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vendredi 2 août 2019

Samedi 27 juillet. Mes chronique : les imbéciles, les cinglés et les autres


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CHRONIQUE DE VINCENT.
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Article équilibré, avec cependant l’usage d’une expression inappropriée, celle d’"état végétatif".


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CHRONIQUE DE LA JAUNISSE.
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Face à face ? Vraiment ?


Il y a des humoristes courageux !

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CHRONIQUE DES CINGLÉS.
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Un très bel article qui montre pourquoi la loi sur la PMA est un scandale ;


Hybrides homme-animal !

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CHRONIQUE DE LA RÉSISTANCE.
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Présentation biaisée par le journal La Croix d’une initiative philosophiquement parfaitement justifiée de Donald TRUMP.

Les droits naturels et inaliénables sont différents du droit positif. La Croix dit le contraire. C’est pourquoi je me suis désabonné de ce journal qui est catholique comme moi je suis vice-camerlingue.

Il convient de se préparer à résister, sous peine de disparaître.

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CHRONIQUE DES IMBÉCILES.
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Inénarrable CASTANER !

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CHRONIQUE D’UN DRAME.
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Aylan avait un prénom ; le petit garçon tué en Allemagne n’en a pas.

Ignoble presse ! Ignoble lâcheté ! C'est un érythréen, immigré qui a poussé l'enfant et sa mère sous un train...

mercredi 19 août 2015

19 août 2015. Nouvelles estivales de la Résistance : Arthur, la loi naturelle et le droit positif

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Eh ! Eh ! Voilà du nouveau :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. Les citations du jour.
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Il y en a plusieurs, toutes de SCHOPENHAUER dont je ne me lasse pas de lire et relire ce livre décidément décapant dont je vous parle depuis quelques billets, Le Fondement de la morale.

"La compassion elle-même est un fait indéniable de la conscience humaine, elle lui est propre et essentielle ; elle ne dépend pas de certaines conditions telles que notions, religions, dogmes, mythes, éducation, instruction ; c'est un produit primitif et immédiat de la nature, elle fait partie de la constitution même de l'homme, elle peut résister à toute épreuve, elle apparaît en tous les pays, en tous les temps. [...]."

SCHOPENHAUER ne dit pas que tous les hommes exercent la vertu de compassion, il dit que cette vertu est universelle.

"La vertu est en nous l'oeuvre de la nature, non de la prédication."

Notre cher Arthur dira, avec une très grande justesse que trois grands principes font agir l'homme : l'égoïsme, la méchanceté, la pitié. Avant d'avoir affirmé ces principes, il aura dit, quelques pages avant, ceci qui est tout à fait fondamental pour comprendre, par exemple, les réactions des opposants à la loi dite TAUBIRA :

"La doctrine du droit et une partie de la morale : elle détermine les actes que nous devons ne pas faire, si nous ne voulons pas causer du dommage aux autres, ne pas leur faire injustice. La morale en cette affaire considère donc l'agent de l'action. Le législateur, lui, s'occupe aussi de ce chapitre de la morale, mais c'est en considérant le patient ; il prend donc les choses à rebours, et dans les mêmes actions, il voit des faits que nul ne doit avoir à souffrir puisque nul ne doit éprouver d'injustice. Puis l'Etat, contre ces agressions, élève comme un rempart les lois et crée le droit positif. Son but est de faire que nul ne souffre l'injustice : celui de la doctrine morale du droit, de faire que nul ne commette d'injustice."
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2. Commentaires.
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Cherchons donc les motifs qui ont poussé ce régime de rencontre à produire des lois sociétales iniques. Ce n'est certes pas la pitié, ni la méchanceté. C'est tout simplement l'égoïsme pur et simple qui consiste à s'attirer les voix et les faveurs de minorités puissantes, souvent très riches, minorités sans lesquelles, avec le mode d'élection de scrutin majoritaire à deux tours qui est le nôtre, il ne peut avoir de succès aux élections.
Cherchons maintenant, si en autorisant le "mariage" entre deux personnes du même sexe, le législateur a été juste. La justice, comme l'analyse si bien notre cher Arthur, consiste à reconnaître à chacun ce qui lui est dû. Reconnaître par le droit positif des "droits" nouveaux ne relève pas de la justice (qui est une vertu négative, car qu'est-ce que reconnaître son dû à son semblable, si ce n'est consentir à ses droits sans avoir à y ajouter ?) mais souvent de l'injustice. Le mariage est-il dû aux homosexuels ? Non, pense un très grand nombre de nos concitoyens et moi avec (ce n'est pas un scoop).
Cette loi lèse-t-elle des intérêts ? A l'évidence oui, si l'on admet qu'il est parfaitement possible de priver un bébé soit de son père soit de sa mère. Car la réalité biologique est là qui s'oppose et s'opposera longtemps encore aux fantasmes idéologiques. Oui, il y a une injustice, activement commise, et qui ne répond du côté du législateur comme de celui du lobby LGBT, qu'à un puissant motif, l'égoïsme paré des vertus de l'égalité des droits.
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3. Informations diverses.
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De Georges BENSOUSSAN dans FigaroVox.

