lundi 22 mai 2017

22 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. La barbarie à visage découvert

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Nous inaugurons un nouveau cycle consacré à Georges BERNANOS, inépuisable source de réflexion sur les événements contemporains. Cette fois-ci nous allons explorer un livre incroyablement actuel, intitulé : La liberté, pour quoi faire ? (Folio Essais, N°274, Gallimard, Paris, 1995).
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La civilisation ne doit pas être, à présent, seulement défendue. Il lui faut créer sans cesse, car la barbarie, elle, ne cesse de détruire, et elle n’est jamais plus menaçante que lorsqu’elle fait semblant de construire à son tour.
Le pire malheur du monde, à l’heure où je parle, est qu’il n’a jamais été plus difficile de distinguer entre les constructeurs et les destructeurs, car jamais la barbarie n’a disposé de moyens si puissants pour abuser des déceptions et des espoirs d’une humanité ensanglantée, qui doute d’elle-même et de son avenir. Jamais le Mal n’a eu d’occasion meilleure de feindre d’accomplir les œuvres du Bien. Jamais le Diable n’a mieux mérité le nom que lui donnait déjà saint Jérôme, celui de Singe de Dieu." (Page 24, en regard de la première contribution, intitulée : La France devant le monde de demain.)
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2. COMMENTAIRES.
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Comment ne pas se souvenir de la parole prophétique d’Isaïe 5, 20 ? « Malheur à ceux qui appellent le Mal Bien et le Bien Mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, qui changent l’amertume en douceur et la douceur en amertume ! » A cet égard, je vous recommande vivement la lecture de l’article publié sur le site
Depuis plus de 30 ans, le monde politique noircit la vertu et l’ascèse, ne cesse de la ringardiser et de la stigmatiser, en traitant les défenseurs de la vie, de sa conception à sa fin, de réactionnaires, d’inadaptés, que sais-je encore, et par exemple.
Nous avons eu droit à l’avortement sous condition de madame WEIL, pour aboutir au délit d’entrave numérique sous le calamiteux quinquennat du pire président qui jamais existât ! Nous avons commencé par le PACS pour terminer avec le mariage homosexuel. Puis on a autorisé la PMA pour les couples infertiles et l’on s’achemine vers la PMA pour les couples homosexuels. Et bientôt, nous aurons la GPA, avec ses catalogues : sexe, couleur des yeux, couleur de la peau, etc.
Voilà ce que les apprentis sorciers appellent Bien, ou Nouveaux Droits, en poussant l’homme à devenir son propre Dieu. Il est difficile de lutter contre les puissances d’argent et les médias, tous acquis aux Ténèbres transformées en Lumières du progrès. Que faire contre les pressions d’un Pierre BERGE ? Le financement du parti En marche par les grands banquiers ? Nous n’avons que les armes de la prière et de l’amour, sans conditions. Après avoir, dans les nombreux billets antérieurs aux élections présidentielles, vilipendé monsieur MACRON, et puisqu’il est élu, il ne me reste plus qu’à prier pour la France. C’est ce que je fais en suivant la communauté de prière Hozana et la neuvaine à Jeanne d’Arc.

Il n’est pas innocent de souligner une coïncidence providentielle, celle de l’Évangile de ce jour :

"En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés. On vous exclura des assemblées. Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu. Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père, ni moi. Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela : quand l’heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l’avais dit. »"

Ceci ne nous empêche pas de combattre, mais ce sera au prix de la persécution molle, des moqueries, ou de la mort sociale. Chers lecteurs, n’oubliez jamais ceci qui relève de la métaphysique la plus simple : personne ne peut faire que vous soyez autre que ce que vous êtes : voilà la clef du comportement libre !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Lire la totalité de l’article et notamment ce qui a trait à la subordination du social à l’économique.


22 mai 2017. Note brève. Prière d'un Ange gardien à son protégé !

