mercredi 25 avril 2018

Mercredi 25 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin. L'opinion ne fait pas la vérité !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. ARDENTE OBLIGATION !
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"Pour nous, comme les Apôtres, nous sommes témoins de cette victoire, « nous nous en allons prêcher en tout lieu », c'est-à-dire en un seul lieu à la fois, là où Dieu nous a placés et nous placera pour que nous y portions du fruit ; et le Seigneur ressuscité, le Seigneur « assis », agit avec nous ; il confirme la parole de notre témoignage.
L'espérance, promesse du Père, que Dieu suscite en notre cœur ne nous décevra jamais, car l'Esprit vit en nous pour l'entretenir chaque jour.
Puisque "nous sommes revêtus de la force d'en haut", puisque nous tenons, dans l'Esprit, le commencement de la vie éternelle, rien ne pourra nous séparer du Père et du Fils, si paisibles dans leur gloire,
ni les inquiétudes, ni les critiques,
ni les séquelles du passé, personnel, familial ou communautaire,
ni les écroulements du présent, ni les menaces sur l'avenir,
ni les statistiques, ni les sondages d'opinion,
ni les étroitesses des hommes,
ni même nos chutes et nos propres misères ;
rien ne pourra nous séparer de l'amour que Dieu nous a manifesté
en nous donnant le Christ à aimer et à servir."
(Du site Jésus aujourd’hui. Contacter Hozana, 226 rue Lecourbe Paris 15e pour savoir comment recevoir les superbes méditations quotidiennes des Carmes.)
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2. SURPRENANT CONTREPOINT DE DAVID HUME.
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"Rien n’est plus surprenant, lorsque l’on considère d’un œil philosophique les affaires humaines, que de voir la facilité avec laquelle la multitude est gouvernée par un petit nombre, et la soumission implicite avec laquelle les hommes renoncent à leurs sentiments et leurs passions en faveur de celles de leurs maîtres. Quand on s’interroge sur les moyens qui produisent ce prodige, on découvre que la force étant toujours du côté des gouvernés, les gouvernements n’ont rien d’autres que l’opinion pour les soutenir. C’est donc seulement sur l’opinion que se fonde un gouvernement ; et cette maxime s’applique aux gouvernements les plus despotiques et les plus militaristes, comme aux plus libres et aux plus populaires. Le sultan d’Égypte ou l’Empereur de Rome peuvent régner comme des bêtes sauvages sur des sujets inoffensifs, contre leurs sentiments et leurs inclinations ; mais ils doivent au moins mener leurs mameluks ou leur grade prétorienne, comme les hommes, par l’opinion."
In
David HUME. Cité par CHALIAND et MOUSSET, page 868. Livres I à III du Traité sur la nature humaine, téléchargeables en format PDF, depuis un site universitaire canadien.
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3. COMMENTAIRES.
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Si nous avons fait le pari bénédictin, nous devons mettre la vérité, incarnée en Jésus, au-dessus de tout ; nous soumettre certes aux lois positives pour autant qu’elles ne contredisent pas ce que nous dit le Maître. Il est le Seigneur de la Vie, et nous ne pouvons pas accepter que des soi-disant experts se donnent le droit de décider de la mort ou de la vie d’un être humain qui, d’après eux ne mériterait pas de vivre (Vincent LAMBERT, ou le petit Alfie). Nous devons nous opposer de toutes nos forces à cet orgueil démesuré de ceux qui savent. Nous nous moquons donc des enquêtes d’opinion, toutes formatées pour nous manipuler. Nous ne pouvons pas accepter davantage que des soi-experts décident pour nous de ce qui est bon et mauvais. Là-dessus, il y aurait beaucoup à dire. En ce sens, et quoi qu’en disent les médias, il y a dans la tentative des zadistes de ND des Landes un désir de vivre autrement qui mérite un autre traitement que le mépris, la hargne, la colère ou le ressentiment.
J’aurai l’occasion de vous parler de l’Amassada de Saint Victor et Melvieu dans un prochain billet. Les médias traitent ses habitants de voyous. Je connais peu de voyous capables de citer les Métamorphoses d’Ovide, et d’en placarder des extraits, comme j’ai pu le constater de visu  en me rendant sur place.
Voyez-vous, l'opinion ne fait pas la vérité, surtout celle des "experts". Il serait temps que nos gouvernants le comprennent.
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4. LIENS UTILES.
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Ils veulent le tuer ! Heureusement des conscientes droites et les parents du petit enfant se battent.






