avortée par Manuel Valls ». Et de constater le sérieux d’un mouvement qui, avec Ludovine de la Rochère à sa tête, a pris une assise et une structure intellectuelle qui lui manquaient à ses débuts : « Elle est de l’espèce des dirigeants politiques ». « 30% des Français approuvent la Manif pour tous, 50% de l’UMP, ajoute-t-il, ce n’est pas rien ! Avec ça, on peut dans d’autres pays, non seulement influencer mais conquérir. » Conquérir intellectuellement sans pour autant être conquis par la politique-politicienne : les dirigeants de la Manif pour tous mettent en exergue leur volonté de ne pas se laisser manipuler : « Nous sommes libres et irrécupérables », répète à l’envi son porte-parole, Tugdual Derville.
Des politiques ont entendu le message et commencent à le relayer. A droite, les députés Hervé Mariton ou Philippe Gosselin, en pointe depuis le début contre le « mariage gay », sont rejoints par des « poids lourds » de l’UMP qui, tels Laurent Wauquiez et Xavier Bertrand, osent se prononcer pour l’abrogation de la loi Taubira ;  d’autres qui ne s’étaient pas insurgés contre le mariage homosexuel, à l’instar de Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, ont rejoint LMPT parce qu’ils « n’avalent pas » la GPA. A gauche, l’intervention de pompier tentée à ce propos l’avant-veille de la Manif par le Premier ministre dans les colonnes de La Croix (Aleteia) est emblématique du malaise devant le monstre qu’a engendré le « mariage pour tous » : « Des personnalités de gauche se sont aussi manifestées contre la GPA par des tribunes ou des pétitions, rappelle Famille Chrétienne: Jacques Delors, Lionel Jospin, Yvette Roudy, Marie-George Buffet, José Bové... sans compter Sylviane Agacinksi, philosophe et femme de l’ancien premier ministre Lionel Jospin. Ce jour, son tweet dénonçant la GPA a été largement repris : « On n’encadre pas l’esclavage, on l’abolit ».
Peut-être fallait-il cette horreur de l’enfant conçu afin d’être vendu pour réveiller les consciences et faire comprendre la logique implacable qui conduit du mariage pour tous à la GPA. « Vous pouvez retourner ça dans tous les sens, à partir du moment où il y a égalité parfaite entre les sexes (…) vous arriverez à la GPA et à la PMA», constate Xavier Bertrand dans l'émission de France 5, «CPolitique».
C’est rejoindre le constat fondateur du « plus grand et plus long mouvement de protestation de l’histoire de France », comme le souligne Tugdual Derville : « Aucun parti politique, aucun syndicat n’a réussi une telle mobilisation. »  Et celle-ci perdurera, annonce sa présidente, Ludovine de la Rochère : « Les raisons pour lesquelles le mouvement doit se maintenir, c’est d’une part la résistance aux projets gouvernementaux – GPA et idéologie du gender - et, d’autre part, faire de l’abrogation de la loi Taubira un enjeu majeur pour la présidentielle de 2017 »."
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Demain, monsieur Hollande sera à Angoulême

Le président renoue avec ses petites virées en province, qu'il n'avait pas renouvelées depuis son passage mémorable et humide à l'île de Sein. On espère que les Charentais ont prévu des cirés et des parapluies.
"François Hollande sera ce jeudi à Angoulême. Ce déplacement du président de la République sera placé sous le signe de l'autisme. Il est notamment attendu du côté du Centre d'action médico-sociale précoce (CAMPS) de Soyaux qui intervient pour les enfants de 0 à 6 ans."
La France entière compte sur LMPT 16 pour rappeler au président que la famille, c'est un homme et une femme, que les enfants ne doivent pas être mis en vente, qu'on attend de pied ferme la suppression de la circulaire Taubira, que les familles doivent cesser d'être mises en coupe réglée. ONLR !
Vous avez dit AUTISME ? Non ! Ce n'est pas possible.
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Mur des cons : le président du syndicat de la magistrature débouté

D'après le Figaro, Françoise Martres, qui demandait l'annulation de l'instruction au motif que le mur des cons n'avait pas vocation à être connu du public, vient d'être déboutée. Prochaine étape, donc, d'une procédure qui ira bien à son terme : le président du syndicat de la magistrature sera entendu en audience correctionnelle.
Une précision tout de même : le député Julien Aubert n'est pas l'auteur caché de ce post.
En voilà une nouvelle qu'elle est bonne. Je souhaite que ce soi-disant "magistrat" soit radié du corps de la magistrature. Nous ne pouvons pas avoir confiance en des juges aussi partisans.
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Quelques détournements ! Vous en connaissez déjà certains.



mardi 8 juillet 2014

8 juillet 2014. Nouvelles de la Résistance : pour la Présidente du Syndicat de la magistrature. Premier billet de ce jour

