vendredi 26 août 2016

26 août 2016. Nouvelles de la Résistance. Il est temps de rompre le pacte avec le diable.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Le diable considéra alors que l’Homme moderne avait mordu suffisamment bien à son hameçon et choisit ce moment pour annoncer qu’un pacte existait et qu’il fallait commencer à payer pour ses largesses passées. Avant la fin de ce XVIIIe siècle, et surtout à de nombreuses reprises depuis, il continua à présenter son ardoise. Il ne voulut cependant pas apparaître en personne, mais préféra inspirer quelques sombres prophètes, auxquels il donna pour mission de révéler aux hommes le montant qu’ils auraient à régler. Si tu veux garder la liberté, dirent ces prophètes à leur contemporain, tu auras à t’acquitter d’un triple prix, en te séparant d’abord de ton Dieu, ensuite de ton prochain et finalement de toi-même.

Plus de Dieu : tu n’auras aucune raison de croire qu’il existe un être au-dessus de toi, une entité dont la valeur serait supérieure à celle de ta propre vie ; tu n’auras plus ni d’idéaux ni de valeurs : tu seras un « matérialiste ». Plus de prochain : les autre hommes, à ton côté et non plus au-dessus de toi, continueront d’exister, bien entendu, mais ils ne compteront plus pour toi. Ton cercle se rétrécira : d’abord à tes connaissances, ensuite à ta famille immédiate, pour se limiter enfin à toi-même ; tu seras un « individualiste ». Tu essaieras alors de t’accrocher à ton moi, mais celui-ci sera à son tour menacé de dislocation. Tu seras traversé par des courants sur lesquels tu n’auras aucune prise ; tu croiras décider, choisir et vouloir librement, alors qu’en vérité ces forces souterraines le feront à ta place, de sorte que tu perdras les avantages qui t’avaient semblé justifier tous ces sacrifices. Ce moi ne sera plus qu’une collection hétéroclite de pulsions, une dispersion à l’infini ; tu seras un être aliéné et inauthentique, ne méritant plus d’être appelé « sujet »."
In
Tzvetan TODOROV.
Le Jardin imparfait. La pensée humaniste en France. (Collection dirigée par Jean-Paul ENTHOVEN ; Biblio essais ; Le Livre de Poche N°4297.)
[Le Livre de Poche], Grasset, Paris, 2006, p. 10
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2. COMMENTAIRES.
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Vous remarquerez que depuis quelques jours, la tonalité de mes billets porte sur le statut de l’être humain. Pour être juste avec TODOROV, il convient de dire que ces propos ici présentés sont introductifs et qu’il s’efforce de démontrer que ce constat n'est que partiellement justifié dans le reste de son ouvrage. Néanmoins, il convient, au point où nous en sommes, de nous poser les questions que soulève TODOROV.
Avec la laïcité furieuse de nos gouvernants actuels, avec l’œuvre de déconstruction historique de la patrie, entreprise par l’éducation nationale, avec le rejet de la reconnaissance des origines chrétiennes de l’Europe (Merci MM. CHIRAC et JOSPIN), nous avons en effet acté la séparation d’avec Dieu. D’autres, ailleurs, en Orient notamment, payent de leur sang la fidélité à ce Dieu que nous avons apostasié avec allégresse. Nous récoltons les fruits de notre reniement avec la multiplication des actes commis, paraît-il, par des « déséquilibrés » au cri d’Allahou akbar.
Avec la multiplication des allocations de toutes sortes, l’état nous a déchargés du soin de notre prochain. Pourquoi ressentirions-nous l’urgence de nous rendre prochain de l’autre, puisque l’État prétend le faire à notre place.
Avec la floraison des publications de penseurs fumeux ou célèbres, concernant la mort du sujet, nous avons renoncé à l’exercice de nos libertés, c’est-à-dire à la réflexion, à la pensée, et aux droits imprescriptibles de notre conscience. Qu’est-ce qu’en effet la liberté de conscience si ce n’est le droit du sujet. Plus de sujet, plus de liberté de conscience ; nous nous exilons de nous-mêmes et l’homme est en train de crever au profit de la machine qui bientôt le remplacera.
À cet égard, les prochaines élections présidentielles seront déterminantes. Il en va de l’avenir de notre patrie, de l’Europe (la vraie, pas celle de monsieur JUNCKER), et probablement de la part d’humanité qui nous habite et qui a fait la grandeur de la France.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Traumatisme de mères porteuses indiennes ; négation de l’humanité, négation du prochain, négation de Dieu : du site généthique.