Ce 17 août, Georges Bensoussan se livre dans ce très long entretien :

"Toute une partie de la jeunesse de notre pays se reconnaît de moins en moins dans notre culture. Elle lui devient un code culturel étranger, une langue morte et pas seulement pour des raisons sociales. Nous sommes en train d'assister en France à l'émergence de deux peuples au point que certains évoquent des germes de guerre civile.
Dans le cadre de la préparation d'un nouvel ouvrage, j'ai été frappé en écoutant plusieurs de mes interlocuteurs de voir que l'expression «guerre civile», qui aurait fait ricaner il y a dix ans ou surpris il y a cinq ans, est aujourd'hui dans les bouches d'un grand nombre, tant d'élus de terrain, de policiers, de médecins hospitaliers (service des urgences par exemple) ou de banlieue. Le sentiment que deux peuples sont en train de se former, côte à côte, et qui se regardent souvent avec hostilité, ce sentiment-là est aujourd'hui partagé par beaucoup".
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Sur le site du Boulevard Voltaire, cet extrait d'un article de Christian de MOLINER. 

Le Conseil constitutionnel vient de passer au crible la loi sur la transition énergétique. Celle-ci fixe désormais une limite maximum au nombre de kilowatts pouvant être produits par le parc nucléaire. Le but de ce moratoire est de ramener la part de l’électricité d’origine nucléaire de 75 % à 50 %. Le jour où l’EPR de Flamanville entrera en fonction, il faudra impérativement fermer une puissance équivalente, donc trois réacteurs plus anciens. Or, le Conseil constitutionnel qui a validé ce maximum a pris en parallèle une décision lourde de conséquences.
En effet, Mme Royal (par naïveté ?) avait ajouté à cette loi sur la transition énergétique une disposition dispensant l’État de dédommager EDF pour le manque à gagner. Celle ci a, bien entendu, été retoquée par le Conseil constitutionnel. Il n’y avait aucune chance qu’elle passe, tellement elle était contraire à la Constitution qui protège le droit de propriété ! L’État français pourrait donc être amené à verser de colossales indemnités à EDF du fait de la fermeture prématurée de ses centrales ! Or, le plus vieux réacteur de Fessenheim pouvait encore durer 20 ans ! On parle de 10 milliards d’euros de dédommagements à verser en une année ! Presque 0,5 % de déficit supplémentaire du PIB en 2016 ! M. Hollande va sans doute dire que ce n’est pas cher puisque c’est l’État qui paye ! Cette dépense est absolument révoltante tant elle est absurde !



vendredi 4 juillet 2014

4 juillet 2014. Nouvelle de Résistance : non à ce régime moralement corrompu !

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Ce n'est pas l'ignorance, ça je peux l'affirmer, qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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"Si l’on admet le principe que le fondement des droits n’est pas la loi naturelle mais la norme positive, la volonté de ceux qui établissent la norme devient la source même du droit. Cependant, quand ils établissent la loi, les législateurs se présentent comme interprètes d’une transformation culturelle et sociale qu’ils s’estiment le devoir de faire passer dans les lois sur la base d’un ‘consensus’ général. Les vrais producteurs des lois sont donc les ‘créateurs du consensus’, les groupes organisés, les lobbies, qui aujourd’hui jouent le rôle qu’avaient eu les loges maçonniques et les clubs révolutionnaires durant la Révolution française." 
In
Roberto de MATTEI.
La dictature du relativisme. (Collection "Riposte catholique")

Muller édition, Asnières-sur-Seine, 2011.
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2. Commentaires.
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Les messieurs qui nous gouvernent, au motif qu'ils sont reçu l'onction d'un suffrage universel très relatif et que les élections successives, nationales ou partielles, démentent jour après jour, se croient tout permis. Ils se font Dieu, et décrètent de la vie, de la mort, de la transmission de la vie, du sexe et de sa signification structurante, en vertu du seul droit positif. Ils pillent les créateurs de richesse (et non pas les riches qui ont pris la tangente depuis longtemps), se moquent comme de colin-tampon des pauvres et des chômeurs ; ce qui les intéresse, c'est l'homme nouveau, dont ils poursuivent (avec leurs lointains prédécesseurs aux mains ensanglantées) le fantôme depuis plus de deux siècles. 
Je vous rabâche depuis des mois que les lobbies travaillent en secret à imposer leurs vues, non pas pour le bonheur de leurs semblables (il n'y a de semblables à eux que les "initiés" ou les "affiliés") mais pour le triomphe de leurs idées et/ou la satisfaction de leur volonté de puissance, l'apaisement des tourments de leur conscience et la réduction a quia de leurs adversaires politiques, philosophiques ou idéologiques.
On le voit aujourd'hui : impudence du mouvement LGBT, forcing de toutes les loges maçonniques, entrisme des mouvements dépendant du Planning familial dans les écoles et les lycées. Les enfants et les adolescents qui suivent le catéchisme de l'Ecole Publique sont considérés comme de la cire ou de la pâte à modeler qu'il leur est loisible de formater à leur aise. Mais l'exemple vient de haut !
Il se trouve que le bon sens est la chose du monde la mieux partagée et que le Peuple n'est pas dupe de leurs initiatives (voir la photo ci-dessous). Apprêtons-nous à manifester de nouveau contre ces fous lors du premier week-end d'octobre. Ne cessons pas de clamer partout où cela nous est possible les raisons de notre opposition à ce régime moralement corrompu. Faisons connaître notre point de vue. Ecrivons aux journalistes tendancieux ou malhonnêtes (ils sont légions ; mettez un timbre vert sur vos enveloppes, ça vous coûtera moins cher). Soutenons les écoles hors contrat qui se créent en nombre croissant dans notre pays. Par-dessus tout manifestons à tous nos concitoyens, quelles que soient leurs opinions politiques, que nous ne cherchons pas le pouvoir, mais le triomphe de la vérité sur l'homme.
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3. Infos aussi diverses que menues.
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La résistance partout ! (Via le Salon beige.)

