samedi 20 janvier 2018

20 janvier 2018. Nouvelles de la Dissidence. Grandeur et gaspillage, les deux mamelles du pseudo-progrès

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Nous continuons la lecture passionnante de Simone WEIL et son ouvrage (paru dans Oppression et liberté) intitulé Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Depuis des années déjà l'agrandissement des entreprises s'accompagne non d'une diminution, mais d'un accroissement des frais généraux ; le fonctionnement de l'entreprise, devenu trop complexe pour permettre un contrôle efficace, laisse une marge de plus en plus grande au gaspillage et suscite une extension accélérée et sans doute dans une certaine mesure parasitaire du personnel affecté à la coordination des diverses parties de l'entreprise. L'extension des échanges, qui a autrefois joué un rôle formidable comme facteur de progrès économique, se met elle aussi à causer plus de frais qu'elle n'en évite, parce que les marchandises restent longtemps improductives, parce que le personnel affecté aux échanges s'accroît lui aussi à un rythme accéléré, et parce que les transports consomment une énergie sans cesse accrue en raison des innovations destinées à augmenter la vitesse, innovations nécessairement de plus en plus coûteuses et de moins en moins efficaces à mesure qu'elles se succèdent. Ainsi à tous ces égards le progrès se transforme aujourd'hui, d'une manière à proprement parler mathématique, en régression."
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2. COMMENTAIRES.
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Il n’y a pas grand-chose à rajouter à cette analyse de l’origine du gaspillage dans les entreprises, un gaspillage qui prévaut de la même manière, et pour les mêmes raisons, dans le fonctionnement de la grande machine administrative qu'est devenu l'Etat. Au fur et à mesure que l’État accroît son domaine de compétence, en effet, il crée des structures destinées à organiser et contrôler ledit domaine. Ces structures ne produisent aucun bien ; on ne peut pas dire qu’elles soient inutiles à l’État puisqu’elles lui donnent le moyen d’exercer ce contrôle. On peut simplement affirmer qu’elles créent des contraintes de plus en plus nombreuses, qu’elles imposent aux citoyens. De sorte que la vraie liberté, pour moi, ne saurait s’exprimer autrement que dans une vie retirée en un lieu le plus isolé possible, ou je puiserais mon eau dans une source qui m’appartienne, où j’utiliserais l’électricité produite par les pales d’une éolienne primitive ou par l’usage de la micro-hydraulique, et où j’éviterai au maximum le contact avec l’administration. Je ne pourrais hélas l’empêcher, car il est nécessaire et justifié de payer des impôts, mais je trouverais dans une saine tempérance la joie de m’être dégagé au maximum de ces règlements tous plus normatifs et stupides les uns que les autres. Bien entendu, j’aurais des voisins avec qui j’entretiendrais des relations d’amitié, de réciprocité et de services, avec qui je partagerais des loisirs.
L’affaire de l’aéroport de N.D. des Landes illustre à merveille le gaspillage étatique de nos deniers. Un premier ministre a enfin tranché une affaire qui dure depuis 50 ans. Combien ont coûté les études, les terrains, les expertises, les recours juridiques (plus de 170) au contribuable ? Quel sera le montant de la facture à régler en faveur de Vinci, l’attributaire léonin du contrat ? Et combien coûtera l’aménagement de l’actuel aéroport ?
Il n’est pas nécessaire de sortir de polytechnique pour affirmer qu’il y a là un énorme gâchis dont l’État et les Collectivités publiques qui ont eu à connaître du problème sont les seuls responsables.
Depuis des années, je me tue à dire que les experts et les techniciens  ont remplacé les politiques. Et j’affirme avec Simone WEIL qu’aujourd’hui, les pseudo-démocrates obligent les citoyens à être au service de l’État, alors que comme le dit ma chère Simone, la vraie démocratie consiste à mettre la société au service de la personne. On est loin du compte.
Décidément, Grandeur et Gaspillage sont les deux mamelles de l'Etat.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE, SARCASTIQUE ET ACIDE !
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Je le découvre avec stupéfaction : monsieur ATTALI croit que nous avons une âme (putrescible, il est vrai).

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L’Incorrect met les choses au point.

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On ne peut être que d’accord avec ce journal.
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Djoko, c’est pour ça qu’on vous aime !

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Le plus ancien monastère du monde est en Égypte !

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Le grossium a encore sévi : aimer sa patrie, c’est pas bien !