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Quand on est la Présidente d'un Syndicat qui se vante de disposer d'un "mur des cons" dans ses locaux (en fait des locaux mis à sa disposition par les pouvoirs publics), et qu'ainsi on contribue à discréditer l'institution judiciaire à laquelle on appartient, on a la pudeur de se taire, madame, et de ne pas produire, comme vous l'avez fait vendredi dernier, dans le journal gratuit 20 minutes, un flot de réponses pour le moins alambiquées au questions de monsieur Vincent VANTIGHEM, le journaliste qui a bien voulu vous  les poser.
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Vous osez dire que l'Institution judiciaire est gravement mise en danger par les propos de monsieur SARKOZY lors de son interview télévisée, alors que ce sont vos manières de faire et d'agir vis-à-vis des justiciables en accord avec vos opinions dites de "gôôôôche" qui ont commencé à lézarder, depuis la création de votre syndicat, un édifice qui aurait dû être un pilier d'impartialité et de neutralité. Avez-vous jamais manifesté de la sympathie pour l'une de vos cibles, le général SCHMITT dont la fille a été assassinée dans le RER par un repris de justice libéré prématurément par des juges d'exécution des peines relevant de votre mouvance ? Pas le moins du monde puisqu'il figure en bonne place sur votre mur. Vous savez à quoi vous fait penser votre mur des cons ? Aux piloris de la honte dressés par les nazis pour stigmatiser les écrivains dégénérés, et notamment les écrivains juifs.
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J'aimerais bien, madame, que vous fussiez jugée par un juge soutenant le front national pour répondre en tant que responsable de votre syndicat, de la plainte déposée contre lui par plusieurs de vos cibles. Comment trouveriez-vous la chose. Vous diriez encore que l'on a le droit d'avoir les opinions de ce parti et que ce n'est pas un motif pour le récuser ? Je n'en suis pas sûr. 
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Dans une démocratie un juge applique la loi indépendamment de ses opinions politiques, et il instruit à charge et à décharge. Vous avez le droit d'avoir des opinions de gôôôche ; personne vous le conteste ; vous avez le devoir de les garder par devers vous, si vous voulez que l'on ait confiance dans la justice. Mais votre corporation est sans doute une des plus ancrées dans ses certitudes, celle notamment de ne jamais se tromper. Il n'y a, hélas, pas d'exception, et monsieur Jean-Louis DEBRE, le Président d'un Conseil Constitutionnel qui vient de faire un coup de force (voir le billet d'hier en section 3), un chiraquien de toujours, s'est permis une remarque déplacée sur la prestation du Président SARKOZY envers qui il nourrit une hostilité rancie depuis que celui-ci a soutenu monsieur BALLADUR contre contre son maître.
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Alors, comme toujours avec les idéologues, vous jouez sur les mots, en prétendant que monsieur SARKOZY confond neutralité et impartialité. Vous n'êtes pas neutre madame, ça on le savait et pas davantage impartiale ; la preuve en est avec vos réponses. La seule attitude digne d'un vrai magistrat eût été le silence. Vous osez dire que ce n'est pas parce qu'on est engagés qu'on tombe dans la partialité ? Mais vous vous moquez du monde. Ou alors il aurait fallu que vous eussiez l'honnêteté de dire qu'en dépit des efforts d'impartialité qu'il est amené à faire, un juge reste marqué par ses choix idéologiques. Ce qui me semble être la bonne réponse. C'est votre certitude d'être dans le juste, votre absence d'interrogations sur vos pratiques, l'insensibilité des membres de votre syndicat pour les victimes qui vous rendent insupportable vous et vos semblables.
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Il me semblait que le symbole de la justice était celui d'une balance tenue en équilibre par une jeune femme aux yeux bandés. Vous avez les yeux bien ouverts et vous tenez effectivement une balance, mais l'un de ses plateaux pend à gauche. La preuve en est donnée par votre intervention dans les médias.
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vendredi 21 mars 2014

A propos de la déclaration du Président Sarkozy

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Décidément, il faut le redire : ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.


Ce sera la lettre du Président SARKOZY aux Français.

