vendredi 24 mars 2017

24 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. Hommage au monde paysan, le dernier espace de liberté !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Conservatrice au sens le plus profond, la révolte paysanne l’est assurément. Mais c’est dans la radicalité même de son conservatisme qu’il faut lire ce qu’elle véhicule. Que veut-elle conserver, que se soucie-t-elle de préserver ? L’espace libre, la sphère autonome de la communauté familiale et villageoise, que de façon remarquablement universelle les anciennes formes de domination étatique ont toujours laissé subsister et que seul l’État occidental moderne s’est employé à détruire. De la Chine aux Andes, les anciens empires ont certes engendré des machines étatiques autrement plus écrasantes que celles sécrétées par les monarchies européennes du XVIe siècle. Mais cet appareil bureaucratique qui s’édifie à la tête de la société laisse à la base perdurer un monde à l’écart de l’État par beaucoup de ses traits. L’ambition de l’État moderne tel qu’il trouve précisément ses assises stables dans l’Europe du XVIe siècle, est tout autre. Non pas contrôler du dessus et à distance la société pour en extraire le surplus économique mais pénétrer littéralement la société, s’introduire dans ses articulations les plus fines, se rendre maître de ses rouages les plus intimes. Réglementer, codifie, redéfinir, changer, moderniser. « Civiliser » diront les grands commis éclairés et les serviteurs zélés. Briser donc cette base ou ce noyau le plus archaïque où se conservent d’antiques modes de pensée et surtout un gouvernement de la petite communauté continuant à conjurer au sein d’elle-même par la tradition la différence de ceux qui commandent et de ceux qui obéissent. L’État partout, l’autorité partout proche ; même là où subsiste un tout petit peu d’une très ancienne liberté : tel se dessine l’horizon social dès l’instant où s’affirme pleinement le projet étatique. […]." (Commentaire de la révolte des communes de Guyenne contre la gabelle en 1548.)
In
Étienne de La BOÉTIE.
Le discours de la servitude volontaire. Texte établi par Pierre LÉONARD. Et
La Boétie et la question du politique. Textes de Félicité de LAMENNAIS, Pierre LEROUX, Auguste VERMOREL, Gustav LANDAUER, Simone WEIL et de Miguel ABENSOUR, Marcel GAUCHET, Pierre CLASTRES et Claude LEFORT. (Petite Bibliothèque Payot, N° 134.)
Citation tirée de :
Présentation. Les leçons de la servitude et leur destin. Miguel ABENSOUR et Marcel GAUCHET
Payot et Rivages, Paris, 2002, .p. 34
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2. COMMENTAIRES.
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Ce texte de présentation du Discours de la servitude volontaire éclaire d’une manière fulgurante la crise du monde paysan français. Le monde paysan est un monde libre, un monde de plein air, un monde qui prend des risques. Pour un État démocratique qui va inéluctablement vers le totalitarisme – fût-il un totalitarisme mou – c'est insupportable. Il lui faut tenter d’étendre son emprise sur ce monde qu’il ne peut comprendre. Et pour ce faire, il édicte des normes, toutes plus inapplicables les unes que les autres, sauf à transformer l’agriculture en une vaste foire industrielle, comme la ferme des mille vaches.
La révolte des Bonnets Rouges ne datent pas d’hier. Avant qu’ils ne protestent contre l’ineptie des portiques destinés à enregistrer leurs va-et-vient afin de les faire cracher au bassinet d’une très hypothétique pollution par les tracteurs, les Bonnets Rouges contemporains ont été précédés par d’autres Bonnets Rouges en Bretagne, et leur révolte a été durement matée.
Si j’étais, comme mes proches ancêtres, agriculteur, je mettrai à la porte de ma ferme les fonctionnaires chargés de contrôler si j’ai bien une pelle accrochée au mur (sic), un pédiluve aux normes (largeur, longueur, profondeur !) pour désinfecter les pattes de mes animaux, ou je ne sais quelle obligation stupide. Des indications, des suggestions utiles, certes ! Mais des normes, des obligations idiotes auxquelles des fonctionnaires incompétents en matière agricole entendent soumettre des hommes libres, ce n’est pas acceptable pour eux.
Croyez-vous qu’un éleveur est assez bête pour ne pas prendre des mesures destinées à empêcher la propagation de la fièvre aphteuse ? Croyez-vous que si les exigences du commerce et de la consommation à outrance ne les avaient pas contraints, les éleveurs eussent élevé des poulets en batterie ? Et trouvez-vous normal que pour leur permettre de vivre de leur travail, l’État, toujours lui, se croit obligé de les subventionner ? Il le fait avec l’argent des contribuables et cet argent serait mieux employé s’il restait dans la poche des Français pour leur permettre d’acheter des produits de qualité à un prix qui permettent au producteur de vivre normalement de son travail.
Mais dans un monde administré, dans un monde qui fait de la loi, des normes, des contrôles et des procès-verbaux un mode de gestion de la vie sociale, il est impossible de laisser subsister un espace de liberté, peuplé d’hommes libres qui n’attendent rien de l’État, si ce n’est qu’il leur permette de vivre décemment de leur travail.
C’est cela le totalitarisme. L’invasion de l’espace public, dans tous ses aspects, par un État vampire.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Heureusement qu’il y a encore des journalistes honnêtes ! Ceux de Causeur le sont.

