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mercredi 3 juillet 2013

Lettre à un membre des forces de l'ordre, deuxième billet du 3 juilet 2013

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Cher gendarme, cher membre des Compagnies Républicaines de Sécurité,

            Comme nombre de nos concitoyens, je sais que vous exercez un métier difficile et je vous remercie du fond du cœur d’assurer par votre vigilance permanente notre sécurité et notre tranquillité.

            Néanmoins, récemment il vous a été donné des ordres manifestement illégaux auxquels vous avez cru devoir obéir par respect pour l’autorité. La rétention arbitraire dans un véhicule de police de quelques jeunes venus pour soutenir leurs amis de la Manif pour Tous jugés au palais de justice a été dénoncée par Me TRIOMPHE dans une vidéo devenue célèbre, et devant l’opiniâtreté fondée de l’avocat, vos collègues ont dû céder et les libérer. Que dire des gardes à vue qui dans la plupart des cas ne sont suivies d’aucune comparution en justice ? Ou de l’embarquement de 52 Veilleurs le soir du 26 juin, Place de la République à Paris ? Ou de l’interpellation de Franck TALLEU dans les jardins du LEXEMBOURG au motif qu’il portait un tee-shirt de la Manif pour Tous ? Ces ordres et ces mesures sont non seulement disproportionnés avec l’ampleur du très hypothétique trouble de l’ordre public, mais ils sont encore illégaux, et vous n’êtes donc pas tenus de les exécuter, ni juridiquement, ni moralement.

            La résistance des Veilleurs, dont je suis, est non violente. Elle témoigne de la volonté de l’immense majorité des jeunes qui composent leurs assemblée (ce n’est pas mon cas ; je ne suis pas « jeune ») de ne plus subir les offenses faites à la démocratie, à l’homme et à la justice par un pouvoir aux abois. Regardez-les ces jeunes ! Ils pourraient être vos fils ou vos filles, votre frère ou votre sœur. Ils n’ont pas d’armes, ne cassent pas les vitrines, ne renversent pas les voitures, n’agressent pas les voyageurs du métro. Ils sont là pour témoigner qu’une autre façon de vivre ensemble est possible. Ils disent NON à la vision qu’une minorité d’idéologues parfaitement coupés du réel veut imposer à une France de plus en plus réfractaires à ses vues. Ils le disent dans la non-violence, la fraternité, la culture partagée, la communion dans la joie.

            Refusez d’obéir à des ordres illégaux, désobéissez à des supérieurs qui se croient tout permis parce qu’ils sont vos supérieurs, obéissez plutôt à votre conscience. C’est grâce à des hommes de cette trempe que pendant les années noires de l’Occupation, l’honneur de notre Patrie n’a pas tout à fait sombré. Résistez ! Maintenez l’ordre quand le désordre violent menace, bien sûr, car c’est votre vocation. Restez passifs et désobéissez dans le cas contraire.

            Celui qui vous écrit n’a plus 20 ans. Désormais, l’horizon de sa vie est celui du Grand Passage. Il trouve dans cette résistance imprévue et inspirée une joie et une force qui illumine la dernière partie de sa vie. Partagez avec nous cette espérance ! Désobéissez ! Ecoutez la grande voix de LANZA del VASTO, l'apôtre de la non-violence :
 
"La justice est la substance du devoir. Il est juste de remplir son devoir d’état, mais le premier devoir est de se demander si notre état est justifié. Nous avons le devoir d’obéir à nos chefs pourvu que leur autorité soit légitime, mais cela ne nous dispense pas du devoir de nous demander si l’ordre qu’ils nous donnent est juste. C’est devoir de se soumettre à la loi du pays, — mais avant tout de se demander si cette loi est juste. Car elle peut bien avoir été imposée par des tyrans ou des conquérants, par un imposteur ou par des profiteurs, ou n’être due qu’à des superstitions ou à d’anciennes erreurs. Le premier devoir est peut-être alors de désobéir ouvertement, ou d’attaquer la loi de quelque autre façon.
Quoi qu’il en soit, notre premier devoir est d’observer la justice, et notre second devoir de ne pas tolérer qu’on la viole.
Le témoin d’une injustice qui détourne la tête sous prétexte que cette affaire ne le regarde pas, sous couvert de discrétion ou d’impassibilité n’est qu’un lâche. Sa non-intervention, loin de le mettre hors de cause, le compromet au contraire avec l’injuste."
Et soyez assuré de mon respect pour votre personne.
 
Philippe POINDRON"
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J'espère faire mentir TIPPEL et son commentaire désabusé sur les forces de l'ordre ; j'ai de bonnes raisons de pensée qu'elles n'obéissent qu'à contre-coeur à des ordres ineptes. Je vais ce soir pour 21 h 30, Place de l'Hôtel de Ville pour une veillée consacrée à la liberté et la responsabilité, et c'est dans ce cadre que j'ai écrit cette letttre.
 
 
 
 
 
 
 

vendredi 21 juin 2013

Sur la vigilance, deuxième billet du 21 juin 2013

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Dans ce livre à tous égard remarquable dont je vous ai déjà parlé, Éric EDELMANN (In Jésus parlait araméen) dit ceci de la vigilance :
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"La vigilance est un thème majeur dans toutes les traditions et il est impossible d'envisager un quelconque chemin de délivrance sans l'aborder. Elle constitue l'un des dénominateurs communs à toutes les voies de transformation ; celles-ci, sans exception, ayant pour but d'acheminer l'homme vers une profondeur de conscience qui reste pendant longtemps insoupçonnée. C'est du côté des chercheurs spirituels sérieusement engagés dans la voie, ou encore auprès des moines, des contemplatifs, des ascètes et des mystiques, que l'on retrouve cette insistance portée à la vigilance, car celle-ci concerne une véritable pratique intérieure. Veiller, rester dans un état vigile, un état de conscience lucide, attentif et en même temps ouvert et détendu est un effort de chaque instant universellement reconnu comme fondamental.[...]."
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Je confie ce texte aux Veilleurs, dont je m'honore de faire partie, bien que d'un âge respectable. Rester éveillé, lucide et ouvert demande certes une ascèse personnelle forte, mais il n'y a pas d'autres issues pour témoigner devant nos compatriotes de ce qui nous anime : pas de haine, pas de violence, pas d'injure, mais l'affirmation claire et résolue que les droits de la conscience sont supérieurs à ceux de l'Etat, quel qu'il soit. C'est cette expérience (radicale, pour ce qui me concerne) que ces jeunes gens nous permettent de faire. Il est en train de naître une jeunesse extraordinaire, et je m'en réjouis.
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jeudi 13 juin 2013

