dimanche 25 mars 2018

Dimanche des Rameaux, 25 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Arnaud, un témoin.


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C’est le moment de sortir du sommeil !
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1. LES CHRÉTIENS ET LE PARI BÉNÉDICTIN.
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"« Il ne faut pas être alarmiste, je sais, concède-t-il, mais nul ne peut ignorer les menaces très sérieuses qui pèsent sur les chrétiens, et les dangers bien réels du monde politique. Les chrétiens doivent comprendre ce que signifie être en minorité, et à quel point leur situation est critique. Sans cela, ils joueront à un jeu sans en connaître les nouvelles règles. » (Lance KINZER, ancien député à la Chambre des Représentants du Kansas ; il a abandonné la politique politicienne.) 
"KINZER soutient que les chrétiens, s’ils doivent effectivement se concentrer sur le local et les communautés paroissiales, ne peuvent pas pour autant se permettre de déserter la politique. L’enjeu des libertés religieuses est bien trop élevé. Que faire, en ce cas ? Il propose quelques pistes :
"— Entreprendre des actions aux niveaux local et national : interpeller les législateurs par courrier manuscrit (en non en copiant-collant des e-mails de groupes activistes) et lors des rencontres publiques.
"— Préférer des objectifs prudents atteignables. Ne pas se lancer à corps perdu dans la guerre culturelle et gâcher un capital politique précieux en gestes anecdotiques ou au contraire trop virulents. 
"— Rien n’est plus important que d’assurer la liberté, pour les institutions chrétiennes, de faire grandir les générations futures dans la foi. Vu notre faiblesse politique, c’est la priorité et le reste attendra. 
"— Faire appel aux médias locaux pour faire entendre la voix des chrétiens lors de débats importants.
"— Rester poli et respectueux, de manière à ne pas donner raison à ceux qui considèrent les engagements des chrétiens comme des combats de bigots puritains.
"— Parce que nous avons besoin de toute l’aide possible, former des alliances entre les différents courants du christianisme et avec les religions non chrétiennes. Tendre une main amicale aux homosexuels qui ne sont pas de notre avis, mais luttent pour la liberté d’expression et de pensée." 
Rod DREHER. Ouvrage cité.
Page 134.
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2. UN COMMENTAIRE PERSONNEL.
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Il ne fait aucun doute que les chrétiens sont les premiers visés par les fanatiques de l’islam. Ils en ont contre les « Croisés ». Nous venons de vivre un événement exceptionnel et le peuple français n’en a pas encore pris conscience ; les médias à cet égard, sont d’une lâcheté impardonnable, et je doute qu’un Godefroid de BOUILLON ou un Bohémond de TARENTE se soient laissé impressionner par des fanatiques qui croient défendre l’islam en assassinant ceux qu’ils appellent des mécréants ; ils les auraient pourfendus. Nous n’en sommes plus là, mais tout au moins pourrions-nous ne pas accepter que les chrétiens, leurs édifices, leur foi ne cessent d’être attaqués par les médias, avec la complicité de la justice qui ne sait plus ce qui est juste, ou celle d’un état qui naturalise un Marocain fiché S, condamné à plusieurs reprises, et laissé en liberté après de très légères condamnations. Comprenez bien qu’il ne s’agit pas de trouver des boucs émissaires sur qui déverser notre colère. Mais nous avons le droit, que dis-je le devoir de dire la vérité. La vérité que les médias nous cachent, la voici : elle émane d’un ami du lieutenant-colonel BELTRAME :

« Bonjour à tous,

Nous avons appris ce matin le décès d'Arnaud BELTRAME. 

Arnaud est le gendarme, lieutenant colonel, qui s’était proposé comme otage volontaire pour obtenir la libération d’une femme retenue par un terroriste hier à Trèbes dans l'Aude.

Un ancien collègue à lui organise un hommage prié à Notre-Dame de Compassion(75017) aujourd'hui à 17h00.
Ceux qui le souhaite et qui le peuvent sont fraternellement invités à nous y rejoindre.

Pour information, il venait de se convertir et se préparait pour son mariage dans 3 mois. Il était suivi par les moines de Lagrasse, qui lui ont donné l'extrême onction hier soir.

"Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime"

Sébastien RIVALLANT »

Avez-vous entendu un seul média parler de la conversion d’Arnaud à Celui qui sauve ? Ne faites donc vous pas le rapprochement entre son acte héroïque, prendre la place d’un otage, et sa rencontre avec le Crucifié ? Nous ne le savons pas, certes, mais moi je le fais ce ce rapprochement.
Nous pouvons aussi comparer l’attitude d’un homme debout à celle d’un homme imbibé de violences et de haine et qui donne un bien triste reflet de l’idée que quelques musulmans aveuglés se font de la virilité.
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3. CONTREPOINT DE REMI BRAGUE.
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Une lumière descendue du ciel éclaire l’attitude d’Arnaud BELTRAME :

"[…]. Nous sommes des êtres finis parce que nous sommes divisés, parce qu'il y a en chacun de nous deux aspects : je suis un être personnel, singulier, irremplaçable, mais il y a aussi en moi un côté « naturel», au sens très large, qui englobe tout ce que j'ai reçu. Ce qui, dans l'amour, nous unit à l'être aimé est le fait de ce que nous avons de plus personnel et de plus libre. Je n'ignore bien entendu nullement les tentatives des sciences humaines pour rattacher l'amour en tant que tel à ce qui en nous relève du naturel (par exemple de l'inconscient ou du social). Cependant, je me sens ici en droit de les déclarer sans pertinence. En effet, ces tentatives n'expliquent pas l'amour, mais le détruisent. Et le font justement du fait qu'elles tentent de l'expliquer. Un amour expliqué est un non-amour ou un amour illusoire."
Rémi BRAGUE.
Du Dieu des chrétiens et d'un ou deux autres. («Champs essais»).
Éditions Flammarion, Champs, Paris, 2009. (Page 104.)

Le choix d’Arnaud ne relève ni des sciences humaines, ni de la politique : il relève de la liberté et de l’amour de son semblable.
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4. LIENS UTILES.
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Après le déboulonnage de la statue du Pape Jean-Paul, la Fédération de la libre pensée veut interdire à nos militaires de se rendre dans des églises... 


Mais elle n’a pas empêché Arnaud de rentrer dans le Supermarché ! Chacun de nous appréciera les motivations et la pertinence de ces initiatives de la Libre-Pensée, en un moment particulièrement douloureux pour notre pays.
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Stéphane POUSSIER, ex-candidat de la FI, se réjouissait de la mort d’Arnaud ; il vient d’être exclu de la formation de Jean-Luc MÉLENCHON.


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Et enfin :

Voilà ce dont la presse n'a pas parlé ! Pensez donc ! D'ici que cet officier exemplaire ait déposé sa vie volontairement pour en sauver une autre ! Arnaud avait fait le pari bénédictin. Nous pensons à Marielle, son épouse, à sa maman, admirable de dignité. 


samedi 24 mars 2018

Samedi 24 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin : du moyen-âge à la post-modernité


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C’est le moment de sortir du sommeil !

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1. ROD DREHER PARLE DE L’ÉVOLUTION 

DE L’OCCIDENT DEPUIS LE MOYEN-ÂGE.
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"Par un long chemin du Moyen Âge à nos jours, l’humanité est passée d’un monde souffrant mais dans lequel toute chose était signifiante et liée aux autres, à un confort jusque-là inimaginable, mais éclaté et vide de sens. L’Occident a perdu le fil d’or par lequel Dieu, la Création et les hommes se liaient les uns aux autres. À moins de le retrouver, il ne peut espérer mettre un terme à sa dissolution, et celle-ci le fera disparaître sous peu, il n’y a pas de doute. Mais il ne cherche plus le fil ; peut-être ne le verrait-il même pas s’il l’avait sous les yeux. On lui a lâché la bride ; il ne sait plus comment se rattacher."
Page 81
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2. CONTREPOINT PERSONNEL.
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L’homme du Moyen Âge ne passait son temps à pester contre Dieu, ce que ne cesse de faire de nos jours ceux qui ne croient pas en Lui. Il y avait au Moyen Âge des homosexuels, habités probablement par la honte et la culpabilité, des couples stériles, des malades qui souffraient affreusement : mais à aucun d’eux, et encore moins aux pouvoirs publics, il ne serait venu l’idée, aux uns qu’ils pouvaient se marier, aux autres qu’ils pourraient faire porter un enfant par un tiers, ou à des femmes d'utiliser le sperme d’un homme pour être fécondée sans avoir de rapport sexuel, à d’autres enfin qu’il fallait euthanasier les malades en fin de vie. C’est que ces situations, ces événements, ces douleurs avaient un sens. Ils n’étaient pas toujours obvies, certes, mais l’homme du moyen âge vivait dans la certitude que ce qui lui arrivait avait une fin.
Ils savaient que l’Intelligence de Dieu ordonnait tout l’être à la vie éternelle. Ils pensaient que le fait d’avoir un pénis et des testicules les faisaient mâles, que celui d’avoir des seins et des règles les faisaient femmes, ils n’avaient aucun doute sur la finalité de la sexualité : plaisir partagé et procréation. Bref, ils ne se faisaient pas les auteurs du sens, comme le font aujourd’hui les zélateurs de la théorie du genre, du « droit de mourir dans la dignité », de l’avortement pour tous, du chacun pour soi, du plaisir comme seul horizon de la vie.
Il ne s’agit nullement de condamner, mais de constater, et de se poser tout à fait légitimement les bonnes questions : ces opinions modernes sont-elles fondées en raison ? Ces opinions ont-elles une quelconque valeur morale ?
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3. L’HUMOUR ET LE BON SENS DE FABRICE