"Ce que je veux dire aux Français
J'ai longuement hésité avant de prendre la parole. D'abord parce que je sais qu'il existe des sujets prioritaires pour nos compatriotes, à commencer par l'explosion du chômage. Ensuite, parce que, depuis deux ans, je me suis tenu à la décision de silence et de retrait que j'avais annoncée au soir du second tour de l'élection présidentielle de 2012. Contrairement à ce qui s'écrit quotidiennement, je n'éprouve nul désir de m'impliquer aujourd'hui dans la vie politique de notre pays. Je ne suis animé par aucune velléité de revanche et ne ressens nulle amertume à l'endroit des Français qui m'ont fait l'immense honneur de me confier, durant cinq ans, les rênes de notre pays. J'ai par ailleurs trop conscience des peines, des souffrances et des inquiétudes qu'endurent chaque jour tant de nos compatriotes pour ne pas mesurer la chance qui m'a si souvent accompagné tout au long de ma vie. Cette réalité mêlée à mon tempérament fait qu'aussi loin que je m'en souvienne je n'ai jamais aimé me plaindre. À 59 ans, il est sans doute trop tard pour changer. En tout cas, sur ce point…
Et pourtant, je crois qu'il est aujourd'hui de mon devoir de rompre ce silence. Si je le fais, c'est parce que des principes sacrés de notre République sont foulés aux pieds avec une violence inédite et une absence de scrupule sans précédent. Si je le fais par le moyen de l'écrit et non celui de l'image, c'est parce que je veux susciter la réflexion et non l'émotion.
Qui aurait pu imaginer que, dans la France de 2014, le droit au respect de la vie privée serait bafoué par des écoutes téléphoniques? Le droit au secret des conversations entre un avocat et son client volontairement ignoré? La proportionnalité de la réponse pénale, au regard de la qualité des faits supposés, violée? La présomption d'innocence désacralisée? La calomnie érigée en méthode de gouvernement? La justice de la République instrumentalisée par des fuites opportunément manipulées?
Que chacun réfléchisse à ce bref inventaire car demain il pourra, à son tour, être concerné. C'est de moi qu'il s'agit aujourd'hui. Je ne suis pas une victime. Je peux me défendre. Je peux en appeler au bon sens des Français, de gauche comme de droite. Tous n'auront pas et n'ont pas cette chance.
Ancien président de la République, je suis devenu un citoyen comme les autres. C'est la règle démocratique. Qui d'ailleurs pourrait prétendre que je l'ai, si peu que cela soit, enfreinte? En vingt mois, j'ai subi quatre perquisitions qui ont mobilisé trois juges et quatorze policiers. J'ai été interrogé durant vingt-trois heures parce que l'on me suspectait d'avoir profité de la faiblesse d'une vieille dame! Des milliers d'articles rédigés à charge ont été publiés. Sur le sujet, que reste-t-il de cette boue complaisamment répandue? Rien, si ce n'est une décision de non-lieu après que toutes les investigations possibles ont été engagées. J'ai eu envie de crier: «Tout cela pour cela.» Mais je n'ai rien dit au nom du devoir que me créent les responsabilités qui furent les miennes. J'ai tout accepté, confiant dans la justice et surtout dans la vérité.
Et que dire de la prétendue affaire Karachi où, après des années d'enquête, les magistrats ont fini par découvrir que je n'y avais, au final, assumé aucune responsabilité. Là aussi, cela n'a pas empêché des centaines d'articles à charge.
Puis l'on s'est aperçu que j'avais été le seul de tous les candidats à avoir dépassé, durant la campagne présidentielle de 2012, les montants de dépenses autorisés! De ce fait, je fus reconnu fautif d'un dépassement de 2,1 %. La sanction fut, pour la première fois dans l'histoire de la République, la suppression de 100 % des financements publics. Le 9 juillet 2013, il nous a fallu rembourser 11,3 millions d'euros, dont j'étais caution à titre personnel. Grâce aux soutiens de 137.000 Français et à la mobilisation de ma famille politique, ce fut réalisé en deux mois. Comment leur dire mon immense reconnaissance? Cette fois encore, je n'ai rien dit. J'ai tout accepté.
Sans l'ombre d'une preuve et contre toute évidence, me voici accusé d'avoir fait financer ma campagne de 2007 par M. Kadhafi. On a parlé d'un virement de 50 millions d'euros! Un détail… Après des mois d'enquête, des dizaines de commissions rogatoires, la justice n'a trouvé ni virement, ni banque de départ, ni banque d'arrivée. Toute l'accusation repose sur les témoignages «crédibles» du fils de M. Kadhafi et de son entourage, sans doute une référence morale, et de celui de M. Takieddine, dont on connaît aujourd'hui le passif judiciaire.
J'ai déposé plainte contre Mediapart pour faux et usage de faux à la suite de la publication d'un faux grossier. Ma plainte a paru suffisamment crédible pour que ses dirigeants soient placés par la justice sous statut de témoin assisté.
Le simple bon sens devrait amener à considérer que la guerre que nous avons conduite en Libye a duré dix mois. Durant cette période, si M. Kadhafi avait eu le moindre document à utiliser contre moi, pourquoi ne l'a-t-il pas fait, alors même que j'étais le chef de la coalition contre lui?
Or voici que j'apprends par la presse que tous mes téléphones sont écoutés depuis maintenant huit mois. Les policiers n'ignorent donc rien de mes conversations intimes avec ma femme, mes enfants, mes proches. Les juges entendent les discussions que j'ai avec les responsables politiques français et étrangers. Les conversations avec mon avocat ont été enregistrées sans la moindre gêne. L'ensemble fait l'objet de retranscriptions écrites dont on imagine aisément qui en sont les destinataires!
Ajoutant l'illégalité à l'illégalité, on n'hésite pas à publier des extraits tronqués et mensongers de ces mêmes enregistrements. Qui a donné ces documents alors même qu'aucun avocat n'a accès à la procédure? Les seuls détenteurs en sont les juges ou les policiers… Sont-ils au-dessus des lois sur le secret de l'instruction?
On me met sur écoute en septembre 2013 pour des faits supposés de corruption qui auraient été commis en 2007! On le fait, non parce que l'on dispose d'indices, mais parce que l'on espère en trouver. Aujourd'hui encore, toute personne qui me téléphone doit savoir qu'elle sera écoutée. Vous lisez bien. Ce n'est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l'Allemagne de l'Est et les activités de la Stasi. Il ne s'agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l'endroit de ses opposants. Il s'agit de la France.
Suis-je en droit de m'interroger sur ce qui est fait de la retranscription de mes conversations? Je sais, la ministre de la Justice n'était pas au courant, malgré tous les rapports qu'elle a demandés et reçus. Le ministre de l'Intérieur n'était pas au courant, malgré les dizaines de policiers affectés à ma seule situation. De qui se moque-t-on? On pourrait en rire s'il ne s'agissait de principes républicains si fondamentaux. Décidément, la France des droits de l'homme a bien changé…
Heureusement, des milliers d'avocats, quelles que soient leurs sensibilités, ont décidé que trop, c'était trop. Avec le bâtonnier à leur tête, ils veulent faire entendre cette vérité qu'un avocat dans l'exercice de ses fonctions doit être protégé de la même manière qu'un journaliste. Dans la République, on n'écoute pas les journalistes, pas davantage que les avocats dans l'exercice de leurs fonctions!
Mais cela n'est pas tout. Mon propre avocat se trouve accusé d'avoir abusé de son influence auprès de notre juridiction suprême. Cette fois, fini de rire, car c'est à pleurer d'indignation. Son «crime»: être l'ami depuis trente ans d'un avocat général à la Cour de cassation, un des plus fameux juristes de France, à qui il a demandé des avis sur la meilleure stratégie de défense pour son client. Le problème, c'est que le client, c'est moi. Alors «le conseil» devient un «trafic d'influence» supposé. Peu importe que ce magistrat ne puisse exercer la moindre influence sur une chambre criminelle dans laquelle il ne siège pas. Détail, encore, que le gouvernement monégasque ait solennellement déclaré qu'il n'y avait jamais eu la moindre intervention. Dérisoire, le fait que le poste, auquel ce magistrat postulait pour après sa retraite, ait été pourvu un mois avant qu'il ait pensé à en signaler l'existence à mon avocat.
Tout ceci ne résiste pas à l'évidence. Eh bien, cela n'a pas empêché trois juges et vingt policiers de multiplier les perquisitions aux domiciles et au bureau de mon avocat, quatorze heures durant! Après avoir démonté sa machine à laver et exigé, qu'au moment de sa douche, à 6 h 30 du matin, il laissât la porte ouverte. La juge en charge est repartie avec ses téléphones. Dois-je considérer comme une anecdote le fait que cette magistrate soit membre du Syndicat de la magistrature? Ce syndicat désormais célèbre pour avoir affiché dans ses locaux le tristement fameux «mur des cons», où j'occupe une place de choix! Dois-je considérer qu'il s'agit d'un exercice serein et impartial de la justice? Augmenterai-je la gravité de mon cas en informant mes lecteurs que l'un des juges qui enquêtent sur le prétendu financement Kadhafi est celui-là même qui a signé, en juin 2012, l'appel des quatre-vingt-deux juges d'instruction, dont le ciblage de ma personne et de ma politique est transparent? Au moins dois-je être tranquillisé sur la clarté des opinions politiques d'un magistrat dont le devoir est pourtant d'enquêter à charge et à décharge. Pour la charge, je crois que l'on peut être confiant, mais pour la décharge… Quel justiciable voudrait connaître une situation semblable?
Et pourtant, envers et contre tout, je garde confiance dans l'institution judiciaire, dans l'impartialité de l'immense majorité des juges, dans la capacité de la justice à ne pas se laisser instrumentaliser.
Mon propos n'est pas de me plaindre. Je ne demande à personne de s'apitoyer sur mon sort. Ce texte est un appel à la conscience, aux convictions, aux principes de tous ceux qui croient en la République.
Aux Français qui n'ont pas voté pour moi, je demande d'oublier mon cas personnel et de penser à la République et à la France. Au nom de leurs propres convictions, peuvent-ils accepter ces violations répétées de nos principes les plus chers?
À ceux qui me sont attachés, je veux dire que je n'ai jamais trahi leur confiance. J'accepte tous les combats à condition qu'ils soient loyaux. Je refuse que la vie politique française ne fasse place qu'aux coups tordus et aux manipulations grossières.
Je veux affirmer que je n'ai jamais demandé à être au-dessus des lois, mais que je ne peux accepter d'être en dessous de celles-ci.