VICTOIRE AU SEIGNEUR DE LA VIE !

Mensonges d’État, comme le montre ce reportage, et simple prétexte pour une agression injustifiée.


Tout le monde s’en fout : ce jeune soldat était chrétien !


Des portes s’ouvrent dans l’Orient lointain et mystérieux.


Juliette a menti !

L’apostasie continue !



Ascenseur social ? Mon œil !


La vérité est que les « zélites » ne veulent pas éduquer ce qu’ils appellent dédaigneusement le peuple

mardi 24 avril 2018

Mardi 24 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Patrie et politique !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. DISCIPLES DE IESCHOUA ET POLITIQUE.
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"L’attitude de Ieschoua par rapport à l’État, à la nation, aux autorités politiques, manifeste constamment qu’il se situe lui-même dans un autre ordre et dans une autre perspective. Ieschoua ne condamne pas ces réalités naturelles. Il n’est pas un théoricien de l’anarchisme. Mais il s’intéresse à autre chose, et il est venu réaliser une œuvre qui dépasse de toutes les manières le cadre national. Il est venu apporter à l’humanité entière un enseignement vivificateur. Les tentatives ultérieures pour intégrer le christianisme et l’emprisonner dans le cadre d’une nation, seront toujours mortelles pour le christianisme qui, nous l’avons vu, ne peut pas plus satisfaire le théoricien du nationalisme intégral que le théoricien de la révolution. Le christianisme est une doctrine qui porte sur la création de l’humanité et qui s’efforce d’apporter à l’humanité la science nécessaire pour s’achever normalement, selon les vues du dessein créateur. Le cadre du nationalisme est trop petit pour pouvoir contenir cette perspective à la fois universelle et surnaturelle. […]."
In
Claude TRESMONTANT.
L’enseignement de Ieschoua de Nazareth.
Éditions du Seuil, Paris, 1970. (Page 118.)
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2. CONTREPOINT DE FRANCISCO SUAREZ (1548-1617).
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"Le genre humain, bien que partagé en peuples et en royaume divers n’en a pas moins une unité physique et, par ailleurs, une unité politique et morale. Cette unité est marquée par le précepte naturel de l’amour et de la charité, précepte qui s’étend à tous, même aux étrangers de quelque condition soient-ils.
C’est pourquoi tout état souverain quel qu’il soit, bien que fermement assis et comme se suffisant est cependant, d’une certaine manière, membre de cet univers en ce qu’il concerne le genre humain. Jamais aucun état ne peut se suffire au point de ne nécessiter aucun appui, alliance ou rapports mutuels, tantôt par sa sécurité et son bien-être, tantôt à cause d’autres nécessité ainsi qu’il ressort de l’expérience même.
Il faut donc aux États un droit qui les gouverne et les dirige dans ce genre de communauté et de société. Certes, à  et égard, la raison naturelle fait beaucoup mais ne suffit point en toutes circonstances et ainsi des droits spéciaux ont pu s’introduire par la coutume des mêmes nations. Ainsi que dans une province ou un État, la coutume introduit le droit, ainsi le droit des gens a pu s’introduire par les mœurs dans l’ensemble du genre humain."
In
Francisco SUAREZ.
Tractatus de legibus
Traduction de Gérard CHALIAND. Ouvrage cite. (Page 628.)
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3. QUELQUES COMMENTAIRES ET CONSEILS PRATIQUES.
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SUAREZ était théologien et jésuite. On considère qu’il est un pionnier (CHALIAND et MOUSSET) en matière de droit international.
Il m’a paru intéressant de rapprocher ce que dit Claude TRESMONTANT de l’enseignement de Jésus sur les rapports du disciple et de la nation, de l’application pratique (et résolument novatrice) que SUAREZ fait de cet enseignement en matière de relation du citoyen avec sa patrie (il utilise le mot « nation », ou du moins ses traducteurs utilisent ce mot ; mais je l’ai en horreur et je m’en suis expliqué ici même à plusieurs reprises).
Remarquons d’abord un élément très important du raisonnement : SUAREZ ne dit pas que les nations doivent disparaître ; il dit qu’elles s’inscrivent dans un ensemble de relations avec d’autres États, Royaumes, Patries. C’est un point capital. Il est légitime d’être attaché à sa patrie, à condition de ne point l’idolâtrer. TRESMONTANT explique que l’enseignement de Jésus transcende ce très légitime état de fait. Notons que Jésus a été la victime du nationalisme intégral des chefs juifs de son temps qui craignaient de voir leur nation détruite par les Romains s’ils laissaient faire le prophète. En somme, ils ont préféré la politique utilitaire à la justice et à la vérité.
Puisque nous avons fait le pari bénédictin, nous ne pouvons pas nous désintéresser de ce qui se passe dans l’ordre politique. C’est pourquoi je vous invite instamment à participer aux États généraux de la bioéthique.
Il me revient ce passage de passage de l’épître aux Romains que je vous livre à des fins de réflexion personnelle :
« Du haut du Ciel, Dieu manifeste sa colère contre les hommes qui ne l’honorent pas et ne respectent pas sa volonté. Ils étouffent ainsi malhonnêtement la vérité. » (Ro 1, 18)
Il me semble que pour honorer la vérité révélée visiblement par Dieu dans la Création, nous devons accepter d’être persécutés, moqués, ringardisés et même martyrisés, comme l’ont été les témoins fidèles des Églises d’Orient devant les fanatiques de l’État islamique.
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4. LIENS UTILES.
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De notre chère Elvire DEBORD. Un livre sur Dom LOUF.