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Eux ne renient pas leur Dieu. Du site Aleteia :




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Et m… à l’Europe à la JUNCKER ! (Du site Citizen Go)

Je vous invite à signer la pétition.



Le rapport de la députée néerlandaise, Sophia in 't VELD, du groupe ALDE (Libéraux Démocrates), propose de mettre en place un outil de notation politique pour chaque état-membre de l’Union Européenne. L’objectif ? Sanctionner les peuples et les pays qui ne se conformeraient pas aux valeurs "démocratiques" imposées par Bruxelles.
Empêchez-ça, signez cette pétition


Pour de nombreux responsables politiques européens, ces "valeurs démocratiques" sont, en particulier, "l'égalité" et la "non-discrimination". Ces deux notions sont à la base de toutes les revendications transsexuelles, bisexuelles, lesbiennes et gay concernant le "mariage" homosexué, l'adoption par les homosexuels, la PMA et la GPA.

Empêchez-ça, signez cette pétition


Ce rapport, s'il est mis en application, permettrait de considérer qu'un pays n'acceptant pas les prétendues "avancées sociétales" ne respectent pas les "droits fondamentaux" des citoyens (application de l'article 21 de la Charte des droits fondamentaux qui dit en particulier qu'il ne peut y avoir de discrimination sur l'orientation sexuelle, par exemple). Autrement dit, il ne respecterait pas les « Droits de l’Homme »…
C’est une manière inédite, en Europe, d’empêcher tout retour sur ces lois délirantes.
Ainsi, le Parlement Européen, la Commission et le Conseil s'arrogeraient le droit [droit qu’ils n’ont pas] de modifier les objectifs et la nature même de l’Union Européenne telle que définie dans les Traités, sans que les citoyens européens n’aient été consultés
C’est illégal, c’est anti-démocratique et c’est dangereux pour nos libertés.
Cette pétition est portée par "Europe for Family", association initiée par "La Manif pour Tous", mais également présente en Allemagne, en Pologne et dans d'autres pays européens.  
Merci pour votre aide,
Stéphane Duté et toute l’équipe de CitizenGO






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jeudi 25 août 2016

25 août 2016. Nouvelles de la Résistance : Simone Weil avait prophétisé les moments que nous vivons !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Dans l'ensemble, la situation où nous sommes est assez semblable à celle de voyageurs tout-à-fait ignorants qui se trouveraient dans une automobile lancée à toute vitesse et sans conducteur à travers un pays accidenté. Quand se produira la cassure après laquelle il pourra être question de chercher quelque chose de nouveau ? C'est peut-être affaire de quelques dizaines d'années, peut-être aussi de siècles. Il semble cependant que les ressources matérielles de notre civilisation ne risquent pas d'être épuisées avant un temps assez long, même en tenant compte de guerres, et d'autre part, comme la centralisation, en abolissant toute initiative individuelle et toute vie locale, détruit par son existence même tout ce qui pourrait servir de base à une organisation différente, on peut supposer que le système actuel subsistera jusqu'à l'extrême limite des possibilités. Somme toute, il apparaît raisonnable de penser que les générations qui seront en présence des difficultés suscitées par l'effondrement du régime actuel sont encore à naître. Quant aux générations actuellement vivantes, elles sont peut-être, de toutes celles qui se sont succédé au cours de l'histoire humaine, celles qui auront eu à supporter le plus de responsabilités imaginaires et le moins de responsabilités réelles. Cette situation, une fois pleinement comprise, laisse une liberté d'esprit merveilleuse."
In
Simone WEIL.
Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. (Collection Folio/Série Essai N°316), p. 146
Gallimard, Paris, 2004 (date du dépôt légal de cette édition).

