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mardi 11 janvier 2011

Leçons

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La discussion que nous avons eue avec mon ami à propos de GBAGBO et OUATTARA est riche de leçons. J'en vois au moins deux et même trois.
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La première est qu'il faut toujours remettre une information, même factuelle, dans son contexte. J'aurais donc dû prévenir mes lecteurs que la note publiée par l'Observatoire du Parlement devait être replacée dans la perspective et les buts que semble s'assigner cette publication : diffuser des informations ou rapporter des propos que la presse et les hommes politiques taisent. Dans le cas qui nous occupe, j'ai volontairement omis de donner le titre de l'articulet consacré à madame OUATTARA, ainsi que des données relatives à sa vie privée qui sont parfaitement inintéressantes et n'ajoutent rien à la compréhension des événements. Ces omissions, dans mon esprit, suffisait à restituer l'objectivité totale de ce billet. Si je les faites, c'est parce qu'elles étaient purement interprétatives ou volontairement nuisibles à la personne de cette femme influente, ce qui n'était pas mon propos.
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La deuxième leçon est évidente : même factuelle, une information doit être vérifiée. Tout ce que dit l'Observatoire du Parlement est juste. Mais l'esprit critique doit toujours se poser la question de l'intention du journaliste. Il ne suffisait donc pas de se demander pourquoi la communauté internationale soutient monsieur OUATTARA, et laisser entendre que c'était par intérêt ; il fallait aussi regarder du côté des résultats officiels (publiés par la Commission indépendante ET par le Conseil Constitutionnel ivoirien ; bien entendu, ils ne concordent pas mais donnent une idée approchante de la réalité.) et constater que le choix international est justifié, même s'il sert les intérêts des puissances occidentales. En outre des observateurs de l'ONU confirme la bonne tenue d'ensemble du scrutin. Et des journalistes enquêtant sur place, dont ceux de La Croix, ont pu eux aussi le faire. On apprend ainsi que monsieur GBAGBO, à qui des prédicateurs évangéliques avaient prédit la victoire, s'est décidé à organiser ces élections, sûr d'avance du résultat.
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La troisième et dernière leçon est qu'il faut être clair et éviter les insinuations par des silences indus. J'aurais dû préciser que monsieur GBAGBO est très certainement un tyran et un trafiquant, et ne pas me borner à affirmer qu'il n'était pas légitimement élu, pas plus que monsieur OUATTARA. Ce dernier l'est, même s'il est avéré qu'il y a eu des fraudes en sa faveur dans le Nord du pays, fraudes qui ont entraîné l'invalidation abusive de 700.000 suffrages.
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Bref, un peu plus de prudence aurait permis d'éviter des malentendus.
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lundi 10 janvier 2011

A propos de la Côte d'Ivoire, réaction d'un ami

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J'ai reçu d'un ami très cher un courriel, en réaction au billet intitulé "Cherchez la femme". Il n'a pas souhaité utiliser la voie du commentaire. Ses remarques me paraissent très importantes, dans la mesure où elles complètent le panorama de la situation actuelle de la Côte d'Ivoire. Je m'abstiendrai aussi de faire quelques remarques sur cette lettre et demanderai seulement à mes lecteurs de se reporter au billet d'hier pour voir si celles de mon ami sont justifiées ou non. Je les reçois avec le plus d'humilité possible.
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"Mon cher Philippe,
[...]
Il se fait que je connais - oh ! pas très bien - ... d'une part le pays (j'y suis resté 5/6 ans), et d'autre part GBAGBO et OUATTARA. Ton affirmation que ces deux personnages ne sont pas dans la misère est vraie. La différence est que je ne pense pas que OUATTARA ait puisé dans les fonds du pays, alors que pour GBAGBO, il est certain que c'est le contraire.
Tu parles de la deuxième épouse de OUATTARA. Je ne connais pas tous les détails, mais il me semble que son argent vienne, quand même, d'une provenance normale due à son travail. Tu ne parles pas de l'épouse de GBAGBO : Simone. C'est un vrai ATTILA. Elle a fait exécuter d'innombrables personnes. L'on affirme même que c'est elle qui a donné l'ordre de tuer le journaliste français (dont je ne me rappelle plus le nom), qui enquêtait sur les trafics, de cacao notamment. Or le cacao sort par le port de SAN PEDRO en très grande majorité qui est globalement l'endroit ethnique des GBAGBO. Cette femme est catastrophique pour le pays ; souvent c'est elle qui manipule son mari... et qui a comme copain (alors que veut dire copain ?) le civil autoproclamé "général des jeunes" Gilbert EBOUE (je ne suis pas sûr du nom) qui est celui qui a pris la France comme ennemi personnel et qui serait même devenu ministre dans le dernier gouvernement GBAGBO.
La presse bien pensante, je ne sais pas ce que tu veux dire, n'a peut-être pas publié cela (je ne lis pas tous les journaux), mais j'ai déjà lu l'une ou l'autre information dans les DNA [Les Dernières Nouvelles d'Alsace] (plutôt de gauche) et surtout dans La Croix (plutôt chrétien) qui confirment tous les deux la bonne élection d'OUATTARA alors que GBAGBO, qui n'a jamais pensé qu'il pourrait perdre ces élections, s'accroche au pouvoir. Il n'en a rien à faire du peuple qui continue à crever à cause des ses dirigeants (la Côte d'Ivoire n'étant pas seule dans ce cas).
Tu vois, mon cher Philippe, tu prends les informations à la lettre que tu ne vérifies pas, et que tu affirmes sentencieusement être la vérité. C'est peut-être TA vérité, mais ce n'est pas la vérité."
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PS ajouté ce soir : j'ai reçu diverses informations qui donnent à penser que monsieur OUATTARA a été effectivement régulièrement élu. Je m'en voudrais d'avoir pu donner l'impression que je soutenais l'élection d'un dictateur, Laurent GBAGBO, membre de l'international socialiste, soutenu, entre autre, par messieurs EMMANUELLI et DUMAs (ce dernier à titre d'avocat).

