vendredi 20 juillet 2018

Vendredi 20 juillet 2018. Lettre du Pérou (8). Théorie du genre et foot !


Marie, jeune volontaire française partie pendant un an pour s’occuper de enfants des quartiers défavorisés de TACNA au Pérou, avec l’organisation INIGO, met à mal la théorie du genre et parle du football péruvien.

"[...].
Ma mission au Centre Cristo Rey continue de bien se passer. Je continue d’animer mon atelier d’art plastique le lundi ce qui est toujours un défi. Les garçons ne veulent jamais se mélanger avec les filles, comme si elles avaient la lèpre. En même temps, c’est l’âge. Ils ont entre 7 et 11 ans et beaucoup d’entre eux m’ont déjà affirmé qu’ils ne sortiraient jamais avec une fille. Donnant généralement le même exercice aux deux groupes, je me suis retrouvée plusieurs fois confrontée à la même difficulté : les filles nécessitaient toute l’heure pour dessiner et peindre car elles travaillaient avec soin et prenaient leur temps tandis que les garçons finissaient toujours 30min avant et finissaient par courir dans toute la cantine en criant et riant. Attention, je n’ai pas dit que les filles sont naturellement calmes et soignées et les garçons bruyants, impatients et peu consciencieux. Néanmoins, on sait bien que les petites filles sont éduquées (et encore plus ici) pour se tenir bien et donc réussissent souvent mieux à l’école (du moins, au début) alors qu’on tolère davantage que les garçons soient agités. Il est normal qu’un garçon ait besoin de sortir et de se dépenser. Ça l’est un peu moins pour une petite fille que l’on va alors trouver « agitée ». Au-delà de mes considérations sociologiques, le problème restait le même : que faire pour que les garçons se tiennent tranquilles jusqu’à la fin de la journée ? J’ai finalement choisi deux options que j’ai combinées : ne dessiner que la moitié du modèle pour les garçons et enseigner quelques postures de relaxation à faire à deux, une fois les oeuvres terminées. On voyait Yerson tirer les bras de son camarade pour lui détendre le dos. De jolis souvenir lundi dernier où tout s’est finalement bien passé.
[…].
Autre événement que je ne peux mettre entre parenthèses : France/Pérou un jeudi matin. Cela faisait des mois que mes amis péruviens me parlaient de ce match et tout le monde l’attendait avec impatience. Comme le match tombait pendant les heures de cours, nous avions dû demander l’autorisation. De toute façon ici, quand le Pérou jouait, même dans les entreprises, toutes les activités étaient suspendues et les salariés étaient autorisés à regarder le match. Nous avions un écran télé mais il ne fonctionnait pas. Heureusement, nous avions une antenne à la maison que nous avons apportée. Fe avait préparé des cookies au chocolat. Yohan, un de nos élèves, s’était chargé des pop-corn et de mon côté, j’avais fait une limonade. L’image était mauvaise, je voyais les joueurs en double et pourtant, j’avais mes lunettes. Nous étions tous assis en ligne, sur les petites chaises d’enfants. Alors que le professeur préparait des cornets en papier pour manger nos pop-corn, les adolescents, dans un silence recueilli, se préparait à affronter l’équipe adverse. La charge émotionnelle était lourde. Il faut bien comprendre deux choses importantes dont j’ai pris conscience pendant mon volontariat. Tout d’abord, le football touche directement à l’identité nationale du pays. Si nous nous sommes fières de notre culture, de nos musées, de notre histoire, de notre french touch, de l’idée de liberté que nous portons et de notre esprit révolutionnaire, les Péruviens sont fiers de leur équipe. Tout le monde connaît l’hymne national et l’hymne de sa région. Il n’y a pas de peur nationaliste ou de gêne à être patriote. Ici, tout le monde est fier d’être Péruvien. Soutenir son équipe, c’est rejoindre le corps entier de la société. Par ailleurs, comme la société reste encore assez machiste, les hommes ne doivent pas pleurer. Les hommes ont donc parfois des difficultés pour exprimer leurs émotions. La sensibilité alors accumulée et cachée se transpose dans le football. Combien d’adolescents j’ai vu les larmes aux yeux pendant les matchs que disputait le Pérou. Quand le Pérou a perdu contre la France, impossible de fêter ma joie de voir mon pays gagner, l’ambiance était trop lourde. J’avais tout de même le cœur serré car j’aurais voulu voir le Pérou mettre au moins un goal. J’avais gagné mes paris (2 dîners, un déjeuner préparé par Nuria et une barre de chocolat) mais j’avais perdu mes amis. Les adolescents et enfants, qui portaient tous le maillot du Pérou, ont été silencieux toute la journée. Ce matin, alors que la France joue dans quelques heures contre la Belgique, les enfants, qui faisaient du sport, arboraient tous le drapeau de la Belgique. Évidemment. On ne va pas soutenir ceux contre qui on a perdu. Les jours suivants, les professeurs avaient demandé aux enfants de répondre à des QCM qui portaient uniquement sur le football et la prochaine coupe du monde. Ils devaient également expliquer le jeu de chacun des joueurs français et péruviens.
[...]."