Dans cette note brève, je vous livre la prière d’un ange gardien à celui qu’il est chargé de protéger. Elle figure en exergue d’un livre étonnant de Pierre JOVANOVIC, livre qui s’intitule : Enquête sur l’existence des anges gardiens, publié aux Éditions Filipacchi, Paris, 1993. L’auteur a parfois la dent dure contre certains membres du clergé qui traitent de stupidités le travail très documenté de ce journaliste de profession. Mais les références, les faits – datés, situés et précisément décrits – obligent à réfléchir.
J’ai bien conscience que cette prière ne touchera que ceux de mes lecteurs qui ont la foi. Mais elle est belle, et sa beauté suffit à remplir d’espérance.

"Si tu savais combien ton visage
s’altère, lorsque dans le regard
calme et pur qui te lie à moi,
tu te perds soudain
et te détournes de moi !
Comme un paysage lumineux qui s’obscurcit,
cela m’exclut de toi.
Alors j’attends. En silence j’attends
parfois longuement.
Serais-je humain, comme toi,
mon amour méprisé deviendrait peine mortelle.
Mais une patience infinie m’est donnée
par le Père et inébranlablement
je t’attends, quand tu voudras venir.
Et ce léger reproche, comprends
qu’il n’est pas un reproche
mais un message discret."

Christian MORGENSTERN

vendredi 19 mai 2017

19 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. Vive la vie ! Non à la bureaucratie !

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Suite et fin du cycle consacré à Marc WEINSTEIN :
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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Thèse 6. Totalitarisme et démocratie, loin de la parenté que leur prête le discours néolibéral, sont deux tendances antagoniques. La démocratie est une tendance antique et moderne à la division articulée du social par indétermination subjective (mouvement relatif). Le totalitarisme est une tendance moderniste à l’indivision du social sous déterminations objectives (mouvement absolu de la technoscience, de l’État et de l’économie.) (Page 349.)

"De là viennent les deux types de totalité que l’on connaît aujourd’hui.
"Le premier est celui de la totalité démocratique, où l’universel second émane des relations premières entre autonomies particulières. Le principe est le suivant : plus les parties locales (cité, commune, conseil, lieu de production, comité de quartier, corporation artisanale, association civique, coopérative paysanne, région, etc.) seront autonomes et reliées entre elles horizontalement (interdépendance fédérative), plus chacune symbolisera en elle-même le tout de l’humanité universelle autonome. La totalité universelle démocratique repose donc sur le symbolisme métonymique général, elle est relationnelle, relative, seconde, respectueuse des parties particulières locales, fondamentalement décentralisées, polycentralisées, sans détermination dominatrice. On aura compris que ce type de totalité, qui eut un certain succès au début des Temps modernes (cités franches, institutions communales aux États-Unis) avant de devenir ponctuel (Commune de Paris, soviet de Kronstadt, consejos ou juntas espagnols de 1936-1937, conseils hongrois de la révolution" de 1956), est aujourd’hui presque inexistant et que l’avenir démocratique de l’humanité universelle passe par lui.
"L’autre totalité est de tendance capitaliste et totalitaire ; elle réalise l’impossible de faire exister de manière première et séparée l’universel qui n’a pas d’existence première et séparée (c’est le motif désormais connu du gouvernement économique et/ou étatique comme art de rendre nécessaire ce qui est impossible). De même que le Dieu chrétien est la Substance Une, Première, Universelle qui « existe » de manière première et séparée (avant et hors la diversité des êtres particuliers), de même l’Unité objective formée par la science, l’État et le capital est première et transcendante par rapport à la multiplicité diverse des communautés sociales, multiplicité qui doit donc être réduite à l’Un scientifique (destruction des savoirs autres que scientifiques), à l’Un étatique (destruction des institutions autres qu’étatiques), à l’Un capitaliste (destruction des modes de production autres que capitalistes). Dans cette réduction à l’Un global, ce qui est détruit ou empêché, c’est aussi l’autonomie des parties particulières locales (coopératives, communes, conseils, etc.), où l’agir de l’homme trouve en principe sa seule réalité (puisqu’il ne dispose pas de l’ubiquité de Dieu pour habiter en même temps tous les endroits du monde). Quand la tendance est à la fabrication d’une population mondiale-Une, uniformisée scientifiquement, étatiquement et économiquement, exposée aux mêmes blockbusters, à la même langue globish, à la même nourriture pathogène et/ou rapide (fast-food), on obtient un tout universel qui n’a plus de parties autonomes et particulières pour y renvoyer symboliquement et métonymiquement. […]." (page 359.)