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Démission du Dr KARIGER.

Le docteur KARIGER responsable du service de soins palliatifs de l'Hôpital de REIMS  a donné sa démission. Il avait l'intention de mettre fin aux jours de Vincent LAMBERT en le privant de nourriture et d'eau. Ce qui me navre, je dois le dire, est que monsieur KARIGER est membre du Parti Chrétien Démocrate. Je n'en dirai pas plus. Il peut être de bonne foi, sans aucun doute, mais qu'il soit dans la justice et la justesse, c'est une autre affaire.


mercredi 19 février 2014

Nouvelles de la Résistance : le plus "déterminé" n'est pas celui qu'on croit

Vous redirais-je, lecteurs admirablement entêtés qui continuez à me lire, la devise qui doit être la nôtre en ces moments ou notre patrie est soumise au joug d'une pensée fausse, perverse, violente et tyrannique ? Oui, je vais la redire :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.

La citation du jour est empruntée à un ouvrage collectif dont voici le titre :

[À LA RECHERCHE D’UNE ÉTHIQUE UNIVERSELLE.] Académie d’éducation et d’études sociales. (Collection "Histoire essentielle" de l’Éditeur.) François-Xavier de Guibert, Paris, 2012.

Elle est prise dans un article absolument remarquable qui s'intitule :

INTRODUCTION À LA RECHERCHE D’UNE ‘ETHIQUE UNIVERSELLE, par Serge Thomas BONINO.

"Mais l’esprit humain est ainsi fait qu’il ne peut se satisfaire d’un pur donné positif. Il désire connaître la raison d’être. Le positivisme moral et juridique, qui détache la loi de tout fondement rationnel (ou du moins, qui réduit la raison à un rôle purement instrumental ou procédural dans la détermination des normes éthiques) est une violence faite à l’esprit libre. Pire. En niant tout absolu au fondement de l’ordre moral, il entretient une étroite complicité avec le nihilisme. Si la justice a un sens et si la loi est autre chose qu’un compromis provisoire entre des intérêts divergents, nous ne pouvons bâtir l’édifice moral, politique et juridique sans nous interroger sur la solidité des fondations. […]."
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2. Commentaires. 

Il est évident que ce qui sépare madame CAPDEVIELLE, [que dans un mouvement peu charitable, j'ai identifiée hier comme le Reine de imbéciles (bernanosiens)] des opposants aux lois iniques et terrifiantes prises par ce gouvernement est la conception de l'homme. Madame CAPDEVIELLE estime qu'il n'y a pas d'autres sources au droit que le droit positif, celui qui repose sur une hiérarchie de normes dépourvues de contradictions avec la Constitution du pays. La majorité fait la loi. Soit. Et tous ceux qui s'y opposent "puent le rance et l'obscurantisme". Re-soit !
Je vois dans cet manière de voir et de faire une insurmontable contradiction. Madame CAPDEVIELLE, je suppose et peut-être même je préjuge, ne croit pas en Dieu. Et par conséquent, elle ne pense pas qu'il soit possible d'adosser la loi  à un socle qui ne soit pas fait de main d'homme. Ni Dieu, ni maître, semble-t-elle dire. Autrement dit, pour elle, il n'y aucune autre détermination que celle de la liberté humaine et le droit reconnu à chaque homme de s'auto-construire. Si elle était logique, elle reconnaîtrait donc le droit à l'objection de conscience. Mais sa conception socialiste et totalitaire de la politique en vient à substituer à la liberté humaine la tyrannie de la loi. La seule détermination des comportements humains n'est plus la conscience, mais la réglementation.
Il est évident que les lois sont nécessaires à la régulation de la vie sociale. Mais les lois sont faites pour tous, et non pas pour des groupuscules ou des lobbies. Elles doivent viser au bien commun, et non au bien particulier. Aucune des lois dites sociétales de ces imbéciles bernanosiens ne vise le bien commun ; toutes s'adressent à des situations particulières.
Il se trouve que les progrès de la neurobiologie apporte de l'eau au moulin de la liberté. Benjamin LIBBET a montré, il y a déjà quelques années, que le signal électrique engendré dans le cerveau par un mouvement volontaire commence à se développer avant même la prise de conscience de ce mouvement laquelle en précède l'exécution. Il semble que l'origine de ce signal se situe dans une zone du cerveau où l'indétermination règne en maîtresse. Par ailleurs, il existe dans le cerveau une zone où se situe la centre de la résistance à la tentation, par conséquent un lieu où se pèsent le bien et le mal.
Il s'agit là d'une découverte majeure. Nous avons en nous un lieu où il nous est possible de délibérer à l'intérieur de nous-même : ce lieu est la conscience.
Je vous vois venir. Vous allez me dire que je ne cesse de critiquer les idéologues qui regardent dans leur cerveau au lieu de regarder le réel. Et je le maintiens. Car au lieu d'examiner leur coeur profond, de confronter ce qu'ils voient à ce que leur dit leur conscience, les idéologues ne regardent pas le réel, mais leur système de pensée, et n'agissent que dans la mesure où leur action y est conforme.
Il est possible de se construire librement, et autrement plus librement que ne le prétendent les modernes et post-modernes, en habitant l'ici et maintenant. Il est possible de délibérer en soi-même pour choisir. Ignace de LOYOLA a très bien montré cela : en nous plaçant  dans ce qu'il appelle l'indifférence, nous pouvons rationnellement opter pour une solution de vie parmi plusieurs, en choisissant la meilleure pour nous, sans jamais cesser de confronter le réel (ce qui nous résiste) à ce que peut en faire notre liberté.
Nous ne sommes donc pas tenus d'obéir à des lois qui vont contre notre conscience. Et ce n'est ni par système, ni par idéologie, ni par obscurantisme que nous refusons le gender, la PMA, la GPA, le mariage entre  personne de même sexe. Nous n'avons aucun intérêt personnel dans cette affaire, nous pensons que ces licences sont mauvaises dans leurs conséquences et pour la société et pour les personnes. Madame CAPDEVIELLE s'en contre-fout, je n'en doute pas un seul instant. Mais le réel est tenace, et elle aura peut-être l'occasion, si elle vit assez longtemps, ce que je lui souhaite, de se rendre compte de son erreur. Nous ne puons pas le rance, mais le neuf, le soleil, la vie, la joie, et j'ose le dire, le véritable amour du prochain. Sans rancune, ô Noble Dame.
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3. Infos sur la Résistance.
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Sentinelles devant le Commissariat de CHARTRES où un jeune manifestant est en garde à vue depuis avant-hier pour avoir osé clamer son désaccord avec monsieur HOLLANDE.