Nouvelles de la Résistance, premier billet du 13 juin 2013

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A ce proche de mon ami nancéen Louis, je présente de très plates excuses. Il n'aura pu, comme à son accoutumé, lire mon billet quotidien en prenant son petit-déjeuner. J'ai de très bonnes raisons d'avoir tardé à me manifester : celui de m'être couché fort tard, après une veillée absolument bouleversante, passée comme Veilleur parmi les Veilleurs. Je vais tâcher de vous en rendre compte, mais il m'est impossible en si peu d'espace de traduire la richesse du contenu et la beauté l'atmosphère qui régnait chez les Veilleurs, hier soir, Place Louis Lépine, dans l'île de la Cité.
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Je suis arrivé en compagnie d'Antoine sur le coup de 21 h 30 ; la veillée avait été avancée à 21 heures, mais dans les tout derniers moments, de sorte qu'il ne cessait d'arriver de nouveaux Veilleurs bien après l'heure du début. La partie de la Place Louis Lépine qui est légèrement surélevée et se trouve plantée d'arbres, à la manière des mails d'autrefois, était noire de monde. Axel nous présentait de nouveau les objectifs et les moyens de ces veillées : non violence absolue, respect des lieux sur quoi nous ne devions rien abandonner en partant, travail de contrôle sur soi, bienveillance, espérance, patience. Puis la veillée proprement dire a commencé. Lorsque nous sommes arrivés par les quais nord de l'île de la Cité, nous avons vu en marche un important dispositif policier ; une centaine de gardes républicains gagnaient en silence  la Place Louis Lépine. Quand nous nous sommes assis, ils encerclaient la totalité du rassemblement de manière très proche. J'ai vu un gradé muni d'un porte-voix. Nous avons eu l'impression que les CRS laissaient rentrer les possibles participants, mais empêchaient leur départ. Vers 22 heures, ils sont reculé de quelques mètres en arrière. A cette occasion, nous avons reçu l'information que près de quatre-vingt avocats passaient leur soirée dans les brasseries, bistros et bars proches, histoire de...
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Soirée d'une richesse incroyable. D'abord la lecture d'une pensée de PASCAL sur la force et la justice. Je vais bien entendu la chercher pour vous la livrer dans un prochain billet, puis des textes de SOLJENYTSINE, de CAMUS, d'Hannah ARENDT, de Gustave THIBON, de Lanza Del VASTO, de GRAMSCI [le fameux "Je hais les indifférents"], des citations (ARISTOTE, Robert DESNOS, BOUDDHA, le Dalaï LAMA, Victor HUGO), le tout entrecoupé de l'hymne des Veilleurs (un Veilleur avait eu la bonne idée de le polycopier sur de petits bouts de papier tenant dans la paume de la main et il les donnait à qui en voulait). Nous avons eu un témoignage bouleversant sur la non-violence ; on avait alloué 5 minutes à la jeune fille qui devait nous en parler ; elle les a tenues dans une intervention d'une densité exceptionnelle. Deux jeunes, dont l'un était censé jouer de la guitare laquelle est restée muette pour d'obscures raisons, ont chanté Imagine, un autre Veilleur a interprété un air du Don Giovani de MOZART, un chœur de trois Veilleurs a chanté l'Ave verum du même. AQUILA (j'ignore l'orthographe de ce prénom), originaire de la Seine Saint-Denis, et âme des Veilleurs en ce Département, nous a livré un témoignage incroyable de force et de conviction. AQUILA est probablement de confession musulmane ; je n'ai pas pu vérifier ce point. Une religieuse tout juste arrivée de JERUSALEM nous a dit, en deux minutes au plus, que des Veilleurs se rassemblaient dans la Ville tous les deux soirs. A ce moment, mais je ne saurais l'assurer, il est probable qu'un journaliste a prise en photo (il y en avait deux hier soir qui portaient des sortes de tee-shirts bleu-marine marqué PRESSE en gros caractères. Il se pourrait bien que dans le grand mouvement de mensonge et de désinformation médiatiques, ce soit la seule photo que la presse publie pour montrer que les Veilleurs sont des "cathos ringards").
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Vers minuit, et alors que nous pensions rester sur place, les responsables de la veillée, Axel et Madeleine, nous ont fait savoir qu'ils avaient demandé au Préfet de Police l'autorisation de nous rendre en cortège sur le parvis de Notre-Dame, lieu hautement symbolique de Paris et de la France, lieu de culte récemment profané par les Femen. L'accord est venu. Et l'on a vu quelque chose d'incroyable : les CRS en tête de cortège, des CRS sur chaque côté en serre-file, et quelques centaines de Veilleurs marcher silencieusement sur les quais Nord de l'île de la Cité. Vous ne me croirez pas si je vous dis que l'on avait l'impression d'accompagner une manifestation de policiers... Nous chantions le chant des partisans, ou bien encore nous tenions dans un silence impressionnant. J'ai entendu un CRS répondre au téléphone, sans doute à un gradé qui lui demandait des nouvelles de notre marche, et utiliser pour la désigner le mot "procession". Nous sommes alors arrivé sur l'esplanade. Un cordon impressionnant de CRS s'est mis à barrer l'accès au pont qui donne sur la rive gauche de la Seine. Antoine n'a pas pu franchir ce cordon pour le photographier de dos.
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Là, lecture d'autres textes, dont un texte admirable de Jules FERRY ; monsieur PEILLON devrait s'en inspirer REELLEMENT à défaut de faire référence IDEOLOGIQUEMENT à son lointain prédécesseur. Il parlait, ce texte, du respect que l'on doit à l'enfant, notamment dans ses convictions, du rôle irremplaçable des parents dans l'éducation de l'enfant, de celui de l'enseignant dans le délicat travail qui lui était confié. C'était le temps de la troisième république, dont j'ai dit dans un très ancien billet combien son projet éducatif, malgré bien des lourdeurs et des sous-entendus politiques, avait de mérite. Ah si, j'oubliais : petit air de cornemuse (Eric ?), chant d'un extrait de la Création  de HAYDN, d'autres textes encore, dont (mais je n'en suis pas sûr) encore un texte de CAMUS, et un autre de Fabrice HADJADJ exaltant la sexualité et bénissant la génitalité complémentaire de l'homme et de la femme (absolument décapant ce texte ; je vais me le procurer). Contemplation de la façade de la Cathédrale, après que l'on avait entendu, au début du rassemblement, un rappel sur sa constructions. Sans que l'on sache bien pourquoi, il semble que les orgues aient retenti à cette heure fort tardive de la nuit (vers une heure du matin). Dispersion à 1 h 30.
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Ce que j'ai retenu aussi, et ce sera ma conclusion, c'est un petit événement. Il nous avait été demandé d'être ouvert, bienveillant, souriant. Je me suis efforcé de l'être, ou plutôt je crois l'avoir été. J'ai croisé sur le quai de la Corse le regard d'un CRS et lui ai souri. Il m'a répondu par un sourire que je n'oublierai jamais. Il ne me revient pas de donner ici une interprétation de cette minuscule rencontre entre deux hommes, mais j'avais le devoir de vous la signaler. Voilà le signe tangible d'un réel changement du rapport entre les Français.
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Prochaine veillée, mercredi prochain. Je vous donnerai les renseignements utiles. Et j'invite mes lecteurs qui vivent loin de PARIS ou même à l'étranger (j'ai vérifié que mes billets étaient lus aussi bien en Amérique du Nord et du Sud, qu'en Europe - notamment orientale - et en Asie), à rejoindre la cohorte de ceux qui ne supportent plus le mensonge, l'iniquité, et la désinformation, et veulent une France VRAIMENT fraternelle, fondée sur un solide lien social. Il y a 170 lieux de veille en France et une trentaine à l'étranger (chiffre fourni par moi à la louche). Ah ! Encore un conseil. Quand vous êtes dans les transports en commun, efforcez-vous d'être présent à vous-même, et de regardez vos voisins avec bienveillance. C'est fou ce que cela peut changer l'atmosphère.
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Retour en taxi (nous en avons trouvé un avec peine) en compagnie de Bertrand, un jeune qui n'avait pas assez d'argent pour regagner ses pénates par ce moyen dispendieux, et que nous avons pris bien volontiers avec nous. Je n'oublie pas, non plus, que j'ai contracté une petite dette pécuniaire vis-à-vis d'Antoine, et une très grande dette d'amitié.