Tous les Français devraient lire cet ouvrage !
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2. COMMENTAIRES.
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Il y avait bien longtemps que je n’avais cité Simone WEIL, selon moi un des penseurs les plus profonds du XXe siècle. Le livre d'où j’extrais ce passage a été publié il y a plus de soixante ans. Il n’a pas pris une ride.
Simone WEIL souligne bien les défauts de l’organisation politique et sociale qui est la nôtre et celle des pays qui se prétendent démocratiques. Cette prétention, en effet, est des plus grotesques. Les citoyens ont perdu la possibilité de se constituer en corps intermédiaires dotés de pouvoirs politiques. Il en résulte que nous avons abandonné le soin de guider nos vies selon notre vocation à une administration anonyme, toute puissante en droit, impotente en fait. De sorte que l’on met sur nos épaules, par le biais de votes qui sont des turlupinades, le soin de régler des problèmes aussi lourds que celui de l’identité nationale, des racines de notre patrie, de l’immigration incontrôlée ; une fois que nous avons délégué nos pouvoirs à la prétendue et soi-disant représentation nationale et à un exécutif boursouflé, nous sommes complètement dépourvus des moyens qui nous permettraient de vivre selon des vues partagées par.la majorité des Français.
Il est probable que les politiciens de tous poils n’ont pas prêté assez d’attention aux événements de SISCO en Corse. Des citoyens ont pris les moyens (ils étaient, paraît-il illégaux !) pour faire respecter le droit (celui de l’accès public à la plage) que les pouvoirs publics sont incapables d’imposer. Nous voici donc dépossédés des responsabilités réelles, celles de vivre chez nous comme nous l’entendons, au profit de responsabilités imaginaires, celles de régler des problèmes brûlants qui infectent notre vie quotidienne dans l’espace public.
Il est grand temps que la mascarade prenne fin. Et je dois dire que cette situation me laisse en effet une liberté d’esprit merveilleuse.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Du site des Nouvelles de France cet article sur les événements de SISCO.

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Du site du Salon beige, cette autre analyse des événements de SISCO

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Racisme « anti-blanc ». Du site du Boulevard Voltaire.



Ces trois informations, à elles seules, résument mieux qu’un long discours ce que dit notre grande Simone WEIL. Vous avez le droit de commenter.

mercredi 24 août 2016

24 août 2016. Nouvelles de la Résistance. Hiérarchie des normes, Mozi, Kelsen et loi El-Khomri.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"MOZI a dit : Aux débuts de la vie humaine, quand il n’y avait encore ni loi ni gouvernement, la coutume était « à chacun selon son idée ». De ce fait, chaque homme avait sa propre idée, deux hommes avaient deux idées différentes et dix hommes avaient dix idées différentes : autant d’homme, autant d’idées. Comme tout le monde approuvait son propre point de vue et désapprouvaient les points de vue des autres, des désaccords mutuels apparurent parmi les hommes. En conséquence, le père et le fils, le fils aîné et ses cadets devinrent ennemis et étrangers les uns aux autres, puisque ils étaient incapables de se mettre d’accord. Chacun travaillait à faire du tort à l’autre par l’eau, le feu et le poison. On n’employait pas à s’entraider l’énergie en surplus ; on laissait les denrées en surplus pourrir au lieu de les partager ; on gardait secrets d’excellents daos au lieu de les transmettre. Le désordre du monde était comparable à celui qui règne parmi les oiseaux et les bêtes. Et tout ce désordre était dû à l’absence de souverain."
[…]
"Ensuite, comment établit-on l’ordre dans l’empire ? L’ordre régnait dans l’empire parce que l’empereur avait pu unifier les normes dans l’empire. Si cependant tout le peuple s’identifie au fils du Ciel et non au Ciel même, la forêt vierge n’est pas défrichée, les ouragans et les déluges qui s’abattent fréquemment ne sont que le châtiment du Ciel contre le peuple quand il n’aligne pas ses normes sur la volonté du Ciel."