Il appelle ça le nationalisme, l’imbécile. Il est vrai que ce « nationalisme » fait obstacle à son rêve de domination universelle par le fric.-
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Tous les enfants veulent avoir un père !


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Honneur aux Sentinelles Veilleurs debout !



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Le sourire de la bobote.


Plus de 50 000 PV distribués à Paris depuis le 1er janvier 2018

vendredi 19 janvier 2018

18 janvier 2018. Nouvelles de la Dissidence. A propos du "progrès", Simone se lâche !

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Et toujours Simone WEIL dans son livre capital (c’est le cas de le dire, elle qui le condamnait sans pitié et le liait, comme on va le voir, au « progrès »), Oppression et liberté.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…], il importe de savoir tout d’abord en quoi consiste le progrès technique, quels facteurs y interviennent, et examiner séparément chaque facteur ; car on confond sous le nom de progrès technique des procédés entièrement différents, et qui offrent des possibilités de développement différentes. Le premier procédé qui s’offre à l’homme pour produire plus avec un effort moindre, c’est l’utilisation des sources naturelles d’énergie ; et il est vrai en un sens qu’on ne peut assigner qu’on ne peut assigner aux bienfaits de ce procédé une limite précise, parce qu’on ignore quelles nouvelles énergies l’on pourra un jour utiliser ; mais ce n’est pas à dire qu’il puisse y avoir dans cette voie des perspectives de progrès indéfini, ni que le progrès y soit en général assuré. Car la nature ne nous donne pas cette énergie, sous quelque forme que celle-ci se présente, force animale, houille ou pétrole ; il faut la lui arracher et la transformer par notre travail pour l’adapter à nos fins propres. Or ce travail ne devient pas nécessairement moindre à mesure que le temps passe ; actuellement c’est même le contraire qui se produit pour nous, puisque l’extraction de la houille et du pétrole devient sans cesse et automatiquement moins fructueuse et plus coûteuse. Bien plus, les gisements actuellement connus sont destinés à s’épuiser au bout d’un temps relativement court. On peut trouver de nouveaux gisements, mais la recherche, l’installation d’exploitations nouvelles dont certaines sans doute échoueront, tout cela sera coûteux ; au reste nous ne savons pas combien il existe en général de gisements inconnus, et de toute manière la quantité n’en sera pas illimitée. On peut aussi, et on devra sans doute un jour, trouver des sources d’énergies nouvelles : seulement rien ne garantit que l’utilisation en exigera moins de travail que l’utilisation de la houille ou des huiles lourdes ; le contraire est également possible. Il peut même arriver à la rigueur que l’utilisation d’une source d’énergie naturelle coûte un travail supérieur aux efforts humains qu’on cherche à remplacer. […]."
In
Simone WEIL.
Oppression et Liberté.
Gallimard, Paris, 1955. (Collection Espoir.)
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2. COMMENTAIRES.
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Quand on pense que ce texte a été écrit en 1934, on demeure confondu de la justesse de ses analyses. Simone WEIL ne pouvait que pressentir l’exploitation en mer des gisements de pétrole ; elle ne les imaginait pas vraiment. Quand on voit la somme de travail que représente l’implantation d’une plate-forme au cœur des océans, son entretien, les aléas auxquels est soumise son exploitation (marée noire comme au large du Texas, par exemple ou incendie), on a du mal à dire que globalement ces sources nouvelles d’énergie représentent un progrès. Pas davantage, Simone WEIL ne pouvait prévoir qu’un jour on utiliserait l’énergie atomique, source d’énergie apparemment moins rapidement épuisable que la houille ou le pétrole. Mais quand il s’agit de fermer une centrale, d’autres problèmes surgissent : sociaux, en raison de la disparition d’emploi, financiers surtout, car la fermeture, le démantèlement et la dépollution de ces usines ont un coût (d’après ce que j’ai lu) très supérieur aux bénéfices qu’on a pu tirer de leur exploitation ; je ne parle pas ici des déboires survenus au cours de la construction de la centrale de Flamanville, ni des difficultés très prévisibles, suscitées par l’enfouissement souterrains des déchets radioactifs. Les habitants du village de Bure, eux, ne sont pas tout à fait d’accord pour qu’on enterre, fût-ce à des centaines de mètres dans le sol, des tonnes et des tonnes de ces déchets. La résistance des collectivités humaines à ces innovations technologiques trouve sa source dans le sentiment confus, mal analysé sans doute, que ces prétendus progrès ne sont que des sources d’aliénation, pensées, conçues et réalisées par des experts et des techniciens spécialisées.
En ce sens, le mouvement écologique trouve une réelle justification, à condition qu’il se débranche de sa source gauchiste, libertaire et égoïste… L’épisode de l’aéroport de N.D. des Landes devrait donner à réfléchir à nos princes, non ?
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE, INÉDITE OU PRESQUE, CURIEUSE, BAROQUE, ETC.
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Marche pour la vie.



