dimanche 23 avril 2017

23 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. Avant d'aller voter !

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Interruption provisoire du cycle consacré à Henri HUDE.
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Avant d’aller voter, lisez ce texte sorti de la plume de notre cher BERNANOS.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La France a été trahie par ses élites et ses élites intellectuelles l’ont encore plus trahie que les autres, car elles ont trahi sa tradition et son génie, en doutant systématiquement de l’une et de l’autre. Elles l’ont engagée dans ce chemin sans issue où le capitalisme et la démocratie, au terme de leur évolution logique et naturelle, vont d’absorber dans le marxisme, où les trusts, après avoir mis en échec l’État, vont se perdre dans ce trust des trusts, ce trust unique et sans responsabilité, qui s’appelle l’État moderne, à condition que l’on veuille bien donner ce nom d’État au dirigisme totalitaire, simple exécuteur, exécuteur impitoyable de toutes les fatalités du déterminisme économique. La France a été trahie par ses élites intellectuelles en sorte qu’incapable de concevoir le péril qui la menace, qui menace la tradition universelle dont elle est l’expression historique la plus haute et la plus pure, elle doit seulement le pressentir, ou mieux encore, le sentir par les seules ressources de l’instinct, comme un troupeau sent l’orage. Eh bien j’en porte le témoignage. J’ai parlé assez franchement de mon pays depuis 1940 pour avoir le droit de dire sur lui toute ma pensée. J’ai foi, je crois ardemment que le monde lui rendra un jour justice. Notre peuple, la masse de notre peuple ne croit déjà plus à la contre-civilisation qui dissipe à mesure tout l’effort humain, l’engloutit dans des catastrophes démesurées. […]. Je dis notre peuple, la masse de notre peuple, ce sont ces millions d’hommes qui s’abstiennent ou votent pour des programmes ou des partis, non par attachement pour ces programmes ou ces partis, mais parce que ces programmes ou ces partis leur semblent précisément assez médiocres pour ne pas lui faire courir des périls immédiats. […].
In
Georges BERNANOS.
La liberté, pour quoi faire. (Référence dans des billets antérieurs.)
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2. COMMENTAIRES.
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Notre cher Georges explique prophétiquement les raisons pour lesquelles des candidats comme monsieur MÉLENCHON ou madame LE PEN ont tant de supporteurs. Et il nous donne aussi les raisons essentielles de ne pas voter pour un homme qui déteste sa patrie, ne connaît que les lois du déterminisme économique et n’est jamais que la version douce d’un totalitarisme à la sauce MARX.
Non à MACRON. Définitivement non.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Ô délicieux poison du doute ! Si tu avais le pouvoir de transformer le doute en certitude !

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Honneur à ce confrère cambodgien.

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La bêtise humaine n’a décidément pas de limites !

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Un géographe se paie un démographe.

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L’imposture MACRON.

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Les monnaies du linceul de Turin.



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samedi 22 avril 2017

22 avril. Nouvelles de la Résistance. Un vote historique ! Second billet de ce jour en forme d'avertissement

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Chers lecteurs, j’interromps momentanément pour aujourd’hui, le cycle consacré au livre remarquable d’Henri HUDE. Le second billet de ce jour sera consacré à une citation, sans aucun commentaire, empruntée au livre flamboyant et volcanique de Georges BERNANOS, La liberté, pour quoi faire ? Elle nous met en face d’un choix historique pour notre patrie. Si les Français se laissent abuser par les manipulations médiatiques orchestrées par les grands banquiers de la finance internationale, qu’ils ne viennent pas se plaindre d’avoir été floués !
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LA CITATION DE CE JOUR.
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"Mais c’est par certains mouvements comme élémentaires de leur instinct national que les peuples agissent sur l’histoire. La France n’est sans doute pas consciente de ce refus qu’elle oppose à une contre-civilisation dont elle se sent de moins en moins solidaire. Il n’en est pas moins vrai qu’elle s’y oppose. Pour employer une expression pittoresque de l’argot moderne, elle « refuse de marcher ». Avant de lui reprocher de refuser de marcher, ou de ne pas marcher assez vite, au risque de jeter le désordre dans la file, on devrait se demander vers quoi l’on marche."