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Menton Pointu a les nerfs : voyez comment sa police agit vis-à-vis de manifestants désarmés.

Le 15 février, entre 500 et 1000 manifestants bretons se sont réunis auprès du portique écotaxe de Brec’h (Auray), avec les chefs de file des Bonnets Rouge Thierry Merret et Christian Troadec. Les forces de l’ordre leur ont barré l’accès et coupé la 2×2 voies. Ce qui devait être un rassemblement pacifique et un pique-nique a rapidement dégénéré en bataille rangée. Voici une vidéo qui montre des CRS en train de tabasser à coups de matraques télescopiques un manifestant qui était resté bloqué dans leurs rangs; il est à terre. Il a été évacué à l’hôpital et a 10 jours d’ITT, un bras enflé et des douleurs du cou jusqu’aux jambes.
Les manifestants ont notamment pu établir qu’au lieu d’utiliser des flashballs tirant des projections molles (seuls légaux pour une foule désarmée), c’est le modèle militaire dit LDB40 ou ExactImpact qui a été utilisé. Ce dernier, qui projette des munitions dures, est interdit à moins de 10 mètres d’une foule ou en visant la tête. Or au moins deux manifestants ont été blessés à la tête avec ce genre de projectiles, dont plusieurs ont été retrouvés sur place.
Un groupe de manifestants réunit actuellement les témoignages et les preuves de ces excès policiers et s’apprête à porter plainte. Car une dizaine de policiers qui tabassent un manifestant pacifique ou qui leur tirent dessus sans que leur légitime défense ne soit engagée est indigne d’un Etat qui se dit « de droit ».

Une vidéo est disponible sur le site des Nouvelles de France.

mardi 18 février 2014

Nouvelles de la Résistance : je crois bien que j'ai trouvé la Reine des Imbéciles, j'ai nommé...

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C'est plus que jamais le moment de le dire :

Non, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.

Les citations de ce jour sont tirées d'un ouvrage dont je vous ai déjà parlé il y a longtemps dû à Roberto de MATTEI. La dictature du relativisme. Muller édition, Asnières-sur-Seine, 2011. 

"César pourra être l’empereur romain, le despote absolu, le parlement démocratique moderne, mais il ne pourra jamais prétendre se libérer du lien de la religion et de la morale, en exerçant un pouvoir totalitaire."

"Si l’on admet le principe que le fondement des droits n’est pas la loi naturelle mais la norme positive, la volonté de ceux qui établissent la norme devient la source même du droit. Cependant, quand ils établissent la loi, les législateurs se présentent comme interprètes d’une transformation culturelle et sociale qu’ils s’estiment le devoir de faire passer dans les lois sur la base d’un ‘consensus’ général. Les vrais producteurs des lois sont donc les ‘créateurs du consensus’, les groupes organisés, les lobbies, qui aujourd’hui jouent le rôle qu’avaient eu les loges maçonniques et les clubs révolutionnaires durant la Révolution française."
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2. Commentaires.

Chers amis, je crois bien que j'ai trouvé la Reine des Imbéciles, j'ai nommé madame CAPDEVIELLE, député de BAYONNE, laquelle, à l'occasion de la manifestation organisée contre madame TAUBIRA, a osé dire que les manifestants "puaient le rance et l'obscurantisme". Je lui ai aussitôt rendu hommage en lui envoyant à l'adresse ci-dessous, un courriel où je lui disais, avec respect, mais fermement, que je la plaignais infiniment. Je lui citais au passage le chanoine COPERNIC, l'abbé SPALLANZANI, le moine Gregor MENDEL, le chanoine LEMAITRE, découvreur du big-bang, ou encore les noms de quelques savants contemporains de premier plan, comme Jérôme LEJEUNE, Pierre-Paul GRASSET ou Xavier LE PICHON, tous fervents chrétiens. Je vous invite instamment à en faire autant. Sa Grâce, Noble Dame CADEVIELLE n'a donc plus dans son trésor que l'injure pour caractériser ceux qui ne pensent pas comme elle. Lisez les deux citations de la première section de ce billet, et vous comprendrez pourquoi sa Grâce Noble Dame CAPDEVIELLE, la Reine des Imbéciles bernanosiens, s'imagine que puisque son parti est au pouvoir, il a le droit de tout faire. Je n'irai pas jusqu'à recommander qu'on lui coupe la tête à cette Noble Dame, mais qu'on la lui savonne, ça oui, on le peut, avec toute la délicatesse que requiert son appartenance au beau sexe (si ce mot a encore un sens!). Voici donc l'adresse à laquelle vous pourrez écrire.

ccapdevielle@assemblee-nationale.fr
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3. Infos sur la Résistance.