J’irai.
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Le jacobinisme aurait-il du plomb dans l’aile ?

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Bienvenu dans un pays macronisé !

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Voilà la vraie source du progrès.

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Vidéo sur le mythe de la laïcité.



jeudi 18 janvier 2018

17 janvier 2018. Nouvelles de la Dissidence. Retour à la simplicité, critique des technosciences !

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Et voilà le billet du 17 publié ce matin, 18 janvier. On ne quitte pas facilement Simone WEIL. Nous poursuivons donc la lecture de quelques bonnes feuilles de cette immense philosophe.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Si l'on considère d'autres aspects de l'oppression capitaliste, il apparaît d'autres difficultés plus redoutables encore, ou, pour mieux dire, la même difficulté, éclairée d'un jour plus cru. La force que possède la bourgeoisie pour exploiter et opprimer les ouvriers réside dans les fondements mêmes de notre vie sociale, et ne peut être anéantie par aucune transformation politique et juridique. Cette force, c'est d'abord et essentiellement le régime même de la production moderne, à savoir la grande industrie. À ce sujet, les formules vigoureuses abondent, dans Marx, concernant l'asservissement du travail vivant au travail mort, « le renversement du rapport entre l'objet et le sujet », « la subordination du travailleur aux conditions matérielles du travail ». « Dans la fabrique », écrit-il dans le Capital, « il existe un mécanisme indépendant des travailleurs, et qui se les incorpore comme des rouages vivants... La séparation entre les forces spirituelles qui interviennent dans la production et le travail manuel, et la transformation des premières en puissance du capital sur le travail, trouvent leur achèvement dans la grande industrie fondée sur le machinisme. Le détail de la destinée individuelle du manœuvre sur machine disparaît comme un néant devant la science, les formidables forces naturelles et le travail collectif qui sont incorporés dans l'ensemble des machines et constituent avec elles la puissance du maître ». Ainsi la complète subordination de l'ouvrier à l'entreprise et à ceux qui la dirigent repose sur la structure de l'usine et non sur le régime de la propriété. De même « la séparation entre les forces spirituelles qui interviennent dans la production et le travail manuel », ou, selon une autre formule, « la dégradante division du travail en travail manuel et travail intellectuel » est la base même de notre culture, qui est une culture de spécialistes. La science est un monopole, non pas à cause d'une mauvaise organisation de l'instruction publique, mais par sa nature même ; les profanes n'ont accès qu'aux résultats, non aux méthodes, c'est-à-dire qu'ils ne peuvent que croire et non assimiler."
In
Simone WEIL.
Oppression et liberté.
Gallimard, Paris, 1955. Collection Espoir.
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2. COMMENTAIRES.
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Ce passage est extrait de l’ouvrage (incorporé dans la publication de Gallimard) intitulé Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale que j’ai cité à de nombreuses reprises dans des billets anciens.
Je le trouve particulièrement intéressant dans la mesure où son constat permet d’expliquer une partie du malaise social qui fermente dans les sociétés développées. Comme BERNANOS, comme LANZA del VASTO, comme CHESTERTON, comme THIBON, comme LÉGAUT, comme WEINSTEIN, comme MICHEA, tous auteurs auxquels je fais souvent références, Simone WEIL voit bien que le mal réside dans la disjonction entre le travail manuel (en train de disparaître en raison de la robotisation de la production) et le travail intellectuel, qui devient opaque à ceux-là mêmes qui croient que le savoir (les résultats de la science) est l’équivalent de la connaissance (la méthode de la science). Elle prophétise que le développement des technosciences (un mot qu’elle n’emploie pas, car le développement technoscientifique n’a pas atteint en 1934 le terrifiant degré de prolifération qu’il a atteint en 2018) ne permettra jamais de lever l’aliénation pesant sur les agents humains impliqués dans la production en raison même du développement de la grande industrie, qu’elle soit en main privée ou en main publique. Cette grande industrie, en raison même de sa complexité, suppose, implique et finalement exige le développement d’une bureaucratie managériale qui pense, organise et contraint le travail vivant des hommes.
C’est la raison pour laquelle je pense que les pouvoirs publics, dans l’affaire avortée de l’aéroport de N.-D. des Landes, ne comprennent pas la nature de la résistance des « Zadistes ». On les qualifie de gauchistes ultraviolents, et c’est possible sinon probable, mais ils sont les témoins (inconscients, manipulés probablement) d’une résistance fondamentale de la personne à l’oppression qui les prive de leur dignité d’hommes libres. Les techniciens s’imaginent que puisqu’ils savent, on doit obéir. Ils savent mais ne connaissent pas.
Il dépend des citoyens que nous sommes de choisir des modes de consommation et de vie qui privilégient les petites communautés humaines. Il est encore temps, mais il n’est que temps. Je préfère acheter les fromages de chèvre de madame GAFFET ou les petits Rocamadour chez les deux sœurs de GRAMAT (je ne sais si elles vivent encore) que les fromages Président, produits par la société Lactalis dont les déboires bactériologiques sont l’illustration caricaturale de ce mal qui s’appelle la grande industrie.
Retour à la simplicité et saine critique du progrès, voilà de vraies démarches de réflexion.
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3. REVUE DE PRESSE IRRITANTE, PARTIALE SANS DOUTE, MAIS INDISPENSABLE.
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Excellente analyse d’Ingrid RIOCREUX sur les « fake-news »