jeudi 19 juillet 2018

Jeudi 19 juillet 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Sur la culture moderne !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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PHILIPPE MURAY FAIT ENCORE DES 

SIENNES ET DÉZINGUE DAN BROWN !
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"Pas davantage que dans l’indivision, nul n’est tenu de rester dans le monothéisme. Nul n’est tenu de croire au Buisson ardent, au passage de la mer Rouge, à l’attente de Dieu par Elie sur le mont Horeb. Nu n’est obligé de prendre au sérieux la Nativité, les rois mages, la Trinité, la communion des saints, le sermon sur la montagne, l’onction à Béthanie. Nul n’est contraint d’apporter foi à la Résurrection, à l’Ascension, aux quarante miracles des Évangiles. Nul n’est tenu de rester dans l’incarnation.
Nul n’y a même jamais été moins tenu qu’aujourd’hui. Chacun est libre de raconter n’importe quoi : que le Christ est né la semaine dernière à Mulhouse par insémination d’une lesbienne anorexique, que saint Paul a émigré en Californie au lieu d’avoir la tête tranchée sur la route d’Ostie, que Moïse surfe sur le web, qu’Ezéchiel tient un magasin de farces et attrapes à Ploumanach dans le centre-ville, que la fuite en Égypte s’est effectuée à bord d’un 4x4 avec pare-chocs anti-chameaux et badge « bébé à bord » collé sur la lunette arrière.
[…].
Nul n’est tenu de rester dans l’incarnation mais il ne faut pas le dire, au contraire, il faut croire et faire croire que nous vivons tous les jours sous l’emprise des vieilles lunes patriarcales et gémissons dans les farouches ténèbres du monothéisme. C’est la raison du succès de Dan Brown et de son Da Vinci Code où l’on apprend qu’un meurtre gigantesque a été commis dans le passé, que le judéo-christianisme a étouffé les déesses-mères, que l’Église a écrasé dans l'œuf le féminin sacré, détruit les « vrais » Évangiles qui racontaient que le Christ s’est marié avec Marie-Madeleine, qu’ils ont eu beaucoup de petits Mérovingiens, que c’est à elle, non à saint Pierre (un « sexiste forcené » entre parenthèses), qu’il a confié l’avenir du culte, enfin que l’histoire sainte telle qu’on nous la raconte est le résultat d’une criminelle entreprise vaticane de désinformation. Une entreprise avec laquelle, après l’avoir mise en lumière, il convient d’en finir à jamais pour que l’histoire redémarre dans l’autre sens, celui de la dérégulation métaphysique générale sous l’œil ému des déesses-mères  rétablies dans leur ancienne majesté gravide."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Nul n’est tenu (pages 67 et 68).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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CONTREPOINT FESTIVALIER.
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Voici ce qu’on lit dans le catalogue du Festival d’Avignon 2018, à la page 142.
"Théâtre du Chapeau d’Ébène. Chapelle.
13 h 10.
(Contemporain. À partir de 10 ans.)
« Sodome, ma douce » de Laurent Gaudé.
Sodome et Gomorrhe, villes de subversion et de volupté, sont attaquées par une armée ennemie qui mène une guerre au nom de son Dieu [l’inscription en rouge est de votre serviteur]. Sur la femme, première offense à la religion, s’abat la violence meurtrière. Les cités sont anéanties, mais il reste une survivante qui prépare sa vengeance. Ce sont 9 corps de comédiennes qui se chargent de redonner vie au mythe de façon charnelle, violente. C’est un cri de guerre en faveur de la liberté, un chant contre tous les obscurantismes."
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COMMENTAIRE PERSONNEL.
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On attendait mieux de Laurent Gaudé dont j’ai beaucoup aimé Le soleil des Scorta roman qui lui valut en son temps le Prix Goncourt. En fait, je suis probablement injuste vis-à-vis de l’auteur, car je n’ai pas vu la pièce ; je n’en ai vu que le commentaire militant, qui laisse éclater en filigrane sa haine de l’Eglise et des interdits. En outre, l’allusion au mythe est un mensonge éhonté. Dans le récit biblique de la chute de Sodome, il n’y a point de femmes, mais des hommes qui cherchent à abuser d’un hôte sous la protection de Loth (Cf. Genèse 18, 20-21 et 19, 5). Allez donc expliquer à des enfants de 10 ans ce que signifie le péché de ces hommes…
Cette pièce, ou du moins sa présentation, et probablement sa mise en scène, relève de l’ignorance la plus crasse du mythe, du détournement le plus malhonnête qui soit, et d’un féminisme de bas étage qui ne fait pas honneur à la femme.
Les parieurs du pari bénédictin doivent se former, se renseigner, et dénoncer calmement et objectivement ces mensonges.
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LIENS IMPORTANTISSISMES.
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Illustration saisissante de la lutte des modernes contre les modernes.