Enfin, à tous ceux qui auraient à redouter mon retour, qu'ils soient assurés que la meilleure façon de l'éviter serait que je puisse vivre ma vie simplement, tranquillement… au fond, comme un citoyen «normal » !

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2.Commentaires.

J'ai regardé hier soir, assez tard, les informations sur la chaîne BFMTV. Savez-vous qui on  a interrogé après la publication anticipée de la déclaration du Président SARKOZY ? Madame MARTRES, la Présidente du Syndicat de la Magistrature, mise en examen pour sa responsabilité dans l'affaire dite du Mur des Cons, (laquelle a valu à monsieur Clément WEIL-RAYNAL, le révélateur de ce scandale, d'être licencié par la chaîne de télévision qui l'employait). Ce grand esprit s'est offusqué de l'atteinte à la justice. Mais le Président SARKOZY cite des faits, et elle répond, c'est classique avec les idéologues, par un chapelet d'idées toutes faites.
BFMTV a cité les anathèmes du nullissime Harlem DESIR qui, en matière de condamnation, n'a rien à envier à nombre de justiciables. Elle a cité les réactions de monsieur VALLS dont il y a beaucoup à dire en matière de dissimulation et de mensonges. Nous avons eu droit aussi à l'interview de monsieur LE GUEN, un député PS. Je dois dire que sa réaction a été très modérée et qu'elle m'a paru gênée. Les ténors de la droite ont peu figuré dans ce tableau réactionnel ; on ne les a pas interviewés en direct, et leurs propos, quand on les a rapportés, m'ont paru bien mous. Monsieur AYRAULT s'étrangle, mais enfin, à la différence du Président SARKOZY, sa condamnation à six mois de prison avec sursis (une condamnation amnistiée et qui, je dois le dire, ne me paraît être très justifiée car sa responsabilité personnelle n'était pas engagée) n'en fait pas une référence en matière de donneurs de leçons.
L'un des juges chargés de l'instruction est membre du Syndicat de la Magistrature ! Bel exemple d'impartialité !
Jamais nous n'avons été plongé dans un tel magma de mensonges, de coups bas, d'ignominies, par des dirigeants peu dignes de la fonction. Comme dit un proverbe du Nord : "La caque sent toujours le hareng". Et le socialisme sent toujours la dictature. Finalement, la référence à la STASI est assez justifiée, disons par voie d'analogie plus que par voie d'identité.
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3. Informations diverses.-

Accueil de Najat Belkacem à Vénissieux vendredi 21 mars.

Najat Belkacem sera au Parc Dupic (derrière la mairie) à Vénissieux, vendredi à 12h. Elle y soutient le candidat Lofti Ben Khelifa, PS, anti famille, qui se présente contre M. Christophe Girard, candidat du Rassemblement de la Droite et du Centre à Vénissieux. Christophe Girard a signé la charte de LMPT.
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Accueil de Vincent Peillon à Toulon vendredi 21 mars.