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Je ne partage l’avis critique de l’auteur de l’article.

Et je vois dans ces obsèques miséricordieuses l’expression de la véritable ouverture de l’Église à tous les enfants de Dieu. Cela n'empêche pas que je sois étonné de voir des francs-maçons présents aux obsèques religieuses de l'un des leurs. Et je crains que cette ostensible présence ne modifie aucunement leur doctrine et leur haine des chrétiens.

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Il n’y a donc pas que monsieur FILLON,


ou que monsieur SARKOZY.

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Sur monsieur JUPPÉ.

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Je l’ai dit plus d’une fois : Ex oriente Lux !

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Le lien est long, mais le contenu est remarquable : sur les relations de l’homme et de la femme :


mardi 16 janvier 2018

16 janvier 2018. Nouvelles de la Dissidence. A propos de la triple bureaucratie !

Nous continuons la lecture de Simone WEIL. Car, comme promis, je reprends les billets ce mardi matin. Je vous rappelle qu’en 1934, date à laquelle l’ouvrage a été écrit. Simone WEIL a partagé la condition ouvrière (elle a écrit un livre qui porte ce titre). Et plutôt que d’appliquer la méthode qui consiste à repousser avec horreur tout ce qui n’entre pas dans nos schémas de pensée (et qui s’appelle idéologie), il est plus honnête de s’interroger sur la pertinence et le degré de profondeur du propos. Notre Simone est très critique vis-à-vis du stalinisme et des dévoiements du marxisme, mais, avec raison, elle juge que l’analyse économique du capitalisme, qu’il soit privé ou d’état, est juste.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Ce ne sont plus les possesseurs du capital, les propriétaires de l’outillage qui dirigent l’entreprise ; grâce aux actions, ces propriétaires sont fort nombreux, et les quelques gros actionnaires qui les dirigent se préoccupent surtout d’opérations financières. Ceux qui conduisent l’entreprise elle-même, administrateurs, ingénieurs, techniciens de toute espèce, ce sont, à part quelques exceptions, non des propriétaires mais des salariés ; c’est une bureaucratie. Parallèlement le pouvoir d’État, dans tous les pays, s’est concentré de plus en plus entre les mains d’un appareil bureaucratique. Enfin le mouvement ouvrier est au pouvoir d’une bureaucratie syndicale. « Aujourd’hui [dit un certain FRIED, cité par Simone WEIL] nous sommes pratiquement sous la domination de la bureaucratie syndicale, de la bureaucratie industrielle et de la bureaucratie d’État, et ces trois bureaucratie se ressemblent tant que l’on pourrait mettre l’une à la place de l’autre. » La conclusion est qu’il faut organiser une économie fermée, dirigée par cette triple bureaucratie unie en un même appareil. C’est le programme même du fascisme, avec cette différence que le fascisme brise l’appareil syndical et crée des syndicats placés sous sa domination. "
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2. COMMENTAIRES.
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Il me paraît d’évidence que cette analyse (qui risque de choquer nombre de belles âmes amoureuses de ce qu’elles appellent la liberté d’entreprendre, ou, alternativement, la défense de la classe ouvrière et des salariés) est parfaitement juste. La société post-moderne dans laquelle nous sommes en train de nous enliser, illustre tout à fait ce propos. Les syndicats (qu’ils soient patronaux, représentant alors la bureaucratie d’entreprise, ou bien ouvriers, représentant alors la bureaucratie syndicale) quand ils discutent avec les pouvoirs publics ont affaire le plus souvent à la bureaucratie d’État. Reconnaissant son pouvoir, à défaut de sa pertinence, ils légitiment son existence et ne font qu’en renforcer la domination, tout en réverbérant, amplifiée, la leur sur leurs troupes.
