jeudi 25 mai 2017

25 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. Oui, la France a encore des choses à dire !

-
Poursuite du cycle consacré à Georges BERNANOS, inépuisable source de réflexion sur les événements contemporains, notamment dans son livre intitulé : La liberté, pour quoi faire ? (Folio Essais, N°274, Gallimard, Paris, 1995). C'est un peu long aujourd'hui, mai je n'ai pas fait de billet hier !
-
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"[…]. La pensée d’un grand peuple, n’et d’ailleurs nullement la somme des opinions contradictoires de cent mille intellectuels qui pensent le plus souvent selon leurs humeurs, qui pensent comme on se gratte où ça démange. La pensée d’un grand peuple, c’est sa vocation historique. Il ne s’agit donc pas de distinguer entre notre pensée et notre force, puisque c’est notre pensée qui justifie notre force.
"Si vous voulez bien y réfléchir, vous trouverez peut-être que je n’ai pas tort d’essayer de faire la synthèse de tous les problèmes particuliers sur lesquels les hommes sont aujourd’hui divisés et au nom desquels ils se tueront encore demain. S’efforcer de penser universel a toujours été la vocation de notre pays. On voudrait faire de la France aujourd’hui, sur le plan de la politique extérieure comme sur le plan de la pensée elle-même, une espèce d’intermédiaire qui touche des pourboires de tout le monde. Je dis que la France a un autre rôle à jouer que celui d’intermédiaire." (Page 29.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Il faut évoquer le contexte dans lequel baigne alors BERNANOS. Nous sommes en 1947, et nous sortons d’une guerre, commencée secrètement par l’humiliation de MUNICH, prémices de l’horreur à venir, de la trahison d’une élite bourgeoise libérale et dépourvue de scrupules qui a voté les pleins pouvoirs au Maréchal PÉTAIN, n’a pas hésité, pour une part d’entre elle, à collaborer avec l’ennemi, et se pare maintenant de la qualité de résistante pour perpétuer sa domination. C’est un raccourci, car l’on a vu au tout début de la guerre les réticences du PC à résister, en raison de l’accord germano-soviétique et avec lui la complaisance d'une partie de la classe ouvrière. En vérité, le partage des opinions, à cette époque (de 1940 à 1947) se fait entre ceux qui croient à la vocation historique de la France, et ceux qui n’y croient plus et ne la voit plus que comme la pointe extrême d’une Europe à la dérive coincée entre l’ours soviétique et l’éléphant américain.
Quand j’écoute les hommes politiques, les économistes, les savants, dire que nous n’avons pas d’autre choix que de mondialiser, européiser à la sauce de Bruxelles, et renoncer à l’âme de ce qui nous a fait, je dis que ces gens nient l’essence du politique, et nous empêchent d’exprimer le génie de notre patrie.
Mais la France ne se résume pas aux pantins qui s’agitent sur les étranges lucarnes. La France c’est telle jeune fille, Anne-Sixtine pour la nommer, qui passe avec des jeunes de SOS chrétiens d’Orient, un mois en Syrie, qu’elle sillonne du nord au sud et de l’ouest en est, au milieu de dangers réels, pour apporter la voie fraternelle des Français aux chrétiens certes, mais aussi à tous les Syriens qui souffrent. La France, c’est Cyrille qui fait des maraudes de nuit pour réconforter les sans-abris, c’est Charles qui, sans que les journaux en aient jamais parlé, sauve de la noyade, une nuit de réveillon, un homme tombé dans la Seine. La France, c’est Etienne qui s’occupe de patronage pour des jeunes qui ne sont pas tous des saints, ou c’est Guillaume qui rayonne de joie et de bonté dans son travail. Il s’agit là d’exemples authentiques, et de jeunes que je connais.
La France c’est telle collègue, Claude, qui va au Cambodge dispenser des cours aux étudiants en pharmacie, c’est Sylvie, ma nièce, qui a passé un an avec les enfants du Mékong, c’est Marika, ma belle-fille qui ouvre une maison de santé avec quelques consœurs dans un quartier sensible de Strasbourg, c’est Vincent, mon fils, médecin, qui prend en charge dans son service un réfugié albanais lequel pendant quinze jours a passé la nuit dehors avec ses enfants et sa famille, par un froid intense. Je pourrais multiplier les exemples de ces gestes fraternels, humains, simples qui changent la vie et qui honore notre patrie.
Voilà la vocation universelle de la France : une certaine conception de l’homme qui pour elle est tout sauf celle de l’Homo economicus ! Qu’on le veuille ou non, La France a une vocation spirituelle. Et le cortège des imbéciles qui s’échinent à le nier vont à l’encontre des intérêts qu’ils prétendent défendre.
C’est pourquoi je maintiens qu’il est nécessaire que nous soyons ouverts au monde, sans pour autant nous fondre avec lui. Accueillir des réfugiés avec discernement, mais refuser le parasitisme, par exemple. Je conviens qu’il est très difficile le faire le départ entre ces deux catégories de personnes. Mais ce n’est pas parce que c’est difficile qu’il ne faut pas le faire. Trouver juste d’apprendre la langue du commerce et de la finance, l’anglais, mais refuser de nous plier aux diktats linguistiques des fonctionnaires de Bruxelles dont nous devons exiger qu’ils possèdent au moins trois langues, outre leur langue maternelle, une langue anglo-saxonne (allemand ou anglais ou néerlandais), une langue romane (français, espagnol, italien ou roumain) et une langue slave (polonais, tchèque, ou langue slaves du sud).
Il y a dans ma patrie un génie particulier qui est peut-être en train de se perdre et qui consiste à bien faire la différence entre le genre et l’espèce, entre la mêmeté et l’ipséité, entre l’universel et le particulier. Cela nous avait valu des philosophes de premier plan, des PASCAL, de MALEBRANCHE, des BLONDEL, des GILSON, des LABERTHONIERE, des TRESMONTANT ou des BERGSON. Ils n’avaient qu’un tort, celui d’avoir une anthropologie absolument opposée à celle des philosophes existentialistes ou déconstructeurs à la mode : SARTRE, FOUCAULD, DERRIDA dont, personnellement je ne comprends strictement rien. Ceux-ci tomberont dans les sombres profondeurs du Léthé, ceux-là resteront la gloire éternelle de la pensée française.
-
3. INFORMATIONS DIVERSES.
-
Ils veulent laver plus blancs ?