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Lire ces articles qui sont ciselés à l’outil du bon sens.



jeudi 23 mars 2017

23 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. Les inégalités de nature fondent la fraternité humaine

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Mais ce qu’il y a de clair et d’évident pour tous et que personne ne saurait nier, c’est que la nature, premier agent de Dieu, bienfaitrice des hommes, nous a tous créés de même et coulés, en quelque sorte au même moule, pour nous montrer que nous sommes tous égaux, ou plutôt tous frères. Et si, dans le partage qu’elle nous fait de ses dons, elle a prodigué quelques avantages de corps ou d’esprit aux uns plus qu’aux autres, toutefois elle n’a jamais vouloir nous mettre en ce monde comme en un champ clos, et n’a pas envoyé ici-bas les plus forts et les plus adroits comme des brigands armés dans une forêt pour y traquer les plus faibles. Il faut croire plutôt, que faisant ainsi les parts, aux uns plus grandes, aux autres plus petites, elle a voulu faire naître en eux l’affection fraternelle et les mettre à même de la pratiquer ; les uns ayant puissance de porter des secours et les autres besoin d’en recevoir : ainsi donc, puisque cette bonne mère nous a donné à tous, toute la terre pour demeure, nous a tous logés sous le même grand toit, et nous a tous pétris de la même pâte, afin que, comme en un miroir, chacun put se reconnaître se reconnaître dans son voisin ; si elle nous a fait à tous, ce beau présent de la voix et de la parole pour nous aborder et fraterniser ensemble, et par la communication et l’échange de nos pensées nous amener à la communauté d’idées et de volontés ; si elle a cherché par toutes sortes de moyens à former et resserrer le nœud de notre alliance, les liens de notre société ; si enfin elle a montré en toutes choses le désir que nous fussions, non seulement unis, mais qu’ensemble nous fissions, pour ainsi dire, qu’un seule être, dès lors peut-on mettre un seul instant en doute que nous ne soyons tous naturellement libres, puisque nous sommes tous égaux, et peut-il entrer dans l’esprit de personne que nous ayant mis tous en même compagnie, elle ait voulu que quelques-uns y fussent en esclavage."
In
Étienne de La BOÉTIE.
Le discours de la servitude volontaire. Texte établi par Pierre LÉONARD. [Et
La Boétie et la question du politique. Textes de Félicité de LAMENNAIS, Pierre LEROUX, Auguste VERMOREL, Gustav LANDAUER, Simone WEIL et de Miguel ABENSOUR, Marcel GAUCHET, Pierre CLASTRES et Claude LEFORT.] (Petite Bibliothèque Payot, N° 134.)
Payot et Rivages, Paris, 2002, p. 203.
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2. COMMENTAIRES.
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Les inégalités naturelles imprègnent l’égale dignité de tous les êtres humains ; ce sont elles qui poussent les mieux lotis par la nature à la fraternité et au partage, au lieu que l’égalité abstraite invite à l’individualisme et à l’ignorance de l’autre. On ne saurait avoir la moindre la moindre attention pour ceux qui sont exactement au même niveau que soi. C’est bien ce qui se passe. L’égalité totale, surtout l’égalité matérielle, tue tout sentiment de compassion et de sociabilité. Nous sommes parvenus à ce point de négation et le pire est à craindre pour le maintien du lien social.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Aide à la presse.

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Des affaires de costumes, il y en a beaucoup !


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Si c’est Julien DRAY qui le dit !