C'est un curé, tout le monde s'en fout !


A voir, comme illustration du sort des disciples.


Heureuse initiative.






lundi 23 avril 2018

Lundi 23 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Esprit d'enfance ; persécutions


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1.  TROIS TEXTES DE MARCEL LEGAUT QUI ANNONCENT LE PARI BÉNÉDICTIN.
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"Heureux ceux qui dès leur jeune enfance ont connu l'appel du Christ. Le commencement d'une vie est aussi le commencement d'une grande œuvre. La naissance est, elle aussi, une aurore. L'âme d'un enfant est muette et attentive comme le silence de l'aube. Elle est naturellement intelligente de Dieu. Plus tard, si elle retrouve cette spontanéité religieuse, ce sera au prix de longs efforts. Combien de vocations sont nées à l'âge de douze ans !" (CC, 88-89.)
(Page 26.)

"Quand le jeune homme connaît son annonciation, lorsqu'il voit émerger des préparations silencieuses du passé le sens de sa vie ; lorsqu'il découvre dans la joie ce qu'il ne sait pas encore qu'il aura à réaliser dans l'abnégation et l'endurance des ténacités extrêmes ; lorsqu'il s'ouvre à la grâce, répond à l'appel et se donne sans réserve dans la foi, il vit l'heure cardinale de son existence. Toutes les autres n'en seront que les conséquences directes ou indirectes, proches ou lointaines, diversifiées par les circonstances et les étapes de la croissance spirituelle." (TF, 25.)
(Page 30.)

"Si nous sommes faibles aujourd'hui et méprisés, c'est justement parce que nous sommes de l'avenir, parce que nous avons bâti notre vie sur les valeurs de l'avenir, sur celles qui ne cotent pas au cours d'aujourd'hui, parce que nous sommes des espérants dans un monde d'installés. L'avenir, timide comme un jeune homme, en face des possesseurs bien établis qui le méprisent et le haïssent d'une crainte secrète, inavouée ; l'avenir, candide et sans défense, sans organisation, sans moyens puisque justement il est l'avenir, l'avenir qu'ils voudraient bien empêcher de naître mais qui pourtant sera et qui, un jour, les sauvera s'ils ne veulent pas périr.
Oh ! la dure vie qu'il nous faut vivre dans ce monde en voie de remontée vers la lumière, mais qui se cramponne et veut s'établir à chacune des étapes où il parvient, hait tous ceux qui l'appellent plus loin, renie chaque fois l'élan spirituel qui l'a porté là où il est, et à qui ils doivent tout, leur confort, leur sécurité, leurs idées, leur morale. Les pharisiens d'aujourd'hui bâtissent des tombes aux prophètes que leurs pères ont tués et ils lapident eux-mêmes les descendants des prophètes." (PC, 227.)
(Page 55.)