Pour dire le vrai, jamais je n’aurais pensé utiliser ces arguments, s’ils n’avaient été martelés par la presse pour accabler monsieur FILLON ou monsieur LE ROUX.
-
C’est une évidence, mais peu de nantis semblent la voir.

-
La lumière vient de l’Orient ! Merci à notre chère cousine roumaine !

-
Il paraît que l’attentat de MANCHESTER est un INCIDENT terroriste !


Je vais leur faire bouffer du pétrole qatariote à cette flopée d’imbéciles, vous savez le faleux supplice de l’entonnoir !
-
Heureusement, il y a des anglais qui ne s’en laissent pas conter !

-
A qui profite ce crime et qui a payé ces faux manifestants ?

-
Excellente initiative.


J'ai une bonne raison de souligner que c'est une bonne initiative. J'espère que Françoise, si elle me lit comprendra, que je dénigrais absolument pas, au contraire, la volonté du nouveau Président de s'occuper du handicap.


mercredi 24 mai 2017

24 mai 2017. Note brève. A la mémoire de Saffie, la plus jeune victime des assassins de Manchester

-
Lire l'article de Marc LE STAHLER sur le site de Minurne :

http://www.minurne.org/?p=10911

Saffie avait huit ans. Elle a été tuée à MANCHESTER dans l'attentat perpétré par un musulman fanatique se réclamant de DAECH. J'ai inclus son portrait dans ce billet.
On me rétorquera avec justesse que des enfants sont tués en Syrie, en Iraq, dans des frappes aériennes aveugles de ce qui se présente comme LA coalition. C'est épouvantable et je le dis haut et fort. Il y a cependant une différence dans les intentions. Dans le premier cas, l'assassin ne pouvait pas ignorer qu'il tuerait des enfants ; dans le second, si. Ceci n'excuse pas cela, bien entendu.Au lieu de régler les affaires de pays libres et étrangers, en fait au lieu de protéger des intérêts économiques contestables, les Occidentaux qui se présentent comme des champions de la liberté feraient bien de balayer devant leur porte. et de laisser ces pays régler leur problème comme ils l'entendent.
Néanmoins, plus j'avance dans mes réflexions, plus je pense que les musulmans dans leur ensemble font preuve d'ambiguïté dans leurs réactions face à ces horreurs, Tout comme, du reste, les "Occidentaux" qui feignent d'ignorer les effets collatéraux de leurs actions militaires. Si les musulmans dits modérés étaient vraiment modérés, ils devraient protester massivement ; LONDRES a un maire musulman et héberge sur son ban des centaines de milliers d'adeptes de l'Islam. Je n'y vois point fleurir des cortèges de protestations contre ces offense faites à la majesté d'un dieu présenté comme miséricordieux. Cette contradiction risque tout simplement de faire disparaître progressivement l'Islam et surtout de susciter un rejet massif, qui viendrait justifier l'islamophobie.
Sur la porte des villas romaines, on voyait écrit cet avertissement : Cave canem ! Prends garde au chien ! Il se pourrait, hélas, que cette mise en garde se concrétise dans notre pays et que de nombreux citoyens français, devenus chiens enragés, se rebellent violemment contre l'atteinte à ce qu'ils considèrent comme un bien essentiel : le respect mutuel, la paix, l'acceptation de l'autre dans ses différences. 

Saffie ROSE, huit ans, assassinée à Manchester


mardi 23 mai 2017

23 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir

-