Vincent Peillon sera 5 rue Berthelot à Toulon demain vendredi 21 mars à partir de 15h30. Il viendra soutenir Robert Alfonsi et son équipe de la Gauche et des Écologistes à sa permanence de campagne.
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Les eurocrates et l'Ukraine : une vidéo.
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=3_ijU9fPy6g
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Les intermiteux du spectacle sont chouchoutés par la police ! 
Ils sont moins violents et moins dangereux que les Français de La Manif Pour Tous, non ?


On sait pertinemment que leur régime de chômage plombe les comptes sociaux. Mais ils sont utiles à ce gouvernement dont ils véhiculent les idées et les valeurs, de gôôôôche ! 

vendredi 14 mars 2014

Nouvelles de la Résistance : récit de ma soirée avec les Veilleurs de Paris ! Premier billet de ce vendredi 14 mars

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Non, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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Les Veilleurs parisiens se rassemblaient donc hier soir pour la trente-deuxième fois. Antoine était en retard, et il a rejoint la veillée, en compagnie de sa femme, une vingtaine de minutes après qu'elle avait commencé.
Je suis arrivé devant l'Institut de France à 20 h 30 pile. J'étais un peu inquiet en voyant que les marches des escaliers donnant sur la coupole étaient peu densément occupés, une centaine de personnes tout au plus, et qu'aucun animateur de la soirée n'était encore là. Et puis les porteurs de baffles ont, vers 20 h 40, installé la sono, peu à peu la foule a grossi et, sans crier gare, Xavier a commencé la veillée. Entre temps, j'avais eu l'occasion de discuter avec un veilleur qui me disait avoir vu sur le Pont-Neuf une vingtaine de voitures de police. D'où nous étions, nous ne les voyions pas, pas plus d'ailleurs que sur le Quai de Conti (illusion, comme je le constaterai en partant). Un autre veilleur me montre un tweet où il est possible de voir la photo des Sentinelles/Veilleurs debout devant le ministère de la Justice (voir ci-dessous).
Vers 21 heures, les marches étaient toutes occupées, ainsi que les bas-côté. Il y avait environ 300 personnes (au bas-mot). J'ai vu arriver, venant de l'Est l'inénarrable commissaire Eric VITTEAU, celui qui a en charge la surveillance des veillées, et qui, en décembre, n'a pas hésité à dire qu'il assumait les ordres illégaux (il voulait dire sans doute : l'exécution des ordres illégaux). Quelques voitures stationnaient le long du trottoir, côté Institut, dont une, blanche, à l'angle Ouest de l'esplanade. Quatre hommes y étaient adossés, dont l'un, manifestement, portait une oreillette qui luisait dans la lumière renvoyée par la façade illuminé de l'Institut et dans celle que projetait quelques lampadaires. Policiers en civil ? Officiers des Renseignement généraux ? Je ne saurais le dire, mais ils avaient l'air plutôt malcommode, et avaient probablement reçu des ordres pour se faire quelques paisibles Veilleurs, au cas où. En même temps, j'ai constaté que la passerelle des arts était occupée par une dizaine de policiers. Il était possible aux promeneurs de l'emprunter, il eût été impossible aux veilleurs de le faire.
Lecture de textes de Céline, de Saint-Exupéry (ah ! la scène du renard qu'apprivoise le Petit Prince !) ; lecture d'une interview de Claude HAGEGE sur l'insupportable prépotence de l'anglais dans les échanges, cette insupportable prépotence qui nous fait penser en termes de commerces, d'échanges marchands, de banques et de fric. Lecture aussi d'un texte de MAURRAS. Tous son consacrés au langage, à la parole et à la langue (ces expressions ne recouvrent pas les mêmes réalités).
Et puis nous avons eu quatre splendides interventions : l'une de Marie-Gabrielle, une des animatrices des Mères Veilleuses, sur le langage de l'amour (le service rendu, le cadeau, la parole valorisante, le temps partagé, le toucher ou geste tendre), l'autre de Guillaume, sur la subversion du langage par le politique et sur sa relation avec le totalitarisme : manipulation grossière (ainsi par un glissement sémantique organisé, on commencera par qualifier de "nauséabond" une odeur désagréable, d'origine inconnue), et puis l'on en viendra, par l'usage répété du mot, à qualifier de ce terme peu usité (on en conviendra), les manifestants de La Manif Pour Tous, les Veilleurs, et d'une manière générale, tous ceux qui s'opposent à ces menteurs qui nous gouvernent [ce ne sont pas les termes de Guillaume que j'utilise dans ce dernier membre de phrase, mais les miens], imprécisions [l'une des plus fréquente, selon moi, est la confusion délibérée que les journalistes entretiennent entre l'articles défini et l'article indéfini ; on titrera Les Français contre tel ou tel, alors que 60 % d'entre eux partagent cette opinion, alors que la probité voudrait que l'on titrât : De nombreux Français (60 %) contre tel ou tel], inversion du sens des mots [pour qualifier l'euthanasie, on utilisera, par exemple, l'expression "crime d'amour"], novlangue (tellement bien décrite par ORWELL : on parlera de "parentalité" au lieu de "filiation", on transforme la Procréation Médicalement Assistée, en Assistance Médicale à la Procréation [ces exemples sont empruntés à une intervention ultérieure de Xavier et d'une autre animatrice consacrée à cette novlangue particulièrement bien développée, et intentionnellement créée par l'actuel pouvoir ; "Ne dites-pas, mais dites", tel était le titre de cette intervention. Il est vrai qu'une circulaire déjà datée parlait de "référentiel bondissant" pour désigner la balle ou le ballon utilisés dans un cours d'éducation physique et sportive !). Il est impossible de résumer les sept point de l'intervention de Tugdual, tant elle était riche, bienveillante, ouverte. Je signalerai seulement qu'il nous a fait faire un exercice de regard ; il nous a demandé de contempler notre voisin, de préférence une personne inconnue de nous, avec un regard bienveillant, pendant une minute. La dernière intervention était celle d'un professeur d'histoire, Vincent, je crois (je ne suis pas sûr du prénom), résumant l'ouvrage de Vladimir BOUKOVSKY sur les échanges surréalistes entretenus par les membres du Comité Central du Parti Communiste, peu après l'expulsion d'Alexandre SOLJENITSYNE. (Les faits du Goulag étaient reconnus comme vrais ; mais l'Archipel du goulag était un livre anti-soviétique !)
J'ai quitté la veillée à 23 heures. Monsieur VITTEAU toujours dans son coin d'esplanade donnait l'impression d'attendre le couac ou le déplacement qui accompagne d'habitude la fin des veillées. Je ne sais pas si ce déplacement a eu lieu. Donc, disais-je, j'ai quitté la veillée à 23 heures. Je voulais emprunté le petit passage voûté qui donne accès à la Rue de Seine. Il était bloqué par deux policiers qui m'ont fait signe de faire le tour ; je n'avais guère le choix, et c'est alors que j'ai vu, garé côté Seine, quai de Conti, une vingtaine de véhicules de police qui, curieusement et pour autant que je me souvienne semblaient avoir le capot tourné vers l'Est et avait donc pris le quai en sens interdit. On peut supposer que c'était pour éviter de se faire remarquer en arrivant de l'Est.
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Je crois avoir relaté avec probité, mais aussi avec toutes les imprécisions d'une mémoire que j'eus jadis assez bonne, les faits qui ont marqué magnifiquement cette veillée.
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Par ailleurs, et je termine, j'y ai appris de source sûre que nous devons nous tenir mobilisés pour le 18 mai. Nous en saurons sans doute plus.
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De Paul VALERY, ce célèbre poème consacré au langage.