子墨子言曰:「古者民始生,未有刑政之時,蓋其語『人異義』。是以一人則一義,二人則二義,十人則十義,其人茲眾,其所謂義者亦茲眾。是以人是其義,以非人之義,故文相非也。是以內者父子兄弟作怨惡離散不能相和合。天下之百姓皆以水火毒藥相虧害至有餘力不能以相勞腐臭1餘財不以相分隱匿良不以相教天下之亂若禽獸然。
夫明虖天下之所以亂者,生於無政長
察天下之所以治者何也?天子唯能壹同天下之義,是以天下
治也。
[…]
天下之百姓皆上同於天子,而不上同於天,則菑猶未去也。今若天飄風苦雨,溱溱而至者,此天之所以罰百姓之不上同於天者也。」
In
MOZI, Livre III, L’identification au supérieur.
Le texte chinois est tiré du Chinese Text Project.
La traduction est celle du texte anglais établi depuis le chinois par Yi-Pao Mei, par Pierre de LAUBIER.
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2. COMMENTAIRES.
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Je vous demande de lire intégralement ces commentaires. Il me semble qu’ils sont au cœur du débat politique actuel.

Mes lecteurs pardonneront, je l’espère, le recours fréquent que je fais à MOZI, certainement un très grand penseur de la Chine antique, peut-être même le plus grand. Fervent défenseur de L’Amour universel, il s’est opposé aux confucianistes, notamment dans des dialogues (sans doute imaginaires) qu’il aurait eus avec MENCIUS. Il n’a pas eu dans la vie politique chinoise l’importance de CONFUCIUS, sans doute parce que les Lettrés trouvaient dans l’immanentisme de ce dernier, des motifs suffisants pour établir leur puissance et défendre leurs intérêts.
Dans ce texte, MOZI établit une hiérarchie des normes. Les oppositions des syndicats à la loi dite El-Khomri trouvent justement leurs fondements dans la théorie de la hiérarchie des normes que ladite loi inverserait en mettant l’entreprise (employeur plus employés) au-dessus des syndicats (responsables syndicaux plus employés). Je n’ai pas détaillé la hiérarchie qu’établit MOZI ; je ne ferai que la résumer : chef de village, chef de district, seigneur féodal, empereur, et CIEL, chacun édictant des normes emboîtées dans celles de leur supérieur.)
En soumettant l’empereur et le peuple aux normes établies par le Ciel, MOZI se place résolument du côté de la transcendance. Il indique clairement que les châtiments (déluges, ouragans) expriment le courroux du Ciel vis-à-vis d’un peuple qui ne soumet pas à ses règles. C’est, du reste, ce que les prophètes d’ISRAËL ne cesseront de dire au peuple israélite, infidèle aux alliances successives que Dieu a passées avec lui. Sans utiliser le concept de Loi naturelle, MOZI, très clairement y fait référence. Les prophètes d’ISRAËL, eux, ne cessaient de la rappeler au peuple et aux rois ; en évoquant MOÏSE et l’alliance mosaïque et en filigrane, c’est bien au Décalogue qu’ils faisaient allusion.
Revenons à la hiérarchie des normes bousculées par la loi El-Khomri. En premier lieu, on doit reconnaître que cette hiérarchie existe en fait et droit dans notre espace politique. La difficulté tient au fait que la hiérarchie des normes dans la « démocratie » française est dépourvue de TOUS FONDEMENTS. Elle ne trouve sa légitimité que dans la Constitution qui en est la norme suprême. Or, et nous l’avons vécu, une constitution se change, et par conséquent la hiérarchie des normes qu’elle implique peut être bouleversée. En réalité, les partisans d’une nouvelle République veulent changer la hiérarchie des normes. Je ne sais pas s’ils en sont conscients, mais j’affirme qu’un changement de constitution aurait cet effet.
Le théoricien de la hiérarchie des normes dans le droit est KELSEN qui énonçait dans sa Théorie pure du droit, la seule valeur du droit positif, et niait par conséquent que le droit puisse s’enraciner dans la loi naturelle. Il émigra aux Etats-Unis car il était juif, mais il n’hésita pas à affirmer que les lois antisémites de HITLER n’étaient pas dépourvues d’une certaine juridicité. La raison fondamentale qui oppose les Socialistes, les hommes de gauche et certains chrétiens qui se réclament de cette mouvance, aux manifestants contre la Loi TAUBIRA et ses annexes réside dans cette différence : en France, la loi est dépourvue de TOUS FONDEMENTS autres que politiques. L’instauration d’une laïcité pure et dure n’avait du reste d’autre dessein que de servir les intérêts, les buts, l’idéologie d’un courant de pensée auto-institué en maître de la morale publique. Il y a là une grande analogie entre le statut des Lettrés chinois et des dignitaires des Loges maçonniques. S’il était possible de débattre sereinement et PUBLIQUEMENT avec ce courant de pensée qui se veut secret, la démocratie aurait fait un grand pas. Mais ce n’est pas le cas.
Cela, nombre de Français ne peuvent plus l’accepter.