Poursuite du cycle consacré à Georges BERNANOS, inépuisable source de réflexion sur les événements contemporains, notamment dans son livre intitulé : La liberté, pour quoi faire ? (Folio Essais, N°274, Gallimard, Paris, 1995).
-
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Un prophète n’est vraiment prophète qu’après sa mort, et jusque-là il n’est pas un homme très fréquentable. Je ne suis pas un prophète, mais il arrive que je voie ce que les autres voient comme moi, mais ne veulent pas voir. Le monde moderne regorge aujourd’hui d’hommes d’affaires et de policiers, mais il a besoin d’entendre quelques voix libératrices. Une voix libre, si morose qu’elle soit, est toujours libératrice. Les voix libératrices ne sont pas les voix apaisantes, les voix rassurantes. Elles ne se contentent pas de nous inciter à attendre l’avenir comme on attend le train. L’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l’avenir, on le fait." (Page 25, Chapitre La France devant le monde de demain.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Que faut-il voir et qu’ils ne veulent pas voir ? On peut commencer par citer le développement inconsidéré de zones de non-droit, soustraites à la loi commune, partout où s’est installé l’islam radical, dans sa forme la plus obscurantiste qui est celle du wahabisme et du salafisme. Ces zones, c’est chez nous qu’elles prolifèrent. Les hommes politiques adorent l’Arabie saoudite et le Qatar, principaux pourvoyeurs de fonds de ces courants dégénérés de l’islam. Ils font semblant de croire que ces deux pays sont des champions de la démocratie. On a même entendu un député (européen ou belge, j’ai oublié son nom) supplier l’Arabie saoudite d’étourdir les femmes condamnées à la lapidation, avant de les exécuter.
Ils ne veulent pas voir que le cœur des villes moyennes est en train de crever en raison du développement inconsidéré des zones commerciales ; là, grouillent les enseignes uniformisantes et abêtissantes que l’on retrouve de Dunkerque à Nice et de Biarritz à Givet et qui nous vendent la même camelote achetée aux fabricants français dans des conditions léonines qui les étouffent, et aux fabricants étrangers dans des conditions qui établissent définitivement leur main d’œuvre dans la servitude la plus totale. C’est la finance contre l’homme, la loi du plus fort qui s’impose au faible.
Ils ne veulent pas voir que la famille est le dernier corps intermédiaire qui cultive les liens interpersonnels. Il faut la détruire, pour réduire ses composantes à l’état de dociles consommateurs.
Que cherchent-ils ? Ils cherchent le pouvoir, c’est-à-dire le droit d’imposer leurs vues, leurs normes afin de jouir de la domination égotique qu’ils exercent sur leurs semblables. On entend rarement les hommes politiques parler du bien commun. Ils parlent, c’est plus simple, de l’intérêt général, qui en général est défini par un ensemble de comités Hippolyte et Théodule, de commissions d’experts, de Haute-Autorité de la bouche desquels sorte l’oracle auquel tous sont censés obéir.
Je vous invite à prendre connaissance des articles dont les liens figurent dans la section des informations diverses. Tous illustrent la citation de BERNANOS. Et je conclus :
Il faut que les prophètes meurent pour qu’un jour on condescende à écouter leurs prophéties !
-
3. INFORMATIONS DIVERSES.
-
La négation du travail, du mérite et de la liberté, attaquée en justice.