Honneur des Hommes, Saint LANGAGE,
Discours prophétique et paré,
Belles chaînes en qui s’engage
Le dieu dans la chair égaré,
Illumination, largesse!
Voici parler une Sagesse
Et sonner cette auguste Voix
Qui se connaît quand elle sonne
N’être plus la voix de personne
Tant que des ondes et des bois!
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Les Sentinelles rappellent à Taubira qu'elle vit dans le mensonge permanent

Les Sentinelles dénoncent les mensonges du garde des Sceaux, place Vendôme. Mensonge sur le mariage, contracté entre une homme et une femme, mensonge sur l'enfant, né d'un père et d'une mère, mensonges politiques...

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Christiane Taubira : "nous ne ferons aucun quartier"

L'hystérique de la place Vendôme a publié un ouvrage totalement délirant, que relate Valeurs Actuelles, dans lequel elle voue une haine violente à tous ceux qui ne pensent pas comme elle.
Et bien nous non plus nous ne lui en ferons aucun, mais nous ne l'accablerons pas de haine, simplement nous lui signifierons notre refus définitif de ses manières de faire.
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Enfin une bonne nouvelle.
Madame Françoise MARTRES, à qui madame TAUBIRA n'avait rien à reprocher, madame Françoise MARTRES disais-je, l'ignoble (sans noblesse), a été mise en examen le 17 février après la plainte pour injures publiques déposées par diverses personnalités mises en cause sur le "Murs des cons". Bizarrement, personne dans la presse, n'a parlé de cette mise en examen.

samedi 29 juin 2013

Communiqué du Général Schmitt, à diffuser, deuxième billet du 29 juin 2013

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Comme je vous l'avais indiqué en son temps, j'avais écrit au Général SCHMITT, lors de l'affaire du mur dits "des cons". Il m'avait répondu. Je viens de recevoir aujourd'hui ce message que je vous prie de diffuser au maximum. Je ferai ensuite un petit commentaire :
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"COMMUNIQUE
 
Le 23 avril dernier, grâce au courage d’un journaliste, j’apprenais que ma photo était épinglée, en tant que père de victime,  sur le « Mur des cons » mis en place par le syndicat de la magistrature dans son local du XIIIe arrondissement de Paris, 12-14 rue Charles Fourier.
 
Vous avez été des milliers à m’apporter votre soutien face à cette ignominie, par courriels, par courriers, par téléphone et autres moyens. Soyez en remerciés, cela me va droit au cœur et renforce ma détermination.
 
Comme je l’avais annoncé, j’ai chargé mon avocat de déposer le 14 mai une plainte contre X pour injure publique auprès du doyen des Juges d’Instruction.
 
Début mai, la présidente de ce « syndicat » m’a adressé un mail m’assurant que son organisation « n’avait aucune intention de tourner en dérision ma qualité de victime » mais que c’étaient « certaines de mes prises de position qui étaient dénoncées sur cet affichage »  (sic). Quel aveu !
 
Le 21 mai, le conseil supérieur de la magistrature, saisi par le garde des Sceaux, a refusé de donner son avis, prétextant que s’il se prononçait, il sortirait « du champ de la déontologie pour s’inscrire dans celui de la discipline ». En un mot « courage fuyons ».
 
Je connais déjà les arguties juridiques qui nous seront opposées par ces professionnels du droit pour se disculper, mais peu importe, ce sera l’occasion pour l’opinion publique de vérifier si en France, certains peuvent tout se permettre sans être en aucune manière inquiétés.
 
Je ne manquerai de vous tenir informés, je vous le dois !
 
