samedi 19 août 2017

19 août 2017. Nouvelles de la Dissidence. Non, Dominique, tout n'est pas foutu !

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Gustave ! Ô Gustave !
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"L’erreur individuelle, consciente, morale, est infiniment moins dangereuse que l’erreur généralisée, fondue diluée, inconsciente, passée incognito dans les institutions, les coutumes, le climat. La plupart des aberrations morales conservent quelque chose d’accidentel, de curable, de révocable, tant qu’elles n’ont pas gâté le milieu humain, mais quand l’âme de la Cité même est malade, l’individu est menacé, non plus seulement dans les parties supérieures de son être, mais dans son existence immédiate, dans son socle vital. Le « péché » devient proprement catastrophique quand il cesse d’être péché : quand il procède plus d’un choix individuel et délibéré, mais d’une conscience collective corrompue. Alors, il ne se borne plus à dégrader l’homme, il le détruit." (C. IV, 20.6.1935.)
In
Gustave THIBON.
Parodies et mirages ou la décadence d’un monde chrétien. Notes inédites (1935 – 1978). Introduction de Françoise CHAUVIN.
Éditions du Rocher, Monaco, 2011. (Page 21.)
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2. COMMENTAIRES.
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J’avais déjà donné cet extrait dans un très ancien billet. J’y reviens aujourd’hui, car il me semble que nous avons atteint dans notre Occident un point où la conscience collective, la conscience de la cité est dans un état de corruption absolue.
Un jour viendra, en effet, où l’on considérera, comme dans la Rome antique, qu’un père a le droit de tuer son enfant s’il ne l’a pas désiré. Où un fils pourra euthanasier, avec la bénédiction de la Faculté, ses vieux parents, jugés par lui improductifs, incurables et coûteux pour la société en général et pour son porte-monnaie en particulier, où des employés, asservis à leur entreprise par les machines, seront dans la condition d’esclaves, pourvus de peu de chance de réinsertion en cas de départ ou de licenciement.
Dominique va me dire que je suis pessimiste. Mais comment ne pas l’être quand en trois jours à peine des attentats sanglants ont fait des dizaines de morts et de blessés à Barcelone, à Cambrils en Espagne (14 morts, des dizaines de blessés : piste terroriste certaine, à Turku en Finlande (deux morts, quatre blessés : piste terroriste probable) et à Düsseldorf en Allemagne (1 mort, un blessé : piste terroriste non prouvée, mais les deux victimes sont d’origine irakienne) ?
Notre société a atteint un tel niveau d’aveuglement qu’elle n’ose même pas nommer les choses par leur nom : c’est bien au nom de l’islam que des fous ont fait, en Europe, plus de 2000 morts en dix ans. Le fondement d’un tel aveuglement, c’est une corruption de la notion de fraternité. C’est bien au nom de l’égalité, que l’on marie des personnes de même sexe, c’est au nom de la liberté du corps qu’on déclare quasi constitutionnel le droit à l’avortement. Tout est faux, tout est clinquant. Tout porte la mort.
Et puis, ô merveille, il y a des jeunes qui s’occupent des sans-abris, d’autres qui font du soutien scolaire, d’autre sont chefs scouts, d’autres s’occupent de clubs de sport dans les quartiers sensibles. Des diplômés de grandes écoles rentrent comme enseignants dans le réseau Espérance banlieue. Je connais un jeune homme, routier au scouts d’Europe, qui, une nuit d’une 31 décembre au 1er janvier a sauvé un homme de la noyade, au risque de sa propre vie (qu’il a failli perdre en raison du courant et de la froidure de l’eau). Voilà la sève vive de notre pays. Il n’y a rien à attendre du monde politique. Bien entendu, et j’en connais, il y a des élus, locaux notamment, remarquables, intègres, dévoués, mais ils sont enserrés dans le carcan de la surveillance préfectorale ou ministérielle ou judiciaire, exposés aux remugles des fouilleurs d’égout qui prétendent écrire dans des follicules confidentiels ou qui se prétendent satiriques.
Il n’y a pas que des jeunes, du reste, qui sont superbes. Il y a aussi des gens plus âgés. Telle personne s’occupe de la Banque alimentaire, telle autre met sur pied l’opération Hiver solidaire, telle autre anime un patronage ouvert à tous. Bien des associations caritatives (de la Cimade au Secours catholique, du Secours populaire aux Restos du cœur) font que la France tient debout grâce à ses enfants et que la misère n’explose pas de manière obscène à la face des nantis.
Ah, ils ne font pas de bruit, ces jeunes et ces moins jeunes. Mais il est bon qu’on évoque, de temps à autre, leur existence, plutôt que celle des people qui se font fait piquer une montre à 200 000 euros, ou des bijoux genre bouchons de carafe, comme Kim je ne sais trop qui... Hello, Dominique, tout n’est pas foutu. J’ajoute qu’il y a des gens comme toi, qui ont servi leur patrie, ont le goût du risque et transmettent ces vertus à leur enfants !
N’oublions jamais la parabole du grain de sénevé !
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3. REVUE DE PRESSE.
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Lisez au moins une partie de ces articles !