"Les plus sincères des quelques survivants du libéralisme aujourd’hui (je ne dis pas : du néolibéralisme) objectent à la démocratie qu’on ne peut pas faire confiance au peuple : celui-ci ne vote-t-il pas le cas échéant pour des candidats extrémistes voire racistes ? Question qui laisse bien sûr deviner un nouveau plaidoyer pour les élites « éclairées ». Mais, encore une fois, le problème est mal posé.
"Et si, à l’inverse, les bonnes questions étaient celles qui renoncent à faire du peuple une essence immuable ? Un être figé, incapable de s’auto-éduquer ? Et si au lieu de décider que la démocratie est impossible par manque d’un peuple vertueux, il ne valait mieux pas se demander si ce n’est pas le manque de démocratie qui empêche l’avènement d’un peuple relativement vertueux ? L’agir autonome n’est-il pas éducateur, et la démocratie ne se prouve-t-elle pas par et dans l’agir qui s’auto-éduque ?" (Page 361.)
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2. COMMENTAIRES.
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Le retour à une véritable démocratie consiste à recréer des corps intermédiaires vivants, nourrissant le lien social par des échanges incessants, et agissant à son niveau de compétence, selon le principe de subsidiarité. Il n’y a pas d’autres solutions pour entretenir la paix civile. La société n’est pas faite d’individus semblables. La grande imposture de l’égalité consiste à confondre l’égalité ontologique de dignité avec l’égalité sociale des conditions, c’est-à-dire à considérer comme identiques EN FAIT des personnes qui sont différentes. L'exemple du tirage au sort des étudiants, validé par la nullissime ex-ministre de la Déséducation nationale est une excellente illustration de cette tendance des politiques à nous prendre pour des numéros.
Oui, le peuple, pour autant qu’on veuille bien lui faire confiance et qu’on ne méprise pas sa supposée ignorance, est capable de s’auto-éduquer. L'exemple inverse de cette absence de confiance nous est donné par la Franc-maçonnerie dont les membres se croient autoriser à penser pour le peuple, dans des conciliabules que fréquentent nombre d'hommes politiques, qui y trouvent un appui et des relais pour leur élection, au prix du reniement de leurs propres sentiments.
On peut objecter que ce retour aux corps intermédiaires risque de faire flamber le communautarisme. La critique aurait de la valeur si le système actuel ne l’avait justement pas institué obliquement, douceureusement, au mépris de toute justice et dans l’irrespect le plus total de la loi, notamment avec les associations prétendument cultuelles, subventionnées par l’Arabie saoudite et le Qatar, qui ne sont que des sous-marins de la subversion de nos valeurs et de nos modes de vie.
Fort heureusement, il existe de très grands esprits chez les musulmans Français contemporains qui ont flairé le piège et ne cessent de le dénoncer. Malheureusement on ne les entend pas, et leur vote compte peu pour la réélection des nuls. Je connais de ces esprits. J'ai eu l'honneur d'en avoir certains pour élèves. Ils se reconnaîtront. Je les assure ici de mon amitié et de mon affection.
Par définition, un corps intermédiaire doté de pouvoirs politiques est hétérogène, et ne peut avoir pour ciment une religion ou une philosophie. Il est par nature horizontal et non pas pyramidal comme il en est aujourd’hui. Marc WEINSTEIN en a identifié un certain nombre et je les ai énoncés dans des billets précédents et dans celui-ci même.
C’est à la société de s’auto-organiser en vertu de sa capacité à fédérer les personnes par l’instauration d’un véritable lien social. Et ce ne sont pas les Associations, le plus souvent des relais des partis politiques, qui sont des corps intermédiaires. Outre qu’elles sont étroitement contrôlées par les Préfets, qu’elles doivent déposer des statuts en Préfecture, établir des procès-verbaux d’Assemblée générale, elles ne sont qu’un pâle reflet de la vie véritable, mais un parfait miroir de l’organisation bureaucratique du pays.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Sur les fouilles du Saint-Sépulcre.