Sur l’idéologie moderniste !


La gauche et le genre humain !


La PMA pour toutes revient sur le devant de la scène : turbulences à prévoir, car il va y avoir de l’opposition, c’est moi qui vous le dit !



A propos de monsieur SOROS.





mercredi 18 juillet 2018

Mercredi 18 juillet 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Pas bonnes les dernières nouvelles de Dieu


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des
terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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DERNIÈRES NOUVELLES DE DIEU.
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"Les dernières nouvelles de Dieu ne sont pas bonnes. J’entends le vrai Dieu, je veux dire le mien, non l'un ou l’autre des bouffons démiurgiques plus ou moins excités qui prétendent s’égaler à Lui, et même le surpasser, et convertir tout le monde à coups d’explosions islamiques ou d’armageddonisme pour obèses américains et véliplanchistes nés deux fois.
J’entends le Dieu du catéchisme de mon enfance, le Dieu de mon père qui se disait agnostique et renanien, le Dieu de ma mère qui laissait dire qu’elle avait la foi du charbonnier ; Le Dieu des chrétiens ou des judéo-chrétiens, aujourd’hui surnommés (et plutôt deux fois puisque c’est par l’ennemi) judéo-croisés. Et plus exactement encore, le Dieu des catholiques. Le Dieu chrétien-catholique. Catholique dans le sens où cet adjectif est employé pour la première fois par Ignace d’Antioche (mort vers 110) comme synonyme de général ou d’universel, avec une acception à la fois géographique (l’Église partout) et théologique (la vraie Église de Jésus-Christ).
Le Dieu d’une époque où Dieu était déjà mort depuis si longtemps qu’on ne se souvenait même plus de cette mort.
Ce n’est pas, d’ailleurs, que ses nouvelles ne soient pas bonnes ; elles sont exécrables. Jusqu’à présent, on se contentait d’insulter la religion, de haïr le pape, d’exiger tous les jours de nouvelles repentances pour les méfaits de l’Inquisition et de pousser des cris de corbeaux sur le passage des bonnes sœurs qui n’existent plus. C’était la routine. C’était le bon temps. [….]."
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre "Dieu merci" (page 56).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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CONTREPOINT D’UNE IMBÉCILE.
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Parce que bien entendu, l’imbécile qui répond au prénom de Caroline n’a pas de croyances (qu'elle dit). Elle croit pourtant en la République, la pauvre et elle la met avant la France, qui ne l’a pas attendue pour exister. Elle est viscéralement anticléricale, et son cubage céphalique me paraît inférieur à celui de l’homme de Néanderthal ! Elle devrait se renseigner et elle conviendrait que nombre de joueurs de football sont chrétiens (soit catholiques, comme Yann CABAYE, soit ouvertement chrétiens comme Olivier GIROUD, Antoine GRIEZMAN ou Blaise MATUIDI — qu’elle tacle si bêtement — et sans doute bien d’autres). Noter cependant qu'elle utilise le mot communier, ce beau mot chrétien qui dans sa bouche sonne curieusement. Ceci étant, il faut lui reconnaître qu’elle met l’islam dans le même sac que le christianisme et qu'elle hait toutes les religions.
Elle ferait mieux de se taire. Je ne résiste pas au plaisir de  répéter  à son intention ce que dit Philippe MURAY dans la citation que j’ai mis en exergue : "Et ce n’est pas fini. Il y a également cette catégorie spéciale d’imbéciles virulents qui, pour en terminer une bonne fois avec Dieu, parlent aujourd’hui de « guerre des dieux », et mélangent ainsi mon Dieu avec celui de l’adversaire. […]."
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LIENS FORT UTILES, UTILISSIMES, INTÉRESSANTISSIMES.
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Articles relatif à la sortie de l’imbécile ! J’ai nommé… Caroline Fourest.