-
Drôle de féministe !

-
En effet, ils n’ont pas voulu voir.



(À noter que sur ce dernier sujet, il y a quelques voix discordantes.)


Et voilà la solution des bonnes âmes ! J’ai trouvé l’impératrice des imbéciles !


Merci à monsieur BOUTIH. Lui, il n’a pas peur de voir et il recommande les mesures qui s’imposent.
-
Les nantis des métropoles, les bobos libéraux-libertariens s’en foutent.

-
Un bon mot, un mot juste (pour une fois) de monsieur BAROIN.


lundi 22 mai 2017

22 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. La barbarie à visage découvert

-
Nous inaugurons un nouveau cycle consacré à Georges BERNANOS, inépuisable source de réflexion sur les événements contemporains. Cette fois-ci nous allons explorer un livre incroyablement actuel, intitulé : La liberté, pour quoi faire ? (Folio Essais, N°274, Gallimard, Paris, 1995).
-
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"La civilisation ne doit pas être, à présent, seulement défendue. Il lui faut créer sans cesse, car la barbarie, elle, ne cesse de détruire, et elle n’est jamais plus menaçante que lorsqu’elle fait semblant de construire à son tour.
Le pire malheur du monde, à l’heure où je parle, est qu’il n’a jamais été plus difficile de distinguer entre les constructeurs et les destructeurs, car jamais la barbarie n’a disposé de moyens si puissants pour abuser des déceptions et des espoirs d’une humanité ensanglantée, qui doute d’elle-même et de son avenir. Jamais le Mal n’a eu d’occasion meilleure de feindre d’accomplir les œuvres du Bien. Jamais le Diable n’a mieux mérité le nom que lui donnait déjà saint Jérôme, celui de Singe de Dieu." (Page 24, en regard de la première contribution, intitulée : La France devant le monde de demain.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Comment ne pas se souvenir de la parole prophétique d’Isaïe 5, 20 ? « Malheur à ceux qui appellent le Mal Bien et le Bien Mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, qui changent l’amertume en douceur et la douceur en amertume ! » A cet égard, je vous recommande vivement la lecture de l’article publié sur le site
Depuis plus de 30 ans, le monde politique noircit la vertu et l’ascèse, ne cesse de la ringardiser et de la stigmatiser, en traitant les défenseurs de la vie, de sa conception à sa fin, de réactionnaires, d’inadaptés, que sais-je encore, et par exemple.
Nous avons eu droit à l’avortement sous condition de madame WEIL, pour aboutir au délit d’entrave numérique sous le calamiteux quinquennat du pire président qui jamais existât ! Nous avons commencé par le PACS pour terminer avec le mariage homosexuel. Puis on a autorisé la PMA pour les couples infertiles et l’on s’achemine vers la PMA pour les couples homosexuels. Et bientôt, nous aurons la GPA, avec ses catalogues : sexe, couleur des yeux, couleur de la peau, etc.
Voilà ce que les apprentis sorciers appellent Bien, ou Nouveaux Droits, en poussant l’homme à devenir son propre Dieu. Il est difficile de lutter contre les puissances d’argent et les médias, tous acquis aux Ténèbres transformées en Lumières du progrès. Que faire contre les pressions d’un Pierre BERGE ? Le financement du parti En marche par les grands banquiers ? Nous n’avons que les armes de la prière et de l’amour, sans conditions. Après avoir, dans les nombreux billets antérieurs aux élections présidentielles, vilipendé monsieur MACRON, et puisqu’il est élu, il ne me reste plus qu’à prier pour la France. C’est ce que je fais en suivant la communauté de prière Hozana et la neuvaine à Jeanne d’Arc.