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La foi soulève des montagnes. Honneur et prière pour nos frères d’Alep.

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Franc-maçonnerie et normes législatives.


La thèse évoquée dans l’article est accessible sur le site :

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La dernière imbécillité de la plus mauvaise ministre attaquée en Conseil d’État.



jeudi 18 mai 2017

18 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. Non à l'oppression étatique.

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Nous poursuivons le cycle consacré au livre de Marc WEINSTEIN,
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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                Thèse 4. Le totalitarisme, y compris néolibéral, se définit d’abord non par la terreur ou la répression policière, mais par la loi du mouvement absolu vers la superfluité de l’homme, loi en vertu de laquelle l’État tend à produire le pouvoir-Un de la détermination objective et l’indivision (unification) étatique de la société (dissociété étatique).(Page 185.)

"Il faut redessiner les repères en commençant par l’invariant. Qu’est-ce qu’un État en général ? Plus précisément : quand et pourquoi l’État apparaît-il (par exemple en Égypte et en Chine anciennes) ? L’État apparaît quand une domination veut s’étendre sur des espaces qui excèdent géographiquement, socialement, démographiquement les capacités d’emprise d’un centre ― homme ou groupe ― et appelle donc la délégation bureaucratique. Mais cette généralité, comme toute généralité, est de peu d’intérêt en matière historique. Et à l’extrême rigueur, elle est fausse ; c’est pourquoi elle doit rapidement céder la place aux particularités concrètes." (Page 185.)

"[…] la logique et la fonction historiques de l’État occidental est de mettre fin à la civilisation humaine en faisant passer l’humanité de la longue époque de la loi souveraine (avec principe de territorialité) à la gouvernementalité techno-économique, c’est-à-dire à une forme de domination dans laquelle le droit (techno-économique) est sans loi (éthico-politique), sans territoire et sans souveraineté." (Page 196.)

"La victoire de la physique étatique sur la politique permet d’unifier-uniformiser la société ― palier important dans l’évolution de la civilisation occidentale vers les totalitarismes. Car dans la physique un atome est égal à un atome, comme un homme est égal à un autre homme. Et cette égalité numérique et quantitative (qui convient à l’État autant qu’au marché) a l’avantage décisif d’évincer l’égalité qualitative et différentielle qui fait la diversité ou la multiplicité d’une communauté (diversité de ses mœurs, de ses langues, de ses traditions). Il ne faut pas confondre l’égalitarisme libéral qui renforce les inégalités et l’uniformité) avec, par exemple, l’égalité différentielle de la démocratie grecque qui maintient l’égalité de droit en laissant s’exprimer les différences de qualité. […]." (Page 220.)
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2. COMMENTAIRES.
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L’histoire ancienne et récente de la démocratie française illustre presque caricaturalement la tendance totalitaire de l’État. La question de la territorialité, entre autre, est parfaitement illustrée par la recomposition des régions concoctée dans la cervelle de l’ex-Président HOLLANDE. Disparition de l’Alsace, négation de l’existence d’une Bretagne historique, nouveau nom donné à des entités parfaitement imaginaires (Occitanie, Hauts-de-France, etc.) Il ne faut pas que les communautés historiques aient la moindre autorité politique sur le territoire qu’elles peuplaient ou qu’elles peuplent, il faut tour uniformiser, remplacer des noms par des numéros (Paris, par 75 ; Val d’Oise, par 95, par exemple). Tout cela vise à rendre malléable et ductile la pâte humaine trop abondante, trop large pour qu’elle puisse être pétrie par des mains amicales, proches et respectueuses des différences. Ils ne veulent voir qu’une seule tête, les crânes d’œuf : un numéro fiscal, un numéro de sécurité sociale, et une cohorte de serviteurs serviles – les pauvres n’en peuvent mais –, les fonctionnaires, chargés de faire appliquer des lois, des décrets, des arrêtés, des circulaires, des notifications, descendants vers le peuple, de haut en bas, sans que le bas-peuple y comprenne quoi que ce soit, sinon qu’on l’enquiquine avec des c…
Tant que les corps intermédiaires seront étouffés ou niés, il n’y aura pas de démocratie. Nous avons au moins une liberté, celle de la désobéissance civique, quand les contraintes que cet état totalitaire fait peser sur le peuple, nient ses sentiments, ses traditions, sa vitalité interne, multiforme et pourtant unifiante. Cette désobéissance serait très exactement le retour du politique dans la vie nationale.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Eux, ils n’ont pas peur de dire ce qu’ils sont !