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Sur la christianophobie (via l'Observatoire de la Chistianophobie).



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Un film de Cheyenne CARRON (via l'Observatoire de la Christianophobie et du Site du diocèse de BAYONNE, LESCAR et OLORON).

Deux événements majeurs vont marquer cette année pour Cheyenne Carron, réalisatrice de films née en 1976 à Valence, dans la Drôme. La sortie de son cinquième long métrage en cours de montage, L’Apôtre, qui traite de la conversion d’un jeune musulman destiné à devenir imam, mais qui, touché par l’amour du Christ, se convertit. Et l’aboutissement de sa propre conversion, puisque Cheyenne Carron sera reçue, par le baptême, dans l’Église catholique au cours de la Vigile pascale de cette année… Je confesse que je ne savais rien de cette jeune femme et de son œuvre cinématographique, sinon d’avoir lu d’elle, et avec intérêt, ses commentaires sur la page Facebook de L’Obs, toujours marqués, à ce que je crois me souvenir, du sceau d’une délicate charité – ce qui n’est pas ce qui caractérise, hélas et trop souvent, des commentaires de cette page… C’est précisément par un commentaire du 13 février que Cheyenne Carron attira mon attention sur un entretien qu’elle venait d’accorder, à propos de son nouveau film, au site du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron. Je suis allé le lire et j’avoue qu’il m’a bouleversé. Elle y parle d’elle, bien sûr, de son prochain film et de… christianophobie, ce qui justifie mon post d’aujourd’hui. « Aujourd’hui, l’Église et les chrétiens sont régulièrement malmenés. Y compris en France ! », y déclare-t-elle, ajoutant : « Les actes de violence contre les chrétiens sont le fait d’une minorité d’extrémistes qui ne sont réellement combattus par personne. Si tel était le cas, les massacres auraient déjà cessé ou tout du moins diminué. Étonnamment, en France, on a trop souvent tendance à défendre les “rebelles” syriens ou libyens alors que ce sont ceux-là même qui persécutent les chrétiens »… Inutile de préciser, que je vais suivre avec beaucoup d’attention désormais Cheyenne Carron. Et je vous invite à en faire de même, ne serait-ce qu’en découvrant son site officiel…



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Du site Minurne cette vidéo.


http://www.youtube.com/watch?v=ZDzFedDXAwA&feature=player_embedde



Du site Média-Press Info, cette photo que j'intitulerais volontiers : Même en Amérique !



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Les mères veilleuses à Rodez et la ridicule police de Menton pointu.

  http://www.reduitnational.com/france-les-forces-de-lordre-face-a-une-manif-violente/
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Une vidéo sur Vincent le pédago-démago.

http://www.atlantico.fr/decryptage/abcd-egalite-pouquoi-veritable-faute-vincent-peillon-est-pas-celle-que-on-croit-eric-deschavanne-976373.html
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Accueil de François HOLLANDE à CHARTRES (via le Salon beige).





Addendum 22h40 :
 Il y a eu une interpellation lors de la manifestation pacifique contre la venue de François Hollande. A cette heure ci, il est toujours en garde à vue au commissariat de police, 57 avenue du maréchal Maunoury à Chartres. Quelques veilleurs sont actuellement rassemblés devant le commissariat.

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Jean-Yves Le DRIANT est accueilli à LANNION (via le Salon beige).



vendredi 7 juin 2013

Léo Strauss et le droit naturel à la soirée des Veilleurs : deuxième billet du 7 juin 2013

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Voici tiré d'un ouvrage de Léo STRAUSS, un passage qui nous a été lu avec gravité lors de la soirée organisée par les Veilleurs, le soir du 5 juin, devant l'Institut de France. Si d'aventure Elissieivna vient à lire ce billet, et si Aerelon veut bien le lire jusqu'au bout sans prévention, l'un et l'autre verront qu'au-dessus du droit positif, il y "autre chose", dont je conviens avec eux qu'il n'est sans doute pas facile à définir mais qui semble bien être au-dessus des lois. Ce passage est tiré de l'ouvrage Droit naturel et histoire, et le texte que m'a remis Madeleine, porte en sous-titre Sur le sens que nous avons en nous du juste et de l'injuste, en deçà de toute juridiction. Léo STRAUSS appartenait à une famille juive ; il a quitté l'Allemagne au milieu des années 1930. C'est le théoricien et philosophe mondialement reconnu du droit naturel.
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"Néanmoins, le besoin du droit naturel est aussi manifeste aujourd'hui qu'il l'a été durant des siècles et même des millénaires. Rejeter le droit naturel revient à dire que tout droit est positif, autrement dit que le droit est déterminé exclusivement par les législateurs et les tribunaux des différents pays. Or il est évident qu'il est parfaitement sensé et parfois même nécessaire de parler de lois ou de décisions injustes. En passant [Ndt : il y  a sans doute ici une erreur de transcription ; il faudrait lire "en posant"] de tels jugements, nous impliquons qu'il y a un étalon du juste et de l'injuste qui est indépendant du droit positif et lui est supérieur : un étalon grâce auquel nous sommes capables de juger le droit positif. Bien des gens considèrent aujourd'hui que l'étalon en question n'est tout au plus que l'idéal adopté par notre société ou notre "civilisation" tel qu'il a pris corps dans ses façons de vivre ou ses institutions. Mais d'après cette même opinion, toutes les sociétés ont leur idéal, les sociétés cannibales pas moins que les sociétés policées. Si les principes tirent une justification suffisante du fait qu'ils sont reçus dans une société, les principes du cannibale sont aussi défendables et aussi sains que ceux de l'homme policé. De ce point de vue, les premiers ne peuvent être rejetés comme mauvais purement et simplement. Et puisque tout le monde est d'accord pour reconnaître que l'idéal de notre société est changeant, seule une triste et morne habitude nous empêcherait d'accepter en toute tranquillité une évolution vers l'état cannibale. s'il n'y a pas d'étalon plus élevé que l'idéal de notre société, nous sommes parfaitement incapables de prendre devant lui le recul nécessaire au jugement critique. Mais le simple fait que nous puissions nous demander ce que vaut l'idéal de notre société montre qu'il y a dans l'homme quelque chose qui n'est point asservi à sa société et par conséquent que nous sommes capables, et par là obligés, de rechercher un étalon qui nous permettre de juger de l'idéal de notre société comme de toute autre."
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Il me semble que le raisonnement du grand philosophe ne peut être sérieusement remis en question. Qui décidera de l'étalon ? Voilà bien toute la question. Il ne me semble pas davantage que cette lecture constitue une infraction, un délit, que sais-je ? Et qu'elle est fort enrichissante pour l'esprit. Les Veilleurs, n'en déplaisent à ceux qui ne les aiment pas, rentrent dans la catégorie des Intelligents de C. CIPOLLA, telle que je vous l'ai présentée il y peu.