Chers lecteurs, il est encore temps de diffuser à vos amis l'avertissement prophétique de ce grand Français. Si par malheur, on marchait vers la civilisation de monsieur MACRON, nous marcherions aussi vers la civilisation des machines, et vers la mort de notre patrie avec celle de la liberté. Jamais vote n’a été plus important que celui auquel demain nous convie. Réfléchissez à deux fois avant de choisir, et refusez de vous laisser dicter votre choix par monsieur DRAHI, BMF TV, monsieur BERGE et son affreux canard qui ose s’appeler Le Monde !

22 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. Pourquoi il ne faut pas voter Macron. Premier billet de ce jour

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Chers lecteurs,


Mon frère Pierre-Yves, journaliste de son état, et spécialiste de l'économie de la santé, m'autorise à publier ce courriel qu'il a envoyé à ses soeurs, son fils et moi-même. Cette analyse me semble de nature à faire comprendre dans quelle impasse nous serions si d'aventure monsieur MACRON, (soutenu par les caciques les plus rancis, les plus combinards, voire les plus nuls du monde politique) était élu :

"Pourquoi il ne faut pas voter Macron  ?

Parce que celui-ci raconte n'importe quoi. Ainsi dans sa profession de foi, à la rubrique "Libérer le travail et l'esprit d'entreprise" il est écrit : "Simplification drastique du code du travail grâce aux accords d'entreprise". Un accord d'entreprise dans une entreprise de moins de 10 salariés n'a pas de grand sens, en tous les cas on ne peut en faire un modèle et l'élargir à toute une branche. Or, il faut savoir que 98 % des entreprises françaises sont des très petites ou des moyennes entreprises. Elles ne sont du reste absolument pas demandeurs d'inverser la hiérarchie des accords. Sous couvert de libérer l'esprit d'entreprise, Macron privilégie les seules grandes entreprises, celles qui délocalisent et licencient à tour de bras. Macron est le représentant des grands intérêts capitalistiques et nullement le représentant de l'esprit d'entreprise qui en effet manque en France. 
Dans la même profession de foi, on lit à la rubrique "Restaurer la fierté d'être français", la seule proposition suivante :"Démantèlement des associations qui, sous couvert de religion, s'attaquent à la République". Tout à fait d'accord, mais qu'est-ce que les commentateurs politiques auraient dit si pareille proposition était faite par Fillon. Sans compter que résumer la fierté d'être Français à la République est un peu réducteur. 
A la rubrique Santé, on lit "doublement du nombre de maisons de santé pour lutter contre les déserts médicaux". Nombre de maisons de santé concoctées par les élus n'ont pas trouvé de médecins. Chaque maison de santé subventionnée revient très cher pour un résultat quasi nul. Mieux vaut laisser les professionnels s'organiser entre eux et éviter de les surcharger de contraintes administratives. Là encore, proposition démagogique... 
A la rubrique "faire réussir nos territoires", que signifie "L'Etat prendra ses responsabilités pour organiser la construction de logements dans les zones où il en manque le plus". Il n'est pas sûr que la proposition d'exempter 80 % des ménages de la taxe d'habitation (qui sera compensée par une augmentation de la taxe foncière) soit de nature à encourager les propriétaires à louer.
Les propositions d'Emmanuel Macron, malgré les apparences, sont des idées recyclées, recuites, réchauffées. Pour le coup, la proposition de revenu universel de Hamon était plus novatrice (ce dernier l'a mal présentée malheureusement).
Je vous invite à faire suivre ce mail à vos enfants et connaissances, car je pense que nous aurons tous à nous repentir si d'aventure notre ancien ministre de l'Economie devenait président. Ce serait du Hollande, en plus incertain, en plus flou (c'est dire). La perspective d'un second tour Le Pen Macron me sape le moral. Evidemment, on dira que ce con de Fillon n'avait pas besoin de se présenter comme chevalier blanc (on lui aurait alors pardonné d'avoir mis le doigt dans le pot de confiture). La perspective de voter pour un con me sape aussi le moral."