mercredi 12 juin 2013

Nouvelles de la Résistance, premier billet du 12 juin 2013

Dans la Lettre N°30 du décodeur, voici des précisions qui font froid dans le dos s'il est obligatoire d'obéir aux lois iniques plutôt qu'à sa conscience. Le droit positif n'est pas tout le droit !
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"Depuis la promulgation de la loi Taubira autorisant le mariage et l’adoption pour les couples de personnes de même sexe, le 17 mai 2013, de nombreux maires sont confrontés à un problème de conscience inédit.

 
En tant qu’officiers d’état civil, les maires et leurs adjoints sont tenus de procéder aux célébrations des mariages dans les mairies et de les inscrire dans les registres de l’état-civil de la commune. La « clause de conscience » leur ayant été refusée, comment peuvent-ils exprimer leur liberté de conscience, au nom de principes éthiques supérieurs à la loi ?
LE CHIFFRE 
14 900 maires refuseront de marier deux personnes de même sexe ; et dans 2 500 communes, maires et adjoints sont tous opposés à la loi. Ces estimations ont été diffusées en avril 2013 par le Collectif des maires pour l’enfance, qui a fédéré à ce jour 20 128 maires et adjoints ayant signé l’Appel des maires pour l’enfance.
 
Ces maires, revendiquant leur droit imprescriptible à suivre leur conscience plutôt qu’une loi considérée comme injuste, resteront sans doute pour la plupart dans la discrétion. Mais certains pourraient être publiquement « mis en demeure » par des militants homosexuels d’appliquer la loi, avec des menaces de sanctions.
LE RESUME DES ENJEUX
1) Les positions en présence
 
a) L’Association des maires de France (AMF), au cours de son audition à l’Assemblée nationale le 15 novembre 2012, a exprimé plusieurs demandes pour tenir compte des « cas de conscience » des maires opposés à la loi, en particulier :
 
- Elargir le choix des communes où un couple peut se marier, en ajoutant les communes où résident les parents des époux (ce qui rajoute 4 lieux possibles) ;
 
- Elargir les cas de délégation à ses adjoints, si le maire invoque un « empêchement moral » (forme atténuée d’une clause de conscience).
 
b) Le Président François Hollande, au cours d’un discours devant l’AMF le 20 novembre 2012, a d’abord donné le sentiment d’accepter ces demandes comme légitimes, « dans un souci d’apaisement ». Il a notamment déclaré : « Des possibilités de délégation existent, elles peuvent être élargies, et il y a toujours la liberté de conscience. La loi s’applique pour tous, dans le respect néanmoins de la liberté de conscience ».
 
Le lobby LGBT se scandalisa de ces déclarations dès le lendemain, en annonçant « suspendre toutes ses relations avec le gouvernement », et exigeant d’être reçu rapidement à l’Elysée pour « obtenir des explications sur ce qui est au mieux une maladresse, au pire une trahison ». Quelques heures plus tard, deux représentants de l’Inter-LGBT étaient reçus par le chef de l’Etat, et annonçaient à la sortie de l’entretien qu’aucune liberté de conscience ne serait reconnue dans la loi future.
 
c) Le Gouvernement s’est très fermement opposé à toute forme d’objection de conscience et a refusé les divers amendements déposés, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat. Les possibles sanctions administratives ou pénales ont été souvent rappelées dans les débats (voir ci-dessous).

 
2) Deux dispositions nouvelles de la loi Taubira
 
Le Parlement a introduit deux modifications ayant un impact potentiel sur la liberté des maires de célébrer ou non des mariages homosexuels :
 
- De façon positive, par un amendement voté à l’unanimité des députés, il a élargi les lieux possibles de célébration : tout mariage pourra avoir lieu non seulement dans la commune de résidence d’un des époux, comme actuellement, mais aussi dans celle des parents de l’un d’entre eux (article 74 du code civil).
- De façon négative, comme pour souligner l’absence de marge de manœuvre des maires et de leurs adjoints, il a tenu à rappeler que les officiers de l’état civil « exercent leurs fonctions sous le contrôle du procureur de la République » (article 34-1 du code civil).
 
3) Les sanctions possibles contre un maire qui refuse de marier un couple homosexuel.
 
a) Les sanctions administratives.
 
- Le Préfet, au titre de ses pouvoirs généraux comme représentant de l’Etat, peut constater la carence du maire ou de ses adjoints et se substituer à eux, directement ou indirectement (article L.2122-34 du code des collectivités territoriales).
 
- Le Gouvernement, constatant le manquement à ses obligations, peut suspendre un maire par arrêté ministériel pour une durée maximale d’un mois (sanction appliquée au maire de Bègles en 2004, pour le mariage illégal d’un couple homosexuel). Il peut aussi prendre une sanction plus sévère, même si peu probable : la révocation par décret motivé pris en Conseil des ministres, avec inéligibilité pendant un an (article 2122-16 du code des collectivités territoriales).
 
- Le Tribunal administratif peut également prononcer la démission d’office d’un conseiller municipal qui refuse, sans excuse valable, « de remplir une des fonctions qui lui sont dévolues par les lois », ce qui le rend inéligible pendant un an (article 2121-5 du code des collectivités territoriales).
 
b) Les sanctions pénales.

 
- Au titre du refus de marier, les sanctions peuvent être très lourdes : « Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique, agissant dans l'exercice de ses fonctions, de prendre des mesures destinées à faire échec à l'exécution de la loi est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende » (article 432-1 du code pénal). A titre de peine complémentaire, le juge peut prononcer l’interdiction des droits civiques, civils et de famille pour 5 ans au plus, ce qui entraine notamment l’inéligibilité (article 432-17 du code pénal).
 
- La discrimination en raison de l’orientation ou de l’identité sexuelle, commise par tout citoyen de base, est sanctionnée de trois ans de prison et 45 000 Euros d’amende. Mais dans le cas du maire, officier d’état civil, les sanctions sont encore plus lourdes : « La discrimination définie aux articles 225-1 et 225-1-1, commise (…) par une personne dépositaire de l'autorité publique (…), est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende, lorsqu'elle consiste à refuser le bénéfice d'un droit accordé par la loi ou à entraver l'exercice normal d'une activité économique quelconque » (article 432-7 du code pénal)."
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Eh bien il convient de défendre avec courage la vérité, etiam in perilium disait saint THOMAS d'AQUIN. Peut-être faut-il déjà (a) organiser un collectif d'avocats prêt à défendre bénévolementles maires récalcitrants ; (b) ouvrir une cagnotte qui couvrirait les amendes et les frais de procédures ; (c) encourager ceux de nos maires qui mettent en avant leur conscience.
 