mardi 23 août 2016

23 août 2016. Nouvelles de la Résistance. Pépère devrait lire Arthur !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Nulle part plus qu’en morale, la nécessité d’une explication métaphysique n’est pressante : car il est un seul point sur lequel s’accordent tous les systèmes philosophiques ou religieux : c’est que la signification morale des actions enveloppe une signification métaphysique, une signification qui dépasse la région du pur phénomène, qui va plus haut que toute expérience possible, et qui touche de plus près à la question de l’existence de l’univers, à celle de la destinée humaine ; car de degré en degré, quand l’esprit cherche la raison de toute existence, il s’élève à ce sommet suprême : le bien moral. […]."
In
Arthur SCHOPENHAUER.
Le fondement de la morale. Traduction d’Auguste BURDEAU. Introduction et notes d’Alain ROGER. ("Les Classiques de la Philosophie ")
Le livre de poche, N°4612,
Librairie Générale Française, Paris, Édition 08, 2014 (date du dépôt légal de la présente édition),  p. 222.
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2. COMMENTAIRES
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C’est à dessein que j’ai choisi la citation d’un philosophe qui ne passe pas pour être un fervent adepte du christianisme. Il admirait le bouddhisme, lui trouvait des analogies avec la théologie des mystiques rhénans, et, en quelque sorte, surplombait ces doctrines en les considérant du seul point de vue philosophique, sans jamais prendre en compte l’émergence historique des religions qui les portent et qui pourtant sont des éléments indispensables pour en estimer la valeur. (pour autant que je le sache, car je n’ai lu de cet auteur que l’ouvrage cité en référence et un autre petit livre gorgé de pessimisme : L’art de se connaître soi-même eis heautón. Traduction de l’allemand de Laurent FEREC. Préface et notes de Franco VOLPI. Rivages poche/Petite Bibliothèque. No 830. [Éditions] Payot et Rivages, Paris, 2015).
Ce qui me paraît important dans cette opinion, c’est que la raison permet d’accéder à une vérité qui est accessible à tous : la morale dépasse la région du pur phénomène, elle touche au plus près la question de l’existence de l’univers. Ce dernier point est pour moi capital. Il ne s'agit pas du salut du socialisme agonisant, de la République corrompue, d'une France exsangue à force d'être saignée, mais du salut de l'UNIVERS.
On ne saurait reprocher à pépère son manque de culture, ou son absence de réflexion philosophique. Mais il y a, dans son entourage, des gens qui pensent. Je me demande, notamment, comment les hauts responsables des Loges maçonniques reçoivent ou ont reçu le travail de SCHOPENHAUER sur les fondements OBJECTIFS de la morale.
En réalité, dans le relativisme total et gluant de la pensée contemporaine, la question de la morale est complètement évacuée. Elle est remplacée par celle de l’auto-construction des individus (je ne parle pas des personnes, mais bien des individus), par la légitimité absolue de toutes les opinions en matière de mœurs et de morale, tant qu’elles demeurent émises dans la sphère privée, mais par la contrainte la plus tyrannique du droit positif, quand un comportement a reçu la sanction de l’approbation d’une majorité : c’est ainsi que l’on marie des gens de même sexe, que l’on légitime la GPA ou d’autres pratiques technologiques, et que l’on interdit l’objection de conscience aux maires qui refuseraient de « marier » deux hommes ou deux femmes.
Mais pépère cherche des voix en vue d’une très improbable réélection. Il dit oui à toutes les opinions, ne tranche pas (en apparence), et, en catimini, s’arrange pour donner satisfaction à diverses minorités susceptibles de lui apporter leurs suffrages : appellerait-il cette quête, "recherche du bien commun " ?
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Voir cette vidéo publiée sur le site du Boulevard Voltaire :





lundi 22 août 2016

22 août 2016. Nouvelles de la Résistance. Esclavage et GPA !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Je crois que la vie spirituelle est celle de l’être vrai de l’homme, la vie de cet être intérieur dont la flamme est si souvent étouffée sous les cendres de l’anxiété et des soucis vains. Bien qu’elle soit orientée vers Dieu plutôt que vers la satisfaction des besoins matériels de l’existence, la vie spirituelle n’est pas faite d’illusions ou de rêves : sans elle notre existence tout entière devient irréelle et illusoire. En nous intégrant dans l’ordre établi par Dieu, la vie spirituelle nous place en plein centre du réel, non tel que nous l’imaginons, mais tel qu’il est. Elle arrive à ce résultat en nous faisant prendre conscience de ce que nous sommes vraiment, et en nous plaçant en la présence de Dieu." (Page 5.)