Comme je l'ai déjà dit, je voterai pour François FILLON, car c'est le moindre mal. Mais, comme mon frère, je voterai pour lui en n'ignorant pas qu'il a commis de très graves erreurs morales (et non pas légales, car il aura un non lieu). Du moins ses propositions - présentées comme brutales par Manche-à-Air qui a achevé de détruire l'éducation nationale quand il était ministre de cette administration en en partageant la cogestion avec les syndicats - sont-elles à la mesure d'un grand peuple. N'oublions jamais les exemples que nous donnés les Britanniques  ou celui des soviétiques pendant la seconde guerre mondiale ; ils ont sauvé et leur patrie et la liberté aux prix d'efforts et de souffrances terribles et que leur sacrifice leur vaut une reconnaissance éternelle de notre part. Si je dois personnellement faire des efforts pour permettre à la France de rester la France, je suis tout à fait d'accord.

vendredi 21 avril 2017

21 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. L'inquisition progressiste et les intérêts de l'oligarchie

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Suite du cycle consacré à Henri HUDE. En raison de la nécessité de faire court, il y a des raccourcis dans mes commentaires. Mais je suis tout prêt à les expliquer.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"
[…].
À ce jour, le terme de raciste fonctionne comme un équivalent fonctionnel du terme hérétique. Dans le fonctionnement concret de la société pseudo-progressiste, il est aisé de se rendre compte que ce qu’il y a de criminel, dans le racisme, ce qu’on lui reproche, ce n’est pas une injustice à l’égard des hommes, mais une déviation à l’égard de l’orthodoxie.
C’est ainsi que l’orthodoxie progressiste glisse sur la pente de l’oppression. L’inquisition médiatique devient la défense avancée du totalitarisme rampant des oligarchies. Au moment où le totalitarisme s’est effondré à l’Est, il se reconstitue à l’Ouest.
La suite de ces excès ne saurait, hélas ! faire de de doute. Nous verrons bientôt des racistes, peut-être pour le coup très authentiques portés démocratiquement au pouvoir, comme jugés seuls capables de défendre sans absurde culpabilité les droits les plus légitimes de la nation.
Cessons de jouer avec le feu. Toute politique raisonnable et pleinement juste en matière d’immigration se fonde simplement sur cette vérité évidente que les hommes ne sont pas des sujets abstraits et intemporels, de pures et absolues liberté sans histoire ni matérialité.
Si les hommes n’étaient que des vecteurs d’idées sans épaisseur charnelle, affective, historique, il serait absurde de faire entre eux la moindre différence au point de vue de l’aptitude à entrer dans une nation. Mais à partir du moment où les hommes sont des êtres concrets, interdire de reconnaître de telles différences et prohiber d’agir en tenant compte de ce fait, c’est interdire de voir ce qui est, et c’est punir de dégradation civique la simple constatation de la vérité quand elle est contraire à l’orthodoxie progressiste.
En définitive, ce que le pseudo-progressisme nomme racisme est un mélange confus, où les plus équitables mesures de conservation nationale sont sommairement assimilées aux manifestations les plus répugnantes de la haine raciale. À force de trouver partout du racisme et de nommer racisme n’importe quoi, les progressistes banalisent la notion et annulent la culpabilité qu’ils prétendent renforcer.
En outre, la fixation obsessionnelle des pseudo-progressistes sur le thème raciste donne au phénomène racial une importance tout à fait exagérée dans la définition du fait national, et entre lui-même par-là dans la logique de ce qu’il voudrait dénoncer et qu’il ne sait que nourrir.
Il convient donc de distinguer soigneusement l’antiracisme rationnel, c’est-à-dire la ferme volonté d’être juste envers tout homme sans distinction, et l’antiracisme-idéologie. L’antiracisme-idéologie est la matrice du racisme moderne, et même, on le verra, son émule."
In
Henri HUDE.
Éthique et politique. Collection "Philosophie européenne".
Chapitre VI. Immigration et identité. Section 5 : L’inquisition progressiste.
Éditions Universitaires, Mame, Paris, 1992, pp. 95-96.
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2. COMMENTAIRES.