 HADJADJ.
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"[…]. Eh bien ! aurais-je assez de piété pour croire que ce très saint mystère, surpassant ma raison, a néanmoins laissé son empreinte dans mon bas-ventre ? Il suffit que je regarde mon sexe. Je découvre avec stupeur que l’organe mâle est fait pour l’organe femelle, en sorte qu’il m’appartient moins qu’à cette femme : serait une clé sans sa serrure ? Et je vois aussi que nos sexes conjoints sont pour que leur baiser fleurisse en une troisième personne : que seraient clé et serrure sans une porte qui s’ouvre ? Cette chose de chair me révèle une double dépossession et m’engage à une communion tendre. Mon sexe ne se trouve lui-même que dans l’autre. Et tous deux se trouvant en font jaillir un autre encore (et en corps)."
In
Fabrice HADJADJ.
La profondeur des sexes. Pour une mystique de la chair. (Collection "Les dieux, [et] les hommes")
Éditions du Seuil, Paris, 2008. (Page 290.)

Ma foi, il y a bien du vrai dans ce que dit notre Fabrice ! Je connais des héros qui vivent leur homosexualité chastement, et qui sont des exemples pour les croyants, surtout ceux qui sont prompts à juger.
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4. LIENS UTILES.
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Il avait fait le pari bénédictin.


Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.

Le colonel Arnaud BELTRAME est mort des suites de ses blessures.


Il est trop tard pour que les pyromanes essayent d'essayer d'éteindre de leurs pauvres larmes le brasier qu'ils ont allumé par leur lâcheté, leur haine du christianisme, et leur aveuglement. Prions pour eux mais dénonçons leur posture hypocrite.








Vendredi 23 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin : qui donne son sens aux êtres et aux choses ?