dimanche 9 janvier 2011

Cherchez la femme

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L'une de mes cousines, jeune et ravissante personne, m'a envoyé l'adresse de la lettre électronique hebdomadaire "L'observatoire du Parlement" '(http://www.observatoire-parlement.org) et la dernière livraison de ce journal. Tout à fait édifiant. Par exemple ces informations sur la Côte d'Ivoire
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"La communauté internationale" a reconnu monsieur Alassane OUATTARA comme Président légitime de la Côte d'Ivoire. L'unanimité est touchante, et l'on se plaît à penser qu'elle résulte d'un contrôle rigoureux des bulletins et d'une enquête serrée dans les bureaux de vote du pays. Mais il ne semble pas que cette évanescente communauté ait envoyé des représentants qualifiés pour procéder à une vérification qui permettrait de croire à sa bonne foi, et l'on est amené à s'interroger sur les raisons qui la font choisir celui-ci comme Président plutôt que celui-là.
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L'Observatoire du Parlement donne des informations fort utiles sur les possibles raisons de la dilection toute particulière des puissants de ce monde pour monsieur OUATTARA. Il convient de chercher la femme pour jeter quelque lueur de compréhension sur cet obscur imbroglio. Madame Dominique OUATTARA est née NOVION, il y a 56 ans. Après un premier mariage, semble-t-il malheureux, elle prend la direction de la société chargée de gérer les biens immobiliers de monsieur HOUPHOUET-BOIGNY et de monsieur BONGO. Présidente d'honneur de la chambre syndicale des syndicats immobiliers de Côte-d'Ivoire, pays où elle vit désormais, elle rencontre le jeune et brillant Premier Ministre du Président HOUPHOUET-BOIGNY. Nicolas SARKOZY les marie à NEUILLY en 1990. Le couple a deux enfants. Madame OUATTARA gère l'Institut Jacques DESSANGE à NEW YORK, puis acquiert les franchises Jacques DESSANGE pour les ETATS-UNIS. Le groupe prend une dimension internationale. Madame OUATTARA fait partie du club très fermé des 40 femmes les plus influentes du monde. On la dit très proche des milieux israéliens. Quant à son mari, c'est un haut fonctionnaire, très brillant, du FMI. Madame OUATTARA a créé une association d'aide aux enfants africains Children of Africa dont la marraine est la Princesse Ira de FURSTENBERG. Madame Simone GBAGBO est l'élue d'un quartier populaire et s'intéresse surtout à l'action politique. Il semblerait que tant les GBAGBO que les OUATTARA ne soient pas vraiment dans la misère.
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Ces informations n'ont pas été diffusées par la presse bien pensante. Il fallait bien tout de même les faires connaître. Chacun de nous en tirera les conclusions qui lui conviennent. Je me suis borné à rappeler des faits. Mais selon moi, aucun des deux n'est légitimement élu.