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Il me semble que cette analyse de l’antiracisme-idéologie et de ses dangers est lumineuse d’humanité, d’équilibre et de justice. Elle devrait être lue par tous les candidats à l’élection présidentielle. J’ajoute une chose au passage. C’est que, dans ses propos, un homme comme monsieur POUTOU se comporte exactement comme un raciste, un homme animé d’une haine farouche pour tout ce qui n’appartient pas au monde ouvrier (lequel est chez nous en voie de disparition) et qu’il qualifie de bourgeois.
Je suis loin de d’accepter la situation qui est faite, aujourd’hui encore, dans des pays comme la Chine, l’Inde, le Pakistan ou le Bengladesh, aux ouvriers, qui pour le coup y constituent une classe sociale bien réelle. Mais, dans ces trois derniers pays, c’est l’oligarchie financière et industrielle qui exploite honteusement une main d’œuvre bon marché. C’est bien cette oligarchie, qui par le biais de ses médias, entend nous faire croire que nous sommes racistes, au motif que nous n’acceptons pas que des centaines de milliers d’hommes et de femmes qui ne connaissent pas notre langue, ni nos traditions et sont souvent (pas toujours) hostiles au christianisme, émigrent en Europe pour des raisons essentiellement économiques mais que ladite oligarchie aimerait bien exploiter à son profit en cassant le coût du travail. Bien entendu, il convient de ne pas généraliser et il est normal que nous puissions héberger et secourir des familles entières qui ont tout perdu, y compris la vie de l’un des leurs, dans les violences des guerres de religion impitoyables, qui sévissent en Irak, en Syrie, en Afghanistan, au Soudan, en Érythrée, au Nigéria, en Birmanie ou au Mali ou ailleurs.
Quand des Kurdes et des Turcs émigrés se bagarrent sur notre sol, que faut-il y voir ? Il me semble que leur antinomie, en apparence politique, trouve son origine dans l’irréductible différence qui oppose un peuple indo-européen à un peuple d’origine turco-mongole. La même opposition explose en atrocités, en Afghanistan entre les Hazaras mongols d’origine et les Pachtouns, ou encore entre les Tadjiks du corridor du Wakkhan et les Pachtouns du reste du pays. En Ouzbékistan, qui héberge une très importante population tadjike, la même haine existe entre les Ouzbeks turco-mongols et cette population. La même opposition raciale explique la haine des Iraniens chiites et indo-européens d’origine aux Irakiens et Syriens sunnites, de race sémitique.
Avant donc de dénoncer le racisme qui sévirait chez nous, les pseudo-progressistes à la mode mondialisante feraient bien de se préoccuper du racisme qui fait des ravages dans les pays en guerre. Au lieu de s’en accommoder, ils feraient bien d’essayer d’y remédier, plutôt que de l’instrumentaliser. L’immigration incontrôlée revient en vérité à importer sur notre sol des haines multiséculaires et les violences qui les caractérisent.
Le cynisme économique de monsieur MACRON (« L’immigration est une opportunité économique, que cela plaise ou non » - je cite de mémoire) et de ses soutiens bancaires dit assez que ce l’oligarchie reproche au peuple, c’est de ne pas penser comme elle en termes financiers ; elle lui reproche de penser en termes humains. Du reste, l’accueil chaleureux qui, dans de nombreux bourgs français, a été réservé aux migrants de Calais, montre assez que les Français ne sont pas racistes. Ils sont simplement français et ils entendent le rester, ce qui ma foi est tout à fait normal.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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La blague du jour, si ce jour prêtait à rire !

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On peut comprendre ma panique à l’idée de voir l’ectoplasme présent au second tour.

Je préfère mille fois monsieur MÉLENCHON. Lui, il ne méprise pas le peuple.

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Une excellente analyse sur les qualités du peuple français !

MACRON n’est pas son favori !

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L’homme qui a poussé Jacques CHIRAC à dissoudre l’Assemblée, avec le résultat que l’on sait soutient monsieur MACRON !

J'ai nommé monsieur de VILLEPIN !

Avec un tel ralliement, tous les espoirs nous sont donc permis de voir le candidat de la finance renvoyé dans ses cordes.