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C’est le moment de sortir du sommeil !
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1. LE MAL DU SIECLE : BELLE ANALYSE DE DREHER.
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"[…], le réalisme considère que c’est l’existence en Dieu d’une chose qui tisse son essence, et qu’elle tire son sens des liens qu’elle entretient avec l’ordre transcendant. Il en découle que la Création est compréhensible : elle est ordonnée par un Dieu raisonnable dont elle est la révélation.
"« Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains », chante le psalmiste. Cette idée que le monde observable révèle les œuvres d’un ordre transcendant était présente dans la philosophie antique, et dans nombre de religions ― même non théiste, comme le taoïsme. Le réalisme métaphysique nous confirme que l’admiration que nous ressentons en présence de la nature, du beau, du bien, ce sentiment qu’il doit y avoir quelque chose d’autre au-delà de l’expérience sensorielle, est une intuition raisonnable. Il ne nous dit pas qui est Dieu, mais il nous rassure : nous ne nous faisons pas des idées. Quelque chose, ou Quelqu’un, est bien là.
"Thomas d’AQUIN prend cet exemple : « Connaître que quelqu’un vient n’est pas connaître que c’est Pierre qui vient, même si c’est Pierre qui vient. » Prière et contemplation peuvent nous aider à confirmer cette intuition que nous avons, jusqu’à connaître l’identité de Celui dont nous sentons la présence. David Bentley HART explique ainsi que le désir de sens et de vérité, partagé par tous les hommes, « est une simple manifestation de la structure métaphysique de toute réalité »."
"Mais le Dieu infini qui Se révèle à travers la matière finie est-il donc limité ? C’est l’opinion de Guillaume d’OCKHAM. Soucieux de préserver la souveraineté de Dieu, il rejeta le réalisme métaphysique, qui d’après lui restreignait Dieu dans sa liberté d’action. Selon d’OCKHAM, une chose est bonne dans la mesure où Dieu l’a décidé ainsi. Le sens et le but de toute chose viennent de la volonté souveraine de Dieu : non de Sa nature, non de Sa participation à leur être, mais de Ses commandements. Il pourrait très bien aujourd’hui décréter mauvaise telle chose qu’il a décrétée bonne hier.
"Les objets, par conséquent, n’ont pas de sens intrinsèque, uniquement un sens qui leur a été assigné. Ils n’ont aucune existence significative en dehors de l’esprit. Une table n’est qu’un arrangement particulier de bois et de clous, auquel nous donnons du sens en le nommant « table ». D’où le terme de nominalisme, qui vient du latin nomen, « nom ».
"Pour d’OCKHAM, Dieu est une entité toute puissante entièrement séparée de la Création. Cette séparation est nécessaire, sans quoi Sa liberté d’agir serait soumise aux lois qu’il a édictées. Or, un Dieu omnipotent ne saurait souffrir aucune restriction. Une chose est donc bonne parce que Dieu en a décidé ainsi. Il en découle que la volonté de Dieu est supérieure à Son intelligence.
Page 54
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2. COMMENTAIRE PERSONNEL.
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Qui donne le sens des êtres et des choses ? Les réponses à cette question sont diverses et souvent très nuancées ou très floues. Essayons d’y voir clair.
Pour les uns, ceux qui font ou vont faire le pari bénédictin, et qui se fondent sur la foi et la raison, c’est Dieu qui donne aux hommes le sens des êtres et des choses.
Pour d’autres, qui n’ont recours qu’à la seule raison, il y a dans l’homme une instance de vérédiction qui dépasse infiniment la valeur des sondages et de la loi positive,  et qui met la conscience au-dessus des lois, quand les lois relèvent du seul marché, de l’agent ou de la pression sociale (C’est le cas de madame Sylviane AGACINSKY ; Cf. http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/03/21/31003-20180321ARTFIG00370-sylviane-agacinski-les-lois-bioethiques-ne-relevent-pas-des-sondages.php).
Pour d’autres, l’homme étant la mesure et la fin de toute chose, c’est lui qui donne le sens qui lui convient aux êtres et aux choses. Ce qui est juste un jour peut devenir faux demain, et réciproquement. C’est la position de la franc-maçonnerie, des soi-disant libres penseurs, et de l’opinion médiatique courante qui surfe sur le relativisme pour se trouver un lectorat, de la publicité et de l’argent afin de satisfaire les actionnaires.
Selon le mot de Philip RIEF, cité par DREHER, on peut résumer l’état des lieux en un aphorisme lapidaire :
             "L’homme religieux naissait pour le salut. L’homme psychologique naît pour la satisfaction."
             Nous disons, avec ceux qui ont fait le pari bénédictin, et donc celui de la civilisation vraiment humaine, que nous sommes faits pour le salut.
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3. UNE PAROLE QUI ÉCLAIRE.
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De Robert BELLARMIN, publié aujourd’hui sur le site de l’Évangile au quotidien ce passage :

Seigneur, nous voulons te rendre amour pour amour ; et si le désir de te suivre ne procède pas encore de notre amour pour toi, car il est bien faible, qu'il vienne du moins de notre amour de ton amour. Si tu nous attires après toi, « nous courrons à l'odeur de tes parfums » (Ct 1,4 LXX) : nous ne désirons pas seulement t'aimer, te suivre, mais nous sommes résolus à mépriser ce monde... lorsque nous voyons que toi, notre chef, tu n'as pas accaparé les joies de cette vie. Nous te voyons affronter la mort, non dans un lit, mais sur le bois qui rend la justice ; bien que roi, tu ne veux pas avoir d'autre trône que ce gibet... Entraînés par ton exemple de roi plein de sagesse, nous repoussons l'appel de ce monde et de son luxe, et prenant ta croix sur nos épaules, nous nous proposons de te suivre, toi seul... Accorde-nous seulement l'aide nécessaire ; rends-nous assez forts pour te suivre.
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4. LIENS ET INFORMATIONS UTILES.
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Ainsi va le monde et Le Monde.


Ils ont fait le pari bénédictin et ils ne le savent peut-être pas :

Messe des entreprises à l’Église sainte-Claire de la Porte de Pantin.