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C’est moins vendeur que les « affaires » !


lundi 20 mars 2017

20 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. Oppression et moyen de s'en sortir

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Ce que demanderions à la révolution, c'est l'abolition de l'oppression sociale, mais pour que cette notion ait au moins des chances d'avoir une signification quelconque, il faut avoir soin de distinguer entre oppression et subordination des caprices individuels à un ordre social. Tant qu'il y aura une société, elle enfermera la vie des individus dans des limites fort étroites et leur imposera ses règles, mais cette contrainte inévitable ne mérite d'être nommée oppression que dans la mesure où, du fait qu'elle provoque une séparation entre ceux qui l'exercent et ceux qui la subissent, elle met les seconds à la discrétion des premiers et fait peser jusqu'à l'écrasement physique et moral, la pression de ceux qui commandent sur ceux qui exécutent."
In
Simone WEIL.
Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. (Collection Folio/Série Essai N°316).
Gallimard, Paris, 2004 (date du dépôt légal de cette édition), p. 39.

Avec cette citation s’achève le cycle des billets consacrés à Simone WEIL et à ses réflexions sur l’oppression sociale.
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2. COMMENTAIRES.
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L’analyse de Simone WEIL est ici encore de la plus grande précision. Il est évident qu’il est nécessaire de subordonner les caprices individuels à un ordre social. Toute la question de l’oppression sociale vient de ce que les oppresseurs n’ont aucune autre référence à leur action que celle de leur intérêt, de leur pouvoir, de leur ego, ou de leur idéologie (laquelle agglomère l’ensemble de ces traits).
C’est bien parce que les lois sociétales de madame TAUBIRA et de monsieur HOLLANDE vont à l’encontre d’un ordre social humain, que ce sont des lois scélérates, iniques, antisociales, et antihumaines. La science pourra toujours mettre au point des utérus artificiels pour pallier l’horreur de la GPA, je ne vois pas comment ces techniques lucifériennes pourraient être mises à la disposition des milliards de femmes en âge de procréer de par le monde. Il est évident que les techno-recherches dans ce domaine ne peuvent être utilisées que par un tout petit nombre d’individus, suffisamment riches pour se payer ces fantaisies. (Je ne disconviens pas qu'il y a des cas de détresse terrible. C'est alors à la conscience et à la liberté de chacun, de décider. Pas à l'Etat.) Les chercheurs qui conduisent ce genre de travaux le font pour obtenir des crédits et se faire connaître de la communauté dite scientifique. Croyez-moi ! J’ai fréquenté ce milieu pendant près de 40 ans ! Et j’ai vu très vite les limites intellectuelles et humaines de ce milieu-là. J'ai aimé la recherche et je continue à titre privée d'en faire. Ce n'est pas pour satisfaire les plaisirs ou les désirs des importants, mais pour tenter de soulager les souffrances des malades atteints de maladies neurodégénératives que j'ai continué après la cessation de mes activités universitaires.
Bien souvent, les « chercheurs » ou les « gouvernants » ne cherchent nullement le bien de l’« humanité » (une idée, du reste, vague et abstraite qui leur est bien utile quand ils l’invoquent avec des trémolos dans la voix et à laquelle il serait préférable de substituer « les hommes de ce monde »). Ils cherchent à satisfaire leur désir de pouvoir et à assouvir toutes les jouissances qui accompagnent son exercice. Il ne faut pas généraliser, bien entendu. Je parle ici d'une tendance structurale, liée au statut de la recherche dans les pays développés.
Alors comment faire, puisqu’il faut bien des gouvernants ? Il n’y a pas d’échappatoire possible, mais on n’en prend pas le chemin : « Que le plus âgé soit comme celui qui sert ! » Chasser le Dieu de Jésus-Christ de l’espace public, c’est très exactement installer Moloch au cœur de la cité. C’est ainsi, chers lecteurs, que vous n’aurez plus le droit de dissuader une jeune femme dans la détresse d’avoir recours à l’avortement. C’est un délit, figurez-vous, passible d’une forte amende… Mais vous êtes obligés d’avoir des détecteurs de fumée dans votre appartement, d’obliger les enfants à porter un casque s’ils font du vélo, et bientôt d’avoir dans vos voitures un éthylotest qui bloquera le démarreur au cas où... Ainsi l’automatique remplace la réflexion, l’assurance légale obligatoire remplace la saine prise de risque, et les pantoufles remplacent la marche à pieds sur les chemins de la vie. Triste époque que cette époque faite pour les petits vieux avant l’âge.
Rassurez-vous, il y aura toujours des fonctionnaires qui viendront contrôler si vous êtes en règle avec les lois ! Vous avez le droit de les flanquer à la porte avec un grand coup de pieds a derrière.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Je vous demande instamment de les lire toutes.
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Un général ne devrait pas dire ça !