In
Thérèse DE SCOTT.
Marcel Légaut. L'œuvre spirituelle. (Collection « Questions spirituelles»).
Aubier, Paris, 1984.
CC : La condition chrétienne.
PC : Prière d’un croyant (édition de 1947).
TF : Travail de la foi.
Les numéros renvoient aux pages des ouvrages d’où Thérèse DE SCOTT a choisi ces extraits.
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2. CONTREPOINT DE CLAUDE 
TRESMONTANT.
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Claude, ah ! cher Claude, vous nous parlez si bien de l’esprit d’enfance !

"Un jour, le rabbi Ieschoua de Nazareth a exulté de joie, à la pensée de ce paradoxe voulu par le Créateur : l’intelligence des choses du royaume de Dieu, l’intelligence de ce qui est le plus important, le plus riche, l’intelligence de l’essentiel, les enfants l’ont plus facilement que les savants et que les professeurs. De même qu’il est plus difficile à un riche d’entrer dans l’économie de la genèse de l’humanité sainte et nouvelle qui est le royaume de Dieu, qu’à un chameau de passer par le trou d’une aiguille, de même il est difficile à un Herr Doctor Professor (sic) d’entrer dans l’intelligence des lois et des merveilles de cette création nouvelle en train de se faire qu’enseigne l’Évangile. Un enfant, lui, y entre sans difficulté, et il comprend."
(Page 105.)

Et si bien des raisons pour lesquelles les disciples sont persécutés :

"Le rabbi Ieschoua enseigne que ceux qui sont ainsi persécutés parce qu’ils communiquent l’enseignement qui vient de Dieu, — c’est cela la fonction prophétique — sont heureux. Ils sont heureux non parce qu’ils sont persécutés, mais parce que la persécution qu’ils subissent, la résistance violente qu’ils rencontrent, atteste qu’ils enseignent à contre-courant, l’enseignement de Dieu."
(Page 104.)
In
Claude TRESMONTANT.
L’enseignement de Ieschoua de Nazareth.
Éditions du Seuil, Paris, 1970.
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS ET
 CONSEILS PRATIQUES.
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Marcel LEGAUT fut d’abord professeur de mathématiques et de mécanique à l’Université de Rennes puis de Lyon, avant de renoncer à ces fonctions pour embrasser la vie d’agriculteur dans la Drôme.
Claude TRESMONTANT fut lui aussi professeur de philosophie médiévale à la Sorbonne.
Nous avons donc là des figures d’universitaires qui ont percé à jour la vanité des positions sociales honorées et considérées.
J’ai été moi-même professeur à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, et j’ai joui de la notoriété que confère le titre jusqu’au jour où, peu avant de quitter l’université, j’ai pris conscience de la vanité de ce hochet.
Bien entendu, je n’ai pas la prétention de me comparer à ces deux très grands esprits. Mais ils m’ont inspiré, le premier depuis très longtemps, le second depuis quelques années.
LEGAUT comme TRESMONTANT insistent sur la nécessité d’avoir l’esprit d’enfance pour rentrer dans Royaume. J’ai croisé pendant ma vie professionnelle des esprits remarquables, d’une intelligence supérieure, impressionnante, mais il me semblait qu’il leur manquait quelque chose, que je retrouve avec joie auprès de nombreux jeunes que je croise lors des catéchèses dont je suis responsable. Le choix de Dieu, ils l’ont fait lors de l’entrée dans l’adolescence. Ils me tirent vers le haut, et je ne puis que rendre grâce pour ce qu’ils m’apportent par la vertu de l’Esprit Saint qui les habite.
Pour ce qui est de la persécution, c’est en effet un excellent signe. Je suis moi-même en butte aux railleries ou au scepticisme des êtres qui me sont les plus chers. Et je dois dire que c’est une souffrance. Mais là aussi, je suis sûr que le témoignage, le pauvre témoignage portera son fruit.
Quelques conseils pratiques pour vivre le pari bénédictin : faites vos achats chez les petits commerçants, cessez d’utiliser les cartes de fidélité qui sont des attrape-nigauds, payez autant qu’il vous est possible, avec de l’argent liquide afin de ne pas alimenter par des informations personnelles, les centres de big data. Créez des petits groupes de disciples partageant la même joie de vivre en Jésus. Ne soyez ni violents, ni médisants, ni calomniateurs. Enseignez à vos enfants la dignité du corps dans toutes ses manifestations, notamment dans la sexualité (mais pas seulement).
C’est tout pour aujourd’hui.
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4. LIENS UTILES.
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A quoi mène la violence ? A pas grand-chose sinon à attiser la vengeance circulaire.