Un homme n'est pas une femme, une femme n'est pas un homme. La biologie a des lois que tout l'argent de monsieur Pierre BERGE ne suffira pas à abolir. C'est ainsi. Et c'est le niveau le plus élémentaire de la vérité factuelle. Il y a d'autres niveaux de réflexion sur lesquels je m'efforcerai de  revenir avec l'aide des bons auteurs, et toujours animé de la volonté de montrer que mon opposition n'est pas (ou, plus justement n'est plus) de nature politique. Ces jeunes avec qui je vais veiller ce soir (22 heures, place Louis Lépine, Île de la Cité) m'ont magnifiquement montré le chemin et jamais je ne leur dirai assez merci pour le changement de perspective qu'ils ont introduit dans ma Résistance.

mardi 11 juin 2013

Nouvelles de la Résistance, premier billet du 11 juin 2013

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Voici quelques adresses de liens dont les contenus vous montreront comment sont traités en France ceux qui n'ont pas l'heur de plaire à nos Princes.
 
A Montpellier, un chien policier est lâché sur un manifestant.
 
Au Théâtre des Champs Elysées, où Manuel Valls et Valérie Trierweiler viennent assister à une représentation, le spectacle est dans la rue… (Je vous recommande particulièrement cette vidéo : l'embarras des policiers est visible ; il n'empêche qu'on fout dans les paniers à salade des jeunes, rien que des jeunes, qui ont le culot de dire qu'ils ne sont pas d'accord.)
 
La ronde des flics autour d’un groupe de dangereux délinquants : rendez-vous, vous êtes cernés !
http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e201901caeb8a1970b-pi (cette photo est particulièrement piquante !)
Les forces du désordre dans leurs œuvres, aux Invalides après la manifestation du 26 mai.
Me Jérôme Triomphe, avocat, contraint les flics du régime à relâcher des jeunes gens interpellés pour… port de sweet-shirt !
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LE PRIX DE L'HUMOUR DES RESISTANTS est à attribuer aux Veilleurs qui nous signalent l'existence d'un Guide du manifestant, édité sous les auspice du très suspect Syndicat de la Magistrature. On doit se l'arracher, car je ne l'ai point trouvé en consultant Abebooks, Galaxidion et autres sites de vente de livres d'occasion en ligne. Qui pourrait me donner le tuyau ?
Antoine est très prévoyant. Quand il va à une soirée des Veilleurs, et dans la perspective d'être possiblement embarqué, il a toujours avec lui une pièce d'identité, de l'argent (un peu), et des sous-vêtements de rechange. Avis aux futurs Veilleurs.
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Surtout n'oublions pas ! La Résistance est une résistance au mensonge, c'est-à-dire au contraire de la vérité. Elle ne vise pas à séparer le bien du mal. Une telle vision est moralisante ; et ce n'est pas ce que nous voulons. Elle n'est pas davantage une revanche sur un parti. Elle est  spirituelle. Elle est d'abord un combat pour l'homme. Nos gouvernants ne comprennent pas que le refus de très nombreux Français n'est pas dirigé contre leur personne (encore que quelque fois, sous le coup de l'exaspération, nous avons bien envie de leur ficher un coup de pied aux fesses ; ne cédons pas à cette tentation), mais contre une conception fausse de la liberté, du bonheur et de l'homme.
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jeudi 6 juin 2013

Nouvelles de la Résistance (troisième billet de ce jour)

Reçu de mon ami Antoine qui est resté toute la soirée avec les Veilleurs (je suis parti peu après minuit), avant qu'Axel ne donne le signal du mouvement, ce témoignage. Comme je regrette d'être parti trop tôt. (Antoine me signale cependant  que mon résumé est bon).
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"C'est une course-poursuite inattendue qui s'est engagée dans la nuit de mercredi 4 à jeudi 5 juin, au cœur de Paris. Les "Veilleurs", ce mouvement qui a essaimé dans toute la France, prônant une résistance pacifique à la loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels, ont mené une charge étonnante.
 
Leurs habituelles veillées parisiennes (c'était la seizième) se tiennent, autour de bougies, sur une place ou une esplanade, parfois au milieu des échauffourées opposant forces de l'ordre et manifestants. Ils lisent des textes d'Hugo, Jaurès ou Bernanos, écoutent l'un ou l'une d'entre eux jouer du violoncelle, entonnent le chant scout "L'Espérance". Un silence impressionnant régne entre les quelques dizaines ou centaines de participants, qui, pour applaudir, agitent les mains à la manière des sourds-muets.
 
Ce mercredi, les veilleurs se sont réunis face à l'Institut de France. Les chants, les prises de paroles se sont succédées, faisant notamment état de la vague d'arrestations qui frappe les opposants à la loi Taubira, voire même les simples porteurs de sweat-shirts frappés du logo de La Manif pour tous. On parle des veillées à venir, de l'organisation d'une marche-relais à travers la France. Quelques politiques, comme Hervé Mariton, les rejoignent. Vers minuit, Axel, qui dirige la veillée, demande aux participants, au nombre d'un petit millier, de se préparer à faire mouvement. Ils se lèvent et le suivent en silence. 
 
Où vont-ils ? Ils longent les quais, traversent la Seine, accélèrent. Au milieu d'eux, quelques policiers en civil, manifestement dépassés, indiquent des directions contradictoires par leur oreillette. Un avocat met l'un d'entre eux en demeure de porter son brassard. Après une brève altercation, celui-ci s'exécute. Des CRS tentent de suivre par petits groupes, le cortège change à plusieurs reprises de direction, pour finalement s'approcher de la place Vendôme. Le pas se presse, c'est une vraie course qui s'engage entre les forces de l'ordre lourdement équipées et les 300 ou 400 jeunes qui se trouvent en tête. Ceux-ci parviennent à se regrouper et à s'asseoir... aux portes du Ministère de la Justice. Et d'entonner "l'Espérance". Les lectures reprennent, ponctuées par des chants. Pendant ce temps, les policiers font place aux CRS, qui encerclent le groupe. Les paniers à salade arrivent.
 
Il est une heure du matin. Un policier entreprend de faire une première sommation pour disperser les manifestants, mais son mégaphone l'abandonne. Les veilleurs lui proposent le leur... Un autre mégaphone est apporté. Sommation. La jeune femme qui était en train de parler au micro s'interrompt pour répondre aux policiers : sont-ils vraiment là où est la violence ?
 
Deuxième sommation "avant usage de la force". Des journalistes commencent à arriver. Médiatiquement, c'est un sacré coup, la nervosité des forces de l'ordre, pendues à leurs radio, le démontre assez. De l'une d'entre elles, on entend distinctement "Ceux qui ne partent pas, on les embarque." Dernière sommation. Axel invite ceux qui le souhaitent à se retirer. Une centaine de personnes se lèvent, et passent derrière le cordon de CRS, sans quitter la place, rejoignant un petit groupe de veilleurs qui n'avait pu arriver avant le verrouillage. Les CRS continuent d'arriver par dizaines, aménagent un corridor jusqu'aux paniers à salade, et refoulent les observateurs. Les Veilleurs demeurant au pied du Ministère, au nombre de 150 environ, annoncent qu'ils resteront jusqu'à deux heures, puis se mettent à lire un texte d'Aragon.
 