Tout est organisé, normalisé, normé, réglementé, et il n’y a plus aucune place pour la respiration sociale, c’est-à-dire l’expression de la subjectivité des groupes humains. Et c’est pourquoi il ne fallait pas couper la poire en deux avec la réforme du code du travail : il fallait le laisser en l’État et reconnaître le statut de relai mécanique de la bureaucratie d’État aux représentants patronaux et syndicaux, ou bien accepter l’idée que l’entreprise est une entité vivante, et lui laisser le soin d’organiser le travail en son sein, en créant le référendum d’entreprise, avec cette nuance, importante, que c’est l’entreprise concrète qui est maîtresse de son organisation, et que la réglementation de l’entreprise de la société A, installée sur le site Y, n’est pas la même que celle de la même entreprise installée sur le site Z. Voilà qui nous aurait épargné des montagnes de papiers, de circulaires, de décrets en tout genre. Et il fallait laisser à des tribunaux spécialisés (et non pas aux prud’hommes) composés de magistrats professionnels et de juges élus par les salariés, le soin de régler les litiges professionnels.
Enfin, dernier volet, il aurait fallu AUSSI, dans des cours d’instructions civiques, enseigner à nos écoliers, collégiens, lycéens et étudiants, que la recherche de son propre intérêt n’est pas la forme la plus adaptée à la conquête et au maintien de la paix sociale. Mais parler de vertu à nos jeunes, ça sent le cureton. Oh ! Sainte laïcité, que d’erreurs n’a-t-on pas commises en ton nom…
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3. REVUE DE PRESSE BAROQUE ET MULTIFORME.
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De notre chère Elvire DEBORD, du livre profane au livre sacré !

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La voix angélique d’un soprano norvégien.

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Le sang bleu (républicain) le seul qui compte pour les guerres de Vendée ?


C'est ce que pense un imbécile qui répond au patronyme de MARTIN. Il y a plus d'un âne qui l'ont aussi.
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Tu ne tueras point ou la révolte des âmes droites.

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L’État et ses bureaucrates n’aiment point la LIBERTE.

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L’élégance de monsieur LANG !

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Pas de peines planchers dit Manu le jupitérien.

Philippe BILGER n’est pas d’accord !

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À lire !




samedi 13 janvier 2018

13 janvier 2018. Note très longue sur le Procès fait à Louis XVI.

Réponse à Dominique et à Francis, des amis.

Dominique commente le billet dans lequel je fais allusion au procès de Louis XVI ; il suggère que Louis XVI était un traître à sa patrie, puis dit que chacun pourrait se faire une opinion, puisque les minutes du procès sont tombées dans le domaine public et que l’on peut les consulter sur Wikipédia.
Cette affirmation est partiellement exacte, très partiellement exacte, et pour tout dire, elle participe à la partialité de la notice de Wikipédia. Je me permets de vous faire part ici de quelques faits et textes restés inconnus pour la plupart, et qui donnent à réfléchir et à se faire effectivement une opinion.

Reprenons les choses dans l’ordre. D’abord le nombre de votants.

Sur les 749 membres déclarés en droit de juger le roi : 683 votèrent la culpabilité, lors du premier vote sur ce point. On procéda ensuite à un second vote pour savoir si après le verdict on demanderait sa ratification par le peuple français. Un pointage soigneux pris sur les documents originaux du procès donne les chiffres suivants :
Pour l’appel au peuple            : 286
Contre l’appel au peuple         : 425
Malades                                   : 9
Se récusent                              : 9
Émettent un avis qui n’est
pas pris en compte                   : 5
Absents car en Commission    : 20

Total                                         : 754

On observe que le total des voix est supérieur au nombre de députés. C’est en vain d’ailleurs qu’un conventionnel, un homme droit, CAZENAVE, député des Hautes-Pyrénées demandent que les membres de la Convention qui n’ont pas assisté aux débats du procès mais sont arrivés quelques jours avant le vote fatal, n’aient pas le droit de vote, puisqu’ils n’ont pas connaissance de tous les éléments du dossier et il réclame que l’on défalque leurs voix du résultat final. Demande repoussée.