"Quelle soit la déchéance de l’homme et de son milieu, quelle que soit la profondeur de son désespoir, le seul fait d’être un homme implique que la vie ait un sens. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’homme tend à se révolter contre lui-même. S’il pouvait comprendre sans effort, le sens de la vie, s’il pouvait sans peine accomplir ses fins dernières, il ne douterait jamais de la valeur de l’existence. Ou s’il voyait immédiatement que la vie n’a ni but ni sens, la question ne se poserait plus. Dans l’un ou l’autre cas il ne serait pas pour lui-même une telle énigme." (Page 9.)
In
Thomas MERTON.
Nul n’est une île. Traduit de l’américain par Marie TADIÉ. (Collection «Points», série Sagesses, N°Sa64.)
Éditions du Seuil, Paris, 1993 (date du dépôt légal).
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2. COMMENTAIRES.
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Ce billet se situe dans le prolongement de celui daté du 21 août. Il traite en fait du mal absolu qu’est le matérialisme idéologique ou pratique qui imprègne, inonde, submerge notre vie politique, sociale, et même culturelle ! Il ne se passe pas de jour sans que le dévoiement qui est consubstantiellement lié à ce matérialisme, souvent couplé à une cupidité sans bornes n'apparaisse dans toute sa hideur :

Voici par exemple un article tiré du site http://openyoureyes.over-blog.ch/google-baby-/-b%C3%A9b%C3%A9s-en-kit-doc-vf qui montre la honte et l’esclavage qu’est la GPA.

Doron, un entrepreneur Israélien high tech, a lancé une nouvelle offre de service : la production de grossesse.

-La grossesse se fait en Inde (c’est moins cher).
-Le matériau génétique est sélectionné par les clients via une interface web.
-le sperme et les ovules s’achètent en ligne.
-les embryons fabriqués sont congelés et expédiés par avion en Inde.
-ils seront implantés dans l’utérus de mères porteuses locales (Inde) c’est moins cher !
-Les clients se présentent à la fin des 9 mois de grossesse pour récupérer leur bébé.
-Il suffit d’une carte de crédit pour acheter un bébé.

Mais vous ne trouvez pas que ces pratiques sont honteuses, qu’elles méritent d’être universellement interdites et que nous avons raison de manifester le 16 octobre ?
Monsieur BERGE et ses millions peuvent trouver que louer son ventre (quand on est pauvre) ne fait pas de différences d’avec la location de ses bras. Il se trouve que nombre de personnes sensées ne partagent pas cet avis. Nul ne songe à condamner le magnat pour son orientation sexuelle, que ce soit bien clair. Qu'il s'obstine à diffuser ses vues dépourvues de toutes réflexions éthiques est un motif de révolte légitime. Et dire que cet homme est un magnat de la presse, qu’il nous inonde de ses opinions faisandées ! Mais enfin allons-nous réagir ?

Oui, la vie a un sens ! Oui, la vie est sacrée ! Oui,l'exercice de sexualité humaine qui lie un  homme et une femme dans l'acte possiblement procréateur est revêtue d'une dignité insurpassable. Tout le reste est le produit du néolibéralisme marchand, insupportable à un nombre croissant de nos concitoyens. Et ce n'est ni monsieur BERGE, ni monsieur HOLLANDE, ni madame TOURAINE, ni les militants LGBT qui nous ferons changer d'avis. En vérité, et je vous demande de me croire, je ressens à leur endroit plus de compassion que de mépris ou de colère, en raison de leur aveuglement; Je reviendrai demain sur la notion de LUMIERE et d'ESPRIT qui s'oppose aux ténèbres dont il semble qu'elles s'étendent sur l'univers.