Evangélisation de rue lors du festival d’Avignon.

François, chasseur de tête ; Jean-Baptiste chef d’entreprise au service des jeunes ; Guillaume, ingénieur.

Si vous désirez des renseignements sur ces trois exemples, contactez-moi par messenger Facebook.


jeudi 22 mars 2018

Jeudi 22 mars. Nouvelles du pari bénédictin. Enchantement du monde et son désenchantement.


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C’est le moment de sortir du sommeil.
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1. UN CONSTAT DE ROD DREHER.
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"Le philosophe Charles TAYLOR décrit le Moyen Âge comme un « monde enchanté », une période si différente de la nôtre qu’il nous est difficile de nous la représenter. Nous sommes à présent sur un rivage lointain, d’où nous sommes incapables d’apercevoir la façon dont nos ancêtres médiévaux concevaient le monde qui les entourait.
"Le divin était bien plus présent dans la vie quotidienne des hommes du Moyen Âge. La religion imprégnait tout, comme chez nombre d’autres peuples, chrétiens ou non, et ― c’est là essentiel ― elle était affaire moins de croyance que d’expérience. Pour la Chrétienté médiévale, les mondes spirituel et matériel s’interpénétraient : il n’y avait entre eux qu’une frontière légère et poreuse. Autrement dit, les hommes du Moyen Âge avaient de toute chose une perception sacramentelle."
Page 50.
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2. NOSTALGIE EN CONTREPOINT.
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"Cette humanité disparue au point que le terme de disparue ― en dépit de toutes nos ethnologies, de tous nos musées, etc. ― que ce terme, dis-je, n’a plus lui-même de sens : cette humanité, comment a-t-elle seulement pu exister ? Et cependant, ce qu’elle rêva en marchant […] nous parvient comme la lumière des constellations éteintes pour nous, à jamais éloignées : or, c’est en nous que fulgure l’astre éclaté, c’est dans les ténèbres de nos mémoires, dans la grande nuit constellée que nous portons en notre sein, mais que nous fuyons dans notre fallacieux grand jour." (Pierre KLOSSOWSKI. Le Bain de Diane. Collection Blanche. Gallimard, Paris, 1980, page 8. Pierre KLOSSOWSKI est le frère du peintre BALTHUS.)
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Je n’aurais pas l’outrecuidance de me comparer au très grand penseur qu’est Marcel GAUCHET, duquel j’ai déjà cité plusieurs passages tirés du Désenchantement du monde. GAUCHET écrit en fait une histoire politique du religieux. Il ne se place jamais sur le plan philosophique, ni sur la pertinence des innovations des penseurs du moyen-âge ou des Lumières. Je ne sais pas davantage si Charles TAYLOR connaissait l’œuvre du penseur français ou, réciproquement, si ce dernier connaissait l’opinion de TAYLOR. Ce qui est intéressant, me semble-t-il, c’est que les deux auteurs reprennent l’idée d’un monde enchanté.
Nous devons convenir que le choix de ce mot n’est pas innocent, et qu’il porte en lui un jugement de valeur, probablement négatif, sur la manière dont les hommes du moyen-âge voyaient le monde environnant.
Ce que nos modernes appellent un monde enchanté est un monde auquel ils ne croient pas. Or la question qui se pose, la seule qui vaille et qui est véritablement axiologiquement neutre est celle-ci : cette conception est-elle vraie ou fausse ; en d’autres termes, est-il vrai, philosophiquement et théologiquement, que ce qui est, est bon, beau et vrai, trouve sa source en Dieu, est ordonné par Dieu en un ensemble harmonieux (comme le dit DREHER) ? En d’autres termes, est-il possible de connaître en vérité (au moins partiellement) ce qui nous entoure ? KLOSSOWSKI a la nostalgie de ces moments où, au milieu peut-être des pires difficultés matérielles de l’époque, les hommes vivaient « la grande nuit constellée », dont nous avons perdu la vue, mais non la mémoire et que nous fuyons pour vivre dans notre fallacieux grand jour.
Le pari bénédictin tient pour vraie la parole de la Genèse : « Dieu vit que cela était bon » dit-il à propos de sa création.
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4. LIEN UTILES ET ILLUSTRATIFS.
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mercredi 21 mars 2018

Mercredi 21 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Cessons de défendre un monde qui s'écroule