Amicalement
 
Philippe SCHMITT
 
(Vous pouvez diffuser)"
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Chère madame la Présidente du Syndicat de la Magistrature, je ne vous ai point entendu protester contre les gardes à vue arbitraires ou la rétention illégale de quelques jeunes, heureusement libérés du panier à salade par l'intervention d'un avocat courageux, lors des manifestations de la Manif pour tous et de leurs suite. Vous préférez vous barricader dans les locaux de votre Syndicat, hébergé aux frais du contribuable dans un bâtiment public. Vous êtes snob chère madame, et comme ce qualificatif l'indique "sine nobilitatem". Toute votre personne et votre syndicat expriment le ressentiment qui fait étouffer de rage les médiocres devant l'engagement, la prise de risque, le courage et la droiture. Vous osez dire que c'est pour les prises de position du Général SCHMITT contre votre chère corporation (en fait contre les positions que votre Syndicat prend dans nombre de domaines qui n'ont rien à voir avec la justice, le droit ou la loi) que vous l'avez épinglé au mur dits "des cons". Mais les plus cons de tous ne sont pas ceux que vous désignez ainsi. Et il y aurait une procession de cette confrérie, je vous vois bien porter la bannière, entourée de vos acolytes qui en porteraient les cordons, encensés sur leur. passage par des coupables en pamoison qui auraient échappé à leur juste peine par l'effet de votre mansuétude.  Votre défense est ignoble, votre silence est indigne, et vos remarques ne peuvent que nuire à l'image déjà bien écornée d'une justice à deux vitesses : l'une pour votre clientèle, l'autre, très expéditive, pour vos "ennemis" de classe. Ce n'est pas ainsi qu'on crée de la paix civile, du lien social, et de la confiance en la loi. Vous êtes partiale, partielle, idéologue, en un mot, insupportable à toute personne qui pense qu'un coupable doit être puni à proportion de la gravité de son délit ou de son crime.
Ah ! Tout de même, j'aimerais vous remercier pour le Guide du Manifestant grâce auquel on apprend que l'on a droit à la visite d'un médecin et d'un avocat dans l'heure qui suit la signification des sa garde à vue. Si je suis embarqué dans un panier à  salade, ce qui en ma qualité de Veilleur persévérant et déterminé pourrait bien m'arriver, j'en demanderai un exemplaire au planton de garde, car je ne parviens pas à trouver ce précieux opuscule dans le commerce. Le réserveriez-vous à vos seuls amis ?
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Espérons, madame, chère madame, chère madame le Président, chère madame MARTRES que vous n'aurez jamais à faire à des juges de votre acabit, et qui serait le symétrique optique de votre personne ; vous êtes lévogyre. Il serait dextrogyre ! Mon Dieu, ça craindrait !
 

dimanche 28 avril 2013

Je me pince : deuxième billet de ce dimanche

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Je me pince pour savoir si je suis bien réveillé ! France 3 - selon le site de France Info-Solférino - lance une enquête interne pour savoir lequel des journalistes de sa rédaction est responsable de la transmission de la vidéo du "Mur des cons", prise dans les locaux du Syndicat de la Magistrature, au site Atlantico (classé "à droite" par madame MARTRES, le Président du dit syndicat). Monsieur Pascal GOLOMER, qui dans cette officine médiatique, occupe le poste de Directeur National de la Rédaction, n'est pas gêné de nous apprendre qu'il cherche à identifier l'homme responsable du scandale dans sa propre rédaction. Monsieur PLESNEL a le droit de fouiller dans les poubelles politiques, monsieur Airy ROUTIER, celui de publier des SMS prétendument attribués, il y a quelques années, au Président SARKOZY, personne ne s'émeut parmi ses collègues, mais les mêmes s'émeuvent énormément qu'un juge cherche à savoir, par le biais des fadettes (factures détaillées de téléphone) qui est responsable de la violation du secret de l'instruction (il semble me souvenir que madame PREVOT-DESPREZ a eu de l'avancement pour ce viol qui arrangeait tellement la gauche avait supputé notre violeuse au moment où elle commis son forfait). Je croyais que les journalistes étaient obligés par leur code de déontologie, à tenir secret le nom de leur source. Si la source primaire de cette information est un journaliste de France 3 - ce qui semble bien être le cas, d'après certains imbéciles qui s'en émeuvent - il n'y a aucune raison pour que monsieur GOLOMER s'emploie à la localiser. Il est journaliste, non ? (Je précise que mon indignation ne tient pas à l'affichage des portraits des hommes politiques sur ce mur, mais sur celui des parents de victimes assassinées dans des conditions épouvantables. C'est indigne, insupportable, inacceptable. Les hommes politiques, eux, sont des hommes publics et ils s'exposent par conséquent à ce type de guignolades de potaches. La seule chose que l'on puisse dire, c'est que l'impartialité des magistrats qui en sont les auteurs est très sérieusement questionnable, et qu'il en résulte, pour cette raison, un désastre public pour la justice.)
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Ainsi, il y aurait encore dans la rédaction de France 3, de dextres journalistes,  opposés aux sinistres, (du latin sinister, situé à gauche, je le rappelle...) qui y grouillent, de dextres journalistes qui en ont ras le bol de devoir avaliser des mensonges, des approximations, des erreurs, des interprétations abusives, des pressions idéologiques. Suposons que l'on parvienne à identifier ce journaliste, que se passera-t-il ? Sera-t-il puni pour avoir fait son métier ? (Et pour une fois, dénoncer l'ignominie par des éléments factuels et contrôlables, c'est plutôt bien). A quoi rime cette enquête interne ? Nous ne savons pas. Monsieur GOLOMER non plus ? A-t-il reçu des ordres de plus haut ? Affaire à suivre.
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Voilà pour le mur de l'ignominie. Voilà pour mon deuxième billet de ce dimanche.
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Cependant....
Je vous rappelle que nous continuons de résister contre l'iniquité de la loi sur le mariage homosexuel : manif parisienne le 5 mai, manif nationale le 26 mai, prière des Veillleurs, partout où ces veilles sont organisées, prières publiques durables, patientes, ininterrompues. Ce que je trouve formidable, et qui est un sous-produit inattendu des initiatives complètement inadaptées à la situation économique, sociale et morale de notre patrie prises par nos gouvernants, c'est un réveil incroyable des jeunes chrétiens : résistance passive, prières, non violence. Et dans la prière, quoiqu'il m'en coûte et que je sois plus très jeune, il faudra bien que je tienne compte de ce COMMANDEMENT NOUVEAU à nous donné par Jésus. "Aimez-vous les uns les autres COMME JE VOUS AI AIMES". Oui, il m'en coûte de reconnaître que François HOLLANDE reste un frère en humanité, et que je n'ai pas à l'exclure de la bienveillance exigée des disciples, au motif qu'il ne serait pas de ma chapelle. Il fallait que je le dise, car je serai un menteur si, parlant vraiment du fond de mon coeur, je ne le proclamais pas. Et pendant que j'y suis, j'y inclus madame Françoise MARTRES et tous ceux auxquels je m'oppose pour des raisons de conscience.
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A madame Françoise Martres

