lundi 31 juillet 2017

31 juillet 2017. Nouvelles de la Dissidence. Lunettes de soleil exigées pour lire certains journaux !

D’une plume allègre, CHESTERTON décrit de manière prophétique ce qui, à l’époque pouvait paraître comme de la provocation gratuite, et qui est devenu la réalité de notre monde contemporain. Voici encore un exemple de cette alacrité devineresse tiré du Puits et des bas-fonds.
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Ce n’est pas l’ignorance, ne cesserai-je de le répéter, qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Comment nous débrouillons-nous pour continuer à tituber, aveuglés par la flamboyance d’esprit et la brillance étoilée dont nous sommes inondés chaque jour dans les journaux quotidiens comme des feux d’artifice sans fin ? Les auteurs de ces journaux qui nous rappellent si souvent, avec une fraîcheur infaillible, que les choses qui furent naguère des luxes rares sont à présent multipliées et minutieusement et exactement imitées partout, ne manqueront sûrement pas d’appliquer la même vérité frappante au monde intellectuel. Ils signaleront sans doute que ces épigrammes parfaites et bien ciblées, que nous avons entendues autrefois seulement d’individus exceptionnels, comme VOLTAIRE et TALLEYRAND, sont à présent créés par centaines dans chaque colonne de chaque journal et qu’il est à peine possible de trouver une seule phrase ennuyeuse fourrées entre de fines réparties et blagues immortelles, qui peuvent maintenant, comme quoique ce soit d’autre de quelque valeur, être produites en grandes quantités par la production en masse."
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Le puits et les bas-fonds. Traduit de l’anglais par Patrick GOFMAN, assisté d’Angélique PROVOST. Révision et notes de Wojciech GOLONKA.
Desclée de Brouwer, Paris/Perpignan, 2016. (Page 277.)
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2. COMMENTAIRES.
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Je crois bien que jamais l’on a décrit avec un humour aussi gentiment féroce le travers des si nombreux journalistes qui nous inondent de bons mots ronflants, la palme en ce domaine revenant sans doute à Libération. Souvenons-nous du titre qui s’étalait sur toute la largeur de la Une de Libération « Rappelle-toi Barbarin », à propos d’un scandale, hélas avéré, de pédophilie dont s’était rendu coupable un prêtre du diocèse. Monsieur Pierre-Emmanuel BRANDET, porte-parole du ministère de l’Intérieur sous la houlette de monsieur CAZENEUVE, avait tiré à boulet rouge sur le prélat. Il avait été victime des attaques de ce prédateur ; mais il avait mis du temps à le faire savoir (Un peu comme MONAIGNE qui a mis vingt ans à pousser son cri du cœur à propos de son ami Étienne de La BOÉTIE). Plaintes, enquêtes, instructions, et in fine, abandon des poursuites parfaitement injustifiées et infondées et silence total dans les médias sur l’issue des procédures. Le mal est fait. Les calomniateurs ont réussi leur coup. Il y a une réalité : le cardinal de Lyon avait pris toutes les mesures nécessaires, quand il avait été mis au courant, très longtemps après des faits commis alors qu’il n’était pas archevêque de LYON. En réalité, il s’agissait, avec la bienveillante complicité des loges, sur lesquelles il y aurait beaucoup à dire, de dézinguer encore plus, s’il était possible, une Église coupable de penser la grandeur de l’homme à un niveau que ne soupçonnent pas les « frères », réduits par leur aveuglement à l’état de gnomes.
En dépit que j’en aie, ces « frères » sont des frères en humanité. Et c’est ainsi qu’il faut considérer les relations qu’un disciple peut avoir avec ceux qui ne partagent pas son attachement au Maître.
Ceci étant dit, et pour reprendre le fil de l’histoire, il faut souligner que peu de journalistes, aucun homme politique, n’ont, à ma connaissance, été à MOSSOUL comme l’a fait le cardinal. Ah ! Les bonnes âmes qui pleurent sur les décombres photographiques d’une ville qui fut splendide, que ne vont-ils vraiment sur place pour aider les malheureux Ninivites ? Ils sont restés bloqués dans le ventre de la baleine, et n’en sont point sortis comme JONAS en son temps !
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3. REVUE DE PRESSE.
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La « libre-pensée » et la croix du cimetière de PINÇAY.


Combien de temps encore, les Français vont-ils supporter les initiatives de ces crétins. Pensez-donc, une croix au-dessus d’une grille de cimetière. Est-ce point là un scandale épouvantable, une offense sans nom à la raison.
J’ai dans la tête un refrain, dont je modifie légèrement les paroles :
« Une bande de thons descendait la rivière !
Quand on est thon, c’est pour la vie entière. »
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Tout le monde s’en fout : ce sont des chrétiens.

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A propos de monsieur Christophe CASTANER.



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