vendredi 19 avril 2019

Vendredi 19 avril 2019. Les miracles de la Madone.



D'abord, regardez cette vidéo.






Splendide, elle demeure au-dessus des gravois,
Des poutres calcinées et des éclats de verre.
Et les rois de Juda, debout sur le pavois
De l'auguste façade, ont protégé la Mère. 

Pourquoi ceux qui ont combattu la France catholique font aujourd’hui mine de la pleurer
















A plusieurs reprises, dans ces billets, je n'ai pas été tendre vis-à-vis de la maire de Paris ou du ministre de l'intérieur. Or, j'ai écouté les allocutions que l'une et l'autre ont prononcé hier après-midi sur la place de l'hôtel de ville pour marquer le terrible événement de l'incendie. Le ton en était juste, le contenu respectueux de ceux qui croient en Dieu et de ceux qui n'y croient pas. Il convient de reconnaître que ces responsables politiques ont été à la hauteur de leur responsabilité. Je laisse aux haineux et aux imbéciles le soin de parler de récupération politique du tragique événement. Ce qu'ils ont dit, ils l'ont dit. Il faut le porter à leur crédit. C'est encore un miracle de la Madone.



jeudi 18 avril 2019

Jeudi 18 avril 2019. Villard de Honnecourt et ses carnets de croquis, au secours de Notre-Dame

Chers lecteurs,


Avant tout, je désire remercier Jacques, un architecte et musicien confirmé, qui m'a fait connaître VILLARD de HONNECOURT, maître d'oeuvre et architecte du XIIIe siècle ; VILLARD nous a laissé un carnet de croquis de cathédrales et de sculptures qui les ornaient. Il sera des plus utiles à ceux des ouvriers fervents qui reconstruiront Notre-Dame. Je vous donne ci-dessous le lien qui vous permettra de retrouver l'intégrale de ce carnet, dont j'ai extrait, à votre intention quelques feuilles significatives.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10509412z/f1.image



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Je maintiens que l'émotion étreignant la quasi totalité des Français à la suite de cette tragédie de l'incendie, est de nature à les faire rentrer en eux-même et  à les faire réfléchir sur le sens de leur baptême. Quand un vieux peuple a été capable de produire une telle splendeur, n'en déplaise aux quelques haineux qui, sur les réseaux sociaux se sont réjouis de voir brûler un symbole du catholicisme ringard (hélas, j'en ai vu de ces haineux qui ont répandu leur bile noire et leur joie insane ; laissons-les à leur haine et petitesse), quand un peuple, disais-je, a produit une telle splendeur, il n'y a aucune raison qu'il ne puisse les restaurer et les embellir.
Il serait toutefois indécent de réduire la reconstruction de Notre-Dame à la restauration d'un monument utile au tourisme, une restauration acquise à coups de millions d'euros. Nous voulons rendre à la madone et à son Fils un culte en esprit. Toute récupération politique serait blasphématoire, et elle ne ferait qu'aggraver la crise spirituelle qui détruit peu à peu la France.
Une belle initiative, celle des Bâtisseurs, lancée par de jeunes chrétiens (qui se sont pressés en foule près de la cathédrale en feu, et à genoux ont prié avec ferveur pendant des heures) ; j'en reparlerai après que j'aurai pris contact avec les quelques responsables que j'ai l'honneur et le bonheur de connaître.





mercredi 17 avril 2019

Mercredi 17 avril 2019. La pierre qu'ont rejeté les bâtisseurs...


Chers lecteurs,

Je consacrerai le billet de ce jour, encore une fois, à l'incendie de Notre-Dame. 
Si l'on veut bien réfléchir à ce que l'on dit, on ne peut s'empêcher de penser qu'il s'agit bien de NOTRE Dame, une dame qui appartient à tous. C'est un possessif pluriel que nul ne songerait à éliminer de son vocabulaire, en y substituant MA Dame, LEUR Dame, TA Dame. Il ne faut pas oublier que les catholiques (latins ou orientaux) et les églises orthodoxes orientales ne sont pas les propriétaires de Marie, de leur Dame très aimée. Ils en sont les fils et filles privilégiés. Mais il ne faut pas davantage oublier que nombre de musulmans honorent Marie qui est spécifiquement nommée (encore que de façon ambiguë) dans le Coran. Marie est la mère aimante de tous les hommes, et les veut tous attirer à son Fils... J'ai connu personnellement une femme musulmane qui montait régulièrement à la Basilique de Fourvière, avec son tapis de prière, pour y prier Marie.
L'événement inouï (et de l'avis de quelques spécialistes, incompréhensible) de l'incendie de la cathédrale a sidéré, ému, bouleversé nombre de Français qui ne sont pas des grenouilles de bénitiers. Il y a là comme un appel à revenir à leurs premières amours, celles de leurs ancêtres, de leurs pères dans la foi. Il y a là comme le goût d'un possible recommencement. Eh oui ! La France a des origines chrétiennes.
En voyant les photos que je joins à ce billet, je ne puis me retenir d'un étonnement émerveillé. Au milieu des cendres et des poutres calcinées, se dresse, glorieuse et resplendissante de lumière, la Croix. On ne la voit pas sur cette série, mais la vierge du pilier, devant laquelle CLAUDEL a été converti, a, elle aussi, traversé les flammes sans dommages apparents. De même est-il incroyable que l'on ait retrouvé dans les décombres le coq qui coiffait la flèche disparue dans le brasier. Le coq allez vous me dire mais on s'en moque ! Et pourtant le coq est bien l'animal emblématique du peuple français. Je vous ai déjà dit qu'il est important de s'attacher à la signification symbolique des événements : ces trois faits indubitables, la croix, la vierge du pilier et le coq, me semblent tout à fait porteurs d'une signification importante pour notre patrie.
Et puis il y a ce fait incroyable, celui de la résistance de  la structure de pierre, voûte y compris (du moins pour la partie qui n'était pas située sous la flèche. Ainsi cette pierre, rejetée depuis des décennies par les bâtisseurs de la République, est devenue en ces jours, pour commencer, une sorte de pierre d'angle de l'action publique, avant de devenir dans l'esprit des fils prodigues, la pierre solide sur laquelle fonder la société française.