Elle ne s’étrangle pas trop la Fourest en lisant ces chroniques de la persécution.


Les martyrs de la Révolutions n’émeuvent point davantage la susdite Fourest.

Voici la liste des carmélites de Compiègne guillotinées le 16 juillet 1794.

1-Mère Thérèse de St. Augustin : Madeleine-Claudine Lidoine, 1752, Paris, St Sulpice
2-Sœur Saint Louis : Marie-Anne-Françoise Brideau, 1751, Belfort
3-Sœur de Jésus Crucifié : Marie-Amie Piedcourt,1715, Paris, St. Innocents
4-Sœur Charlotte de la Résurrection : Anne-Marie-Madeleine-Françoise Thouret, 1715, Mouy (Oise)
5-Sœur Euphrasie de l'Immaculée Conception : Marie-Claude-Cyprienne Brard, 1736, Bourth (Eure)
6-Mère Henriette de Jésus : Marie-Françoise de Croissy, 1745, Paris, St. Roch
7-Soeur Thérèse du Cœur de Marie : Marie-Anne Hanisset, 1742, Reims
8 -  Sœur Thérèse de St. Ignace : Marie-Gabrielle Trézel, 1743, Compiègne, St. Jacques
9-Sœur Julie-Louise de Jésus : Rose Crétien de Neuville, 1741, Évreux (Eure)
10-Sœur Marie-Henriette de la Providence : Anne Pelras, 1760 Cajarc (Lot)
11-Sœur Constance de Jésus : Marie-Geneviêve Meunier, 1765, St. Denis
12-Sœur Marie du Saint-Ésprit : Angélique Roussel, 1742, Fresne-Mazancourt (Somme)
13-Sœur Ste Marthe : Marie Dufour, 1741, Bannes (Sarthe)
14-Sœur St. François-Xavier : Elisabeth-Julie Verolot, 1764, Lignières (Aube)
15-Sœur Catherine : Marie-Anne Soiron, 1742, Compiègne, St. Jacques
16-Sœur Thérèse : Marie-Thérêse Soiron, 1748, Compiègne, St. Jacques

Comme le dit si bien MURAY, des bonnes sœurs, il n’y en a plus. Tout le monde s’en fout. Et puis on les a tuées au nom du principe devenu constitutionnel de la FRATERNITÉ ; non ? J’aurais pu évoquer les sœurs qui ont été guillotinées au nom du même principe constitutionnel à Orange, au même mois de juillet 1794 (http://www.medias-presse.info/les-massacres-de-1794-a-orange/74712/).

Combien de Français ont-ils été tués, massacrés, fusillés, noyés, éventrés, pendus, en Vendée dans les années 1792-1793-1794 pour avoir porté secours à des proscrits ? Aujourd’hui, monsieur FABIUS, je suppose (qui ne tient pas toujours bien droit sur ses jambes  Voir le lien ci-dessous et la modification des commentaires qui passent en quinze jours de l'ivresse au malaise. Honnêtement, je penche pour le malaise, mais la vidéo est troublante !)
(cf. 
https://www.google.fr/search?q=Laurent+Fabius+Difficult%C3%A9+%C3%A0+tenir+debout&oq=Laurent+Fabius+Difficult%C3%A9+%C3%A0+tenir+debout&aqs=chrome..69i57.28241j0j7&sourceid=chrome&ie=UTF-8)
poursuivrait au nom du principe constitutionnel de FRATERNITÉ. Qu’attend-on pour rendre justice à ces morts, au nom de la Constitution ?