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Oui, l’Eglise accueille les personnes homosexuelles, et les aide à grandir !

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Démocratie à la mode européenne ou la marche forcée vers une fédération économico-ploutocratique hostile aux nations.

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L’UE veut nous refaire de coup de papa DELEVOYE, cette fois-ci avec la recherche sur l’embryon.

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Marion a une autre envergure que Marine.


Lisez en entier cette interview qui témoigne de l'intelligence subtile et humaniste de cette jeune femme. 
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Réunions publiques de La Manif Pour Tous.


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Voir ce film à tout prix. La vérité sur les guerres de Vendée et le mensonge de la République. 

InfinitoBar

18 mai 2017. Note brève. Un colloque à l'Ecole Normale Supérieure

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Il s’est tenu, samedi 13 et dimanche 14 mai, à l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, un colloque consacré à un immense philosophe, Claude TRESMONTANT.
Injustement et volontairement laissé dans l’oubli, notamment par les Éditions du Seuil auprès desquelles TRESMONTANT a publié ses premiers travaux et qui refusent de les rééditer, ce philosophe qui possède l’hébreu, le grec et l’allemand sur le bout du doigt, a interrogé les découvertes contemporaines de l’astrophysique, de la physique, de la biologie (notamment la neurobiologie) ; il en a tiré les questions métaphysiques auxquelles tout être rationnel et de bonne foi est confronté. Il compare les réponses que donnent diverses philosophies (platonicienne, aristotélicienne, judéo-chrétienne [Dun Scot, Thomas d’Aquin, ou Blondel]) et il démontre, je dis bien démontre que les seules réponses susceptibles de rendre compte des questions posées par l’observation de la nature sont les réponses judéo-chrétiennes.
La démonstration est imparable. Elle ne conduit pas forcément à la foi, qui est une grâce, mais elle laisse l’âme droite au bord de cette rivière qu’il convient de traverser pour accueillir ce don, au prix d’un effort d’humilité et d’ascèse. J’aurai l’occasion de consacrer un cycle de Nouvelles de la Résistance à cet auteur. Mais d’ores et déjà je m’interroge sur les raisons qui ont conduit MORDILLAT et PRIEUR à ne pas utiliser les quatre heures d’interview qu’ils avaient eues avec Claude TRESMONTANT dans le cadre de leur fameuse émission Corpus christi. Il semble qu'ils ont cédé aux pressions de grandes maisons d’édition, dont la plupart se disaient chrétiennes. Cette révélation nous a été faite par un des conférenciers.
Bref un grand moment de réflexion, et, pour ce qui me concerne, le meilleur colloque auquel il m’a été donné d’assister et Dieu seul connaît le nombre de ces réunions auxquelles je fus contraint d’être présent, par métier, et qui en général étaient organisées par la Société des Adorateurs Mutuels !

mercredi 17 mai 2017

17 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. Pour un autre genre de vie, sauver la personne, faire mourir l'individu

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Nous poursuivons le cycle consacré au livre de Marc WEINSTEIN,
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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Thèse 3. Le totalitarisme, y compris néolibéral, se définit d’abord non par la terreur ou la répression policière, mais par la loi du mouvement absolu vers la superfluité de l’homme, loi en vertu de laquelle la technoscience tend à produire la domination-Une de la détermination objective et l’indivision (unification) technoscientifique de la société (dissociété technoscientifique).