Comme le dit le Psaume 122, 22-23 "La pierre rejetée des bâtisseurs est devenue la pierre d'angle. C'est là l'oeuvre de Yahvé, ce fut merveille à nos yeux..."




Les images de Notre-Dame dévastée après les flammes

mardi 16 avril 2019

Mardi 16 avril 2019. Sur les cathédrales.


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LES CATHÉDRALES VUES PAR HUYSMANS.
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"Toujours penchée sur le grabat des âmes, Elle lavait les plaies, pansait les blessures, réconfortait les défaillantes langueurs des conversions. Par delà les âges, Elle demeurait l’éternelle orante et l’éternelle suppliée ; miséricordieuse et reconnaissante, à la fois ; miséricordieuse pour ces infortunes qu’Elle allégeait et reconnaissante envers elles. Elle était en effet l’obligée de nos fautes, car sans le péché de l’homme, Jésus ne serait point né sous l’aspect peccamineux de notre ressemblance et Elle n’aurait pu dès lors être la génitrice immaculée d’un Dieu. Notre malheur avait donc été la cause initiale de ses joies et c’était, à coup sûr, le plus déconcertant des mystères que ce Bien suprême issu de l’intempérance même du Mal, que ce lien touchant et surérogatoire néanmoins qui nous nouait à Elle, car sa gratitude pouvait paraître superflue puisque son inépuisable miséricorde suffisait pour l’attacher à jamais à nous.
Dès lors, par une humilité prodigieuse, Elle s’était mise à la portée des foules ; à différentes époques, Elle avait surgi dans les lieux les plus divers, tantôt sortant ainsi que de sous terre, tantôt rasant les gouffres, descendant sur des pics désolés de monts, traînant après elle des multitudes, opérant des cures ; puis, comme lasse de promener ces adorations, il semblait qu’Elle eût voulu les fixer à une seule place et Elle avait presque déserté ses anciens douaires, au profit de Lourdes."

"Prenons Notre-Dame de Paris ; elle a été rafistolée et retapée de fond en comble ; ses sculptures sont rapiécées quand elles ne sont pas toutes modernes ; en dépit des dithyrambes d’Hugo, elle demeure de second ordre ; mais elle a sa nef, son merveilleux transept ; elle est même nantie d’une ancienne statue de la Vierge devant laquelle s’est beaucoup agenouillé M. Olier ; eh bien, l’on a tenté de ranimer, dans son vaisseau, le culte de Notre-Dame, de déterminer un mouvement de pèlerinage et tout y est mort ! cette Cathédrale n’a plus d’âme ; elle est un cadavre inerte de pierre ; essayez d’y entendre une messe, de vous approcher de la Table, et vous sentirez une chape de glace tomber sur vous. Cela tient-il à son abandon, à ses offices assoupis, à la rémolade de fredons qu’on y bat, à sa fermeture, hâtée le soir, à son réveil tardif, bien après l’aube ? cela tient-il aussi à ces visites tolérées d’indécents touristes, de goujats de Londres que j’ai vus, parlant tout haut, restant, au mépris des plus simples convenances, assis devant l’autel, alors que l’on donnait la bénédiction du Saint-Sacrement, en face d’eux ! Je ne sais, mais ce que je certifie, c’est que la Vierge n’y réside pas jours et nuits, toujours, comme à Chartres."
J-K. HUYSMANS.
La cathédrale. (Pages 9-10 et 96).
Librairie Plon, Plon et Nourrit Éditeurs, Paris, 1915.
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COMMENTAIRES.
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Dans la première citation HUYSMANS parle avec flamme de celle qui veille sur nous. J’ai reçu plusieurs coups de téléphone hier soir, et je ne sais pourquoi l’on s’adressait à moi pour s’épancher et dire sa souffrance, son étonnement, sa colère devant cet incendie de l’une des plus anciennes cathédrales de France. HUYSMANS nous rappelle dans son inimitable style qu’elles sont lieux d’où l’invisible présence de la Théotokos nous inonde de sa douceur.
Dans la deuxième citation, notre imprécateur, déjà, fait le procès de ces foules indélicates qui ne parviennent pas à respecter le silence de Dieu (autre nom de Marie portant l’enfant Jésus). Il souligne à juste titre la beauté inégalée de la nef de Notre-Dame, mais s’étonne du peu de ferveur des chrétiens, de leur peu d’empressement à la peupler le sanctuaire de leurs prières, de leur encens, de leurs supplications.
Je n’ai rien à rajouter, tant l’événement a une ampleur, une signification qui dépasse celui du fait divers. Je souhaite ardemment que la douleur des indifférents ou des agnostiques puisse se transformer en un minuscule pas de foi envers la Mère de miséricorde.
