Il n’est pas innocent de souligner une coïncidence providentielle, celle de l’Évangile de ce jour :

"En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés. On vous exclura des assemblées. Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu. Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père, ni moi. Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela : quand l’heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l’avais dit. »"

Ceci ne nous empêche pas de combattre, mais ce sera au prix de la persécution molle, des moqueries, ou de la mort sociale. Chers lecteurs, n’oubliez jamais ceci qui relève de la métaphysique la plus simple : personne ne peut faire que vous soyez autre que ce que vous êtes : voilà la clef du comportement libre !
-
3. INFORMATIONS DIVERSES.
-
Lire la totalité de l’article et notamment ce qui a trait à la subordination du social à l’économique.


22 mai 2017. Note brève. Prière d'un Ange gardien à son protégé !

Dans cette note brève, je vous livre la prière d’un ange gardien à celui qu’il est chargé de protéger. Elle figure en exergue d’un livre étonnant de Pierre JOVANOVIC, livre qui s’intitule : Enquête sur l’existence des anges gardiens, publié aux Éditions Filipacchi, Paris, 1993. L’auteur a parfois la dent dure contre certains membres du clergé qui traitent de stupidités le travail très documenté de ce journaliste de profession. Mais les références, les faits – datés, situés et précisément décrits – obligent à réfléchir.
J’ai bien conscience que cette prière ne touchera que ceux de mes lecteurs qui ont la foi. Mais elle est belle, et sa beauté suffit à remplir d’espérance.

"Si tu savais combien ton visage
s’altère, lorsque dans le regard
calme et pur qui te lie à moi,
tu te perds soudain
et te détournes de moi !
Comme un paysage lumineux qui s’obscurcit,
cela m’exclut de toi.
Alors j’attends. En silence j’attends
parfois longuement.
Serais-je humain, comme toi,
mon amour méprisé deviendrait peine mortelle.
Mais une patience infinie m’est donnée
par le Père et inébranlablement
je t’attends, quand tu voudras venir.
Et ce léger reproche, comprends
qu’il n’est pas un reproche
mais un message discret."

Christian MORGENSTERN

vendredi 19 mai 2017

19 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. Vive la vie ! Non à la bureaucratie !

-
Suite et fin du cycle consacré à Marc WEINSTEIN :
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015.
-
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
-
1. LES CITATIONS DU JOUR.
-
Thèse 6. Totalitarisme et démocratie, loin de la parenté que leur prête le discours néolibéral, sont deux tendances antagoniques. La démocratie est une tendance antique et moderne à la division articulée du social par indétermination subjective (mouvement relatif). Le totalitarisme est une tendance moderniste à l’indivision du social sous déterminations objectives (mouvement absolu de la technoscience, de l’État et de l’économie.) (Page 349.)