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C’est le moment de sortir du sommeil.
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1. UN FAIT.
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"Dans la conclusion d’Après la vertu, Mc INTYRE décrit l’Occident tel qu’il était après que les Barbares eurent renversé l’ordre impérial romain :
"L’événement le plus important de cette période survint lorsque les hommes et les femmes de bonne volonté cessèrent de travailler à ralentir l’écroulement de l’imperium romain et d’identifier la poursuite de la civilité et de la communauté morale avec le maintien de celui-ci. À la place, ils choisirent ― sans toujours être conscients de ce qu’ils faisaient ― construire de nouvelles formes de communauté dans lesquelles pouvaient se maintenir une vie morale. De là, civilité et moralité, pourraient survivre à l’arrivée des âges sombres de la barbarie."
Rod DREHER. Ouvrage cité, Page 43.
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2. UN COMMENTAIRE EN FORME DE QUESTION.
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Faut-il se donner tant de mal pour essayer de sauver ce qui est en train de pourrir ? Les États-Généraux de la Boéthique auxquels on invite les citoyens à participer, (et dont les grands de ce monde feignent d’écouter ce qu’ils disent,) ne sont qu’une ultime tentative de replâtrage d’une façade qui s’écroule et que l’on cherche tant bien que mal à préserver. Bien sûr, il me semble que nous avons le devoir moral de donner notre avis  ; il ne sera pas pris en compte, puisque les jeux sont faits, dans les loges, dans les médias et dans les ministères, sans compter dans les officines qui veulent se faire de l'argent en jouant avec les vie des autres. Nous ne pouvons pas sauver ce qui ne veut pas l’être. Mais nous pouvons, nous, vivre ce qui nous libère véritablement. Il est donc essentiel que se nouent, partout où cela est possible, des relations fraternelles entre chrétiens, de créer des petits groupes priants, d'avoir des attitudes d’ouverture, certes, envers ceux qui ne connaissent pas Jésus, mais un ferme courage pour le leur annoncer, et un refus systématique de regarder des émissions de propagandes télévisées ou cinématographiques, d’acheter des journaux et revues, qui sournoisement ou ouvertement font l’apologie du mal en l’appelant bien et ridiculisent le bien en l’appelant mal : avortement, euthanasie, mariage homosexuel, PMA, GPA, sont les formes modernes de ces prétendues avancées du progrès. Nous ne pouvons pas, en tout cas je ne le peux pas, donner une approbation relativiste à ces initiatives.
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3. UNE PAROLE.
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"A l’heure de l’internet, de l’intelligence artificielle et de la réalité augmentée, y a-t-il encore un sens à penser et construire la Chrétienté de demain ?
Bien évidemment, si la Chrétienté est une « nostalgie en conserve », si elle est faite uniquement d’une relecture (parfois embellie) de l’histoire, nous percevons un hiatus profond entre cette aspiration un peu romantique et notre réalité quotidienne.
Comment sortir du dilemme ?
Il y a urgence à repenser la Chrétienté en revenant aux sources. Ce qui est proprement unique pour nous chrétiens se résume en deux points : d’une part, nous sommes à l’image et à la ressemblance de Dieu selon les termes de la Genèse et, d’autre part, nous sommes profondément aimés et sauvés par le Dieu trinitaire qui nous appelle à Sa Lumière comme nous le résume le Prologue de Saint Jean. Cette vision de l’homme est unique dans l’histoire de l’humanité. Aucune religion ou civilisation n’est partie de ces prémisses extraordinaires. De ce fait, nous sommes en ce monde co-créateurs : nous sommes capables de Dieu. Si nous sommes limités et mortels, nous savons que notre fin est « normalement » en Dieu. C’est précisément cela qui nous rend capables de créer une civilisation harmonieuse qui n’a pas peur des évolutions techniques. [J’ai supprimé à ce point une remarque qui me paraît mal venue…].
Quelle forme les chrétiens pourront-ils donner à la civilisation de demain ?
Nous n’en savons pas grand-chose. Là est le défi et le charme de la création sans déterminisme. Nous avons un moyen premier et sûr d’y parvenir : unir le cœur de l’homme à la Trinité. C’est par ce mouvement que l’homme acquiert sa maturité, remplace la violence par la miséricorde et la recherche de son intérêt personnel par la charité au service du bien commun.
Dans notre civilisation marchande la nouveauté est synonyme de profit et de consommation. L’enjeu du monde actuel est de capter l’imagination des hommes dès leur plus jeune âge, de les rendre esclaves de désirs toujours nouveaux. Les outils de communication entre les hommes se raffinent et gagnent en efficacité. Ne pas laisser un instant de répit à chacun, traquer ses moindres faiblesses pour lui proposer sans cesse une nouvelle consommation, voilà le but. Ce monde-là va au totalitarisme à grand pas. Il confond déjà homme et machine, car l’homme n’a plus de finalité propre. Devenu âgé, l’homme perdra ses vertus de consommateur et deviendra inutile, bon à être supprimé. Cela ne veut pas dire que nous devons rejeter les innovations actuelles, mais nous devons faire nos choix sans moyen terme : voulons-nous être habités par Dieu, libres de créer pour nous élever ? Voulons-nous être habités par la consommation, asservis par nos pulsions ? Si nous voulons être habités par Dieu parce qu’Il est notre fin et qu’Il nous rend dignes de créer cette civilisation chrétienne, nous devons choisir une certaine radicalité."
Interview donnée sur le site
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4. LIENS UTILES.
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Voilà des jeunes qui n’ont pas peur de chanter les louanges de Dieu !