Un autre journaliste viré des médias officiels. 



mardi 17 juillet 2018

Mardi 17 juillet 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Modernes contre modernes ou le pugilat ridicule !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.

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MODERNITÉ ?
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"On racontait encore naguère que la modernité était un combat. Elle n’est plus qu’un combat avec elle-même. […].
Le Moderne ne s’oppose plus qu’au Moderne. La rupture se bat avec la cassure. La contradiction avec la dérangeance. L’art de maintenant avec l’art d’actuellement. Le neuf avec le nouveau. L’instable avec le mouvant. Le déraisonnable avec le délirant. Le dingue avec le fou. Le transgressant avec le dépassant.
Il n’existe plus d’Assis de la pensée à opposer aux Debout de la subversion. Il n’existe plus de couchés de l’acquiescement qui pourraient servir de repoussoir aux Insurgés de l’insurrection. Les désaccords n’ont plus lieu qu’entre instances largement d’accord sur les objectifs à atteindre, et qui ne se séparent même pas sur la question de la désirabilité d’un monde en train de se suicider : tous le veulent et le veulent plus désastreux encore. Le désaccord n’est pas entre les temps anciens et le temps présent ; il est dans le temps présent et toujours en accord ave lui.
Une telle situation est sans précédent, et ce serait une lourde erreur d’essayer de d’échapper par la rationalité ou par la critique à l’étouffement qu’elle procure : il ne faut plus « analyser » ou « décrypter » l’actualité, il faut frapper directement au cœur de la drôlerie si peu cachée qu’elle recèle. Il faut prendre le Moderne la main dans le sac en train de se crêper son propre chignon."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Préface (page 9).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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CONTREPOINT DE JEAN BASTAIRE.
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"Non pas transgresser, mais transfigurer. Non la révolte, mais la résurrection."
In
Jean BASTAIRE.
Court traité d’innocence (page 82).
P. Lethielleux, Paris ; Culture et vérité, Namur, 1977.
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Nous sommes en plein dans le pari bénédictin. Le cardinal RENARD disait, il y a bien longtemps : « Parmi les dons du Saint Esprit, je ne sache point qu’il y ait le gémissement ». Nous n’avons donc pas à gémir, nous qui avons fait ce pari. Nous avons à accueillir tout ce qui est humain, et à combattre farouchement tout ce qui défigure l’homme, notamment dans les tentatives furieuses que font les « Modernes » pour imposer leur délire à une masse d’êtres humains sidérés par les pauvres audaces des susdits.
Si j’ai repris, à mon corps défendant, ces billets, c’est que, de divers côtés, il m’est revenu que je n’avais pas le droit de baisser les bras ; je ne me fais aucune illusion sur la portée réelle de ces commentaires et de ces citations. Mais s’ils peuvent conforter dans l’espérance, la foi et la charité, les lecteurs qui me font l’honneur de me lire, alors je n’ai aucune raison de fuir. Et je reprendrai à mon compte la citation de CICÉRON mise en exergue du livre de MURAY :

La retenue et la modération ne sont pas de mise dans une cause excellente !

La cause de la vie est excellente ! La cause de la beauté aussi ! La cause de l’amour humain authentique, idem. Et, compte tenu de ce qui se prépare dans l’ombre ténébreuses des loges, des officines LGBT, des bureaux de monsieur SOROS, et de ceux de la soi-disant Europe, il y a lieu de se dresser fièrement et d’affirmer qu’il est préférable d’obéir à Dieu qu’aux hommes.

Nous commençons un cycle sur ce livre remarquable de Philippe MURAY. Et qui plus est un libre d'une irrésistible drôlerie.
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LIENS UTILES.
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Sur le Président de la République.


Ces parlementaires ont vraiment du temps à perdre…


(Réaction de joueurs croates. Les joueurs d’origine africaine, devenus français, et qui aiment leur patrie d’adoption, ne méritent pas ce jugement. Ils ont bien servi la France par leur talent.)

Légion d’honneur : une illustration de la modernité ! Belle analyse.

(Pensez-donc : Olivier PY, un ardent défenseur de toutes les transgressions est nommé !)

 Et, parfaite illustration du propos de MURAY :

(Il a dit la vérité ; il doit être exécuté. Pauvres imbéciles de RTL !)

lundi 16 juillet 2018

Lundi 16 juillet. Nouvelles du pari bénédictin : France d'hier, d'aujourd'hui et de demain. France de toujours


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des
terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.