Une bonne nouvelle.

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Périphrase, périphrase.

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Tiens, monsieur GUENOLE découvre la Lune.

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Pari gagné pour Assad.

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Appeler les choses par leur nom.


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Les médias ne parlent pas d’attentats terroristes pour l’instant… 

en attendant de dévoiler la vérité ?

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Hommages à ces hommes témoins.

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Voilà ce qu’est un vrai disciple.

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Je redonne ce lien.

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Pour information sur l’action de "Défends l’Europe".

Ceci ne vaut ni approbation ni improbation. Si j’avais à choisir, compte tenu du contexte, je choisirais l’approbation.

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Lire un remarquable billet sur le site d’Elvire DEBORD.

Une analyse de BENSON sur la crise du monde moderne.


vendredi 18 août 2017

18 août 2017. Note brève. Appel urgent à tous les blogueurs chrétiens !

Appel solennel à tous les blogueurs catholiques ou chrétiens, à tous les amis chrétiens qui sont mes amis sur Facebook : Diffusez cette prière et dites-là pour notre chère patrie, tous les jours, tous les jours, tous les jours.
Ruminez cette admirable mission donnée aux fils et aux filles de France. Fautes-le savoir. Et tous ensemble donnons l’exemple de sainteté, de charité et vérité que le monde attend de nous.



"Ô Dieu tout-puissant et éternel, qui avez établi l’empire des Francs pour être l’instrument de votre divine volonté dans le monde entier, le Porte-Glaive et le Rempart de votre Sainte Église, nous vous en supplions, que votre céleste lumière prévienne partout et toujours les fils de la France tournés vers vous, afin que voyant, voyant ce qu’il importerait de faire pour établir votre Royaume en ce monde, ils aient le courage de l’accomplir, avec une énergie et une charité que rien ne lasse. Ainsi soit-il."

18 août 2017. Nouvelles de la Dissidence. Lien social ou déconophone ?

Nous commençons un cycle consacré à Gustave THIBON. Chacun sait qu’il accueillit chez lui Simone WEIL pour la protéger des menaces nazie, et qu’il fut son exécuteur testamentaire.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de 

devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Le lieu de dégradation de l’esprit, ce n’est pas l’animalité, c’est la matière intelligible. Le monde actuel offre le spectacle d’une concrétisation tragique de la matière intelligible. Ce n’est pas la bête, c’est la machine qui nous menace… L’instinct est déterminé, réglé, encadré par les limites du rythme cosmique ; l’instinct est ordre, vie, harmonie ; au contraire, l’esprit captivé par la matière tombe dans l’indétermination, l’indéfini, l’extension amorphe. Plus de cadres organiques, plus de limites vitales, de spécificité. L’homme voué à la conquête de cette matière fantomatique n’est plus orienté ni limité dans ses désirs. Et du même coup toute personnalité, toute originalité, toute qualité en lui s’abolit : il devient le jouet inerte de toutes les influe ces ; ses réactions sont celles d’un automate insatiable." (C. II, 23.5.1934.)
In
Gustave THIBON.
Parodies et mirages ou la décadence d’un monde chrétien. Notes inédites (1935 – 1978). Introduction de Françoise CHAUVIN.
Éditions du Rocher, Monaco, 2011. (Page 19.)
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2. COMMENTAIRES.
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Il est tout de même curieux que des grands penseurs comme BERNANOS, Simone WEIL ou Gustave THIBON pensent de la machine exactement la même chose. Certes, ils ne le disent pas de la même manière. Cependant la même passion brûlante, la même fermeté traversent leur analyse : la machine va remplacer l’homme, le rendre inutile, l’asservir et le rendre semblable à elle. Notons que cette réflexion de THIBON date de 1934. Que dirait-il aujourd'hui ?
Oui, il est exact que c’est la machine qui est en train de déshumaniser l’homme. Si vous êtes parisien, amusez-vous à compter le nombre de passagers qui, dans le métro, enfermés dans leur bulle, casque audio vissé sur le crâne s’isolent du monde qui les entourenr et ne vivent plus que pour eux. Comptez aussi ceux qui tripatouillent leur portable. Vous arriverez à un pourcentage impressionnant et ceci quel que soit l’heure de la journée.
Vous noterez que THIBON insiste sur la nécessité de limiter ses désirs pour simplement vivre en homme. Autrement dit, il nous invite à considérer que l’homme comme le progrès a des limites.
Voyez-vous, pour donner une touche optimiste à ce billet, et faire mentir mon ami Dominique qui trouve que je suis négatif, je constate qu’un nombre croissant de jeunes gens et jeunes filles prennent conscience d’une nécessaire sobriété, de la tempérance et de la vie spirituelle. Je connais des jeunes mariés qui, la semaine qui a précédé leur mariage, ont fait, chacun pour son compte, dans le silence d’une abbaye, une retraite préparatoire à la vie conjugale. J’en connais d’autres qui en feront autant.
Espoir, courage, marche à pieds plutôt qu’en voiture, simplissime téléphone portable plutôt que ces instruments de torture qui s’appelle i-phone ou smartphone et auxquels il me plaît de donner le surnom de déconophone. Je préfère la parole !
Tout n’est pas perdu, bien au contraire. C’est à notre génération perdue, celle de 68, qu’il convient de faire une véritable métanoïa avant le Grand Passage.
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3. REVUE DE PRESSE.
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Témoignages bouleversants, à lire ABSOLUMENT.


(Ce lien est à destination de ma très chère amie Françoise ; elle se reconnaître !).
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Vidéos de conférences sur l’avortement.

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Les raisons d’un divorce.

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Viméo ? Vous avez dit Viméo ? Site à proscrire !

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Science et naissance du racisme : des études intéressantes.

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Voilà qui n’intéresse pas les médias ! Ce sont des chrétiens.

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Donald n’est pas le jeune canard qu’on dit !

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Une initiative de Karim OUCHICK contre une immigration 

subie, incontrôlée et non discernée !


jeudi 17 août 2017

17 août 2017. Nouvelles de la Dissidence. A propos de la liberté !



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Nous concluons aujourd’hui en beauté avec notre très chère Simone. Je signale que j’ai déjà livré cette citation dans un très ancien billet.
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Je ne cesserai de le clamer haut et fort :

Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de 

devenir vrai, c’est la lâcheté !

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1. LA CITATION DU JOUR.
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"On peut entendre par liberté autre chose que la possibilité d'obtenir sans effort ce qui plaît. Il existe une conception bien différente de la liberté, une conception héroïque qui est celle de la sagesse commune. La liberté véritable ne se définit pas par un rapport entre le désir et la satisfaction, mais par un rapport entre la pensée et l'action ; serait-tout-à-fait libre l'homme dont toutes les actions procèderaient d'un jugement préalable concernant la fin qu'il se propose et l'enchaînement des moyens propres à amener à cette fin. Peu importe que les actions en elles-mêmes soient aisées ou douloureuses, et peu importe même qu'elles soient couronnées de succès ; la douleur et l'échec peuvent rendre l'homme malheureux, mais ne peuvent l'humilier aussi longtemps que c'est lui-même qui dispose de sa propre faculté d'agir. Et disposer de ses propres actions ne signifient nullement agir arbitrairement. Les actions arbitraires ne procèdent d'aucun jugement, et ne peuvent à proprement parler être appelées libres. Tout jugement porte sur une situation objective, et par suite sur un tissu de nécessités…"
In
Simone WEIL.
Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. (Collection Folio/Série Essai N°316).
Gallimard, Paris, 2004 (date du dépôt légal de cette édition). (Page 87.)
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2. COMMENTAIRES.
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Bien évidemment, on demeure confondu devant la justesse et la profondeur d’une telle définition de la liberté. On peut se demander si, dans la devise de la prétendue république, la liberté est entendue au sens où l’entend Simone WEIL. Il est tout à fait indispensable de bien comprendre que l’acte libre résulte d’un jugement préalable à l’action et que ce jugement relève de la conscience éclairée. On en revient toujours au même : une conscience éclairée suppose une connaissance du bien, du beau et du vrai. Une conscience enténébrée vit dans la tyrannie du relativisme (nous allons y revenir), et dans l’arbitraire le plus total. Pour être libre, il convient donc de délibérer en soi-même et d’agir en fonction de ce que dicte la conscience. Il n’y a pas d’échappatoire possible.
Rappelons-nous cette parole : « Parce que vous dites : nous sommes sans péché, votre péché demeure ! »
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3. REVUE DE PRESSE.
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Pour comprendre l’effroyable acte de CHARLOTTESVILLE.


