Une charmante histoire que se racontent entre eux les polytechniciens permettra de comprendre la persistance de l'aveuglement, pour ne pas dire de la bêtise, des fonctionnaires de BRUXELLES qui ont conçu, édité et diffusé le calendrier scandaleux.
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Or donc, un polytechnicien, passionné par les sciences naturelles, tout spécialement par les insectes, et chez ces insectes, par les puces, élève chez lui, dans un vivarium tout à fait adapté, des puces du rat (Ceratophyllus fasciatus), des puces du chien (Xenopsylla cheopis) et des puces de l'homme (Pulex irritans). Le système d'audition de ces petites bêtes le fascine. Et il se penche avec minutie sur cette importante question. Il prend quelques spécimens de chacune de ces espèces. Puis, après avoir procédé à une anesthésie locale, - il a le coeur sensible -, arrache une première patte à une première patiente, et lui ordonne de sauter : "saute" lui dit-il à trois reprises. Rien n'y fait. Il l'ampute d'une deuxième patte, recommence et ainsi du reste jusqu'à disparition totale de ces organes de l'ambulation. Il réitère l'expérience sur d'autres spécimens des autres espèces. Après avoir noté avec soin les résultats de ces essais, il en fait l'analyse statistique, et conclut : ces expériences indiquent clairement que la puce est sourde.
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Je reviens à notre calendrier. Les responsables de l'édition reconnaissent qu'ils ont fait une erreur, une bourde, une boulette, et jurent (sur leurs grands dieux ?) qu'ils ne la commettront plus. Mais, comme le polytechnicien, ils ne comprennent rien, car ce sont des gens très intelligents. Le prochain calendrier, c'est promis, ne fera plus scandale, disent-ils, car - tenez-vous bien - il ne comportera aucune mention d'aucune fête religieuse. Et voilà la conclusion que des imbéciles heureux peuvent tirer de nos protestations. Nous exigeons, nous, que ce calendrier mentionne les fêtes chrétiennes, et éventuellement, mais non obligatoirement, les fêtes d'autres religions. S'ils persistent dans leur décision, nous exigeons qu'ils soient démis de leur fonction. Ils ne sont pas dignes de les remplir. Et si rien n'est fait, alors nous nous demanderons ce que nous faisons dans ce vaisseau fantôme qu'est devenue l'Europe dont l'incertain gouvernail n'est même pas tenu en main par monsieur BARROSO.
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