Une analyse sans concessions du hold-up démocratique commis par les médias avec la bienveillante complicité de ceux qui ont intérêt à voir élire monsieur MACRON.

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L’euro survivra-t-il en 2018 ?

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Les prédiction de madame Irma, ou les rêveries d’Odoxa.

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La France, Cuba sans le soleil dixit monsieur MACRON en 2012.


dimanche 19 mars 2017

19 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. De l'air ! De l'air ! Et moins de fonctionnaires. Deuxième billet de ce jour

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Marx avait clairement perçu que l'oppression étatique repose sur l'existence d'appareils de gouvernement permanents et distincts de la population, à savoir les appareils bureaucratique, militaire et policier ; mais ces appareils permanents sont l'effet inévitable de la distinction radicale qui existe en fait entre les fonctions de direction et les fonctions d'exécution. Sur ce point encore, le mouvement ouvrier reproduit intégralement les vices de la société bourgeoise. Sur tous les plans, on se heurte au même obstacle. Toute notre civilisation est fondée sur la spécialisation, laquelle implique l'asservissement de ceux qui exécutent à ceux qui ordonnent ; et sur une telle base, on ne peut qu'organiser et perfectionner l'oppression, mais non pas l'alléger."
In
Simone WEIL.
Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. (Collection Folio/Série Essai N°316).
Gallimard, Paris, 2004 (date du dépôt légal de cette édition), p. 16
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2. COMMENTAIRES.
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Mes lecteurs, s’ils me lisent régulièrement, auront compris que je milite pour un allègement considérable de l’oppression que l’État fait peser sur les citoyens, jusque dans les recoins les plus intimes de leur vie. Je suis un peu long. mais lisez quand même.
Nous ne nous en sortirons pas si nous ne restaurons pas des corps intermédiaires dotés de pouvoirs politiques. Il ne s’agit pas de devenir à l’ancien Régime, mais de d’emprunter à l’organisation ancienne de la vie sociale ce qu’elle pouvait avoir de bon.
Je suis frappé, par exemple, de voir l’importance qu’avaient, avant la Révolution, les Académies provinciales, sorte de cénacles siégeant dans les grandes villes de province, et qui réunissaient en leur sein, sans égard pour l’origine sociale, les érudits, les savants, les autodidactes, les artistes, les artisans dignes d’être distingués par leurs talents. De très grands auteurs, membre de l’Académie française se faisaient une gloire d’ajouter qu’ils étaient aussi membre de l’Académie de Toulouse ou de Lyon ou d’autres grandes villes.
Outre ces Académies, il y avait encore les corporations. On les a médites, ignorées, supprimées, calomniées. Leur suppression par la loi LE CHAPELIER a ouvert grand la porte au capitalisme néolibéral qui associaient les tares dramatiques responsables d'une épouvantable misère sociale, une misère incurable : concurrence, rôle de la finance, machinisme outrancier, mépris de l’homme, et qui cristallisaient ce que MARX avaient justement dénoncé, sans voir que la maladie avait son siège dans la division du travail entre dirigeants/concepteurs et exécutants et au développement du machinisme.
Que les métiers réglementent eux-mêmes leur exercice, me paraît bien plus efficace que la réglementation faite par des gens qui n'ont jamais tenu un outil dans leurs mains de leur vie. Qui est le mieux placé pour savoir comment conserver de la viande de boucherie, les bouchers ou les fonctionnaires de la Direction des Fraudes (nationale, régionale, départementale) ? (C'est un exemple que l'on pourrait étendre, par exemple, à un domaine que je connais bien et qui est celui de la pharmacie : je puis vous dire, pour ne prendre qu'un exemple que j'ai vécu, que s'il n'y a pas eu de problème de SIDA avec les fractions anticoagulantes préparées par le Centre de Transfusion de Strasbourg, c'est parce que son directeur était un pharmacien, un collègue que j'admirais et aimais.  Rt bien que les fractions sanguines ne fussent pas considérées comme des médicaments, il les avait fait préparer avec les mêmes exigences que si elles l'avaient été. L'existence d'un organisme d'Etat national chargé de contrôler la sécurité des médicaments, n'a pas empêché que surgissent des scandales dont certains ont été sciemment amplifiés pour des raisons politiques, et d'autres, pour les mêmes raisons, non moins sciemment minorés. En réalité, une seule loi suffirait qui consiste à rendre les citoyens responsables de leurs actes, et à les obliger à réparer les torts qu'ils ont causé à autrui. Reprenons l'exemple du boucher. Certains sont peu scrupuleux ? Ils vendent de la viande avariée ? elle provoque des intoxications ? Il leur revient de répondre de leurs actes, et de payer les frais médicaux entraînés par la maladie dont leur malhonnêteté est responsable.
Les hommes politiques de gauche sincères (il y en a) accusent le système de production, alors que c’est le système bureaucratique qui est responsable de cet asservissement.
Certes, il faut des dirigeants. Et il faut une administration. Mais de là à augmenter sans cesse le pouvoir de l’Etat en accroissant le nombre de fonctionnaires ne peut aboutir qu’à un asservissement plus grand des concitoyens. Je vais sans doute en choquer plus d’un. Mais la défense des droits acquis par les syndicats me semblent sceller de manière irrémédiable la réduction des salariés à l’état d’esclaves, déclarés incapables de se défendre par eux-mêmes au sein d’une entreprise.
Le mal a commencé avec COLBERT, mais il n’a fait que s’aggraver depuis. Et encore, COLBERT réglementa, mais n’instaura pas un système de contrôle oppressif.
Il convient aussi de réintroduire le principe de subsidiarité, lequel consiste à ne pas faire faire par un échelon d’organisation supérieur, ce qui peut être fait par l’échelon inférieur. Bien entendu, tout cela mérite d’être pensé, réfléchi, nuancé. Mais si nous n’allons pas vers plus de liberté des personnes, nous aurons la révolte. Et si Dieu me prête vie, on me verra sur les barricades !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Réserve parlementaire et scandale financier.