Il est une heure et demi. L'ordre fuse "On va faire un rateau !" Les CRS prennent leurs dispositions, tandis qu'imperturbable, Axel entreprend la lecture d'un texte du philosophe Fabrice Hadjadj, "Pour un Manifeste des Émerveillés". Au loin, les veilleurs refoulés, rejoints par d'autres, entonnent "l'Espérance". Une fille offre une fleur à un policier.
 
 Les CRS ne bougent pas. Les minutes passent, une, puis deux, puis trente. Peu après deux heures, Axel annonce la dispersion dans le calme. Les veilleurs se lèvent, et quittent la place sans être inquiétés, rejoignant les quelques dizaines de personnes tenues à l'écart. Apparemment, aucune interpellation n'a lieu.
 
Ne restent sur la place que les forces de l'ordre, et sur les murs, cette drôle publicité : "A legend is born".
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Suite à la prochaine veillée, mercredi prochain. J'irai, bien sûr.

Ma soirée avec les Veilleurs. Deuxième billet de ce jour

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Plutôt que de lancer dans une grande justification rationnelle des opposants à la loi dite Taubira, une justification qui servirait de réponse au commentaire d'Aerelon, ainsi que j'avais promis de le faire, je préfère témoigner de ce que j'ai vécu hier soir. Je vais m'inspirer des principes énoncés en début de veillée par un des animateurs de cette soirée, Axel. Au passage, je vous demande d'aller voir le premier billet de ce jour, intitulé Nouvelles de la Résistance.
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Le jour commence à baisser. Nous arrivons, Antoine, un ami, et moi, par la rue Mazarine sur le parvis de l'Institut de France où déjà sont sagement assises silencieuses plusieurs rangées de participants (20 à 25) s'étalant sur toute la largeur de l'escalier monumental donnant sur la coupole, et la débordant même assez largement. Ils attendent que commence la veillée. Il est 22 heures. Je ne puis décrire avec de pauvres mots ce que nous avons vécu hier soir. C'était d'une telle richesse, d'une telle densité qu'il n'est pas encore possible de saisir l'ampleur de la Révolution silencieuse, ignorée des médias, moquée par le pouvoir et les imbéciles (au sens de BERNANOS), en train de naître sous les yeux d'abord incrédules, puis enthousiastes des Veilleurs que nous sommes. Il y a là environ 500 personnes, en très grande majorité des jeunes, mais pas seulement. Un petit sondage express indiquera dans quelques minutes qu'un tiers des présents n'a jamais participé à une veillée. Les animateurs de la veillée ont environ 25 ans. Il n'y a pas de cars de police, mais seulement une voiture blanche banalisée qui pourrait bien y appartenir.
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Magnifique introduction d'Axel. Nous sommes ici pour créer de la paix, du lien social, et ce travail ne peut se faire sans un travail préliminaire sur soi-même ; j'en résumerai le but ainsi : trouver la paix intérieure, rejoindre son identité profonde, changer notre regard sur nous-mêmes et sur les autres, promouvoir la justice, le respect de l'homme, une vision réaliste (au sens philosophique) et non point désincarnée de ce dernier. Axel souligne que depuis DESCARTES et son cogito, le corps est ignoré, et même nié, de sorte qu'il devient possible d'en faire n'importe quoi.
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Des lectures, des chants (celui de l'hymne des Veilleurs : Même le plus noir nuage etc.). La soirée est consacrée au thème de la justice. Lecture d'une Fable de La Fontaine (le loup et l'agneau), bel exemple de la mauvaise fois du détenteur de la force, intervention d'un avocat qui indique (entre autre) qu'en France, aucune loi n'autorise la rétention et la garde à vue d'un manifestant, même si la manifestation n'est pas autorisée. A ceux qui ont été victime de l'arbitraire, il est possible de contacter le site liberte.pour.tous  (je donne l'adresse de mémoire, cf. Internet) ; intervention d'un juriste sur le thème du droit naturel, lecture par Elisabeth d'un texte de Leo STRAUSS (je le donnerai intégralement demain), d'un extrait du Procès de KAFKA (un texte terrible si l'on transpose à ce que l'on fait faire à la justice). Envolée dans le ciel de quatre petites montgolfières gonflés à l'air chaud, quelques citations dont celle-ci (sur laquelle je reviendrai) puisée chez ARISTOTE : "La politique est l'art de gouverner des hommes libres".
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Rappel aussi à la nécessité de la formation, de l'engagement, sans exclusive : syndicats, associations, paroisses ou groupes religieux (toutes les religions sont nommées), participation aux universités d'été des divers partis (ils sont nommés) en fonction de ses options politiques (et donc sans exclusive). Rappel de la nécessité absolue de traiter sur le même pied les gardés en vue qui sembleraient peu recommandables en regard de leurs activités délictuelles et les gardés à vue injustement retenus, car la justice ne se divise pas. Nécessité de créer un habeas corpus. Il est possible en France d'être retenu par la police sans que celle-ci soit tenue de justifier  la rétention par une inculpation.
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Vers 22 h 30, annonce des initiatives : le travail des Veilleurs est un travail de longue haleine. Au mois de juin, et sans doute de juillet, veillée hebdomadaire tous les mercredis soirs. Au mois d'août, grande marche à travers toute la France. Si vous avez envie de faire bénéficier les organisateurs de la marche de vos talents, faites-le leur savoir en envoyant un courriel à  veilleurs.benevoles@gmail.com. Reprise des veillées hebdomadaires en septembre. En hiver, réduction du rythme à une veillée mensuelle (en raison du climat).
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J'avais promis de n'être point agressif. Je crois avoir répondu de manière indirecte à Aerelon. Je complèterai demain par le texte de Léo STRAUSS, dont Madeleine m'a gentiment donné copie. Nous ne luttons pas contre une Loi, mais contre la conception désincarnée de l'homme qui l'inspire ; nous ne cesserons jamais de défendre une vision corporée, sexuée, réelle de ce qu'il est.