"Venons-en maintenant à l’objectivité. En proie à ce que BAUDELAIRE nomme la « fatuité moderne », la science incline volontiers à considérer que l’objectivité est l’apanage du modernisme et que les civilisations traditionnelles n’ont connu, en matière de savoir, que leur pure subjectivité ; Mais si, d’une manière ou d’une autre, lesdites civilisations n’avaient pas eu accès à la connaissance de leur monde « objectif », comment auraient-elles fait pour y aménager leur vie ? En réalité, toutes les sociétés humaines ont aspiré d’une façon ou d’une autre à connaître le monde. « Cet appétit de connaissance objective, dit Claude LÉVI-STRAUSS, constitue un des aspects les plus négligés de la pensée de ceux que nous nommons “primitifs”. S’il est rarement dirigé vers des réalités du même niveau auxquelles s’attache la science moderne, il implique des démarches intellectuelles et des méthodes d’observation comparables. » (In La pensée sauvage. Plon, Paris, 1962, p. 13)." (Page 137.)

"La présente exploration des profondeurs structurelles du totalitarisme (c’est-à-dire de la manière dont la technoscience, l’État et l’économie tendent à créer de l’indivision sociale en objectivant le pouvoir social) ne doit pas masquer les moments où la structure affleure à la surface, s’y manifestant par des symptômes précis : novlangue, eugénisme, culte de la vitesse et de l’urgence, collaboration des victimes, discours du « il n’y a pas le choix » (car « l’économie a ses lois »), mégalomanie et gigantisme objectifs, fonctionnement obsessionnel du social, superfluité de l’homme, etc. Parmi les grands signes du syndrome totalitaire, on trouve aussi le motif de la fin. Pour certains marxistes, le communisme était la fin de l’histoire, pour les néolibéraux la fin de l’histoire se réalisait à l’inverse avec la chute du communisme." (Page  169.)