"De là viennent les deux types de totalité que l’on connaît aujourd’hui.
"Le premier est celui de la totalité démocratique, où l’universel second émane des relations premières entre autonomies particulières. Le principe est le suivant : plus les parties locales (cité, commune, conseil, lieu de production, comité de quartier, corporation artisanale, association civique, coopérative paysanne, région, etc.) seront autonomes et reliées entre elles horizontalement (interdépendance fédérative), plus chacune symbolisera en elle-même le tout de l’humanité universelle autonome. La totalité universelle démocratique repose donc sur le symbolisme métonymique général, elle est relationnelle, relative, seconde, respectueuse des parties particulières locales, fondamentalement décentralisées, polycentralisées, sans détermination dominatrice. On aura compris que ce type de totalité, qui eut un certain succès au début des Temps modernes (cités franches, institutions communales aux États-Unis) avant de devenir ponctuel (Commune de Paris, soviet de Kronstadt, consejos ou juntas espagnols de 1936-1937, conseils hongrois de la révolution" de 1956), est aujourd’hui presque inexistant et que l’avenir démocratique de l’humanité universelle passe par lui.
"L’autre totalité est de tendance capitaliste et totalitaire ; elle réalise l’impossible de faire exister de manière première et séparée l’universel qui n’a pas d’existence première et séparée (c’est le motif désormais connu du gouvernement économique et/ou étatique comme art de rendre nécessaire ce qui est impossible). De même que le Dieu chrétien est la Substance Une, Première, Universelle qui « existe » de manière première et séparée (avant et hors la diversité des êtres particuliers), de même l’Unité objective formée par la science, l’État et le capital est première et transcendante par rapport à la multiplicité diverse des communautés sociales, multiplicité qui doit donc être réduite à l’Un scientifique (destruction des savoirs autres que scientifiques), à l’Un étatique (destruction des institutions autres qu’étatiques), à l’Un capitaliste (destruction des modes de production autres que capitalistes). Dans cette réduction à l’Un global, ce qui est détruit ou empêché, c’est aussi l’autonomie des parties particulières locales (coopératives, communes, conseils, etc.), où l’agir de l’homme trouve en principe sa seule réalité (puisqu’il ne dispose pas de l’ubiquité de Dieu pour habiter en même temps tous les endroits du monde). Quand la tendance est à la fabrication d’une population mondiale-Une, uniformisée scientifiquement, étatiquement et économiquement, exposée aux mêmes blockbusters, à la même langue globish, à la même nourriture pathogène et/ou rapide (fast-food), on obtient un tout universel qui n’a plus de parties autonomes et particulières pour y renvoyer symboliquement et métonymiquement. […]." (page 359.)