La vérité n’est jamais blanche ou noire. C’est vraiment le cas de le dire : elle est la vérité.
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Monsieur Van ROMPUY s’en prend au pape.


C'est une conscience enténébrée ; elle n'est pas libre.


mercredi 16 août 2017

16 août 2017. Nouvelles de la Dissidence. Le progrès, synonyme d'oppression sociale.

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Me croirez-vous, si je vous dis que nous continuons notre parcours avec cette chère Simone ?
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté,

et la lâcheté consiste souvent à ne pas voir le réel !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Il faut poser encore une fois le problème fondamental, à savoir en quoi consiste le lien qui semble unir jusqu'ici l'oppression sociale et le progrès dans les rapports de l'homme avec la nature. Si l'on considère en gros l'ensemble du développement humain jusqu'à nos jours, si surtout l'on oppose les peuplades primitives, organisées presque sans inégalité, à notre civilisation actuelle, il semble que l'homme ne puisse parvenir à alléger le joug des nécessités naturelles sans alourdir d'autant celui de l'oppression sociale, comme par le jeu d'un mystérieux équilibre. Et même, chose plus singulière encore, on dirait que, si la collectivité humaine s'est dans une large mesure affranchie du poids dont les forces démesurées de la nature accablent la faible humanité, elle a en revanche pris la succession de la nature au point d'écraser l'individu d'une manière analogue."
In
Simone WEIL.
Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. (Collection Folio/Série Essai N°316).
Gallimard, Paris, 2004 (date du dépôt légal de cette édition). (Page 76.)
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2. COMMENTAIRES.
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BERNANOS ne connaissait pas les œuvres de Simone WEIL. Mais, dans nombre de ses ouvrages, il ne dit pas autre chose que ce que notre chère philosophe affirme et démontre. Du reste, des penseurs contemporains font exactement la même analyse. Alléger le poids que le joug de la nature fait peser sur les épaules de l’humanité en utilisant à cette fin le progrès technique revient à aggraver l’oppression sociale. Il y a manifestement un point d’équilibre qui peut et doit être atteint et permet de respecter les droits de la nature comme ceux de l’humanité. Ce n’est pas le progrès technique qui peut permettre d’y atteindre. Il est normal d’alléger la peine des hommes ; il est injuste et intolérable de l’enchaîner aux exigences de la technique, déposées entre les mains de quelques grandes industries (Cf. Google, Facebook, Amazon, Monsanto, etc.).
Ainsi en va-t-il, par exemple, de ces semenciers qui voulaient vendre aux agriculteurs des semences de maïs engendrant des plants stériles, de façon à les obliger à racheter leur camelote. (La France, incidemment, est l’un des premiers exportateurs mondiaux de semence fertile de cette céréale.) On pourrait multiplier les exemples de ces industriels qui conçoivent l’obsolescence programmée pour obliger les consommateurs à renouveler périodiquement leur machine à laver le linge ou la vaisselle, ou leur réfrigérateur. C’est non seulement l’être humain que l’on opprime, mais c’est aussi la nature que l’on insulte en y pillant des ressources qui ne sont pas renouvelables.
Là encore, il y a des solutions. L’exercice de la tempérance et celui de l’épargne est un moyen sûr de limiter cette oppression. Se promettre par exemple de ne jamais acheter des produits pour lesquels les médias font de la publicité agressive, vulgaire ou manipulatrice. On peut aussi favoriser les produits équitables et biologiques. Pourquoi faudrait-il que nous achetassions des tomates d’Espagne, produites dans des conditions souvent contestables, alors que nous avons une production française de qualité ? Serait-ce parce que les tomates espagnoles coûtent dix ou 20 centimes de moins au kilo ? Mais qui ne voit que l’écotaxe ou les taxes carbones et antipollution ne sont que des impôts destinés à favoriser un commerce devenu fou et qui ne trouve sa raison d’être que dans son mouvement perpétuel ? Y compris dans le mouvement des produits espagnols vers la France (et réciproquement d’ailleurs).
L’autarcie ne mène nulle part, et le commerce est une activité humaine vieille comme le monde. Ce qui est nouveau, c’est que le commerce ne s’assigne comme fin que lui-même, et non pas le bien des hommes.
Bref, il va falloir qu’on choisisse : progrès oppressif, ou libération moyennant quelques menus sacrifices. Et qu'on ne me dise pas que madame HILDALGO au nom de l'écologie n'opprime pas les automobilistes parisiens en leur interdisant la voie sur berge à l'Est de Paris. La bonne solution, en vérité, serait d'interdire purement et simplement la circulation à tous les véhicules dans Paris en remplaçant les moyens privés de transport par des moyens publics, ou par des moyens privés mais collectifs.
Le cher Pierre RABHI dit là-dessus des choses définitives.
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3. REVUE DE PRESSE.
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Le fléau du racisme.