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Le Saint-Esprit à l’œuvre.

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Et le relativisme diabolique aussi !


Pourquoi le combat ? Pourquoi ce titre ?

mardi 20 mars 2018

Mardi 20 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Ni la foi, ni la raison, mais le règne de l'émotivité !


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C’est le moment du sortir du sommeil.

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Voici la référence du livre qui va servir de point de départ à ces Nouvelles du pari bénédictin. Il peut être lu par tous ceux qu'inquiète ce monde en délire.

Rod DREHER.
Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus ? Le pari bénédictin. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Hubert DARBON.
Artège, Paris/Perpignan, 2017.

Je vous invite à vous procurer ce livre essentiel. Vous le trouverez, par exemple, à La Procure, rue de Mézières, à PARIS.
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1. ANALYSE.
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"Dans Après la vertu, le philosophe Alasdair MacINTYRE fait un parallèle entre l’état actuel de notre culture et la chute de l’Empire romain d’Occident. Il affirme que l’Occident a abandonné la raison et la tradition des vertus pour se tourner vers le relativisme qui a complètement subverti ce monde. Nous ne sommes gouvernés ni par la foi, ni par la raison, ni par une combinaison des deux. Nous sommes gouvernés par ce qu’il appelle l’émotivisme, soit l’idée que les choix moraux ne sont autre chose que l’expression de ce qu’un individu ressent comme juste lorsqu’il a à choisir.

"Selon MacINTYRE, une société entièrement gouvernée par les principes émotivistes ressemblerait à l’Occident moderne, dans lequel la libération de la volonté individuelle est considérée comme le bien le plus précieux. Une société vertueuse, au contraire, croit dans des pratiques et principes moraux objectifs, qui permettent aux hommes d’incarner le bien dans leur communauté.
Vivre « après la vertu », c’est être dans une société qui non seulement se trouve incapable de s’accorder sur ce qui constitue une croyance vertueuse, mais encore doute de l’existence même de la vertu. Dans une civilisation post-vertueuse, les individus détiennent une liberté presque absolue de pensée et d’action, et la société n’est plus qu’un « assemblage d’étrangers, dont chacun poursuit ses propres intérêts sans presque aucune contrainte. ».
"Pour parvenir à une telle société, il faut :
― abandonner les standards moraux objectifs ;
― refuser tout discours contraignant, moralement ou culturellement, autre que celui librement choisi par l’individu ou établi par lui ; 
― rejeter la mémoire du passé, considéré comme hors de propos ;
― prendre ses distances avec la communauté et les obligations sociales non choisies.

Cet état d’esprit se rapproche de ce qu’on appelle le barbarisme. Quand on parle des Barbares, on imagine des tribus d’hommes sauvages et violents rasant des cités, détruisant les structures et les institutions de la civilisation sans se soucier des conséquences, simplement parce qu’ils le peuvent. Les Barbares sont gouvernés par leur seule volonté de puissance, ils ne savent pas ce qu’ils annihilent et ils en s’en soucient pas."
Pages 41 et 42.
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2. UN CONSTAT.
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Du Président du Comité Consultatif National d’Ethique, le Pr Jean-François DELFRAISSY, ces considérations qui illustrent les propos de Rod DREHER et de MacINTYRE