"Les plus sincères des quelques survivants du libéralisme aujourd’hui (je ne dis pas : du néolibéralisme) objectent à la démocratie qu’on ne peut pas faire confiance au peuple : celui-ci ne vote-t-il pas le cas échéant pour des candidats extrémistes voire racistes ? Question qui laisse bien sûr deviner un nouveau plaidoyer pour les élites « éclairées ». Mais, encore une fois, le problème est mal posé.
"Et si, à l’inverse, les bonnes questions étaient celles qui renoncent à faire du peuple une essence immuable ? Un être figé, incapable de s’auto-éduquer ? Et si au lieu de décider que la démocratie est impossible par manque d’un peuple vertueux, il ne valait mieux pas se demander si ce n’est pas le manque de démocratie qui empêche l’avènement d’un peuple relativement vertueux ? L’agir autonome n’est-il pas éducateur, et la démocratie ne se prouve-t-elle pas par et dans l’agir qui s’auto-éduque ?" (Page 361.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Le retour à une véritable démocratie consiste à recréer des corps intermédiaires vivants, nourrissant le lien social par des échanges incessants, et agissant à son niveau de compétence, selon le principe de subsidiarité. Il n’y a pas d’autres solutions pour entretenir la paix civile. La société n’est pas faite d’individus semblables. La grande imposture de l’égalité consiste à confondre l’égalité ontologique de dignité avec l’égalité sociale des conditions, c’est-à-dire à considérer comme identiques EN FAIT des personnes qui sont différentes. L'exemple du tirage au sort des étudiants, validé par la nullissime ex-ministre de la Déséducation nationale est une excellente illustration de cette tendance des politiques à nous prendre pour des numéros.
Oui, le peuple, pour autant qu’on veuille bien lui faire confiance et qu’on ne méprise pas sa supposée ignorance, est capable de s’auto-éduquer. L'exemple inverse de cette absence de confiance nous est donné par la Franc-maçonnerie dont les membres se croient autoriser à penser pour le peuple, dans des conciliabules que fréquentent nombre d'hommes politiques, qui y trouvent un appui et des relais pour leur élection, au prix du reniement de leurs propres sentiments.
On peut objecter que ce retour aux corps intermédiaires risque de faire flamber le communautarisme. La critique aurait de la valeur si le système actuel ne l’avait justement pas institué obliquement, douceureusement, au mépris de toute justice et dans l’irrespect le plus total de la loi, notamment avec les associations prétendument cultuelles, subventionnées par l’Arabie saoudite et le Qatar, qui ne sont que des sous-marins de la subversion de nos valeurs et de nos modes de vie.
Fort heureusement, il existe de très grands esprits chez les musulmans Français contemporains qui ont flairé le piège et ne cessent de le dénoncer. Malheureusement on ne les entend pas, et leur vote compte peu pour la réélection des nuls. Je connais de ces esprits. J'ai eu l'honneur d'en avoir certains pour élèves. Ils se reconnaîtront. Je les assure ici de mon amitié et de mon affection.
Par définition, un corps intermédiaire doté de pouvoirs politiques est hétérogène, et ne peut avoir pour ciment une religion ou une philosophie. Il est par nature horizontal et non pas pyramidal comme il en est aujourd’hui. Marc WEINSTEIN en a identifié un certain nombre et je les ai énoncés dans des billets précédents et dans celui-ci même.
C’est à la société de s’auto-organiser en vertu de sa capacité à fédérer les personnes par l’instauration d’un véritable lien social. Et ce ne sont pas les Associations, le plus souvent des relais des partis politiques, qui sont des corps intermédiaires. Outre qu’elles sont étroitement contrôlées par les Préfets, qu’elles doivent déposer des statuts en Préfecture, établir des procès-verbaux d’Assemblée générale, elles ne sont qu’un pâle reflet de la vie véritable, mais un parfait miroir de l’organisation bureaucratique du pays.
-
3. INFORMATIONS DIVERSES.
-
Sur les fouilles du Saint-Sépulcre.

-
La foi soulève des montagnes. Honneur et prière pour nos frères d’Alep.

-
Franc-maçonnerie et normes législatives.


La thèse évoquée dans l’article est accessible sur le site :

-
La dernière imbécillité de la plus mauvaise ministre attaquée en Conseil d’État.



jeudi 18 mai 2017

18 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. Non à l'oppression étatique.

-
Nous poursuivons le cycle consacré au livre de Marc WEINSTEIN,
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015.
-
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
                Thèse 4. Le totalitarisme, y compris néolibéral, se définit d’abord non par la terreur ou la répression policière, mais par la loi du mouvement absolu vers la superfluité de l’homme, loi en vertu de laquelle l’État tend à produire le pouvoir-Un de la détermination objective et l’indivision (unification) étatique de la société (dissociété étatique).(Page 185.)

"Il faut redessiner les repères en commençant par l’invariant. Qu’est-ce qu’un État en général ? Plus précisément : quand et pourquoi l’État apparaît-il (par exemple en Égypte et en Chine anciennes) ? L’État apparaît quand une domination veut s’étendre sur des espaces qui excèdent géographiquement, socialement, démographiquement les capacités d’emprise d’un centre ― homme ou groupe ― et appelle donc la délégation bureaucratique. Mais cette généralité, comme toute généralité, est de peu d’intérêt en matière historique. Et à l’extrême rigueur, elle est fausse ; c’est pourquoi elle doit rapidement céder la place aux particularités concrètes." (Page 185.)

