vendredi 15 octobre 2010

Si j'étais socialiste...

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Si j'étais socialiste, voilà ce que je dirais :
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"Nous croyons à la destination universelle des biens terrestres. Nous pensons qu'il est injuste qu'un petit nombre d'êtres humains accumulent des richesses dont ils ne peuvent avoir l'usage, tandis que des millions d'autres vivent dans la misère.
Nous n'entendons pas porter de jugement moral sur les riches, mais attirer leur attention sur cette situation d'injustice que nous combattons et continuerons de combattre.
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"Nous croyons que tout être humain doit pouvoir se nourrir, se vêtir, se loger, qu'il doit pouvoir fonder une famille et élever les enfants qui lui viendront, se cultiver, recevoir ses amis, prendre un repos bienfaisant, avoir de sains loisirs.
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"Nous savons que l'égalité absolue de toutes les conditions humaines est une utopie ; qu'il y a de légitimes différences dans les revenus et que ces différences sont des moteurs de progrès. Nous affirmons que la principale source de revenus doit être le fruit du travail et non de la spéculation. Nous croyons que l'épargne jointe à la solidarité intergénérationnelle est nécessaire aussi bien pour l'emploi que pour le financement des retraites.
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"Nous condamnons la marchandisation de l'argent et les manipulations financières, mais nous reconnaissons la nécessité qu'il y a de rétribuer les capitaux risqués par ceux qui le peuvent dans des entreprises créatrices d'emplois et de biens. Nous affirmons que les salariés d'une entreprise sont des acteurs essentiels de la valorisation de cette dernière et qu'il est juste de les voir bénéficier de cette valorisation comme il est juste que les chefs d'entreprise aient pour souci principal de pérenniser leur affaire, en modernisant grâce à leurs investissements l'outil de production (dont ils ne sont pas les propriétaires exclusifs en raison de l'apport des salariés à la valorisation de leur entreprise).
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"Nous croyons que chaque peuple a le droit et le devoir de suivre les voies de développement qui conviennent à son histoire et à sa culture. Nous désirons entretenir des relations fraternelles avec tous les peuples du monde. Nous les respectons mais nous exigeons qu'en retour ils nous respectent de la même manière.
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"Nous croyons que la Patrie mérite d'être aimée et défendue par des moyens qui exigent le concours de tous les citoyens et le respect des lois. Nous affirmons que l'intérêt général est supérieur aux intérêts particuliers, mais que ces intérêts particuliers doivent être reconnus quand ils n'offensent pas le bien commun. Nous croyons que les divergences des opinions politiques sont respectables et nous respectons ceux qui ne partagent pas nos convictions. Nous nous interdisons de les injurier, de porter contre eux l'anathème.
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"Nous condamnons tous les avantages et désirons les voir disparaître. Nous affirmons enfin que les services publics ne sont pas la propriété de ceux qui y travaillent, mais celle de la collectivité nationale, et que, par conséquent, le recours à la grève doit être exceptionnel, encadré par la loi, et ne survenir qu'après épuisement de toutes les médiations, discussions et conciliations.
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Enfin nous réaffirmons que nul n'est au-dessus des lois et que la qualité d'étranger en séjour sur notre sol n'est pas un motif suffisant pour les violer constamment."
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Si les socialistes disaient cela, je voterais pour eux.

1 commentaire:

Pierre-Henri Thoreux a dit…

Je découvre avec intérêt votre passionnant blog. Permettez moi de le référencer sur le mien.
Dans ce présent billet, évidemment je suis tenté de vous dire que vous décrivez en somme tout ce que le PS ne peut pas être, tant il reste lié au modèle archaïque de la lutte des classes, et tant il continue de confondre la démagogie avec le progrès...
La lecture des mémoires de Tony Blair m'incline à penser qu'il existe une 3è voie... mais impraticable en France avant un bout de temps !