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LA FRANCE DANS LE MONDE.
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"La France court aujourd’hui le plus grand risque et la plus grande chance de son Histoire, telle est la vérité de salut que je voudrais répandre partout, si j’en avais le pouvoir. On souhaiterait souvent que je ne fasse entendre que la dernière, mais les deux n’en font qu’une, ou du moins ces deux vérités sont solidaires. C’est parce que la France court son plus grand risque qu’elle court aussi sa plus grande chance. Voilà ce que je voudrais démontrer d’abord avant d’aller plus loin. Vous voyez ici, tout autour de vous, la civilisation française. Vous en voyez les œuvres. Il est d’immenses contrées de la terre ― oui vraiment d’immenses contrées de la terre ― et j’en ai parcouru quelques-unes ― où l’on ne saurait en voir les œuvres, mais où on en rencontre partout l’esprit. Oui, il y a des millions et des millions d’hommes dans le monde pour lesquels la civilisation française est comme un asile, une protection, ou pour mieux dire une patrie. Je le dis parce que c’est vrai. Je le dis au risque de faire hausser les épaules à certains d’entre vous qui vont croire encore que je leur bourre le crâne. Depuis longtemps ces millions et ces millions d’homme sentaient de jour en jour s’appesantir sur le monde une menace d’avilissement et de servitude. Ils n’auraient su très bien définit et préciser cette menace, ils la sentaient comme un troupeau sent l’orage. Les chrétiens voyaient cette menace tournée vers l’Église et toutes les valeurs spirituelles de la chrétienté. Les autres ne pensaient qu’à la liberté. Mais les uns comme les autres se représentaient la civilisation française comme un rempart infranchissable. Il y avait cette pensée française, partout confondue avec la liberté de pensée. Il y avait notre tradition et nos grands hommes. Il y avait notre histoire si humaine et notre légende, plus humaine encore que notre histoire. Mais il y avait aussi ce peuple français, toujours divisé dans la paix, toujours uni dans la guerre, toujours debout et unanime à la moindre provocation de l’étranger. Il y avait cette armée française réputée la première du monde. Déçu en 1940 par notre peuple et notre armée, ces millions et ces millions d’hommes ont eu la brusque révélation du péril couru par ce qu’ils aimaient, et au pressentiment funèbre qui les a saisis tout à coup, ils ont compris pour la première fois que la France ne tenait pas seulement une grande place dans le monde mais qu’elle ne tenait pas moins une grande place dans leurs consciences, et ils ont mesuré du même coup la profondeur de l’espérance qu’ils avaient mise en nous." [Texte intégral.]
In
Georges BERNANOS.
La liberté, pour quoi faire ? (Collection Folio, série Essais N°274.) Édition établie et préfacée par Pierre GILLE.
Gallimard, Paris, 2017 (date du dépôt légal de cette édition.) (Page 33.)
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DÉFILÉ DU 14 JUILLET.
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"Ah ça, mais, qu'a-t-on fait des pauvres? Où sont-ils donc? Non seulement je ne les vois pas, mais je n'aperçois aucun objet qui me les rappelle. Depuis quelque temps, je ne rencontre que des femmes extraordinairement vêtues qui se promènent ou s'immobilisent dans de beaux jardins. Pas un seul de ces guenilleux aimables, de ces chers crevants de faim qui mettent un peu de gloire dans les paysages et qui consolent de la puanteur effroyable des propriétaires.
Voyez cette haute dame qui porte sur sa robe bleue le signe du lion, comme si elle voulait tout dévorer. Je n'ai pas la moindre envie de lui dire le moindre mot. Voilà trop longtemps que je m'épuise en harangues à ces créatures inférieures que je serais tenté de trouver parfois adorables si je les voyais sans le sou. Celle-ci n'a pas besoin de moi, c'est sûr. Elle est, d'ailleurs, fort occupée et ne m'accorderait aucune attention. Elle arrose des lys plus splendides que Salomon, bien qu'ils ne travaillent ni ne filent."

In
Léon BLOY.
Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne, Tome I. 1901-1902.
Septième édition.
Mercure de France, Paris, 1935. (Page 33.)