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Antiracisme avant patriotisme ?


Il me semble que si JAURES était encore de ce monde, il reprocherait à monsieur MELENCHON de vouloir priver le peuple du seul bien que nul ne peut lui ravir : sa patrie.






jeudi 20 avril 2017

20 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. Deuxième billet du jour. La grande voix de Bernanos parle de la France

Chers amis, j’ai promis ce matin que vous auriez un deuxième billet. Vous entendrez la voix de BERNANOS nous parler de la France, et ayant entendu cette belle voix tonner, vous comprendrez enfin pourquoi le nationalisme, le mondialisme et le racisme sont les trois facettes d’une idéologie qui veut détruire notre patrie. Pour bien comprendre ce texte, il convient de rappeler que Georges BERNANOS, dégoûté de la compromission du monde politique français, et de la montée des fascismes en Europe, a émigré avec sa famille au Brésil en 1938. Il rentre en France en 1945. Voici ce qu’il dit à son retour de la France et de son cher Brésil. Prenez la peine de tout lire. Cette lecture vous permettra de choisir plus librement le candidat à qui vous apportez dimanche prochain votre suffrage.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté.
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1. LA CITATION FONDAMENTALE, LA CITATION NODALE.
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"Mon Dieu, si les Français n’admettent pas sans agacement qu’on puisse croire ainsi en leur pays, c’est qu’ils se font une caricature de cette fidélité. Ils l’imagineraient volontiers basée sur de simples prestiges littéraires. Ils ne tiennent pas du tout à comprendre que l’histoire d’un grand pays a des racines profondes, et qui vont très loin sous la terre, que la pensée d’un grand peuple n’est pas une idéologie abstraite mais une nourriture vivante et son influence une sorte de fécondation. L’exemple que je vais donner les éclairera peut-être un peu là-dessus. Le Brésil a tenté une expérience humaine extrêmement intéressante, aujourd’hui près de son terme, réussissant à fondre en une seule, des races aussi différentes que la race noire, la race rouge et la race blanche. Au moment critique de cette expérience, c’est-à-dire au début du XIXe siècle, pour des milliers et des milliers de jeunes métis, mon pays a d’abord été un répondant, un garant, une magnifique caution. Les garçons dont je parle étaient le plus souvent les enfants naturels de riches planteurs portugais avec leurs belles esclaves. Ces grands seigneurs du sucre, du café, du cacao s’attachaient souvent à leurs bâtards, ils les faisaient instruire. Mais tandis que les fils légitimes allaient prendre leurs grades de l’autre côté de la mer, à Coïmbra, les autres étaient plus modestement instruits au Brésil même, par des maîtres ordinairement français. Lorsqu’en 1822 le Brésil se sépara du Portugal pour devenir une nation indépendante, ces milliers de jeunes mulâtres ― véritable « intelligentsia » brésilienne ― durent fournir brusquement les cadres de l’administration, de l’armée, des grands partis du gouvernement. De longues années encore pourtant, il leur fallut lutter contre la méfiance ou l’hostilité de l’opulente société portugaise qui leur refusait ses filles. N’importe ! l’honneur d’appartenir par leur culture à ce qu’ils considéraient comme la première nation du monde, les vengeait assez de tous les dédains. Ils étaient la raison française, ils étaient la France, ils s’efforçaient de l’être réellement par l’esprit, ils enseignaient la France à leurs fils comme on enseigne une religion, elle était vraiment leur religion, celle qui proclamait la primauté universelle de la liberté de penser, en même temps que l’égalité de tous les hommes libres. Ces gens-là ne trichaient pas avec nous. Ils n’attendaient pas de nous des apaisements pour leur vanité blessée ; ce n’était pas dans leur vanité qu’ils étaient blessés, mais dans leur dignité, dans leur honneur. C’était notre pensée qui leur garantissait cette dignité, cet honneur. […]."
In
Georges BERNANOS.
La liberté, pour quoi faire ? (Édition établie et préfacée par Pierre GILLE. Collection Folio, série Essais, N°274.)
Éditions Gallimard, Paris, 1995, pp. 54-55.
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2. COMMENTAIRES.
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Vous comprendrez pourquoi il est nécessaire que la France reste la France. Oui, il y a une culture française, une façon française de penser, une vision française de l’homme ; elle parcourt notre littérature, depuis MONTAIGNE jusqu’à CAMUS en passant par CHATEAUBRIAND ou Victor HUGO, elle parcourt notre histoire, de Jeanne d’ARC aux fusiliers marins de l’YSER, en passant par cuirassiers de REICHHOFFEN ou le chevalier d’ASSAS ou la bataille de FONTENOY.
Vous comprendrez pourquoi il est possible d’aimer sa patrie, de mettre le génie de son pays au service des hommes qui voudront bien entendre sa petite voix puissante, sans offenser les autres cultures, sans mépriser aucun peuple. Vous comprendrez pourquoi il est impossible de voter pour un homme qui ose, contre toute vérité, accuser sa patrie de crime contre l’humanité, lui enlevant, dans un viol symbolique ultime, ce qui lui reste de lumière et de puissance : sa pensée, son histoire, ses saints, ses artistes, ses grands capitaines mais aussi ses humbles paysans qui ont fait de la France un grand jardin édénique.
Non à monsieur MACRON. Définitivement non. Non à tous les nationalismes, non à tous les mondialismes, et non au racisme.
Voilà qui restreint assez fortement nos choix.
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3. UNE INFORMATION IMPORTANTE.
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La pornographie à l’école ou le pourrissement organisé de la jeunesse. 