Pour dépeindre la lassitude et l’écœurement de certains Conventionnels, il est intéressant de faire parler ici des acteurs de ce procès. En premier lieu RABAUT-SAINT-ÉTIENNE : « Si les juges sont en même temps législateurs, s’ils décident la loi, les formes, le temps, s’ils accusent et s’ils condamnent, s’ils ont toute la puissance législative, exécutive et judiciaire, ce n’est pas en France, c’est à Constantinople, c’est à Lisbonne, c’est à Goa qu’il faut chercher la liberté. Quant à moi, je vous l’avoue, je suis las de ma portion de despotisme, je suis fatigué, harcelé, bourrelé de la tyrannie que j’exerce pour ma part, et je soupire après le moment où vous aurez créé un tribunal national qui me fasse perdre les formes et la contenance d’un tyran. »

Dans la séance du 13 novembre 1793, Charles MORISSON, député modéré, élu de la Vendée, fut l’un des quatre Conventionnels qui déclarèrent illégal la transformation de la Convention en Tribunal et des Conventionnels en jurés. Voici le texte de son intervention : « Une nation peut établir par un article précis de son contrat social que, quoiqu’elle ait des droits imprescriptibles de prononcer des peines aussitôt l’existence d’un délit et la conviction du coupable, l’accusé ne sera jugé, ne sera condamné, que lorsqu’il existera une loi positive qui puisse lui être appliquée. Ainsi depuis longtemps les Anglais, nos voisins, ont acquitté leur criminels dans tous les cas qui n’avaient pas été prévus par une loi positive. D’après nos institutions, pour pouvoir juger Louis XVI, il faut qu’il y ait une loi positive, préexistante, qui puisse lui être appliquée, mais cette loi n’existe point. Le Roi n’est inviolable que par la Constitution. La Constitution n’existe plus, son inviolabilité a cessé avec elle. Mais la Constitution subsiste toujours pour tout ce qui n’a pas été anéanti par des lois postérieures ou par des faits positifs, tels que la suppression de la Royauté et l’établissement de la République. Mais le peuple souverain a déterminé la peine qui lui serait infligée, et cette peine est seulement la déchéance. Mais la Convention nationale aurait-elle encore la mission de juger Louis XVI, je soutiens qu’elle ne pourrait la remplir, parce qu’un jugement, dans l’ordre social, n’est que l’application d’une loi positive préexistante, qu’il n’existe pas de loi positive qui puisse être appliquée à Louis XVI, point de peine qui puisse être prononcée contre lui. » MORISSON est juriste et il s’exprime ici en juriste et fort à propos. Il refusa de voter au motif que Louis XVI n’était pas justiciable, pour les raisons qu’il avait dites.

Passons sur le discours abominable de haine de SAINT-JUST qui intervint peu après MORISSON et venons-en à l’intervention de ROBESPIERRE : « L’assemblée a été entraînée, à son insu, loin de la véritable question. Il n’y a point de procès à faire. Louis n’est point un accusé, vous n’êtes pas des juges. Vous êtes, vous ne pouvez être que des hommes d’État et les représentants de la Nation. Vous n’avez point une sentence à rendre pour ou contre un homme mais une mesure de salut public à prendre, un acte de providence nationale à exercer (on applaudit). La question fameuse qui vous occupe est décidée par ces seuls mots : Louis est détrôné par ses crimes. […]. »

Notons trois choses : le peuple est dit souverain, mais on refuse de recourir à lui pour ratifier la condamnation. Les Conventionnels représentent (après dépouillements des résultats électoraux) 4 % de la population française. Louis n'est pas un accusé et les Conventionnels ne sont pas des juges. Est-ce là un procès équitable ? C'est une exécution de nature politique !