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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Quel rapport y a-t-il entre la vocation de notre chère patrie, le titre de la deuxième citation et le 14 juillet ?
Cherchez bien.
La France telle qu’elle s’est peu à peu constituée était fondamentalement chrétienne. Elle doit à sa triple origine celtique, germanique et latine, cet admirable équilibre de la langue et du jugement de son peuple.
Nous assistons avec effarement à la disparition des principaux repères symboliques dans lesquels notre peuple pouvait se retrouver.
Du clinquant, du mondain, de la communication mensongère et manipulatrice qui nous inonde comme on inonde de purin les terres jugées infertiles pour leur faire rendre un maximum, c’est-à-dire leur faire rendre gorge. Un mépris de fer pour le peuple et pour les pauvres.
C’est ainsi que l’on voit, assis sur un siège qui ressemble à un trône un président de la république entouré de quelques gaillards originaire d’Afrique, tout habillés de noir, les jambes gainés de bas à résille, qui se vantent fièrement de leur homosexualité : voilà qui fait des voix pour celui qui ne veut pas qu’un gamin l’appelle « Manu », mais ne dédaigne pas de se compromettre dans cette photographie sans grandeur ni honneur, du reste très prestement supprimée des réseaux sociaux après sa brève parution.
J’aurais aimé, comme l’eût fait Léon BLOY, que des pauvres soient mis à l’honneur et que l’examen de leur état ne fût point repoussé aux calendes grecques ou aux ides de septembre, (coupe du monde oblige paraît-il). Tout cela fait des voix, mais rien de cela ne fait la grandeur d’un pays. Et si je me réjouis de la performance de l’équipe de France de football, si je vibre en voyant mes compatriotes d’origine africaine chanter la Marseillaise avant un match, je n’oublie pas que des milliers d’autres ont des fins de mois difficiles et que le bicarbonate post-prandial abondamment avalé par nos élus pour apaiser les méfaits de repas trop copieux ne parvient à faire trouver aux sus-dits des solutions équitables pour contrer la misère, accueillir dignement et avec discernement les étrangers, et combattre une idéologie haineuse et mortifère véhiculée par quelques imams peu regardants sur leurs propos.
La France ne peut pas perdre son âme, elle ne peut pas diluer sa culture et son esprit dans une Europe dont l’un des responsables tient à peine sur jambes pour cause officielle de « sciatique » (!), vouloir tout et « en même temps », le contraire de tout.
Le pari bénédictin, c’est le choix des pauvres, la volonté d’annoncer à tous la Bonne Nouvelle du Salut, l’exaltation de la beauté, le silence de la prière.
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LIENS UTILES.
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L’Europe n’a plus d’âme ! Merci qui ?


Honneur à ces ouvriers qui perpétuent une très vieille tradition.


Gros nonos en perspective pour le Président de la République.


Grave erreur du Président envers l’Italie, notre cousine, que dis-je ? notre sœur !


Et l’homme qui chancelle sur ses jambes, et les sbires qui le soutiennent sous les bras, et ses fonctionnaires aux ordres veulent juguler le peuple polonais.






vendredi 22 juin 2018

Vendredi 22 juin 2018. Nouvelles du pari bénédictin : quelques pensées roboratives !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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QUELQUES PENSÉES DE JEAN BASTAIRE.
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Ces quelques aphorismes sont dus à Jean BASTAIRE, un vrai penseur, tout à fait dans lignée du pari bénédictin. Je les ai sélectionnés, mais vous en lirez d’autres tirés de son ouvrage intitulé Court traité d’innocence. (Éditions Lethielleux, Paris, et Culture et Vérité, Namur, Paris, 1977.)

Nous voici depuis hier, 12 h 07, rentré dans les chaudes journées de l’été. Voici ce que dit BASTAIRE du printemps.

"Il n’y aurait de triste que la mort du printemps, si le printemps devait mourir." (Page 8.)


Avis aux imbéciles si bien décrit par BERNANOS : nous ne serons pas la dupe des médias, des puissants, des grossiums de la politique ou de la finance. C’est aussi un avis valable pour le Président de la République.

"Les seules certitudes que l’intelligence puisse fournir sont précaires et comme elle périssables. Il n’y a de stables que les certitudes intimes, les « vérités sensibles au cœur ». La grande duperie moderne est de nous détourner des secondes au profit des premières." (Page 9.)