"[…] la logique et la fonction historiques de l’État occidental est de mettre fin à la civilisation humaine en faisant passer l’humanité de la longue époque de la loi souveraine (avec principe de territorialité) à la gouvernementalité techno-économique, c’est-à-dire à une forme de domination dans laquelle le droit (techno-économique) est sans loi (éthico-politique), sans territoire et sans souveraineté." (Page 196.)

"La victoire de la physique étatique sur la politique permet d’unifier-uniformiser la société ― palier important dans l’évolution de la civilisation occidentale vers les totalitarismes. Car dans la physique un atome est égal à un atome, comme un homme est égal à un autre homme. Et cette égalité numérique et quantitative (qui convient à l’État autant qu’au marché) a l’avantage décisif d’évincer l’égalité qualitative et différentielle qui fait la diversité ou la multiplicité d’une communauté (diversité de ses mœurs, de ses langues, de ses traditions). Il ne faut pas confondre l’égalitarisme libéral qui renforce les inégalités et l’uniformité) avec, par exemple, l’égalité différentielle de la démocratie grecque qui maintient l’égalité de droit en laissant s’exprimer les différences de qualité. […]." (Page 220.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
L’histoire ancienne et récente de la démocratie française illustre presque caricaturalement la tendance totalitaire de l’État. La question de la territorialité, entre autre, est parfaitement illustrée par la recomposition des régions concoctée dans la cervelle de l’ex-Président HOLLANDE. Disparition de l’Alsace, négation de l’existence d’une Bretagne historique, nouveau nom donné à des entités parfaitement imaginaires (Occitanie, Hauts-de-France, etc.) Il ne faut pas que les communautés historiques aient la moindre autorité politique sur le territoire qu’elles peuplaient ou qu’elles peuplent, il faut tour uniformiser, remplacer des noms par des numéros (Paris, par 75 ; Val d’Oise, par 95, par exemple). Tout cela vise à rendre malléable et ductile la pâte humaine trop abondante, trop large pour qu’elle puisse être pétrie par des mains amicales, proches et respectueuses des différences. Ils ne veulent voir qu’une seule tête, les crânes d’œuf : un numéro fiscal, un numéro de sécurité sociale, et une cohorte de serviteurs serviles – les pauvres n’en peuvent mais –, les fonctionnaires, chargés de faire appliquer des lois, des décrets, des arrêtés, des circulaires, des notifications, descendants vers le peuple, de haut en bas, sans que le bas-peuple y comprenne quoi que ce soit, sinon qu’on l’enquiquine avec des c…
Tant que les corps intermédiaires seront étouffés ou niés, il n’y aura pas de démocratie. Nous avons au moins une liberté, celle de la désobéissance civique, quand les contraintes que cet état totalitaire fait peser sur le peuple, nient ses sentiments, ses traditions, sa vitalité interne, multiforme et pourtant unifiante. Cette désobéissance serait très exactement le retour du politique dans la vie nationale.
-
3. INFORMATIONS DIVERSES.
-
Eux, ils n’ont pas peur de dire ce qu’ils sont !

-
Oui, l’Eglise accueille les personnes homosexuelles, et les aide à grandir !

-
Démocratie à la mode européenne ou la marche forcée vers une fédération économico-ploutocratique hostile aux nations.

-
L’UE veut nous refaire de coup de papa DELEVOYE, cette fois-ci avec la recherche sur l’embryon.

-
Marion a une autre envergure que Marine.


Lisez en entier cette interview qui témoigne de l'intelligence subtile et humaniste de cette jeune femme. 
-
Réunions publiques de La Manif Pour Tous.


-
Voir ce film à tout prix. La vérité sur les guerres de Vendée et le mensonge de la République. 

InfinitoBar