mardi 8 août 2017

08 août 2017. Nouvelles de la Dissidence. Démocratie ? Mon oeil !













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Nous continuons avec Simone WEIL en picorant dans deux ouvrages très importants, dont l’un que j’ai déjà cité hier.
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Ce n’est pas tant l’ignorance que la lâcheté qui nous empêche de devenir vrai !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "Il apparaît assez clairement que l'humanité contemporaine tend un peu partout à une forme totalitaire d'organisation sociale, […], c'est-à-dire un régime où le pouvoir d'État déciderait souverainement de tout dans tous les domaines, même et surtout dans le domaine de la pensée. […]. Cette évolution ne fera que donner au désordre une forme bureaucratique, et accroître encore le gaspillage, la misère. […]."
In
Simone WEIL.
Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. (Collection Folio/Série Essai N°316).
Gallimard, Paris, 2004 (date du dépôt légal de cette édition). (Page 138.)

(b) "Mais aucune quantité finie de pouvoir ne peut jamais être en fait regardée comme suffisante, surtout une fois obtenue. Le parti se trouve en fait, par l'effet de l'absence de pensée, dans un état continuel d'impuissance qu'il attribue toujours à l'insuffisance du pouvoir dont il dispose. Serait-il maître absolu du pays, les nécessités internationales imposent des limites étroites."
In
Simone WEIL.
Note sur la suppression générale des partis politiques.
Climats/'Editions Flammarion, Paris, 2006 (date du dépôt légal). (Page 39.)
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2. COMMENTAIRES
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Voilà des décennies, voir un siècle et demi que les meilleurs penseurs politiques dénoncent l’inexorable dérive des États modernes vers le totalitarisme, notamment de la pensée : Alexis de TOCQUEVILLE, bien sûr, et bien d’autres dont j’ai parlé ici souvent (WEINSTEIN, WILHELM, GUILLEBAUD, BRUCKNER en maints endroits et avec des accents différents).
Les deux extraits de notre chère Simone, dans leur concision et leur sécheresse même, laquelle dissimule une sorte de désespoir muet et d’aveu d’impuissance, nous obligent à appliquer cette réflexion à ce que nous vivons.
Il est évident que le pouvoir d’État, quel qu’il soit, ne tolère pas l’expression publique d’opinions contraires à sa politique. En matière d’histoire, nous avons les récits officiels qui parent la Révolution de tous les atours du printemps de la vie : on nous abreuve d’AULARD, de MATTHIEZ, de SOBOUL, mais jamais on ne nous parle de TAINE, d’Augustin COCHIN, d’Edgar QUINET (qui a droit cependant de parrainer une station de métro parisien, car il était républicain, mais lui, il était lucide et intellectuellement d’une grande probité) qui déboulonnent avec allégresse les statues de plâtres des monstres de la Terreur. Bien entendu, la carnassière Najat s’est échinée à aggraver le cas.
Puis il y a eu les lois PLEVEN (1972) et GAYSSOT (1990) ; au nom d’une morale (tiens, pour une fois on y faisait allusion dans une République qui ne parle que d’éthique), on interdisait l’incitation à la haine raciale (ce qui est bien, à l’évidence, mais n’exigeait pas une loi, seulement un peu de bon sens et d’amour de son prochain), ou les propos racistes, antisémites ou xénophobes.
Et puis il y a cette loi ridicule qui rend inéligible toute personne condamnée pour racisme, homophobie, négationnisme, antisémitisme. Dans leur grande lucidité, les députés et sénateurs n’ont pas inclus la haine religieuse contre les catholiques ou, aussi, contre les musulmans, quoique l’islamophobie soit très largement dénoncée par les médias bien-pensants et jamais l’anticatholicisme. Demeurent éligibles les condamnés pour pédophilie, fraude fiscale, emplois fictifs, et j’en passe, à condition qu'ils aient purgé leur peine. Il semble cependant que la mesure déjà adoptée ne soit pas constitutionnelle.
Pour adorner s’il se pouvait cette tarte à la crème de la police de la pensée, il y a la loi qui condamne d’une grosse amende et de prison le délit d’entrave numérique à l’avortement (sic !)
Mes bons amis, je vous le demande, pourquoi s’arrêter en si bon chemin et ne pas créer un délit d’entrave numérique à l’action du gouvernement ?
La deuxième citation illustre à merveille les sollicitations des pouvoirs en place pour accroître démesurément leur propre pouvoir. Ils n’en ont jamais assez et invoquent cette limitation pour expliquer leurs échecs répétitifs.
Il me semble que le débat démocratique, dans un pays qui se dit pays de la tolérance, devrait accepter que des quarterons d’imbéciles existassent et fussent des négationnistes de façon qu’il soit possible de leur clouer rationnellement le bec et de montrer leur mauvaise foi et leur ignorance.
Dans un pays démocratique, on devrait avoir le droit de souligner ce qui, dans le Coran (au moins dans l’une de ses versions, puisqu’il y en a deux), excite les fidèles à la violence, et de le faire sans être taxé d’islamophobie.
Dans un pays libre, je devrais avoir le droit de dire que le comportement des Israéliens dans la partie arabe de la Palestine est inadmissible : un mur sépare des familles, divise des vergers d’orangers ou d’oliviers, des brimades vexatoires sont imposées aux populations arabes. Mais je devrais avoir le droit de dire que l’intransigeance des responsables arabes palestiniens ne peut conduire qu’à la catastrophe tout comme celle des dirigeants israéliens…
Je devrais avoir le droit de dire, sans me faire taxer de ringard, que l’Europe des eurocrates est une utopie faite de violences légales et normatives, une entité déconnectées de la réalité.
Aurai-je encore le droit de contester cette Europe-là demain ?
Démocratie, la France ? Mon oeil oui !
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3. REVUE DE PRESSE.
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On a peut-être retrouvé BETHSAÏDE, le village de l’apôtre Pierre.

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Vive la Pologne et m… aux anonymes fonctionnaires de Bruxelles.

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Un vent mauvais ?

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Un fait déjà révélé par Jean SEVILLIA. Mais personne ne l’a relevé !

A lire, à relire ; essayer de chercher qui a tenté de salir la mémoire de Pie XII.

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La chapelle Sixtine de Roumanie !

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Excellent texte d’une collègue strasbourgeoise !

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Tout le monde s’en fout ! Ce sont des cathos. Ce ne sont pas des migrants.

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Il n'y a pas qu'en Provence qu'on cultive les traditions !


28-08 K. Denis



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