Aux athées, aux agnostiques, aux anticléricaux :

"Je ne pardonne pas à mon époque d’ôter l’espoir aux petits et aux pauvres. À tout le monde, car nous sommes tous petits et pauvres devant la mort." (Page 9.)

Aux disciples :

"Croire, ce n’est pas dire : « je suis sûr de ne pas me tromper », mais : « je suis sûr de ne pas être trompé ». (Page 11.)

Et enfin, aux adeptes de la pensée unique et du politiquement correct, cette pensée du cardinal de LUBAC, dans Paradoxes (citée par J. BASTAIRE).

"Le conformiste prend les choses même de l’esprit par le dehors. L’obéissant prend les choses même de la lettre par le dedans."

Le chrétien, l’homme du pari bénédictin, trouve sa liberté intérieure en refusant l’une et l’autre attitude. Nous y reviendrons.



lundi 18 juin 2018

Lundi 18 juin 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Luxure libre à tous les étages !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. CHESTERTON A ENCORE FRAPPÉ.
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"Si ceux que l’on appelle libres-penseurs sont des sentimentalistes, les partisans d’un soi-disant amour libre le sont encore plus ouvertement et plus clairement. Nous pouvons toujours prouver le sentimentalisme de telles personnes de par leur faiblesse pour l’euphémisme. Les expressions qu’ils utilisent sont toujours édulcorées et adaptées pour plaire aux journalistes. Ils parlent d’amour libre quand ils veulent dire une chose très différente, mieux définie par les termes de luxure libre. Mais étant des sentimentalistes, ils se font un devoir de minauder et roucouler sur le mot « amour ». Ils parlent avec insistance du contrôle des naissances, alors qu’ils veulent dire moins de naissances et pas de contrôle. Nous pourrions les tailler en pièces si nous pouvions être aussi indécents dans notre langage qu’ils sont immoraux dans leurs conclusions."
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Pourquoi je suis catholique. Préface de l’abbé François-Marie CHAUTARD. Traduction collective dirigée, revue et annotée par Wojciech GOLONKA. Chapitre 6. Orthodoxie obstinée, page 85.
Via Romana/Institut Universitaire Saint-Pie X, Versailles, 2017. (Distribué par Salvator.)
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2. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Je dois dire que l’analyse de notre cher Gilbert Keith est époustouflante de justesse : luxure libre, moins de naissances et pas de contrôle en effet. Oui, luxure libre à tous les étages. C’est bien ce que ce monde en train de mourir réclame à grands cris, c’est bien ce que les hommes politiques s’apprêtent à leur accorder. Comme le disait un journaliste, s’appuyant sur le discours de MALRAUX lors du transfert des cendres de Jean MOULIN au Panthéon, des centaines de milliers de voix accompagneront le transfert des cendres de Simone VEIL dans ce temple hideux du paganisme républicain : « Entre ici Simone VEIL avec ton terrible cortège, celui des enfants qui par ta loi n’ont pas vu le jour, et dont les âmes angéliques prient devant la Face pour le salut de ton âme ». N’oublions jamais que Simone VEIL a dit que si les évêques français s’étaient opposés à sa loi, elle ne l’aurait jamais déposée. J’ai de très bonnes raisons de penser – mais je ne puis les révéler sans trahir un secret – que l’accueil d’un enfant, eût-il été conçu dans des conditions peu orthodoxes, est une bonne nouvelle pour les parents qui ont pris la décision de laisser leur bébé voir le jour. Comprenez bien ceci : je ne porte aucune condamnation morale sur la personne de madame VEIL, admirable à bien des égards, mais j’exige de garder ma liberté de jugement : sa loi est exécrable et nous en paierons le prix, si nous ne l’avons déjà payé par le terrible déséquilibre démographique qui est en train de s’installer dans notre patrie.
Une très récente et douloureuse expérience m’a hélas convaincu que l’esprit du monde a pourri l’âme d’une partie de la jeunesse tandis que l’esprit de Dieu a transporté celle de l’autre partie dans ces monastères invisibles où l’on vit le pari bénédictin de l’obéissance à la loi naturelle, de l’observance des préceptes de bonheur enseignés par Jésus : vous êtes mes amis, dit-il, si vous observez mes commandements. Ils les suivent ! Ils sont les amis du Maître ! Ils sont déjà l'avenir de notre patrie, l'avenir du monde.