Madame VALLAUD-BELKACEM n’est pas la seule responsable. Elle a simplement achevé une œuvre commencée avant elle par les pédagogistes de tous poils qui me semblent être tout simplement des pédophiles honteux.



Et voilà qui achève l’abaissement – que j’espère provisoire – de notre chère France.

20 avril 20176. Nouvelles de la Résistance. Le droit de ne pas subir ou comment lutter contre la manipulation progressiste


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Nous poursuivons le cycle consacré à Henri HUDE. Le texte qui vous est proposé illustre à la perfection ce contre quoi il nous faut lutter, et qui s’appelle la manipulation de l’opinion. Ceci est le premier billet de ce jour. Il y en aura un second consacré à… devinez !
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"On ne défend pas efficacement les valeurs en faisant appel à l’autorité de l’État et en lui demandant d’édicter des interdictions. Cette manière de procéder ne peut pas être exclue, mais en pratique, dans le cadre d’une démocratie, elle renforce le progressisme et fait avancer sa cause beaucoup plus qu’elle ne l’entrave.
La passion sociale dominante dans une démocratie étant la liberté, il est toujours maladroit de trop invoquer l’autorité et de trop s’armer de prohibitions pour défendre les bonnes causes. Une bonne cause doit toujours être proposée comme créatrice de droits et de libertés. Ce n’est du reste pas un simple artifice rhétorique, cela correspond à une vérité profonde. C’est pourquoi il n’y a rien de déshonorant à faire usage de ce procédé rhétorique. Il peut même permettre un approfondissement de la pensée.
Car le progressisme tombe en putréfaction sitôt qu’il ne trouve pas d’autorité et d’interdiction à qui s’opposer. Il faut donc bien se garder de réclamer sa persécution. Il faut le laisser pourrir. Il faut aussi le mettre en contradiction avec lui-même, de telle sorte que sa rhétorique ne porte plus.
Pour être parfaitement précis, il vaut mieux en tout et toujours, non pas tenter de limiter directement les abus progressistes en faisant des lois qui interdisent certaines libertés abusives à certains sujets actifs qui voudraient pouvoir en user ; mais il faut limiter les abus indirectement en faisant des lois qui garantissent la liberté des sujets passifs.
La bonne tactique n’est pas : empêcher d’agir ; La bonne tactique est exiger de ne pas subir. Réclamer la création du droit de ne pas subir, voilà la démarche positive efficace en démocratie pour lutter contre les abus. C’est ainsi qu’on ne se place pas en contradiction avec la passion de la liberté. C’est peut-être aussi de cette façon qu’on peut s’élever à une morale plus complète, moins uniquement axée sur la notion d’obligation.
Cette tactique permet de contenir le progressisme et de le refouler dans certaines zones. Dès lors qu’il n’a plus pour lui l’autorité de la loi et de l’ordre moral à l’envers qu’il s’emploie à imposer partout, dès lors qu’il ne peut plus mobiliser en face d’une volonté à l’apparence répressive et moralisatrice, mais qu’il doit tolérer une affirmation éthique forte et profondément vécue, il perd contenance.
Il n’est plus que l’hédonisme médiocre dont tout homme de cœur sent combien il est méprisable. Dès qu’il ne peut plus se poser comme l’ardent défenseur de la liberté, il n’est plus que bassesse. Or il cesse de pouvoir prendre la pose quand on le laisse tomber. Contentons-nous d’opposer à sa liberté arrogante de sujet actif indéfiniment abusif, la revendication calme et convaincante du sujet passif."
Henri HUDE.