n  parle beaucoup de l'affaire FILLON et assez peu des autres affaires !

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L’Europe de Bruxelles, un grand machin qui veut broyer les patries.

Vive la Pologne.

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Impérialisme ottoman, pas mort.

Pour une nouvelle bataille de LEPANTE (symbolique, bien sûr ; nous n'avons pas l'archiduc idoine pour la conduire, hélas !). 

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Lui, il a acheté des vêtements (13000 euros) avec de l’argent public.

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Ah, ces jésuites !


19 mars 2017. Naissance du Printemps par un "poète" chinois. Premier billet de ce jour.

Ce poème qui célèbre la naissance du printemps est attribué à Tsing Pann Yang. C’est un pastiche dû à Yves GANDON.

La Première Jonquille.

"Je l’avais senti en m’éveillant :
Elle allait fleurir, tout en haut de la
montagne, la première jonquille.
L’aurore printanière frissonnait comme
            une vierge dépouillée de ses vêtments.
J’ai considéré d’un regard anxieux la
pente glissante et le roc escarpé.

En route ! Les premières nuées, lentement
            se déchiraient en quittant les hauteurs.
Et certaines étaient roses et vertes
comme un ventre de dragon.
Je montais, — et des tiges humides
sifflaient à mes oreilles.
Je montais, — et le soleil, détaché du
mont, n’était plus qu’un bouillonnement d’or.

Je gravissais, plein de courage, les
rudes sentiers où la ronce croît entre
les pierres.
Qui ménage l’effort mériterait-il
la fleur ?
Là-haut, plus haut encore, elle allait
surgir au creux d’une roche fraîche.
J’avançais, haletant, pressé par le désir.

Enfin, je l’aperçois à l’extrême pointe
rousse de la montagne.
Je l’atteins et je m’agenouille devant
le miracle du printemps.
J’effleure d’un doigt grossier la petite
vie tremblante et parfaite.
Parvenu au terme de mon plaisir, j’ai
            les yeux pleins de larmes."

In
Le pavillon des délices regrettées. Traduit du chinois.
Robert Laffont, Paris, 1948, p. 89.

En réalité, cet ouvrage contient deux autres livres : Rêveries sur les divins Empereurs, et La Terrasse des désespoirs. Ces deux livres ont été publiés séparément, en 1942 et 1943, à Paris, chez Jacques Haumont. Ils sont attribués à Tsing Pann Yang. Mais e n’ai pas pu trouver de renseignement sur ce poète chinois, supposé être de la fin du XIXe siècle. Selon toute vraisemblance, ces deux livres sont aussi de la main d’Yves GANDON. Par ailleurs, j’ai respecté la disposition typographique de ce poème controuvé, publié dans Le pavillon des délices regrettées.







samedi 18 mars 2017

18 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. Oppression et comment s'en débarrasser !