J'ai donc rattrapé mon retard !








21 août 2016. Nouvelles de la Résistance. Pourquoi, en tant que scientifique, je soutiens La Manif Pour Tous

Une panne de Modem a fait que je n'ai pas pu délivrer mon billet hier en temps utile le voici

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de 

devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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Empruntée à l’ouvrage de Jean-Claude GULLEBAUD (Le Principe d’Humanité) que tout honnête homme soucieux de vérité appuyée sur la réflexion et la probité intellectuelle devrait avoir lu, cette ahurissante affirmation de l’un des découvreurs de la double hélice, Jim WATSON :

"Aucun enfant nouveau-né ne devrait être reconnu humain avant d’avoir passé un certain nombre de tests portant sur sa dotation génétique […]. S’il ne réussit pas ces tests, il perd son droit à la vie." (cf. Pierre THUILLIER, La tentation de l’eugénisme. La Recherche, 155, mai 1984).
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2. COMMENTAIRES.
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Vous comprendrez pourquoi il est absolument nécessaire de défendre la vie, dès la conception, pour éviter que de telles dérives idéologiques puissent un jour devenir réalité. Qu’un homme de l’envergure scientifique de WATSON puisse proférer de telles horreurs, sans susciter dans le monde politique, philosophique ou médical la moindre protestation solennelle, dépasse l’entendement. Nous sommes mûrs pour toutes les servitudes que nous imposeront les technosciences, aux mains de quelques sociétés privées, américaines pour la plupart. Est-ce cela que nous voulons ?
La seule instance qui ait jamais affirmé l’égale dignité de TOUS LES ÊTRES HUMAINS est l’église catholique, une instance il est vrai humano-divine, faites d’homme pécheurs, mais d’hommes sauvés.
Dès 1930, dans son encyclique Casti connubi, le pape PIE XI condamnait solennellement l’eugénisme, et il est intéressant de noter qu’Axel KAHN le reconnaît en ces termes : « De fait, il n’y a quasiment pas eu de pratiques eugénistes dans les pays catholiques européens, fussent-ils fascistes. »
A cet égard, il convient de rappeler aussi que le grand évêque de MÜNSTER, Mgr Clemens August von GALLEN condamna les stérilisations à visée eugéniste établies par une loi naze de 1934 ; il le fit dans une déclaration pastorale datée du 29 janvier 1934. Le même, comme le note Jean-Claude GUILLEBAUD, en plein hitlérisme triomphant, dénoncera en chaire, en août 1941, la politique d’élimination des handicapés mentaux : « Malheur aux hommes, malheur au peuple allemand, si on transgresse impunément le commandement de Dieu “Tu ne dois point tuer” ». Bien plus, il eut le courage de porter plainte pour meurtre et il obtint la fermeture des centre de gazage où l’on exterminait les handicapés mentaux.
Si je me permets de parler de ces questions d’eugénisme, c’est qu’avec la PMA, la GPA, le diagnostic préimplantatoire, on se dirige insensiblement vers le meilleur des mondes, un monde insupportable où n’auront le droit de vivre que ceux qui auront passé avec succès les tests génétiques…
Je suis fondamentalement scientifique de formation. J'ai suivi les progrès de la science quand j'étais en activité, je continue de les suivre. J'affirme que si nous déplaçons les limites qui déterminent qui est homme et qui ne l'est pas, nous courrons à la catastrophe civilisationnelle et à la destruction de l'humanité. Ceci vaut aussi bien pour l'embryon que pour le vieillard dont certains beaux esprits déclarent que sa vie ne vaut pas la peine d'être vécue,
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3. INFORMATION DIVERSES.
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Féodalité pas morte !

