jeudi 23 août 2018

Jeudi 23 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Les tares génétiques de la démocratie.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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TOCQUEVILLE L’AVAIT DIT !
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"Près de là j’en vois d’autres qui, au nom des progrès, s’efforcent de matérialiser l’homme, veulent trouver l’utile sans s’occuper du juste, la science loin des croyances, et le bien-être séparé de la vertu : ceux-là se sont dits les champions de la civilisation moderne, et ils se mettent insolemment à sa tête, usurpant une place qu’on leur abandonne et dont leur indignité les repousse."

"Il ne faut pas se dissimuler que les institutions démocratiques développent à un très haut degré le sentiment de l’envie dans le cœur humain. Ce n’est point tant parce qu’elles offrent à chacun les moyens de s’égaler aux autres, mais parce que ces moyens défaillent sans cesse à ceux qui les emploient. Les institutions démocratiques réveillent et flattent la passion de l’égalité sans jamais la satisfaire entièrement. Cette égalité complète s’échappe tous les jours des mains du peuple au moment où il croit la saisir, et fuit, comme dit Pascal, d’une fuite éternelle ; le peuple s’échauffe à la recherche de ce bien d’autant plus précieux qu’il est assez près pour être connu, assez loin pour n’être point goûté. La chance de réussir l’émeut, l’incertitude du succès l’irrite ; il s’agite, il se lasse, il s’aigrit. Tout ce qui le dépasse par quelque endroit lui paraît alors un obstacle à ses désirs, et il n’y a pas de supériorité si légitime dont la vue ne fatigue ses yeux."

"Quand la religion est détruite chez un peuple, le doute s’empare des portions les plus hautes de l’intelligence et il paralyse à moitié toutes les autres. Chacun s’habituera à n’avoir que des notions confuses et changeantes sur les matières qui intéressent le plus ses semblables et lui-même ; on défend mal ses opinions ou on les abandonne, et, comme on désespère de pouvoir à soi seul, résoudre les plus grands problèmes que la destinée humaine présente, on se réduit lâchement à n’y point songer."

"Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger."
In
Alexis de TOCQUEVILLE.
De la démocratie en Amérique. Les grands thèmes. Edité par J.-P. MAYER. Édition revue et corrigée avec une bibliographie supplémentaire pour l’édition de 1980. (Collection Idées. Série Sciences humaines. No 168.)
Paris, Gallimard, 1980. (Pages 35, 121, 222, 348.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Nous avons vu que la promotion du progrès par ceux qui se nomment eux-mêmes progressistes a conduit au matérialisme le plus bas. C’est le premier extrait. Je reviendrai sur les ravages humains du progrès, des ravages que l'on appelle "rebond".

Le deuxième extrait porte sur la frustration permanente des passionnés de l’égalité qui ne peuvent parvenir à l’arracher bien qu’elle leur paraisse être à porter de main. C’est que dans leur esprit un homme en vaut un autre ; ces passionnés vivent dans le règne de la quantité, non de la qualité : égalité de revenus, égalités de bien, égalité de conditions. Or nous savons que même Jésus ne peut dire qui sera à la droite de son  Père aux jours glorieux de la fin des temps : il y en a pour qui ces places sont réservées. Chaque être humain est unique et irremplaçable, et ce fait anthropologique évident pour de âmes droites suffit à ruiner les délires des égalitaristes.

Le troisième extrait est lui aussi marqué du sceau de l’évidence. Et nous voyons bien les errements moraux des pasteurs des peuples : ils ont pris la place de Dieu, mais, de vous à moi, ils font moins bien que lui. J’espère que Jules FERRY et le petit père COMBES, aux lieux où ils sont voient tout le mal qu’ils ont fait à leur patrie et qu’ils le regrettent.

Le quatrième extrait se passe de commentaire. Il inspire très exactement la politique de Jupiter, alias Emmanuel MACRON, que, pour notre malheur, nous avons choisi comme Président.

Le parieur bénédictin sait que les hommes ne sont pas interchangeables. Et c’est au nom de la dignité de chaque personne qu'il l'affirme. Et c’est encore au nom de cette évidence qu’il ne dira pas « Les Migrants », en généralisant, mais « Des migrants », ce qui lui donne la liberté de discerner, c’est-à-dire de ne pas accepter tout en bloc, et de ne pas rejeter tout en bloc.
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LIENS TRES UTILES QU’IL FAUT ABSOLUMENT CONSULTER.
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Bien sûr que l’Europe a raté la paix en 1917.

Avec la complicité de CLÉMENCEAU, le pire des laïcards qu’oncques nous vîmes en notre beau pays. Et de plus il ne fallait pas donner de gages à la maison de Bourbon. Je le dis clairement : cet homme, sans le vouloir, mais par aveuglement, a du sang sur les mains, du sang français.


Chronique des cinglés (suite et hélas pas fin !).

Trop, c’est trop. Il ne faut tout de même pas pousser trop loin le bouchon. Faut-il que les catholiques se tournent vers le Évangélistes pour entendre la Parole de Dieu ? Non, ça ne passe pas.

Un trou noir d’Anish Kapoor s’appelle une œuvre d’art ! N’est pas cinglé qui veut !


Drôle de jésuite que ce jésuite-là.

Il y en a des qui résistent aux cinglés !


Démocratique la France ? Mon œil !


Suppression d’une « chance pour l’Espagne ».

La mort d’un homme est toujours un drame, fût-il un assassin en puissance. Ce qui est en cause ici, c’est la lâcheté du pouvoir socialiste espagnol.

Oui, vous nous emmerdez avec vos 80 km/h. les Français vous le font savoir à leur manière.

(Ce qui ne veut pas dire que j’approuve ces dégradations, bien entendu. Je me borne à constater).

Et enfin, un espoir de sortir du bourbier européen.


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