Le calme, la dignité, la majesté de Louis XVI lors de son procès arrache à l’ignoble MARAT ces mots : « Innocent, qu’il eût été grand à mes yeux dans cette humiliation ». Le même homme avouait que les accusations n’étaient ni démontrées péremptoirement ni même déterminées d’une manière précise.
Écoutons maintenant Jean-Jacques FOCKEDEY qui dans ses Souvenirs rapportent ses impressions sur les événements de septembre : « Je me permettrai quelques mots sur la Convention nationale : elle fut convoquée à la suite des événements du 10 août, par la première législature qui succéda en 1791 à l’Assemblée constituante. La Convention était composée de 749 membres ; elle renfermait beaucoup d’hommes de grands moyens, parmi lesquels se trouvaient des partisans de la République, par conséquent ennemis déclarés de la monarchie, de la dynastie régnante dont ils déclarèrent la déchéance dès le 30 septembre et par un décret subséquent proclamèrent la République. Je partis de Dunkerque le 21 septembre 1792. J’appris l’abolition de la Royauté et l’établissement de la République le 22. Monsieur MERLIN de DOUAI, député comme moi à la Convention, mon compagnon de voyage, ne put y croire, vu que ces décrets avaient été rendus avant la réunion générale de tous les députés nouvellement élus. Nos doutes se changèrent en réalité le lendemain, jour de notre arrivée à Paris, et le décret avait été rendu à la majorité des membres présents et pendant l’absence d’environ 500 (cinq cents !) députés non encore arrivés…
― Arrivés à Paris dans la matinée du 24, nous nous rendîmes aux archives pour nous faire connaître. Monsieur MERLIN fut mon introducteur, car jusqu’alors je n’avais pas de pièces qui constatassent ma qualité de député, et sur l’assertion de monsieur MERLIN, l’archiviste M. CAMUS m’enregistra et m’en délivra l’extrait. ― De là nous fûmes au comité de l’inspection, où monsieur CATON, son président, me délivra sa carte d’entrée sous le n° 304. ― Sans nul doute, les 22 et 23 septembre, il était arrivé bon nombre de députés. L’Assemblée conventionnelle comportait en totalité 749 députés. Donc la Royauté fut abolie et la République fut décrétée et proclamée par tout au plus les deux cinquième de ses membres. ― Cette marche précipitée fut-elle légale ? La réponse est simple et aisée. La crainte des novateurs de ne pas réussir à substituer un gouvernement républicain au gouvernement monarchique et constitutionnel si la totalité des députés eût pris part à ce changement majeur et si important, les détermina à rendre ce décret. Telle était à mes yeux étonnés cette Convention à laquelle j’osais dire un jour dans mon discours prononcé à la tribune, à l’occasion du jugement du malheureux Louis XVI : Qu’elle représentait plutôt une arène de gladiateurs qu’un aréopage de législateurs, et que si la nation assemblée pouvait être présente à nos délibérations, elle nous chasserait à coups de fouet. ― Des murmures accueillirent cette phrase. Habitué à ces interruptions, je repris ma phrase et je haussai la voix pour qu’elle fût bien comprise, laissant aux interrupteurs la honte de s’y reconnaître. ― Il était évident pour tout homme réfléchi et bien pensant que le gouvernement républicain voté avant l’arrivée de tous les députés était illégal ; […]. »

         Enfin voici ce qu’on rapporte d’une conversation que Jean De BRY ou DEBRY eut avec des proche alors que, sous l’Empire, il avait été nommé préfet du Doubs. Il disait que son vote (il vota la mort) pesait sur sa conscience. Il se bornait à l’expliquer. ― « J’étais parti de chez moi, disait-il, avec l’intention formelle de voter le bannissement du Roi et non pas la mort ; je l’avais promis à ma femme. Arrivé à l’assemblée, on me rappela d’un signe le serment des loges. Les menaces des tribunes achevèrent de me troubler : je votais la mort. » ― Jean DEBRY ajoutait d’un air mystérieux : « On ne saura jamais si Louis XVI a été réellement condamné à la majorité de CINQ voix. ― Plusieurs croient que le bureau a pu modifier quelques votes avec la complicité silencieuse de ceux qui les avaient donnés. On avait arrangé en conséquence le récit des séances du Moniteur. Quand même le vote était public, personne, excepté les membres du bureau, n’en avait le relevé exact. La séance avait duré deux jours et une nuit, et cette longueur contribua à rendre incertain le résultat suprême. Mais on voulait en finir, et la fameuse majorité de cinq voix a peut-être été constatée à la dernière heure, pour s’épargner l’ennui d’un nouveau scrutin. » (Cité par N. DESCHAMPS. Les sociétés secrètes et la société… II, page 136.)