Comme je dois m'absenter toute la semaine, ceci est le premier billet de ce dimanche ! J'en ferai deux autres. Reprise lundi prochain en huit.
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Madame le Président,

Vous vous êtes émue de la saisine (tardive) du Conseil Supérieur de la Magistrature par mamade TAUBIRA, l'actuel garde des sceaux. Dans une lettre mise en ligne sur Rue 89, vous lui dites :

"En plus de 40 années de combats pour les droits des magistrats (...), le Syndicat de la magistrature a dû faire face à de multiples tentatives visant à l'empêcher de s'exprimer. Vous venez de vous inscrire dans cette longue tradition, nous le regrettons vivement ", [...].
"Faut-il vous rappeler que dans nos prises de position publiques nous nous en sommes toujours tenus au débat d'idées ? C'est bien l'expression publique syndicale (...) que vous remettez en question par votre saisine consternante du Conseil supérieur de la magistrature."
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D'abord, je note que vous ne contestez plus un point essentiel : ce mur est bien le fruit d'une expression publique syndicale (quoique vous avez prétendu d'abord qu'il figurait dans un espace privé). Ensuite, je ne vois pas bien la relation qu'il y a entre l'expression d'opinions syndicales et l'injure faite aux personnes. Enfin, réclamer un traitement de faveur parce qu'on a les mêmes idées que son ministre de tutelle est une curieuse façon de défendre l'indépendance de la justice.

Vous avez une curieuse conception du débat d’idées et votre défense est assez pitoyable. Le débat d’idées, parfaitement légitime en démocratie, implique-t-il que des magistrats aient le droit de mépriser les parents des victimes, comme l’un de vos pairs l’a fait pour Philippe SCHMITT dont la fille a été assassinée dans le RER par un récidiviste ? Ce sont là des faits que vous ne pouvez contester, et qui appelle de votre part et de celle de votre collègue une réflexion collective sur le discernement. Comment voulez-vous que l’on ait confiance dans une justice dont les acteurs, chargés de rendre le droit, expriment leurs préférences politiques, idéologiques ou partisanes ? C’est impossible. Le désastre est complet.

Il n’y a à cette polémique qu’une issue honorable, celle de présenter des excuses aux personnes inutilement offensées. Vous avez d'abord argué que ces débordements avaient eu lieu dans un espace privé. L’argument vous accablait : il indiquait simplement que c’est entre vous, dans un petit club, que vous élaborez votre opinion, séparez les boucs des brebis, et attribuez les bons et mauvais points. Le mal fait à l’honneur de la justice est irréparable. Oui, le désastre est complet. Vous apparaissez à nos yeux, quoi que puisse en dire madame TAUBIRA ou vous-même, comme incapables de rendre un jugement impartial et pondéré. Vous avez beau maintenant prétendre qu'il s'agit d'une expression syndicale publique, la contradiction d'avec vos premiers propos confirme l'embarras dans lequel vous vous trouvez plongée...

Oh certes, vous le connaissez le droit. Mais vous le connaissez si bien que vous vous arrangerez pour infliger les peines minimales aux justiciables supposés être de votre bord (remise de peine, libération anticipée), et les peines maximales aux justiciables qui à vos yeux sont des adversaires politiques (amendes prohibitives, gardes à vue infondées, mise en examen douteuse) et que vous traitez en réalité en ennemis. Votre syndicat disqualifie la justice. Nous n’avons pas, nous n'avons plus confiance en elle. Le désastre, oui, le désastre est complet.

Dans ces conditions, vous comprendrez madame, que votre nom et celui des membres de votre bureau syndical soient inscrits – provisoirement je l’espère – au mur de l’ignominie. Présentez des excuses, madame, à ceux que vous et les vôtres ont offensés impunément, ou quittez la magistrature dont vous ne semblez plus être digne.
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Rappels : manif le 26 mai, participation aux rassemblements des Veilleurs : résistance passive, non violence, prière. Dans ce message à madame MARTRES, je me suis efforcé d'être le plus serein possible. C'est bien difficile... Je reviendrai aujourd'hui dans un deuxième billet sur cette affaire qui confirme l'état de décomposition totale de nos institutions.
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