Voilà où nous mène la post-modernité.


Là on est assez loin de l'esprit d'enfance !



dimanche 22 avril 2018

Dimanche 22 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Décomposition de l'Europe apostate


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. GEORGES BERNANOS, L’ABANDON DU CHRISTIANISME ET LA DECOMPOSITION L’EUROPE.
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"Je ne vois aucune possibilité d’un rétablissement politique de l’Europe par des moyens politiques.
"Si la distinction subsiste entre pays totalitaires et pays libres, l’avantage sera en faveur des États totalitaires. Et si toute l’Europe devient totalitaire, le remède sera pire que le mal. L’expérience semble malheureusement démontrer que les démocraties n’ont été qu’une étape de l’évolution de la société capitaliste qui détruisit la société chrétienne. La société moderne n’est pas viable. La ridicule disproportion entre son énorme complexité économique et la faiblesse et l’inefficacité de sa morale utilitaire éclate aujourd’hui aux yeux de tout le monde. Le monde actuel possède infiniment trop de puissance pour ce qu’il a d’honneur." 
In
Georges BERNANOS.
La révolte de l’esprit. Écrits de combats (1938-1945). ("Le goût des idées". Collection dirigée par Jean-Claude ZYLBERSTEIN.) Présentation de Gilles BERNANOS.
Les Belles Lettres, Paris, 2017. (Page 15.)
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2. CONTREPOINT DE THOMAS MORE.
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"Chercher le bonheur sans violer les lois, est sagesse ; travailler au bien général est religion ; fouler aux pieds la félicité d’autrui en courant après la sienne, est une action injuste.
"Au contraire, se priver de quelque jouissance, pour en faire part aux autres, c’est le signe d’un cœur noble et humain, qui, du reste, retrouve bien au-delà du plaisir dont il a fait le sacrifice. […]. L’homme qui a foi aux vérités religieuses doit être fermement persuadé que Dieu récompense la privation volontaire d’un plaisir éphémère et léger, par des joies ineffables et éternelles."
In
Thomas MORE.
Utopie. Traduction V SOUVENEL.
Paulin, Libraire, Éditeur, Paris, 1842. (Livre 2, Page 186 ; réédité par les Éditions sociales.)
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3. COMMENTAIRE PERSONNEL.
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Rod DREHER dans son admirable livre passe en revue les vertus qui président à la vie d’un couvent bénédictin et il explique comment, d’une certaine manière, il est possible d’appliquer ces vertus à la famille et à des communautés humaines qui ont fait ce pari. L’Europe, hélas, a apostasié sa foi ; elle est en train de se décomposer sous nos yeux impuissants. Chaque jour qui passe, chaque initiative des commissaires européens, du parlement européen, de la CEDH nous renvoient à cette décomposition avancée. Nous ne perdrons pas courage. Je vois tous les jours, et de plus en plus, des gens qui, sans être des piliers de sacristies, ont compris le danger de l’ubris, de la démesure, de la folie du grand bistringlin européen. Et dans une certaine mesure, les contre-sociétés zadistes qui naissent ici et là ne font que se dresser contre cette inhumanité. Partager, discuter dans des lieux propres à la communauté de vie, aimer la nature, me semblent être porteurs de valeurs pré-évangéliques. J’en reparlerai pour avoir été le témoin de la vie d’une de ces communautés. Et j’en reparlerai demain.
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4. LIENS UTILES.
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Un monde en pleine décomposition !



Aider le peuple syrien à reconstruire.


Le bidonnage de l’attaque chimique (bis, car j’ai déjà donné un lien analogue).


Les patriarches orientaux condamnent l’agression des Américains, Britanniques et Français.


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Ils se tiennent les coudes contre nos propres intérêts moraux et spirituels, sans parler des intérêts économiques, tout à fait secondaires.