vendredi 23 novembre 2012

Droit positif et droit naturel en Ouganda

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Chers amis, je vous invite à signer la pétition (voir adresse ci-dessous) destinée aux autorités ougandaises qui veulent prendre une loi punissant de mort les homosexuels.


Je me permets, sans ironie, croyez-le bien, de vous inviter avec cette pétition à comprendre la différence qu'il y a entre les lois prises au nom du droit positif, édictées en conformité avec une Constitution politique, et le droit naturel qui interdit d'ôter la vie à aucun être humain. Dans le débat sur le mariage pour tous, il est bon de réfléchir à ces deux positions extrêmes que sont d'une part l'attribution aux homosexuels d'un bien qui en toute justice ne leur est pas due, et de l'autre l'infliction d'une peine qui au nom du droit naturel est indigne et doit être combattue par tous les moyens.

Et je vous demande ainsi de reconnaître qu'il y a dans mes propos une certaine cohérence.
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Par ailleurs, je répondrai aux commentaires de TIPPEL par un billet.


mercredi 21 novembre 2012

Réponse à des réflexions très importantes d'Elisa

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Il est en effet important, chère Elisa, de faire une différence entre le droit et la loi. Le droit énumère des principes en fonction desquels les lois sont élaborées. Les principes du droit reposent sur des valeurs (je n'aime pas trop ce mot, mais enfin il dit ce qu'il dit), c'est-à-dire des qualités, des objectifs, des règles de comportement jugées utile pour les personnes (ou les individus, ce n'est pas la même chose) et la société et qui sont posées comme des absolus ou plus exactement des repères infiniment stables et indispensables à l'organisation de la Cité . La question que pose le droit est celui de l'origine des valeurs dans lesquelles il s'enracine : (a) est-ce la volonté d'une majorité de citoyens déléguant au législateur le soin de définir les principes du lois et celui de les mettre en musique par des lois (solution française) ? ; (b) est-ce la nature (les écologistes extrêmes sont des partisans de cette source) ; (c) est-ce un dieu (les pays musulmans, mais aussi certains pays chrétiens) ?  Plus savamment et en une formule un peu difficile à comprendre, le Pr DONNIER : "Il existe une distinction réelle entre le droit et la loi en ce sens que le DROIT N'EST PAS PRÉCONTENU DANS LA LOI MAIS DANS LA NATURE DES RELATIONS QUI SE NOUENT ENTRE PERSONNES A PROPOS DES CHOSES". Il faut entendre le mot chose comme opposé au mot de personne (humaine). DONNIER poursuit : "Le droit qui est la chose même, objet de cette relation en tant que due à autrui, c'est-à-dire en tant qu'elle constitue, par l'attribution qui en est faite, le bien d'une personne, se distingue réellement de la loi, qui est ce qui ordonne les choses au bien des personnes et, à ce titre commande l'action."
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Exemple : Droit nazi. Les juifs sont des sous-hommes, des rats. Ils est nécessaire de faire cesser les nuisances qu'ils infligent à l'Allemagne. Lois nazies : interdiction faite aux juifs d'aller dans les cinémas, de fréquenter les universités, d'avoir des relations sexuelles avec des aryens, etc. Origine du droit nazi : affirmation de la supériorité de la race germanique sur toutes les autres races. Eh bien certes, personnes ne peut prouver que dans sa conscience, HITLER n'ait pas eu la certitude qu'il servait Dieu (j'en doute car il était farouchement anti-chrétien). C'est là précisément qu'intervient la nécessité d'un droit objectif, et universel. Ce n'est pas parce que la chose est difficile qu'elle est impossible. Dans le cas d'HITLER, on peut simplement affirmer que l'enseignement des Églises, les dix commandements de l'Ancien Testament, et le droit naturel énoncé dans pratiquement toutes les cultures écrites les plus anciennes affirme le principe de réciprocité et le respect des autres (avec toutes les variantes culturelles, ce respect pouvant, dans certaines cultures, n'être dû qu'à ceux de sa race ou de sa propre nation).
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Votre troisième commentaire est la démonstration éclatante de ce que le Droit n'est pas assimilable à la Loi. Je redis en effet que dans l'application du Droit aux Lois, il suffit de modifier la définition de certains mots pour aboutir à des abominations, dotées pourtant de la juridicité selon KELSEN. D'où le débat sur la peine de mort, sur la définition de la vie, etc.
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Je ne pense pas que le Droit trouve sa source dans la réunion ou la convergence majoritaire de sentiments individuels. En somme, la proposition qui consiste à dire "L'individu est souverain, je suis donc souverain et la justice se confond avec ma liberté et tant mieux si la majorité de mes congénères pense comme moi" est fausse et grosse de danger.
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lundi 19 novembre 2012