lundi 15 avril 2019

Lundi 15 avril 2019. Je n'avais pas prévu d'écrire ce billet

Chers lecteurs,


Je n'avais pas prévu d'écrire ce billet. J'ai complètement changé la teneur de ce que je désirais vous dire ce soir, lorsque j'ai appris que la cathédrale Notre Dame était en feu.
Je suis très sensible aux aspects symboliques des événements. Il me semble que cet incendie vient sanctionner l'apostasie de notre patrie, mais qu'il est aussi le point de départ d'une profonde prise de conscience et d'un renouveau. Combien de Parisiens qui ne sont pas des piliers de sacristie, en regardant flamber la charpente de la nef, ont ressenti au fond d'eux-mêmes comme un arrachement, une blessure insupportable ? C'est que la figure douce et maternelle de Marie veillait sur eux. "Puisque vous n'avez pas voulu de moi depuis des décennies, je vous quitte, jusqu'à ce que, rentrant en vous-mêmes, vous vous tourniez de nouveau vers mon Fils et vers votre mère, votre protectrice de toujours. Ah, chère France, avec ton blanc manteau d'églises qui faisaient la fierté de tes campagnes, quand reviendras-tu à tes premières amours ? Et vous les Parisiens qui aimez badauder, brocarder l'Eglise, traiter les cathos de ringards,  en voyant votre  cathédrale brûler (car elle est votre cathédrale), y reviendrez-vous quand elle sera restaurée ?"
Il y a aussi un deuxième sens symbolique à cet événement. Il vient occulter complètement un événement politique qui aurait dû être de première importance, l'allocution télévisée du Président de la République. En l'annulant, ce dernier a eu raison ; il a fait preuve d'intelligence et de coeur, et en même temps, il nous permet de hiérarchiser l'urgence et l'importance des événements ; c'est ce qu'il a fait ; c'est à son honneur et à son crédit.
Hélas, je n'ai point la plume de PEGUY pour parler de celle dont on nous a dit (au dimanche des Rameaux) et nous dira (au vendredi saint), qu'elle se tenait au pied de la Croix sur laquelle son fils, pantelant et presque vidé de son sang, allait mourir. Voir Notre-Dame brûler, n'est-ce pas être comme Marie au pied de la Croix ?
Je résume :
Prenons conscience de notre apostasie !
Dieu doit être le premier servi, avant César, avant Jupiter !
Après la mort, il y a la résurrection.
J'ai bien conscience que l'émotion de donne pas à mes propos le relief que j'aurais aimé leur donner. Mais je ne suis pas là pour gémir (car le gémissement n'est pas un don du saint Esprit), je suis là pour espérer.

Dimanche 14 avril 2019. Mes chroniques. De Jupiter à Marlène en passant par les Gilets jaunes et les cinglés


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CHRONIQUE EN JAUNE.
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Il n’y a pas de petits profits !


Bien que je n’ai pas trop d’admiration pour ce « comique », je reconnais qu’il a du courage !

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CHRONIQUE POLITIQUE.
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Voilà qui ne commence pas bien !


Ce que confirme cet article.


Il faut trouver un lampiste, mais le choix n’est pas ici injustifié.


Sur l’état de la France, vu de la Gironde.


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CHRONIQUE DE LA COLÈRE.
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Pendant combien de temps allons-nous supporter ces fous ?

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CHRONIQUE DES CINGLÉS.
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Il paraît que la génétique n’a rien à voir avec la paternité !


Et qu’il fasciste d’avoir un père et une mère !


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CHRONIQUE DU GRAND BLA-BLA.
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Quand Jupiter fait diffuser des fausses nouvelles.


Marlène et ses comptes de fans !