Pour ne rien vous cacher, je préférerais la vraie, celle qui n’a pas honte d’affirmer ce qu’elle est :


samedi 20 août 2016

20 août 2016. Nouvelles de la Résistance. A propos de la Fraternité, l'opposé de l'égalité, ou le prochain contre le ressentiment.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[...]. Nous sommes si habitués à voir les mots égalité et fraternité accouplés, que nous ne nous demandons même pas s’il y a compatibilité entre les idées que ces mot désignent. Mais la réflexion permet justement de reconnaître que ces idées correspondent, pour parler comme RILKE, à des directions du cœur absolument opposées. L’égalité traduit une sorte d’affirmation spontanée qui est celle de la prétention et du ressentiment : je suis ton égal, je ne vaux pas moins que toi. En d’autres termes, l’égalité est centrée sur la conscience revendicatrice de soi. La fraternité au contraire est centrée sur l’autre : tu es mon frère. Ici tout se passe comme si la conscience se projetait vers l’autre, vers le prochain. […]. Dire à l’autre : tu es mon égal, c’est en réalité se placer en dehors des conditions effectives d’appréhension concrète qui sont les nôtres. À moins que cela ne veuille dire : tu as les mêmes droits, formule purement juridique et pragmatique dont le contenu métaphysique est à peu près inélucidable."
In
Gabriel Marcel.
Les hommes contre l’humain.
La Colombe, Éditions du Vieux Colombier, Paris, 1951, p. 154-155.
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2. COMMENTAIRES.
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À plusieurs reprises, dans mes billets, j’ai souligné le caractère abstrait des deux premier mots de la devise de la soi-disant République : Liberté, Égalité, et le caractère concret du troisième, celui de Fraternité. Il se trouve que la fraternité, telle qu’en parle si bien Gabriel MARCEL, est la soixantième roue du carrosse de la pensée politique contemporaine en général, et socialiste en particulier. La notion de fraternité, chez les socialistes, a tendance à s’appliquer à ceux qui partagent leurs croyances au sein des loges maçonniques et qu’ils appellent justement de frères ; elle ne semble pas s’étendre à ceux des Français qui ne partagent pas les idéaux desdites loges. Celles-ci n’ont pas de mots assez durs pour désigner, par exemple, les adhérents de La Manif Pour Tous, sous les noms de fachos, d’intégristes, de rétrogrades. Il me semblerait plus juste de comprendre les raisons profondes qui jettent des centaines de milliers de Français sur le pavé de la capitale.
L’égalité formelle, juridique et pragmatique établie sur les bases d’un droit purement positif, lui-même fondé sur des options anthropologiques hasardeuses, repose effectivement sur l’exploitation du ressentiment nietzschéen : pourquoi lui et pas moi ? Elle alimente la violence parce qu’elle accroît l’indifférenciation, et par conséquent le désir mimétique (si bien analysé par le très regretté René GIRARD). La fraternité a une tout autre couleur, et Gabriel MARCEL le souligne bien.
Voilà pourquoi (voir mon billet d’hier) en déniant aux plus petits l’accès au plus haut des savoirs, madame VALLAUD-BELKACEM a blessé la fraternité, et n’a pas fait croître d’un pouce l’égalité formelle et pragmatique, comme je l’ai dit hier : elle l'a au contraire aggravée, en aggravant le ressentiment.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Il n'a pas eu de bol, mais nous non plus ! (Du site du Boulevard Voltaire.)

"Depuis hier, plusieurs magazines et journaux nous livrent quelques morceaux choisis du livre Conversations privées avec le Président. Pas moins de 32 entretiens ont été nécessaires aux auteurs (deux journalistes, l’un d’Europe 1, l’autre de France 2) pour recueillir les confidences du Président. Un rythme effréné mais François Hollande a toujours adoré le contact des journalistes. On imagine qu’il a dû se délecter. Eux aussi, sans doute.
Certains extraits nous laissent tout de même pantois, notamment celui concernant la fameuse inversion de la courbe du chômage : « Je n’ai pas eu de bol », a carrément avoué – et pas sous la torture, on l’imagine bien – le Président. Nous non plus, d’ailleurs, nous n’avons pas eu de bol ! Cette phrase magique aurait, du reste, pu faire un magnifique sous-titre à ce livre. Quel sens de la formule, en tout cas. Imaginez de Gaulle après le Petit-Clamart, recevant le journaliste Michel Droit ou son ministre-écrivain André Malraux et se confiant sans détour, ni alexandrin : « P…, j’ai eu du c… ! » Cela aurait eu de la gueule, non ? Vous me direz qu’il s’agit de conversations privées avec le Président. Alors, si c’est privé, ce n’est pas avec le Président."

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À lire, de toute urgence, cet article passionnant, publié sur le site du Figaro : une interview de Brice COUTURIER.