Mariage dit "homosexuel, droit positif et droit naturel

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Je prie mes lecteurs habituels ou occasionnels de n'être point rebutés par l'aridité apparente de ce billet. Il traite d'une matière suffisamment importante pour qu'ils se donnent la peine de le lire jusqu'au bout. Et je les en remercie à l'avance.
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Ce que le peuple des manifestants de dimanche a confusément senti, c'est qu'il n'y a pas accord entre le droit et la loi. Les notions que je vais essayer d'exposer, je les ai puisées dans un article du professeur Jean-Baptiste DONNIER, publié dans le cahier A la recherche d'une éthique universelle dont j'ai déjà donné la référence. J'espère qu'il se trouvera des élus pour lire ce billet. J'en doute un peu, mais sait-on jamais.
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J.-B. DONNIER dit ceci, qui est fondamental : "Toute attribution juste d'une chose à une personne, en quoi consiste son droit, s'effectue consciemment ou non par référence à la nature de la chose attribuée, à son aptitude, contenue en son être même, à constituer le bien d'une personne." C'est donc bien à une réflexion sur la nature du mariage que nous convient messieurs HOLLANDE et AYRAULT et madame TAUBIRA. Cette loi revient en effet à déclarer que le mariage de par sa nature peut constituer le bien d'une personne désireuse de le contracter avec une personne de même sexe. Je pense qu'aucun citoyen doué de raison ne peut contester ma présentation des choses, à la lumière de ce que dit le Pr DONNIER. C'est à une conception particulière de la nature du mariage, une conception nouvelle dans l'histoire de la société, que font référence ces personnalités politiques. Elle s'inspire du positivisme juridique dans sa procédure d'élaboration, et du positivisme sociologique dans sa teneur.
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Le positivisme juridique qui  inspire ces responsables a été théorisé par un certain Hans KELSEN (In Théorie pure du droit. Dalloz, Paris, 1962. Traduit par Ch. EISEMANN). Cette théorie fait reposer "la totalité du droit sur une hiérarchie de normes au sommet de laquelle se trouve la constitution de l'Etat. Dans une telle construction, la légalité et, en dernière analyse, la constitutionnalité, forment les seuls critères positifs du juridique." Il en résulte que les pires abominations, dès lors qu'elles sont permises par la loi, doivent être considérées comme du droit. KELSEN n'hésite pas à dire, à propos des camps de concentration établis par des états totalitaires : "Si énergiquement que l'on puisse condamner de telles mesures D'UN POINT DE VUE MORAL (c'est moi qui souligne), on ne peut cependant les considérer comme étrangères à l'ordre juridique". KELSEN admet donc qu'avec le droit positif, les lois peuvent rentrer en conflit avec la morale, sans perdre leur caractère juridique ; oui, il peut être pris des lois moralement condamnables mais néanmoins dotées de ce qu'il appelle la JURIDICITE. Mais il ne nous dit pas comment les combattre démocratiquement.
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Le positivisme sociologique a été défendu en France par J. CARBONNIER (In Flexible droit. Pour une sociologie du droit sans rigueur. LJDJ, Paris, 1995). Ce positivisme semble à première vue très éloigné du positivisme de KELSEN. CARBONNIER refuse de réduire le droit à ses sources (autrement dit, le droit n'a pas de source, ou de la dite source ne coule qu'un mince filet de préceptes lénifiants). CARBONNIER ne fait pas davantage de distinction entre le droit et la loi. Il réduit celle-ci à un ensemble de règles, tout en admettant que pour l'heure il existe d'autres impératifs que ceux du droit. Pour lui, le droit reste un réseau de normes. Il refuse "au pouvoir politique le droit d'imposer par voie législative un modèle social". Et, "il reconnaît pour seule fonction à la loi d'offrir à la société diverses formules de régulation des rapports interpersonnels." Cette conception renvoie au relativisme moral, chacun se faisant une morale sur mesure, et les lois s'adaptant à l'évolution de ces multiples morales, péniblement mises en musique dans des documents illisibles et aux cotes mal taillées.
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Concluons sur quelques réflexions terribles. François MITTERRAND venait d'être élu Président de la République. Lors d'un débat parlementaire, un haut responsable politique lance à un membre de l'opposition : "Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaires". C'est très exactement l'attitude qu'a eue HITLER quand il a fait édicter les lois homicides contre les juifs. Il avait juridiquement raison parce qu'il était politiquement majoritaire. Or il s'est trouvé des hommes et des femmes courageux pour se dresser contre  ces mesures monstrueuses. Eux, ils pensaient aux sources du droit, et non point à la juridicité des lois. Ils plaçaient leur conscience au-dessus des contingences politiques. Messieurs HOLLANDE et AYRAULT, et madame TAUBIRA auraient été du côté de CRÉON, et ils auraient condamné ANTIGONE.
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Mais puisque nous sommes sur le terrain juridique, il convient de rappeler (a) que la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 et son Préambule font partie du Bloc Constitutionnel à partir de quoi le Conseil du même nom juge de la constitutionnalité des lois ; (b) que dans ce Préambule il est dit que la Déclaration est placée sous "les auspices de l'Être Suprême" ; (c) et qu'elle a pour but de proclamer des DROITS NATURELS. Si les Sages sont cohérents, il censureront cette loi et renverront nos CRÉON aux petits pieds à leur salle du Trône ; l'encens des courtisans leur y sera vaporisé à grands coups d'encensoirs, et nous aurons enfin la paix (la paix civile). Mais il est vrai que nous sommes dans une république laïque et qu'il se trouvera bien un juriste pour contourner ce récif !
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jeudi 15 novembre 2012

Ethique universelle...