dimanche 28 avril 2013

Je me pince : deuxième billet de ce dimanche

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Je me pince pour savoir si je suis bien réveillé ! France 3 - selon le site de France Info-Solférino - lance une enquête interne pour savoir lequel des journalistes de sa rédaction est responsable de la transmission de la vidéo du "Mur des cons", prise dans les locaux du Syndicat de la Magistrature, au site Atlantico (classé "à droite" par madame MARTRES, le Président du dit syndicat). Monsieur Pascal GOLOMER, qui dans cette officine médiatique, occupe le poste de Directeur National de la Rédaction, n'est pas gêné de nous apprendre qu'il cherche à identifier l'homme responsable du scandale dans sa propre rédaction. Monsieur PLESNEL a le droit de fouiller dans les poubelles politiques, monsieur Airy ROUTIER, celui de publier des SMS prétendument attribués, il y a quelques années, au Président SARKOZY, personne ne s'émeut parmi ses collègues, mais les mêmes s'émeuvent énormément qu'un juge cherche à savoir, par le biais des fadettes (factures détaillées de téléphone) qui est responsable de la violation du secret de l'instruction (il semble me souvenir que madame PREVOT-DESPREZ a eu de l'avancement pour ce viol qui arrangeait tellement la gauche avait supputé notre violeuse au moment où elle commis son forfait). Je croyais que les journalistes étaient obligés par leur code de déontologie, à tenir secret le nom de leur source. Si la source primaire de cette information est un journaliste de France 3 - ce qui semble bien être le cas, d'après certains imbéciles qui s'en émeuvent - il n'y a aucune raison pour que monsieur GOLOMER s'emploie à la localiser. Il est journaliste, non ? (Je précise que mon indignation ne tient pas à l'affichage des portraits des hommes politiques sur ce mur, mais sur celui des parents de victimes assassinées dans des conditions épouvantables. C'est indigne, insupportable, inacceptable. Les hommes politiques, eux, sont des hommes publics et ils s'exposent par conséquent à ce type de guignolades de potaches. La seule chose que l'on puisse dire, c'est que l'impartialité des magistrats qui en sont les auteurs est très sérieusement questionnable, et qu'il en résulte, pour cette raison, un désastre public pour la justice.)
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Ainsi, il y aurait encore dans la rédaction de France 3, de dextres journalistes,  opposés aux sinistres, (du latin sinister, situé à gauche, je le rappelle...) qui y grouillent, de dextres journalistes qui en ont ras le bol de devoir avaliser des mensonges, des approximations, des erreurs, des interprétations abusives, des pressions idéologiques. Suposons que l'on parvienne à identifier ce journaliste, que se passera-t-il ? Sera-t-il puni pour avoir fait son métier ? (Et pour une fois, dénoncer l'ignominie par des éléments factuels et contrôlables, c'est plutôt bien). A quoi rime cette enquête interne ? Nous ne savons pas. Monsieur GOLOMER non plus ? A-t-il reçu des ordres de plus haut ? Affaire à suivre.
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Voilà pour le mur de l'ignominie. Voilà pour mon deuxième billet de ce dimanche.
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Cependant....
Je vous rappelle que nous continuons de résister contre l'iniquité de la loi sur le mariage homosexuel : manif parisienne le 5 mai, manif nationale le 26 mai, prière des Veillleurs, partout où ces veilles sont organisées, prières publiques durables, patientes, ininterrompues. Ce que je trouve formidable, et qui est un sous-produit inattendu des initiatives complètement inadaptées à la situation économique, sociale et morale de notre patrie prises par nos gouvernants, c'est un réveil incroyable des jeunes chrétiens : résistance passive, prières, non violence. Et dans la prière, quoiqu'il m'en coûte et que je sois plus très jeune, il faudra bien que je tienne compte de ce COMMANDEMENT NOUVEAU à nous donné par Jésus. "Aimez-vous les uns les autres COMME JE VOUS AI AIMES". Oui, il m'en coûte de reconnaître que François HOLLANDE reste un frère en humanité, et que je n'ai pas à l'exclure de la bienveillance exigée des disciples, au motif qu'il ne serait pas de ma chapelle. Il fallait que je le dise, car je serai un menteur si, parlant vraiment du fond de mon coeur, je ne le proclamais pas. Et pendant que j'y suis, j'y inclus madame Françoise MARTRES et tous ceux auxquels je m'oppose pour des raisons de conscience.
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samedi 27 avril 2013

Le choix des Veilleurs : résistance, prière et non violence...

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Longue discussion hier soir avec Christian, un homme de foi, un polytechnicien s'il vous plaît. Nous nous opposions sur l'engagement politique du chrétien. L'échange a été amical, quoique passionné (de mon côté, car lui est absolument calme). Voilà qui m'a permis de décanter mon opinion sur l'affaire du "Mariage pour tous", avec le concours supplémentaire du texte publié par le Cardinal Vingt-Trois à l'issue de l'assemblée annuelle des évêques de France. D'autant que pendant cette même soirée, Guillaume, un jeune ingénieur de 29 ans, m'a parlé des objectifs des Veilleurs, dont il fait partie. Pour ne rien vous cacher, nous constituons à nous trois le groupe d'animateurs de catéchèse des lycéens de seconde, première et terminale fréquentant deux lycées parisiens bien connus.
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Voici, et je la crois définitive, la conclusion que je tire, au terme de cette rencontre et après la publication des remarques, billets, notes, notules, gloses et pamphlets que je vous distille ici même, depuis des jours, au risque de vous lasser.
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1. J'ai toujours dit que je crois à la non violence, et j'ai souvent fait référence à LANZA del VASTO ou à GANDHI. Il m'est arrivé de souhaiter le départ des actuels gouvernants. Je le trouve calamiteux, haineux, arrogants, et j'ai avancé qu'ils pourraient bien être contraints de quitter le pouvoir sous la pression de la rue. Lisant, à la demande de Christian, les paroles du Cardinal Vingt-Trois, je ne peux qu'y adhérer, sinon je serais un menteur. Que dit-il le Cardinal de PARIS ? :"Nous ne pouvons pas encourager une action publique qui détournerait les enjeux du débat pour en faire un moyen de déstabiliser le pouvoir politique. (C'est pourquoi, personnellement, et je l'ai dit à plusieurs reprises, il n'est pas question de se laisser instrumentaliser par monsieur COPE pour la manifestation du 26 mai ! L'opposition est de nature spirituelle pas politique ou UMPéenne). Le modèle de notre mission dans le monde, poursuit le cardinal, n'est pas celui des zélotes, c'est celui du Christ qui s'est toujours gardé de laisser occulter son appel à la vie parfaite par la recherche du pouvoir. Aucune action  guidée par la haine, aucune action qui suscite la haine, ne peut se revendiquer de l'Evangile du Christ. Elle ne peut pas prétendre à se réclamer de l'Église. Au contraire, elle en défigure l'image parmi les hommes." Il est donc clair que notre résistance, fondée en conscience, ne peut avoir pour moteur la haine que nous inspireraient les homosexuels - je crois que j'ai été clair dans mes paroles et mes actions à TIBERIADE - ou ce gouvernement. Je réaffirme donc ce à quoi je crois : nul être humain quel qu'il soit, où qu'il soit ne peut être objet de haine, de rejet ou de mépris. On me reprochera de faire preuve de mépris vis-à-vis de Pépère le suppresseur. Les critiques littéraires verraient dans mes propos un effet de style, lié au genre pamphlétaire qu'est le billet. Je désire préciser ce point, quand bien même je ne puis dissimuler l'aversion que j'ai pour le sus-nommé, et que j'essaie de combattre en mon particulier.
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2. Nous avons le droit et le devoir de résister à toutes les mesures qui défigurent le visage de l'homme. Cette loi l'atteint dans sa dignité d'être sexué, fécond, ouvert à l'altérité et au plaisir de l'échange charnel, toutes caractéristiques liées à sa nature. La négation de l'altérité biologique et de la procréation naturelle est une offense faite à l'humanité entière. Nous ne pouvons donc pas l'accepter en conscience. Cette résistance doit être totale, définitive, pacifique et, pour nous chrétien, priante. Ce gouvernement doit le comprendre. Nous ne céderons jamais, jamais, jamais. Que ce soit bien clair.
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3. Les Veilleurs, mouvement de jeunes gens chrétiens en train de prendre une ampleur inattendue, nous invitent donc à veiller partout en France, et en des lieux que l'on pourra trouver sur leur site Internet, aussi longtemps qu'il sera nécessaire. Nous avons pour nous la force de la prière et de la foi. En face (bien que je n'aime pas trop ce mot), il y a la ferme intention d'imposer par la "force injuste de loi", une mesure inique. A cette force inique, nous opposerons la non-violence, la longanimité, la fidélité à JESUS, Fils de Dieu. Donc, rendez-vous pratiquement tous les soirs à partir de 22 heures, muni de lumignons et d'instruments de musique (la cornemuse d'Eric a déjà fait l'affaire à PARIS, Place des Invalides) en des lieux choisis par les Veilleurs (consulter le site internet). Nous serons ainsi comme les "folles de mai" qui pendant des années ont défilé en Argentine pour réclamer la justice à d'impitoyables dictateurs.
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Et si je vous dis  cela, c'est parce que "Se taire sur des actes qui pourraient être accompagnés de parole, c'est les laisser dans l'équivoque" (In Madeleine DELBRÊL. Ville marxiste, terre de mission. Le Seuil, Paris, 1957. Citée par Michel de CERTEAU, in L'étranger ou l'union dans la différence). Oui, si je me taisais, je pourrais donner l'impression que je serais heureux de voir se lever une Révolution et que j'agis de manière purement politique. On n'a pas besoin de moi pour ça. Certes, si je la pressens, cette Révolution, car les tensions sont vives, nos gouvernants n'ont pas le courage de dire et donc de faire la vérité, et les faits sont là pour prouver qu'ils se trompent en tout ou presque, je ne la souhaite pas. Mais la Révolution la plus nette quoique la plus silencieuse, est celle qui est en train de se produire dans le coeur d'un nombre croissant de jeunes adultes et d'adolescent(e)s qui ne veulent pas ou plus de ce monde marchand, hédoniste, rongé par le vice et l'argent. Ils construisent dans la joie un monde nouveau, oh ! certes imparfait et qui n'est pas forcément paradisiaque, mais qui laisse sa place, toute sa place, mais rien que sa place à l'homme fait à l'image de Dieu.
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Pour ce qui est du mur de l'ignominie, je vous invite à vous reporter au billet du 26 avril qui porte ce titre. Contradiction allez-vous me dire ? Non pas. Nous demandons aux responsables du Syndicat de la Magistrature de présenter leurs excuses publiques aux parents des victimes, parents dont ils ont affiche les noms et les portraits sur leur "mur des cons". Les hommes politiques ridiculisés ont les moyens de contre-attaquer. Qu'ils le fassent s'ils le jugent utile.