Nous vous soutiendrons madame !


Et nous soutiendrons les parents de ce petit garçon condamné à mort par des médecins et des juges !


Et ils voudraient nous faire aimer l’Europe !


Nous y sommes.




Samedi 21 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin. L'enseignement de Jésus : une science !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. L’ENSEIGNEMENT DE JÉSUS, UNE SCIENCE.
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[…]. On présente très souvent l’enseignement évangélique comme s’il se réduisait à un vague moralisme, à un humanitarisme un peu sentimental, un peu efféminé. On estime que tout se résume dans le précepte : “Aime-vous les uns les autres…” Une philanthropie, en somme, mais moins efficace que la fraternité révolutionnaire. Un rêve un peu mièvre. Une religion pour les femmes et pour les faibles.
"Or, en méditant sur l’enseignement du dernier des prophètes d‘Israël, il nous a semblé qu’il contenait en fait une science, extrêmement riche et profonde. Non pas seulement, ni même d’abord une “morale” comme on l’entend aujourd’hui, mais une science authentique, et portant sur l’être, c’est-à-dire une ontologie. Bien plus encore, une science portant sur les conditions, sur les lois de la genèse de l’être inachevé qu’est l’homme. Une science qui nous découvre les lois et les conditions de la création d’une humanité encore inachevée, et en train de se faire, les lois normatives de l’anthropogenèse. Plus encore : les lois et les conditions pour l’humanité, de son achèvement ultime, c’est-à-dire de sa divinisation." [Texte intégral.]
In
Claude TRESMONTANT.
L’enseignement de Ieschoua de Nazareth.
Éditions du Seuil, Paris, 1970. (Page 7)
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CONTREPOINT DE SAINT THOMAS D’AQUIN SUR LA FIN DERNIÈRE.
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"De même, il est vrai que l’homme ne peut franchir le degré des anges en ce qui concerne la nature, de telle sorte qu’il leur devienne naturellement supérieur ; mais il peut les dépasser par l’opération de l’intellect, en ce qu’il conçoit l’existence, au-dessus des anges, d’un objet qui béatifie les hommes, objet dont la pleine possession fera son parfait bonheur."
Somme Théologique.
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3. COMMENTAIRE PERSONNEL.
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Il me semble que saint Thomas, en son langage de philosophe occidental, traduit philosophiquement, rationnellement et théologiquement ce que Claude TRESMONTANT dit de l’enseignement de Jésus, qui est une science, et une science qui conduit l’homme à la béatitude, c’est-à-dire, effectivement, à la divinisation. Il est intéressant de souligner que j'ai trouvé cette citation dans un livre intitulé L’héritage occidental, (Odile Jacob, Paris, 2002), recueil de textes divers qui puisent à toutes les sources de notre civilisation, depuis l’Ancien Testament jusqu’aux philosophes du XVIIIe siècle. Je ne suis pas certain que le choix des textes soit exempt d’un certain biais, mais la préface de l’ouvrage donnée par Jacques LE GOFF est une garantie de qualité, tout comme les auteurs de cette anthologie, Gérard CHALIAND et Sophie MOUSSET. J’aurai l’occasion de souvent faire appel à cet ouvrage.
Bornons-nous pour l’instant à retenir une chose essentielle : l’enseignement de Jésus est celui d’une science, c’est une science du bonheur et cette science nous a été transmise à travers les siècles et malgré les vicissitudes des guerres, des persécutions et de la sécularisation, essentiellement par les monastères bénédictins (mais aussi, plus tard, dominicains ou franciscains pour ne citer qu’eux).
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4. LIENS UTILES.
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Si cette information est vérifiée, oui, on peut parler de désastre.


Une excellente nouvelle. Et s’il pouvait quitter l’Europe, ce serait encore mieux.


Mensonge supplémentaire à propos des « armes chimiques prétendument utilisées en Syrie.


Soutenir les écoles du pari bénédictin.


Il y aurait donc des vies qui ne méritent pas d’être vécues ?




Monsieur Orban a raison.


Silence gêné des évêques, et pourtant l'évangile de ce dimanche était celui du Bon Pasteur..


Un entartage bien mérité !


(La réponse de COQUEREL est ridicule ; il paraît selon lui que cette action est du pur MAURRAS !)