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SCÈNES ORDINAIRES DANS LA VIE D'UN PERE.
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Place de la primatiale saint Jean à Lyon. Il
fait un temps splendide. Saint Jean a ceci de réconfortant pour les fidèles
fatigués que, de part et d’autre des porches, il y a, courant le long de la façade,
des ressauts de pierres de taille qui font saillie hors des murs et peuvent
servir de bancs.
Nous sommes le 13 septembre. On se croirait
encore en été. Nous avons marché tout le matin dans cette ville superbe, et,
comme je connais bien la primatiale, son horloge et la salle du trésor, et que je suis harassé, j’ai
laissé mes amis visiter le saint sanctuaire et je me suis assis sur l’un de ces
bancs providentiels.
De l’autre côté du porche, assis sur le banc de
pierre qui fait pendant à celui sur lequel je me repose, il y a un jeune
couple. Etrangers, sans aucun doute, car ils parlent entre eux une langue que
je ne puis identifier de là où je suis placé. Le papa a solidement calé sur ses
genoux un petit bébé, une petite, une toute petite, qui n’a pas pas trois mois
sans doute. Elle est minuscule, fragile et belle. La maman assise à côté
regarde sa fille. Le papa, lui, donne le biberon à son enfant qui ne fait que
le fixer avec des yeux qui savent ce qu’est l’amour. La scène est très
exactement trinitaire et illustre avec puissance, ce qui depuis la nuit des
temps (the sands of times disent
joliment les américains), fait la famille et que des fous veulent déconstruire.
Enfin, après un temps assez long, le biberon est vide. Le papa dépose
délicatement son enfant dans la poussette, et ils s’en vont, sans savoir qu’ils
sont l’image de la Sainte Famille. Oui, celle dont MARX disait qu’il faut détruire
la famille pour détruire l’image de Sainte Famille.
Monsieur MACRON, madame BUZYN, et tous les
sbires de la macronie, sans le savoir pour certains, en le sachant pour d’autres,
veulent détruire dans l’esprit des Français, l’image de la Sainte Famille, et
achever ainsi l’épouvantable apostasie de notre patrie. Nous ne sommes pas obligés
de leur obéir.
Il est plombier. Il est venu faire quelques
réparations, il y a huit jours, dans notre appartement. Il a dit à ma femme qu’il
venait d’avoir un petit garçon. Il a trois semaines. Je le félicite en répétant
le prénom de l’enfant et en prenant de ses nouvelles : Comment va N… ?
Sans réfléchir, il me répond que N… G… (G est le patronyme de l’enfant :
PATRONYME, nom du père) va bien et il redit fièrement N… G.... Je le revois
hier dans la rue ; avec cet enfant, il continue la lignée familiale, me répond-t-il,
quand je lui demande des nouvelles de N… G… (je redonne le nom en entier). Il y
a de la fierté, de l’amour dans la voix, et cette incroyable allégresse d’avoir
été l’engendreur et d’être le père de cet enfant chéri.
Monsieur MACRON, madame BUZYN et tous les sbires
de la macronie n’ont que faire de l’idée que l’homme s’inscrit dans un lignage,
qu’il en a hérité les histoires, les qualités et les défauts, et qu’il lui
importe de transmettre les unes et de remédier aux autres. Ils atomisent l’être
humain pour mieux l’asservir au pouvoir d’un état tentaculaire et tyrannique.
Nous ne sommes pas obligés de les respecter. Nous sommes hélas contraints de
leur obéir car ils ont la force (ou ce qu’ils croient être la force) à leur
botte.
Samedi 29 septembre. Je passe une partie de l’après-midi
avec le jeune papa (il a 22 ans) d’un petit garçon de 7 mois. Il a mis Pâques
avant les Rameaux, comme on disait jadis à propos des jeunes gens et des jeunes
filles qui, allant vite en besogne, concevaient un enfant avant d’être mariés.
Je le vois tenant son enfant dans ses bras, le couvrant de baisers, et je vois
l’enfant, dans un demi-sourire soutenir le regard attendri de son père. Le temps est venu
de faire le biberon. Quel soin ! On mesure le lait en poudre au
milligramme près, et l’eau ne doit point dépasser le trait imparti par le pédiatre.
Nous allons nous promener. Il pousse doucement le landau. Et il me revient cette phrase qu’il a dite il y a
quelques mois, regardant avec amour l’enfant qui vient de naître et qu'il a engendré : « Et
quand on pense que nous avons failli te tuer ! ». Je bénis ce jeune homme
que j’aime comme un fils spirituel. Il a eu très exactement la PAROLE de vie.
Monsieur MACRON, madame BUZYN (que j’ai envie de
l’appeler la mère BUZYN comme d’autres parlent de la mère POULARD et de sa
fameuse omelette) qui veut favoriser encore plus l’accès à l’avortement, c’est
à dire contribuer à dissocier la sexualité de son rôle éventuel (je dis bien
éventuel, car toutes les relations sexuelles ne sont pas fécondes ; la
nature est bien faite) dans la procréation, et tous les sbires de la macronie n’ont
sans doute jamais eu l’occasion de dire, contemplant l’enfant qu’ils ont laissé
vivre : « Quand on pense qu’on a failli te tuer ». Cette
expérience leur manque. Car pour eux, comme pour tant d’autres contemporains,
le réel et la nature, l’expérience et son analyse n’ont aucun intérêt. Ce qui
compte c’est l’idée a priori et son
exploitation pour la prise du pouvoir.
Bien entendu, je garantis l’authenticité absolue
de ces histoires. Elles se sont déroulées sur une période d'un peu plus 15 jours et je ne les ai pas sollicitées. Et ces imbéciles, ces menteurs, ces apprentis sorciers, veulent priver un enfant de son père, pour satisfaire un quarteron de lesbiennes, dont certaines sont de véritables furies (pas toutes). Nous irons manifester le 6 octobre. Rendez-vous Place Edmond Rostand.
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