jeudi 21 août 2014

21 août 2014. Nouvelles de la Résistance : Remember ! Remember !

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Souvenons-nous d'où vient notre République !
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1. La citation du jour.
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"La situation du faubourg n'était pas rassurante, en réalité. Il était entre trois cimetières, tous trois alarmants. Sainte-Marguerite regorgeant, il avait fallu enterrer à Saint-Antoine, et là, chaque lit de corps n'avait pas quatre pouces de terre. Pour Picpus, où allaient les guillotinés, on n'en soutenait pas la vue. L'argile repoussait tout, refusait de rien cacher. Tout restait à la surface. La putréfaction liquide surnageait et bouillait sous le soleil de juillet. La voirie, qui fit son rapport, n'osait répondre que la chaux absorbât cette odeur terrible. On couvrit les fosses de planches, et les corps étaient jetés par les trappes. On y jeta de la chaux en masse, mais on versa maladroitement tant d'eau à la fois que l'état des choses empira encore.
Le 29 messidor, on songeait, qui le croirait ? à quitter Picpus, à conduire les guillotinés à Saint-Antoine, jugé comble le 27.
L'architecte trouva un terrain hors des barrières, sur la route de Saint-Mandé. C'était une vieille carrière de sable abandonnée qu'on appelait Mont-au-Poivre. Seulement il fallait le temps de l'approprier à la chose. Il fallait au moins le fermer de planches, et creuser les fosses. En notant ces dispositions, il fait cette curieuse remarque : "qu'elles permettront de conserver une belle vigne et des arbres dont il serait intéressant de récolter les fruits".
Pour tout préparer, il fallait quelques jours ; mais, quelque promptitude qu'on y mit, la guillotine allait si vite que Picpus, comble et surchargé de plus en plus, risquait de faire fuir tout le monde, de chasser ses fossoyeurs. La Commune avertie le 8 thermidor, pensa qu'on pouvait bien attendre un jour ou deux, prescrivant seulement ""de brûler sur les fosses du thym, de la sauge et du genièvre pendant toutes les inhumations.
Un architecte, sans nul doute inspiré de ces souvenirs, imagina un monument pour la combustion des morts qui aurait tout simplifié. son plan était vraiment propre à saisir l'imagination. [...]. Immense appareil chimique, qui, sans dégoût, sans horreur, abrégeant le procédé de la nature, eût pris une nation entière, au besoin, et de l'état maladif, orageux, souillé, qu'on appelle la vie, l'eût transmise, par la flamme pure, à l'état paisible du repos définitif."
Jules MICHELET.
Histoire de la Révolution française. Livre XXI. Chapitre I. Les cimetières de la Terreur.
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2. Commentaires.
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Ces pages sont terribles. Elles sont nés de la plume d'un romancier qui se piquait d'être historien. La chose est aujourd'hui admise de tous les chercheurs. Vous noterez qu'il ne cite aucun nom propre, comme si l'on ignorait les noms des fossoyeurs ou des architectes, dont notamment celui qui imagina ce que les nazis mettront en oeuvre avec les fours crématoires, qui réduisaient en cendres les cadavres des déportés tués dans les chambres à gaz. Or ces noms sont très certainement connus. Je possède un certain nombre de livres qui racontent les horreurs de la Révolution dans divers coins de France. Tous ces récits sont extrêmement précis ; ils nomment les acteurs, les victimes, les lieux, les dates. Monsieur MICHELET fait le délicat, il se bouche le nez, mais ne manifeste guère de compassion pour les victimes. Rien qu'à PARIS, en l'an VII, on exécuta en deux mois, de prairial à thermidor, 1200 personnes, de l'aveu même de MICHELET.
Français, souvenons-nous dont nous venons. Et si nous condamnons à juste titre les atrocités des djihadistes, n'oublions pas que certains de nos pères n'ont pas fait mieux, comme le montre les illustrations terribles de la section 3. Je prie mes lecteurs d'excuser leur brutalité, mais il faut regarder les choses en face et combattre sans pitié cet Islamisme révoltant, en condamnant AUSSI les horreurs de nos origines.
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3. Informations.
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L'Horreur à l'état pur.

En Irak


Exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793 (gravure allemande ; dans Wikipedia).


Une gravure révolutionnaire se réjouissant de l'exécution de Louis XVI.


Exécution de groupe à la Révolution. Une trappe permet d'évacuer les troncs des condamnés.
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Exécution du journaliste James FOLEY (via le Salon beige).

L'inénarrable journal Libération a d'abord titré ceci :


Il lui faudra bien reconnaître aujourd'hui que ce sont les djihadistes qui ont décapité le journaliste. Mais à l'époque, ça faisait bien dans le tableau que d'attaquer sans preuves un Président dont plus personne ne songe à réclamer le départ !

James FOLEY était catholique. Voici un extrait du message qu'il avait envoyé à sa maman pendant sa première captivité :

"Dans une lettre poignante, écrite en 2011, James Foley, le journaliste américain assassiné mardi 19 août par les djihadistes de l’État islamique (EI), racontait la place qu’occupait la foi dans sa vie. Cette missive, publiée par l’université jésuite américaine Marquette en 2011 – où il avait effectué une partie de ses études —, faisait référence à la première prise d’otage dont le journaliste avait fait l’objet, durant six semaines en 2011, alors qu’il couvrait la révolution libyenne.
Il y relate le premier coup de téléphone qu’il avait eu le droit de passer à l’un de ses proches, lors de cette première captivité. À l’époque, il avait appelé sa mère, Diane Foley. « Je priais pour qu’elle sache que j’allais bien. Je priais pour que je parvienne à communiquer avec elle à travers une quelconque force de l’univers », écrivait-il. « J’ai prié pour que tu saches que j’allais bien, avait dit le journaliste à sa mère, au téléphone. N’as-tu pas ressenti mes prières ? »"
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Une vidéo en vue de la Manif du 5 octobre.


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