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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Jamais l'individu n'a été aussi complètement livré à une collectivité aveugle, et jamais les hommes n'ont été plus incapables non seulement de soumettre leur action à leurs pensées, mais même de penser. Les termes d'oppresseurs et d'opprimés, la notion de classe, tout cela est bien près de perdre toute signification, tant sont évidentes l'impuissance et l'angoisse de tous les hommes devant la machine sociale, devenue une machine à briser les cœurs, à écraser les esprits, une machine à fabriquer de l'inconscience, de la sottise, de la corruption, de la veulerie et surtout du vertige. Nous vivons dans un monde où rien n'est à la mesure de l'homme ; il y a une disproportion monstrueuse entre le corps de l'homme, l'esprit de l'homme et les choses qui constituent actuellement les éléments de la vie humaine ; tout est déséquilibre. Il n'existe pas de catégorie, de groupe ou de classe d'homme qui échappe tout-à-fait à ce déséquilibre dévorant, à l'exception peut-être de quelques îlots de vie primitive ; et les jeunes qui y ont grandi, qui y grandissent, reflètent plus que les autres à l'intérieur d'eux-mêmes le chaos qui les entoure."
In
Simone WEIL.
Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. (Collection Folio/Série Essai N°316). [Publié aussi dans l’ouvrage Oppression et liberté. Voir le billet d’hier.]
Gallimard, Paris, 2004 (date du dépôt légal de cette édition), p. 124.
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2. COMMENTAIRES.
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Cette réflexion de Simone WEIL invite à réfléchir sur ce qui est humain et sur ce qui ne l’est pas. Hélas, bien peu de responsables politiques se posent la question. DESCARTES a eu beau jeu dire qu’il fallait rendre l’homme « comme maître et possesseur de la nature », par la connaissance scientifique (il le dit très expressément dans le Discours de la méthode, où il exécute d’un coup de plume « la philosophie spéculative que l’on enseigne dans les écoles »), il est évident que le monstrueux développement des technosciences aboutit à la création de monstres sans pensées ni réflexion, des monstres susceptibles de contrôler les faits et gestes de chaque être humain, par exemple. Une telle disproportion entre les dimensions humaines et le développement, présenté comme indéfini, de la science conduit tout simplement au désespoir, à la servitude et à l’individualisme, quand ce n’est pas à la folie des grandeurs.
Bien entendu, je n’ai pas de réponse à la présentation pessimiste que Simone WEIL fait de la civilisation présente. Je me borne à constater qu’elle souligne avec justesse la prolifération monstrueuse de l’inconscience, de la sottise, de la corruption et par-dessus-tout de la veulerie (dont la plus éclatante démonstration nous a été donnée par les rats qui ont quitté le navire lors de l’affaire dite affaire FILLON). C’est un fait : monsieur FILLON a commis bien des erreurs, mais à côté des trahisons dont il a été l’objet (non pas pour des raisons morales, mis pour des raisons d’intérêt personnel), ce homme a fait preuve de caractère. Je suis persuadé qu’il arrivera démontrer sa bonne foi pour ce qui est de l’emploi de son épouse. Je suis moins enthousiaste, je dois le dire, pour ce qui est des somptueux costumes que lui a offerts monsieur BOURGI. Mais à côté de l’assassinat de la patrie par les mondialistes, les immigrationistes, les immoraux de tout poil, les menteurs de tous horizons, je préfère encore un homme de caractère, aimerait-il l’argent, à des bateleurs dépourvus de scrupules et de vision.
Pour se débarrasser de l’oppression, il faut commencer par penser. 
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Où la haine des chrétiens ne va-t-elle pas se nicher ?

Je vais vous le dire : dans le journal Libération qui, à cet égard, est le plus ignoble de tous les canards.

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Décomposition de la démocratie !

(a) Une information intéressante. Mais il est clair qu’on ne peut accuser monsieur MACRON d’avoir méconnu le travers d’un de ses piliers.

L’ennui, c’est que monsieur BORELLO est chargé du secteur social par l’ectoplasme.


(b) Illustration N°1.


(c) Illustration N°2.



(d) Illustration N°3.

macron affaires