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Est-il possible à l'humanité de se référer à une loi morale universelle ? C'est à cette question ardue que s'est efforcée de répondre l'Académie d'éducation et d'études sociales dans le cahier qu'elle a publiée aux Editions François-Xavier de GUIBERT, Paris, 2012, cahier dont le titre est : "A la recherche d'uné éthique universelle".
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Je vous livre ici quelques réflexions que le Père Serge Thomas BONINO, dominicain a publié dans ce cahier. "Encore un curé" vont dire certains de mes lecteurs. "On n'en a rien à faire". Mais quand ce "curé" sort de Normale Sup', est docteur en philosophie, a enseigné dans diverses universités, a publié de nombreux articles de recherche, on se dit qu'il échappe à la double critique des laïcards et de Georges BERNANOS qui qualifie d'imbéciles les intellectuels, sauf les savants, les écrivains, les artistes, bref ceux qui créent.
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La contribution de BONINO est intitulée : "Introduction à la recherche d'une éthique universelle." Notons déjà que l'auteur ne prétend nullement être exhaustif ; il reste modeste et parle seulement d'Introduction. Si je me suis procuré ce livre c'est pour répondre aux critiques de mon ami Yves d'une part, et à celle d'Elisa de l'autre. Voyons un peu, au moment où la société française débat sur le "mariage homosexuel", si cet apport soulève quelque peu le voile de l'ignorance qui enveloppe l'opinion publique.
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"Allons plus loin : ce n'est pas la référence à la vérité qui est intolérante mais le relativisme. Car tout dialogue est une 'triangulaire'. Il suppose en effet une référence commune objective à laquelle accepte de se soumettre chacun des partenaires du dialogue. Sinon, si l'on en reste au face-à-face, on aboutit à un rapport de force, donc à la violence. Le relativisme réduit le dialogue (politique) à une combinaison instable d'intérêts subjectifs et sectoriels. quand la vérité et la justice cesse d'être la norme, la force matérielle et le droit du plus fort deviennent inéluctablement le critère ultime. C'est à celui qui crie le plus fort ou dont le lobby est le mieux financé.
"Il s'ensuit que la démocratie a absolument besoin de la vérité et de la loi naturelle. Il faut donc contester la réduction de la forme démocratique de gouvernement à son aspect purement formel ou procédural (par exemple à la règle de la majorité arithmétique). Historiquement et structurellement, la démocratie repose sur une certaines idée de l'homme et sur une éthique "substantielle" qui en découle et en énonce des valeurs stables qui ont leur source dans les exigences de la loi naturelle et ne dépendent donc pas des fluctuations du consensus d'une majorité arithmétique."
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BONINO explique, en reprenant Thomas d'AQUIN, que la nature n'est pas pensée à la manière statique d'une essence mathématique mais en termes de dynamismes finalisés : "(a) le premier est l'inclination à perdurer, à se conserver dans l'être, à résister aux forces de dissolution ; ainsi la loi naturelle prescrit à l'homme de rechercher ce qui assure sa propre conservation et de fuir ce qui lui est contraire ; (b) le deuxième dynamisme, l'inclination à se reproduire et à élever sa progéniture, lui est commun avec tous les vivants ; (c) le troisième dynamisme à l'oeuvre chez l'homme lui est propre comme être rationnel" ; il y en a au moins deux manifestations : "l'inclination à connaître la vérité sur Dieu et l'inclination à vivre en société". Il convient de noter ici, selon moi, que l'inclination à connaître la vérité sur Dieu ne préjuge pas de la réponse qu'on donne à cette question : elle peut être l'athéisme, l'agnosticisme ou la foi.
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Il est donc très important de comprendre (a) que l'incarnation historique et culturelle des ces inclinations naturelles peut prendre des formes superficielles diverses, mais que leur structure demeure permanente ; (b) que la nature et la culture ne s'oppose pas mais sont articulées l'une à l'autre par ces dynamismes. Une culture qui va à leur encontre est une culture de mort.
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Monsieur HOLLANDE et ses ministres, en persistant à vouloir le mariage des homosexuels, en octroyant à ce mariage les mêmes droits juridiques ET symboliques, contreviennent à ces dynamismes auxquels il semble que toute personne de bonne foi peut accorder crédit, et qu'ils vont à l'encontre du bien des personnes et de la société. J'irai donc manifester le 17 novembre, 14 h 30, Place Denfert-Rochereau, pour m'opposer à cette folie qui va encore accentuer la fracture laquelle fissure gravement la société française. Non, non et non au mariage homosexuel ! Oui à une union civile qui accorderait aux couples homosexuels les mêmes droits juridiques que les droits attachés au mariage, à l'exception de l'adoption et de la procréation médicalement assistée. Et m... au mouvement LGBT !
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