mercredi 24 avril 2013

Pas piquée des hannetons, la lettre de Josiane

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Un ami de POITIERS m'envoie copie d'une lettre ouverte qu'une femme courageuse, ma foi, adresse à François HOLLANDE. Fidèle à mon habitude, je la mets entre guillemets, en remarquant simplement que les esprits simples se rencontrent et que Josiane, la signataire de ce brûlot, utilise aussi le terme de "monsieur", en reprenant les arguments que j'ai utilisés moi-même dans mon billet d'hier soir. Nous avons atteint un tel degré d'exaspération qu'il faut craindre le pire. Il y a dans l'air comme des signes qui rappellent les signes annonciateurs de la Révolution de 1789. Il se pourrait bien que cette Révolution-là enfin dénoncent les mensonges de nos gouvernants et l'offense permanente qu'ils font à notre devise : Liberté, Égalité, Fraternité. Merci à Josiane FILIO, auteur de la lettre. (Je livre le texte en entier avec les commentaires introductifs de mon ami poitevin en bleu et en rouge, quelques remarques.)
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"Superbe lettre d'une femme à Hollande

PAROLES DE FEMME . Chapeau Madame ! Superbe lettr e: elle n'a rien oublié & il n'y a rien à ajouter.....Ce qui est beau, dans la démocratie, c'est que l'on puisse "encore " écrire des lettres comme celle-ci ! Pas contente la Madame !!!!pas du tout même!!! Neuf mois seulement !

"Dans quel état sera la France après 60 mois de Hollanderie ? Publié le 4 mars 2013 par Josiane Filio - Article du nº 293 (je ne sais pas dans quelle revue cette lettre a été publiée)

Lettre ouverte à Monsieur Hollande, imposteur avéré ayant réussi à se faire élire Président de la République Française par accumulation de mensonges

Monsieur,

Pour commencer, n’attendez pas de moi la plus petite marque de respect, en vous donnant du « Monsieur le Président » ; j’ai bien trop d’égard envers cette noble fonction, pour la confondre, ne fusse que l’espace d’un courrier, avec l’usurpateur que vous êtes.

N’ayant pas voté pour vous, je n’ai aucun remords personnel, ce qui ne m’empêche pas de plaindre très sincèrement, tous ceux (hormis les deux « communautés » qui, bien que minoritaires, s’avèrent être les uniques objets de toutes vos attentions) qui se sont laissés prendre à votre mensonger chant des sirènes, et ont voté pour vous.

Depuis, neuf mois ont passé et le nombre des citoyens broyés par l’étendue de vos gabegies, injustices et exactions envers la France, croît chaque jour davantage ! Neuf mois ! Le temps d’une gestation aboutissant normalement à un heureux événement... Malheureusement, force est de reconnaître que compte tenu de l’effrayant bilan qui est le vôtre à ce stade, il aurait mieux valu que la France avorte de votre candidature quand il en était encore temps !

Vous êtes le plus cynique personnage politique dont la France ait eu à pâtir de toute son Histoire. Bien évidemment vos prédécesseurs n’étaient pas des innocents et encore moins des « anges », néanmoins vous les battez tous à plates coutures pour ce qui est du mensonge et de la trahison des citoyens, y compris ceux vous ayant porté au poste que vous avez eu l’outrecuidance de convoiter, malgré votre manque de… TOUT ! Car plutôt que faire la liste de ce que vous n’êtes et ne serez jamais, j’aurai plus vite fait de lister vos qualités qui se résument en fait à deux seuls petits mots : INEPTE et INAPTE, ou pour utiliser un vocabulaire par vous compréhensible, INCAPABLE et NUL !

Tout comme votre prédécesseur, tant décrié par vous et les vôtres alors que vous faites la même politique en pire, vous avez trahi vos électeurs et tous les citoyens français puisque vous avez vous même déclaré avec le cynisme qui vous anime, que vous seriez le président de tous les français, omettant simplement de préciser qu’il s’agirait principalement de tous les Français de papier, ceux qui haïssent la France et ses citoyens, et tous ceux qui par leurs turpitudes pourront vous aider dans votre entreprise de démolition de toutes les belles valeurs pour lesquelles la France était jusqu’à présent vénérée dans le monde entier.

Aujourd’hui, vous la ridiculisez tellement cette France, avec votre humour à deux balles, vos costumes mal taillés, votre braguette mal fermée, vos décisions irréfléchies totalement stupides, que nous les citoyens normaux de ce pays, après avoir bien ri de toutes les caricatures et plaisanteries douteuses qui circulent sur vous sur le Net, ne pouvons que sangloter d’être assez sots pour vous laisser assassiner notre Nation sans réagir plus fermement.