Lire cet article très bien argumenté et qui fait preuve d’un vrai discernement.

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La Libye et les ONG.

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Conversion de Kurdes musulmans au Christ.

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Et voilà comment la justice d’un État peut procéder.


Si ce n'est pas de l'oppression, je veux bien qu'on me pende !
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Aux jeunes qui ont fait la retraite de Triors, lire cette homélie du Père Abbé, Dom Courau.

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On trouve de tout dans les grottes vaticanes : des saints et des moins saints !

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mardi 15 août 2017

15 août 2017. Nouvelles de la Dissidence. Il renverse les puissants de leur trône !

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Poursuite de notre cycle avec Simone !
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"D'une manière générale, entre êtres humains, les rapports de domination et de soumission n'étant jamais pleinement acceptables, constituent toujours un déséquilibre sans remède et qui s'aggrave perpétuellement lui-même ; il en est ainsi même dans le domaine de la vie privée, où l'amour, par exemple, détruit tout équilibre dans l'âme, dès qu'il cherche à s'asservir son objet ou à s'y asservir. Mais là du moins, rien d'extérieur ne s'oppose à ce que la raison revienne tout mettre en ordre en établissant la liberté et l'égalité ; au lieu que les rapports sociaux, dans la mesure où les procédés mêmes du travail et du combat excluent l'égalité, semblent faire peser la folie sur les hommes comme une fatalité extérieure."
In
Simone WEIL.
Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. (Collection Folio/Série Essai N°316).
Gallimard, Paris, 2004 (date du dépôt légal de cette édition). (Page 58)
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2. COMMENTAIRES.
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L’analyse est implacable ! À se cantonner au pur économique ou social, les hommes au pouvoir ne peuvent qu’organiser au mieux l’oppression ; je veux dire atténuer les effets des nécessaires rapports de domination instaurés par l’ordre politique, quel qu’il soit. On ne peut pas sortir de ce cercle vicieux qui existe depuis que l’homme est l’homme. Bien entendu, en amont, bien en amont, la violence, contenue par loi, puise sa force dans le désir mimétique, celui de désirer ce que désire l’autre.
Y a-t-il une issue à ce drame connaturel à l’homme ? Pourquoi, croyez-vous, que des paroles définitives ont été dites et donnent la clé d’une question sans réponse si l’on se cantonne à l’ordre matériel ? « Celui qui accepte de perdre sa vie la sauve ! » « Que le plus grand soit comme celui qui sert ! ». C'est vrai dans l'espace public comme dans l'espace privé de la famille.
Mes lecteurs assidus ont certainement remarqué le glissement progressif de mes commentaires, de la critique politique virulente à des propositions qui ne sont ni vendeuses ni tendances mais qui pourtant sont les seules de nature à sauver l’humanité du désastre dans lequel elle donne l’impression de plonger.
Je ne crois pas qu’il soit possible de sortir de ce drame par le bas : la violence, la haine, l’exclusion, la moquerie. Il faut en sortir par le haut (c’était l’injonction que nous donnait jadis, il y a bien longtemps, notre aumônier scout : « vous ne vous en sortirez que par le haut ») : former sa conscience à ce qui est vrai, beau, juste, bien ; pour les chrétiens, écoutez les dures paroles du Maître en humanité, Jésus ; éviter de sombrer dans la culpabilité (elle fait la fortune des psy), mais avoir le sens de ses limites et de son péché, et par conséquent pratiquer l’humilité (et pour les chrétiens, le sacrement de réconciliation) ; avoir un oui qui soit un oui et un non qui soit un non ; avoir le courage de confesser sa foi (si l’on est chrétien) publiquement, etc.
En cette fête de l’Assomption, redisons-nous avec jubilation : « Il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles. » 
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3. REVUE DE PRESSE.
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Nécessaire heptaglossogyration antédiscursive (bis) pour monsieur CASTANER.