"Si la tendance à indiviser (unifier) le social sous la pression de la domination objective des oligarchies technoscientifiques et technocratiques caractérisait déjà le totalitarisme nouveau-libéral, il faut préciser que la tendance était avant tout nationale (et nationaliste). Le néolibéralisme a ceci d’original qu’il donne à la science une dimension transnationale, globale, mondiale." (Page 179.)
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2. COMMENTAIRES.
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Je vous concède que ces citations demandent à être lues attentivement. Néanmoins qui ne voit que sous couvert d’égalité, on tend à unifier le social, à transformer chaque être humain que dis-je ? à le conformer à un modèle abstrait élaboré par des groupes de savants, financiers, politiciens, de façon à uniformiser mondialement les modes de consommation, les pratiques sociales, les façons de penser ? (Notez ici l'accumulation des verbes utilisant les syllabes FORMER). Et ce à un point tel qu’il est pratiquement impossible aujourd’hui de dire que la souveraineté nationale est un bien sans se faire taxer de xénophobe, d’islamophobe, d’extrême-droite, que sais-je encore ?! En vérité, ce qui manque à la plupart des penseurs politiques et à ceux qui les écoutent, c’est une conception saine de l’anthropologie, une conception qui dépasse les sectarismes. Les luttes pour le pouvoir, les grandes batailles d’idées sont en réalité des batailles de polochons dans un dortoir de gamins. Il y a une distinction, notamment, qui semble complètement échapper à nos importants : celle du genre et de l’espèce. Il est possible d'être Français et de tenir à sa province !
Pour un penseur chrétien l’homme est fait pour la vie éternelle, et il ne peut y parvenir que s’il développe à leur plus haut point les qualités naturelles qui dorment en lui et ne demandent qu’à être éveillées. Il est assez symptomatique de voir que les grecs utilisaient le mot aletheia pour désigner la vérité, un mot qui signifie sortie du sommeil. Autrement dit, il est impossible de considérer qu’un homme est échangeable ou interchangeable ou inutile. Concevoir la politique à travers le prisme de l’économie est la pire des manières de faire vivre la cité. Le politique a pour obligation de réveiller l'homme qui sommeille en chacun, de le remettre debout. Il n'a pas pour but de remplacer les hommes par des robots (ce que nous sommes en train de faire : la voiture sans chauffeur est un exemple grotesque de cette prétention à se passer de l'homme).
Allons plus loin. Retournons à des modes de vie qui tiennent compte de la subjectivité sociale. Pourquoi faudrait-il, en matière d’enseignement, que les méthodes, les programmes, les horaires, les dates de vacances soient uniformisées pour tout un pays (avant de l’être un jour pour tous les citoyens des grands ensembles imaginés par les grossiums) ? Les modes de vie d’un provençal ne sont pas (enfin, pas encore !) ceux d’un homme du nord, le climat de leur petite patrie respective est différent, l’histoire locale reste encore (pour combien de temps) présente aux esprits, cela suffit à créer des différences signifiantes et utiles à tous.
Pourquoi faudrait-il laisser crever les centres des villes moyennes, en promouvant (toujours sous la pression de l’économisme) les zones marchandes périphériques ? Quel citoyen aura le courage de s’associer à d’autres citoyens, des familles à d’autres familles, dans sa ville, ou dans son bourg, pour garantir sous forme de groupement d’achat, un revenu minimum à un "petit" marchand de fruits et légumes, un chausseur ou un charcutier et faire vivre ainsi le cœur de la cité ? Quel maire aura l’audace d’attirer dans sa commune des commerces et des services, en garantissant à ceux qu’il attire, des conditions fiscales avantageuses (municipalisation des fonds de commerce en déshérence, location à bas prix des pas de porte ainsi libérés, exemption ou forte diminution de la taxe d’habitation, accès privilégié aux appels d’offre communaux, etc.)
La liberté en général, et la liberté politique en particulier supposent que les divers pouvoirs qui croient à leur savoir objectif, acceptent que le corps politique puisse avoir d'autres choix que ceux qu'ils considèrent comme objectifs et nécessaires.
Si nous laissons crever la notion de personne, la notion de sujet social, au profit de l’individu, simple atome social consacré à la consommation, je ne donne pas cher de notre civilisation. Il faut sauver la personne et faire crever l'individu.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Analyse intéressante, très intéressante même !

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A blackbouler sans hésiter !


mardi 16 mai 2017

16 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. Plus ça va, plus c'est la même chose

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Nous poursuivons le cycle consacré au livre de Marc WEINSTEIN, sans aucun doute un livre essentiel pour comprendre la nature d’un État démocratique post-moderne. Je rappelle la référence du livre :
Marc WEINSTEIN.
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"À l’inverse, dans toutes les formes totalitaires, le lieu du pouvoir est plein au sens où le pouvoir appartient à une techno-bureaucratie, classe du pouvoir objectif (nomenklatura ou management technoscientifique, étatique, économique), qui occupe et détermine le pouvoir en permanence, quelque (sic) soit le résultat des élections quand il y en a." (Page 19.)