Éthique et politique. Collection "Philosophie européenne".
Chapitre XII. Liberté et justice. Section 9 : La tactique opérationnelle antiprogressiste.
Éditions Universitaires, Mame, Paris, 1992, pp. 260-261.
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2. COMMENTAIRES.
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On peut se demander, après toutes les manifestations qui ont eu lieu contre les lois sociétales de madame TAUBIRA, dans la mesure où il y a fort peu de chances qu’on les voit abroger, si la bonne résistance ne consisterait pas à exiger que l’on n’oblige pas les maires ou les officiers d’État-civil à marier des personnes de même sexe ; si ce droit du sujet passif était accordé, on verrait un nombre incroyable d’élus refuser de se prêter à ce que leur conscience réprouve, sans pour autant imposer au sujet actif une obligation moralisatrice. Ce choix risque fort de se présenter à nous après les élections présidentielles : nous aurons à ne pas nous laisser imposer de par la loi, et en tant que sujets passifs, des contraintes voulues par un petit nombre de sujets actifs, et puissants simplement parce qu’ils sont riches. C’est le schéma que nous propose monsieur MACRON.
Ne croyez pas, chers lecteurs, que le progressisme soit l’apanage exclusif de la gauche en ce qu’elle a d’éminemment manipulateur. Il y a des progressistes dans toutes les idéologies politiques. Le progressisme c’était aussi le nazisme, le stalinisme, le fascisme, et – on l’oublie aussi – les tenants d’une idéologie économique américaine purement nouvelle-libérale. En effet, c’est dans les 1920, en 1922 très exactement, que Walter LIPPMANN a écrit son Public opinion, ouvrage dans lequel il expliquait comment manipuler l’opinion par la propagande, c’est-à-dire par la rhétorique dévoyée. LIPPMANN y fait la théorie et l’éloge de la « fabrique du consentement ». C’est très exactement ce que les journaux français ont tenté de faire, avec un apparent succès d’après les sondages, en nous matraquant avec les photos, les propos, les ralliements de toute une série de vieux caciques, aussi vermoulus que régime qu’ils ont contribué à pourrir par leurs compromissions et leur corruption, essentiellement morale, et parfois, hélas matérielle.
Continuons de combattre la manipulation progressiste de droite comme de gauche (car le progrès est l’autre nom que donnent les élites aux lois et dispositions qui les favorisent) en exigeant de ne pas subir.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Un chahut réjouissant en perspective.

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Sur la manipulation médiatique.

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Sur le prétendu crime contre l’humanité.

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Sur la manipulation médiatique (bis).


La déontologie du journalisme en prend un coup !
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Sur le crépuscule des idoles progressistes.



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Le café où l'on cause !

J'espère qu'ils parleront des jeunes lapins qui soutiennent monsieur MACRON et dont il vous est possible de voir le portrait ci-dessous. Des galopins, on vous dit !

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Les jeunes soutiennent Emmanuel MACRON.

Le Renouveau du macronisme ! Il y manque monsieur BAYLET qui vient d'annoncer son "ralliement"... Pour un renfort moderne, c'est un renfort moderne.
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Une remarquable photographie du Figaro : Les Yézidis à Dohouk !