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Un article de Causeur sur les emplois familiaux.

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On peut toujours lire cette analyse sur l'humiliation de la France.

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En l’honneur de l’Assomption de la Vierge Marie (du site Aleteia).



lundi 14 août 2017

14 août 2017. Nouvelles de la Dissidence. A propos du Souverain Bien.

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Avec Simone, toujours !
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La bonne volonté éclairée des hommes agissant en tant qu'individu est l'unique principe possible du progrès social ; si les nécessités sociales une fois clairement aperçues, se révélaient comme étant hors de portée de cette bonne volonté, au même titre que celles qui régissent les astres, chacun n'aurait plus alors qu'à regarder se dérouler l'histoire comme on regarde se dérouler les saisons, en faisant son possible pour éviter à lui-même et aux êtres aimés, le malheur d'être soit un instrument soit une victime de l'oppression sociale."
In
Simone WEIL.
Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. (Collection Folio/Série Essai N°316).
Gallimard, Paris, 2004 (date du dépôt légal de cette édition). (Page 46.).
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2. COMMENTAIRES.
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Je discutai ce matin au petit-déjeuner, avec un être qui m’est cher, du souverain bien, tel que l’ont défini nombre de penseurs stoïciens. Je n’avais pas fait allusion – j’avais des raisons sérieuses pour me comporter ainsi – aux enseignements de Jésus qui nous affirme que la vie éternelle c’est de connaître son Père.
Il est évident, en effet, que seule la bonne volonté éclairée des hommes (l’équivalent de ce que n’ai cessé d’appeler la conscience, ou jugement de valeur de la raison pratique sur les actes que l’on doit, on veut ou on eut accomplir) est de nature à assurer quelque peu le progrès social. Le véritable progrès, le seul qui soit illimité, est le progrès moral et spirituel, celui qui conduit l’homme à la sainteté.
Je ne partage pas le pessimisme de Simone WEIL. En effet des individus éclairés peuvent s’unir, dans des groupes, des communautés informelles ou formelles, pour définir et assumer des comportements qui balisent le chemin menant à la sainteté.
J’en reviens à me chers jeunes dont nombre sont engagés dans EVEN ou dans les mouvements scouts. Ils témoignent de ce progrès. Pas plus tard qu’hier, un coup de téléphone de l’un d’eux me prouvait que la conscience éclairée conduit à l’entente, à la fraternité et, pour tout dire, à l’agapè.
Oui, le Souverain Bien est à notre portée. L'atteindre demande seulement un petit effort. 
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3. REVUE DE PRESSE.
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Non, Dieu n’est pas mort !

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Une bonne nouvelle, pour une fois, en provenance de Cuba.

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Ce n’est pas de sa faute !

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Une vraie question politique, liée à une absence de réflexion sur le moyen et le long terme.


Voilà une question qui sollicite justement la conscience. Notre degré de réflexion politique est loin d'avoir atteint le stade où elle sollicite la conscience et le discernement des citoyens.
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Libre opinion du général Pierre de VILLIERS.

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Engagez-vous, jeunes !