"Je ne sais pas ce que sont le bien et le mal, et vous avez de la chance si vous le savez vous-même ! En tout cas, le CCNE n’est pas là pour indiquer où se trouvent le bien et le mal. Nous avons tous des doutes. J’ai un regard plutôt positif, je l’ai dit, sur les avancées de la science et la notion de progrès, même si je ne pense pas que toutes ces avancées sont à prendre en compte. En effet, il y a certaines grandes innovations technologiques que l’on ne peut pas négliger : imaginez si nous avions refusé les greffes d’organes il y a quarante ans ! Certes, il y a un certain nombre de grandes valeurs qui sont intangibles, sur le respect de la personne, de l’enfant, quelles que soient les innovations technologiques. Inversement, il y a des innovations technologiques qui sont si importantes qu’elles s’imposent à nous."
Pr Jean-François DELFRAISSY.

Pour l’organisateur des États généraux de la Bioéthique, "il n’y a pas de ligne rouge absolue".
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3. UNE PAROLE.
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"Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde mais pour que le monde soit sauvé par lui. Qui croit en lui n’est pas condamné ; qui ne croit pas est déjà condamné parce qu’il n’a pas cru au Nom du Fils unique de Dieu.
Et le jugement le voici : la lumière est venue dans le monde et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. En effet, quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit dans la vérité vient à la lumière, pour qu’il apparaisse au grand jour que ses œuvres sont faites en Dieu." (Jean 3, 17-21).
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4. LIENS UTILES.
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À lire absolument ce billet d’Elvire DEBORD sur Etty HILLESUM.


lundi 19 mars 2018

Lundi 19 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Explications et nouveautés


Je dois à mes lecteurs une petite explication. Comme certains ont pu le lire sur ma page Facebook, j’ai volontairement et momentanément interrompu la publication de mes billets quotidiens le 20 février 2018. L’Ecclésiaste que je citais alors, affirme qu’il y a un temps pour se taire et un temps pour parler. Le temps de se taire coïncidait sensiblement, il vous en souvient peut-être, avec le début du carême.

Nous rentrons dans l’ère d’une nouvelle et douce barbarie. Toute tentative de modifier quoi que ce soit aux effets de la pression sociale (qui n’est qu’un aveugle rouleau compresseur), en faisant mine de composer avec le monde, me semble vouer à l’échec. Je m’adresserai donc désormais à tous ceux qui refusent la déshumanisation galopante de notre humanité. De manière privilégiée, je m’adresserai bien sûr aux chrétiens, en commençant par les catholiques certes, mais aussi à tous ceux des autres Églises qui confessent la messianité de Jésus et sa qualité de Fils de Dieu, et enfin à tous les hommes et les femmes qui préfèrent la civilisation du partage et de l’amour à celle du pouvoir, de l’argent, du chacun pour soi et de l’hédonisme.

Il est vain de chercher à influencer un monde politique qui est en voie de décomposition (nous en reparlerons) mais il est utile de rappeler quelques vérités essentielles, puisées non seulement aux sagesses humaines, telles qu’elles se sont affirmées au cours des temps, mais aussi à la Parole par excellence qui est la Parole de Dieu.

J’ai choisi définitivement de faire le pari bénédictin et nous commencerons un nouveau cycle de billets consacrés à la signification de ce pari. Il ne nous mettra pas à l’abri des persécutions, peut-être même des poursuites judiciaires ou médiatiques, mais de ce choix raisonné, j’en ai la certitude, dépend l’avenir de l’humanité, pour autant que des centaines, des milliers en acceptent le risque. J’ajoute que je croise chaque semaine des jeunes hommes et des jeunes femmes, des adolescents et des adolescentes qui ont fait consciemment ce pari. Je crois qu’il est en train de mûrir dans l’ombre une moisson superbe dont les blonds épis nourriront bientôt les peuples affamés de vérité.

Il résultera quelques conséquences de ce changement de perspectives. Il y aura toujours une citation, souvent un commentaire, et infiniment plus rarement des informations d’ordre politique : il faut en effet laisser les choses basses mourir de leur propre poison. Mais je ne m’interdirai pas d’évoquer quelques réflexions qui souligneront à l’envi le point de décomposition morale auquel le monde des apparences qui, hélas ! a le pouvoir, est parvenu.

Vous aurez une primeur de cette nouvelle manière de faire lors de mon prochain billet. J'ajoute que je continuerai de donner des liens utiles, comme celui des billets d'Elvire DEBORD qui, elle, a résolument fait le choix du pari bénédictin.