NOUVEL AN. Des milliers de Yazidis ont marqué ce mercredi 19 avril leur nouvel an dans un temple du nord de l'Irak, le plus grand rassemblement de cette minorité depuis qu'elle a été prise pour cible par les djihadistes. Vêtus d'habits traditionnels, tenant des bougies et des lampes à huile, les Yazidis ont débuté leurs célébrations la veille à Dahûk, non loin de Mossoul. L'évènement est censé commémorer la création de l'univers par les anges et célébrer la nature et la fertilité.



mercredi 19 avril 2017

19 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. Le patriotisme n'est pas le nationalisme.

Suite du cycle consacré à Henri HUDE.
Ce billet complète celui d’hier et me permet de répondre à Roland qui faisait de très pertinentes remarques sur le côté général des constats de l’auteur sur ma page Facebook. En fait, Henri HUDE précise qu’il va les expliquer ce que je n’ai pas fait pour ne pas alourdir le texte déjà assez long. Ce passage explique en partie le point N°1 du billet du 18 avril.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[Le patriotisme] n’est ni le chauvinisme, ni le fanatisme d’une nation-Église, d’une nation-république (rationaliste). C’est un sentiment plus généreux, plus profond et plus raisonnable, qui a ses racines dans la vérité de notre nature. Il suffit de la dire, et chacun sent cela au plus profond de soi-même. N’est-ce pas un bonheur, que de retrouver cette sensibilité profonde et oubliée comme une source au milieu d’un bois ?
Il est très manifeste que plus une entité sociale est vaste, et moins chaque personne en peut représenter une fraction significative. Tandis que le sentiment d’appartenance religieuse n’est jamais si fort que quand la société religieuse est universelle de fait ou de droit, à l’inverse, le sentiment d’appartenance sociale tend à faiblir quand la société s’élargit excessivement.
Par conséquent, la fusion des patries dans d’immenses conglomérats indifférenciés aurait un effet certain de dépersonnalisation et de démoralisation, en ôtant à la conscience personnelle la condition politique de son épanouissement. Il n’y a pas de conscience politique libre sans participation à la souveraineté dans un ensemble indépendant qui se donne sa propre loi dans la continuité de sa propre histoire."
In
Henri HUDE.
Éthique et politique. Collection "Philosophie européenne".
Chapitre V. Europe et patrie. Section 4 : La patrie comme exigence spirituelle.
Éditions Universitaires, Mame, Paris, 1992, pp. 74-75.
           
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2. COMMENTAIRES.
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Il n’y a rien à rajouter à cette analyse d’une grande finesse. Il est évident que les citoyens n’ont aucun moyen d’exercer leur liberté politique, et de voir s’épanouir sa conscience dans le grand lupanar de l’Union Européenne. Continuer dans ce sens, c’est aller droit dans le mur. Et une très belle idée risque de se fracasser sur la réalité, la dure réalité de l’oligarchie irresponsable, arrogante et tyrannique qui règne depuis son trône en or massif, de BRUXELLES, de Wall Street, et des buildings de la banque pharisienne.
On demeure confondu de voir avec quelle obstination des « spécialistes » continuent de nier que l’homme ne se résume pas à être un consommateur, et par conséquent persistent à ne régler que les problèmes macroéconomiques, en négligeant le sort concret des citoyens et la microéconomie.
Les MACRON, MINC, ATTALI, DRAHI, chez nous, les ROTHSCHILD, SOROS, GOLDMAN-SACHS, LEHMAN et compagnie, ailleurs, se moquent éperdument des paysans qui, quotidiennement se suicident faute de pouvoir payer leurs dettes et faire vivre leur famille, ils se moquent éperdument de la désertification du grand jardin qu’est la France, de la mort de pans entiers de notre industrie. Ils ont fait de l’argent un objet de commerce, et de l’homme une variable parmi d’autres dans le calcul sordide de leurs profits. Qu’ils s’en aillent, qu’ils disparaissent et vite, de notre horizon, avant qu'on ne chasse allègrement à grands coups de pieds dans le cul.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Un très intéressant point de vue que celui du général DARY.

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Les champions de la morale vous parlent (sans rire) !

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De mon ami Fabrice, ces liens fort utiles à consulter.