"Si l’humanité se définit par sa capacité subjective d’agir pour créer du social, alors le totalitarisme est le projet fantasmatique qui tend à annuler cette définition. On sait que la fusion des trois forces objectives est nécessaire à cette annulation. Il est donc logique de supposer que les chocs phobiques induisant la passivité n’ont pas un besoin obligatoire de la terreur assassine.  […]." (Page 100.)
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2. COMMENTAIRES.
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Très honnêtement, pouvez-vous dire que le pouvoir administratif et technoscientifique a changé de main depuis la très fraîche élection de monsieur MACRON ? Les membres de l’équipe HOLLANDE ont tous été recasés, et les nouveaux venus sortent en foule compacte de l’ENA. Monsieur JUPPE félicite son ami monsieur PHILIPPE (qui, du reste, est un énarque sympathique). Monsieur LE MAIRE est adoubé par les grossiums de la politique. Et l’on tourne en dérision ceux qui ont l’audace de parler des hommes, de leurs problèmes quotidiens, de leurs peurs et angoisses, ceux que l’on appelle les populistes. Rien ne changera, tant que le pouvoir sera confié aux mêmes mains, celle d’une caste qui prétend avoir des solutions objectives à tous les problèmes sociaux, en ignorant que nombre de ces problèmes sociaux sont subjectifs et ressortent de la psychologie, et non de l’économie. Les problèmes économiques découlent très précisément de l’extravagante décision politique qui consiste à classer les métiers et les hommes en fonction de critères purement quantitatifs (Bac + ceci, Bac plus cela), objectifs (niveau de diplômes), et tend à absolutiser une hiérarchie qui n’est fondée ni sur les vertus, ni sur les compétences concrètes, mais exclusivement sur l’idée que s’en fond les administrations. C’est ainsi que l’on paye les instituteurs, pardon, les professeurs des écoles, avec un lance-pierre en les classant en catégorie C des fonctionnaires, parfois B, mais en propulsant à des échelles plus imposantes que l’échelle de Jacob, un crâne d’œuf qui n’a a jamais exercé la moindre activité professionnelle. Je ne parle pas ici des professions libérales, artisanales ou agricoles dont l’existence est un défi permanent au délire réglementaire et au besoin de tout contrôler de l’administration et que l’on soupçonne de fraudes, de dissimulation ou d’abus de toutes sortes.
La liberté n’a pas de prix. Et je bénis le jour qui ne saurait tarder où les Français, le peuple le plus amoureux de liberté qui soit au monde, enverront promener ces imbéciles qui savent tout mais ne savent que ça. Pour cela, il faut cesser d’avoir peur, et ne pas accepter que l’on nous impose des peurs parfaitement délirantes.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Voilà pourquoi j’ai beau faire,
je n’arrive pas à l’apercevoir, j’enfonce mon chapeau sur ma tête et je tourne les talons comme le vicomte de Léon BLOY (voir la note brève de ce jour, histoire de rire un peu).


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Le SIEL et Karim OUCHIKH


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On peut méditer sur ces choix !

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Un maire punit ses administrés qui n’ont pas bien voté.


Et vive la démocratie ! Et que crève la subjectivité sociale.
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Une nouvelle qui n’est pas très vendeuse, hélas !

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De quoi modifier la géopolitique du Proche-Orient.

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Et il est encore fécond le ventre d’où est sorti la bête immonde disait BRECHT à propos du nazisme. On peut extrapoler…





16 mai 2017. Note brève. Messieurs, j'ai beau faire... ou la réponse digne à la trahison !

Dans un ouvrage qui fait frémir par son réalisme et sa puissance, Sueur de Sang, Léon BLOY met dans la bouche du dernier descendant de la maison des vicomtes du GLAS SAINT-SAUVEUR (le patronyme est inventé, l’histoire est exacte) les propos pleins de dignité que l’illustre vieillard tenait dans des circonstances où il était offensé :

                "Quand par miracle, une offense grave sentie par lui, le déterminait à faire un exemple, il dressait son buste, enfonçait ostensiblement son chapeau et disait à l’offenseur, en clignant des yeux :
                "― Monsieur, j’ai beau faire, il m’est impossible de vous apercevoir."
In
Léon BLOY.
Sueur de sang. Préface de Joseph ROYER.
L’arbre vengeur, Talence, 2010.

Oserais-je vous dire que j’aimerais pouvoir dire en face à ces dizaines de politiciens de tous bords, prêts à tout pour se faire réélire, y compris le reniement et la trahison, qu’ils offensent ceux de leurs concitoyens qui avaient cru en leur parole : « messieurs, j’ai beau faire, il m’est impossible de vous apercevoir ». Hélas, ils s’en moquent de ce qu’on peut penser d’eux, puisqu’ils ne pensent qu’à eux ! La puissance de la réflexion de notre cher Léon tient dans sa modération et dans sa profonde vérité : il n’est pas possible de voir ceux qui ne se tiennent pas dans leur être !


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