         Dans l’ouvrage (que je possède) intitulé Petite biographie conventionnelle ou tableau moral et raisonné, (l’auteur est anonyme) publié à Paris en 1815, il est indiqué, faussement semble-t-il, que DEBRY est mort en 1814. En revanche, il y est clairement souligné qu’il faisait partie des enragés puisqu’il voulait créer un corps de tyrannicides « pour combattre, corps à corps les rois en guerre avec la France et les généraux qui combattent leurs armées. Il demanda qu’il fût accordé une récompense de cent mille francs à ceux qui apporteraient les têtes du duc Albert de SAXE-TESCHEN ; de François II, empereur d’Allemagne ; de Frédéric-Guillaume, roi de Prusse ; du duc de BRUNSWICK, et de toutes les bêtes fauves qui leur ressemblaient ». On s’interroge donc sur les raisons de ce remord tardif. DEBRY est mort en 1834, après avoir passé 15 ans en exil, à MONS, de 1815 à 1830, date à laquelle il rentre dans sa patrie. Est-ce pour se concilier les bonnes grâces du Roi des Français ? On ne saurait le dire.

Je voudrai pour terminer vous rappeler les immortelles paroles d’André LAIGNEL, (ci-devant maire d’ISSOUDUN, surnommé le Nain Sectaire, et promoteur malheureux de la fameuse loi sur la création d’un grand service public laïc, national et unifié de l’Éducation nationale, destinée à supprimer les écoles, collèges et lycées privés sous-contrat). L’initiative de cet imbécile aboutit à un résultat malheureux : la démission anticipée d’Alain SAVARY, un honnête homme qui ne faisait que mettre en musique les instructions du Premier ministre et du Président de la République. Il fut doublement désavoué et par ces derniers et par le prévisible mouvement de résistance des Français. Rappelez-vous et n’oubliez jamais ces immortelles paroles qui nous ramènent à la dictature du nombre : « Vous avez juridiquement tort, parce que vous êtes politiquement minoritaires ! » Vous comprendrez alors pourquoi les arrière-grands parents de ce monsieur, ont précipité la proclamation de la République en l’absence des trois cinquièmes des députés de la Convention : il leur fallait pouvoir justifier leur décisions par la loi du nombre…

Si vous voulez bien rentrer dans la perspective historique qui explique l’actuelle république, souvenez-vous de ce que des hommes droits ont dénoncé lors du procès du malheureux Louis XVI, et des remords tardifs du sanguinaire DEBRY. 

Mes sources :

Gustave BORD.
La vérité sur la condamnation de Louis XVI.
A. Sauton, Éditeur, Paris, 1885. (Téléchargeable depuis BNF-Gallica, ce que j’ai fait.)

(Anonyme.)
Petite biographie conventionnelle ou tableau moral et raisonné.
Chez Alexis Eymery, Paris, 1815. (Livre en ma possession.)

N. DESCHAMPS.
Les sociétés secrètes et la société ou philosophie de l’histoire contemporaine.
6e édition. En trois tomes.
Seguin frères, Avignon ; Oudin frères, Paris ; Librairie générale catholique et classique, Lyon, 1882. (Téléchargeables depuis la Bibliothèque Saint-Libère, ce que j'ai fait.)

Augustin COCHIN.
La Révolution et la libre-pensée. La socialisation de la pensée (1780-1789). La socialisation de la personne (1789-1792). La socialisation des biens (1793-1794).
Librairie Plon, Les petits-fils de Plon et Nourrit, Paris, 1924.

Augustin COCHIN.
Les Sociétés de pensée et la démocratie moderne. Études d’histoire révolutionnaire.
Librairie Plon, Les petits-fils de Plon et Nourrit, Paris, 1921.
(Je possède ces deux livres.)

Il faudrait aussi lire TAINE et Edgar QUINET. Mais je ne me suis pas inspiré de ces deux auteurs dont je possède les ouvrages (en édition originale pour TAINE, dans une réédition moderne pour QUINET, peu suspect de sympathie pour la monarchie, mais qui est un homme intellectuellement probe, et un véritable historien).

On m’objectera, bien à tort, que j’ai pris mes sources dans des ouvrages d’auteurs très critiques pour la Révolution. Mais les renseignements que nous donne l’histoire officielle sont puisés à des ouvrages produits par des AULARD (un véritable imbécile), MATTHIEZ, SOBOUL, qui tous se réclament du jacobinisme, quand ce n’est pas du marxisme. Il est donc parfaitement légitime de contrebalancer les opinions officielles par d’autres qui ne le sont pas ! Il me semble que c’est la bonne méthode pour se faire une opinion, comme le suggère Dominique.