Quelques exemples, tirés d’une liste non exhaustive et pourtant déjà tellement longue qu’un seul article n’y suffirait pas :
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Vous n’avez pas l’indispensable qualité nécessaire à un politique visant l’échelon ultime : celle de savoir s’entourer de collaborateurs talentueux pouvant l’assister avec brio. Même en cela vous avez fait tout le contraire en appelant auprès de vous un bel échantillon de bandits « en délicatesse avec la Justice » pour parler l’hypocrite politiquement correct, et dont l’unique talent est leur célérité à détrousser les honnêtes citoyens imposables.
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Votre premier ministre doit passer l’essentiel de son temps à siffler des arrêts de jeux pour distribuer des cartons rouges à ses troupes, aussi minables que lui, tirant le gouvernement à hue et à dia. Il se permet, du haut de son incommensurable sottise, d’injurier un contribuable aux revenus honnêtement gagnés (contrairement à certains ayant mené leur municipalité à la ruine …) réussissant à se l’aliéner et à perdre du même coup de conséquents impôts…
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Votre Ministre de l’Intérieur, excelle dans la compassion envers les assassins et pratique le mépris des victimes et de leurs familles… Il est par ailleurs totalement incapable de faire régner l’ordre sur notre sol, ignorant le nombre croissant de zones de non droit où sa police se fait caillasser … mais part en Afghanistan proposer sans vergogne l’aide de nos gendarmes pour former leur militaires … Cynisme ou connerie monumentale ? J’ai bien peur que ce soit les deux mon Général !
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Son alter ego, la Garde des Sceaux, se vautre dans l’injustice la plus ignoble en fermant les yeux sur les crimes les plus odieux, pour mieux accuser les descendants de colonisateurs (sans qui elle habiterait peut-être encore dans une case) de tous les forfaits, occultant aveuglément ceux de certains colonisés qui font bien pire encore de nos jours !
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Votre Ministre du Redressement Productif supporte avec stoïcisme la ridicule appellation dont vous l’avez affublé, bien trop occupé dans son insondable orgueil à « donner des leçons » à de grands industriels qui, s’ils ne sont pas des anges, ont au moins le talent dont il est lui totalement dépourvu pour défendre et faire progresser nos usines.
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Votre Ministre du Logement ne trouve rien de mieux que d’allumer l’Eglise Catholique en souhaitant réquisitionner certains de ses locaux, sans voir que des « Abbé Pierre », «Mère Teresa », « Soeur Emmanuelle » … et tant d’autres, ne l’ont pas attendue pour prodiguer une charité qui lui est totalement étrangère, elle ne connaissant que « charité commence toujours par soi-même » !

J’ai dit liste non exhaustive, alors je vais m’arrêter là, d’autant plus que comme à chaque fois où il est question trop longtemps de vous et des vôtres, je sens la nausée me gagner. Car vous, monsieur le minable, vous cautionnez tout cela, et vous en êtes même fier !

Jouissez donc monsieur, pendant qu’il en est encore temps, jouissez bien de tout car je vous prédis qu’au train d’enfer où vous menez la France vers la ruine, vous n’en sortirez pas indemne non plus. Car si par malheur nous n’arrivions pas à vous y précipiter d’abord, soyez sûr que nous vous entraînerons avec nous dans l’abîme. Ne pensez pas pouvoir nous échapper en vous enfuyant au bout du monde, de nos propres corps si nécessaires, nous bloquerons toutes les pistes de décollage. (Ce passage me paraît outrancier, je ne puis le dissimuler, comme ceux qui suivent.)

Ce courrier sera accompagné de la copie d’un autre, qui navigue sur le Net depuis plusieurs semaines, émanant d’un internaute ayant eu le courage de le signer, relayé par l’armée des citoyens en colère, que malgré toutes vos tentatives actuelles, il est déjà trop tard pour la museler.

Et si demain je suis traînée en justice, ou même directement embastillée, pour insulte au plus « haut » personnage de l’Etat, les patriotes français sauront jusqu’où vous pouvez aller dans l’ignominie, qui dans votre sinistre cas est sans limites.

J’assume ce risque, persuadée que grâce à votre « Ministre de la Justice » qui vide les prisons des racailles, vermines, assassins de toutes sortes, pour mieux y enfermer les citoyens de souche qu’elle hait sans raison et sans mesure, je m’y trouverais donc en excellente compagnie… et qu’il resterait dehors encore suffisamment de patriotes courageux pour fomenter enfin la violente révolution visant à expurger le Pays de vos humiliantes et dangereuses présences.

Monsieur l’auto-proclamé président normal, vous êtes, en fait, anormalement incapable et dangereux pour l’Etat français et ses citoyens, et avez fait suffisamment de mal comme cela. Il est temps que nous, les patriotes, reprenions la main, en vous arrachant les pouvoirs que vous nous avez confisqués.

Attendez-vous à du remue-ménage très bientôt. Il n’est pas nécessaire d’être devin ni même descendante d’une ancêtre pythonisse, pour vous le prédire sans gros risque de se tromper. Ce sera là ma souriante conclusion, monsieur que je ne salue pas.

Josiane Filio."
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Je voudrais commenter cette lettre. Je ne connaîs pas Josiane FILIO. Elle a une bonne plume, sans aucun doute. Mais au point où nous en sommes, et parce que je crois à l'arme de la non violence, il nous faut entrer en résistance à la manière de GANDHI et non par la violence qui perce à la fin de son message. Il y a bien des moyens de le faire. Se masser silencieusement devant Pépère le suppresseur quand il est en visite en province, sans rien dire, sans applaudir, être là, et lui signifier par notre présence et notre silence, l'abîme qui le sépare du peuple. On peut, par exemple, payer ses impôts à l'aide d'un chèque, déposé dans l'urne qui est présent dans tous les centres des impôts et non en utilisant le TIP, en augmentant la somme due d'un centime, ce qui risque d'entraîner un retard d'encaissement, écrire systématiquement au maire de notre commune en lui donnant notre opinion (notamment sur le mariage pour tous), retirer notre argent liquide des caisses d'épargne, inscrire nos enfants dans des écoles privées, confessionnelles ou non, où l'on sera assuré que la théorie du genre n'est pas enseignée, accueillir bénévolement les écoliers, collégiens et lycéens après les cours, pour leur donner, chacun dans notre spécialité, un enseignement de qualité, contradictoire, notamment en matière de morale dite laïque, pour corriger les explications parfaitement pseudo-scientifiques sur les origines de l'univers ou sur l'évolution, etc. Il faut simplement que nous nous organisions pour créer une société parallèle, libre, fraternelle, sans exclusive (pas question d'ostraciser qui que ce soit), non violente, et ignorer ces gens qui ne régneront plus que sur du vide, n'ayant à leur ordre que les forces de polices, pour les protéger (et il n'est pas sûr, d'après ce que j'ai pu percevoir dans la dernière manifestation, que toute la police suivrait Pépère).
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Que le climat soit pré-révolutionnaire, c'est l'évidence. Il nous revient de faire en sorte que cette révolution soit une révolution du coeur, de l'espérance, des manches retroussées et du service de la vérité.