jeudi 25 janvier 2018

25 janvier 2018. Nouvelles de la Dissidence. Des puissants impuissants ?

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Et on continue, ce jeudi 25, avec notre chère Simone.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[….]. La matière peut démentir les prévisions et ruiner les efforts, elle n'en demeure pas moins inerte, faite pour être conçue et maniée du dehors ; mais on ne peut jamais ni pénétrer ni manier du dehors la pensée humaine. Dans la mesure où le sort d'un homme dépend d'autres hommes, sa propre vie échappe non seulement à ses mains, mais aussi à son intelligence ; le jugement et la résolution n'ont plus rien à quoi s'appliquer ; au lieu de combiner et d'agir, il faut s'abaisser à supplier ou a menacer ; et l'âme tombe dans des gouffres sans fond de désir et de crainte, car il n'y a pas de limites aux satisfactions et aux souffrances qu'un homme peut recevoir des autres hommes. Cette dépendance avilissante n'est pas le fait des opprimés seuls, mais au même titre quoique de manières différentes, des opprimés et des puissants. Comme l'homme puissant ne vit que de ses esclaves, l'existence d'un monde inflexible lui échappe presque entièrement ; ses ordres lui paraissent contenir en eux-mêmes une efficacité mystérieuse ; il n'est jamais capable à proprement parler de vouloir, mais est en proie à des désirs auxquels jamais la vue claire de la nécessité ne vient apporter une limite. Comme il ne conçoit pas d'autre méthode d'action que de commander, quand il lui arrive, comme cela est inévitable, de commander en vain, il passe tout d'un coup du sentiment d'une puissance absolue au sentiment d'une impuissance radicale, ainsi qu'il arrive souvent dans les rêves ; et les craintes sont alors d'autant plus accablantes qu'il sent continuellement sur lui la menace de ses rivaux. Quant aux esclaves, ils sont, eux, continuellement aux prises avec la matière ; seulement leur sort dépend non de cette matière qu'ils brassent, mais de maîtres aux caprices desquels on ne peut assigner ni lois ni limites. […]."
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2. COMMENTAIRES.
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Je voudrais bien que Simone WEIL eût raison quand elle avance qu’on ne peut ni pénétrer ni manier la pensée humaine de l’extérieur. Je crois au contraire que tous les efforts des puissants consistent à se doter des moyens qui leur permettraient de percer à jour et en temps réel les secrètes pensées de leurs subordonnés, que Simone WEIL appelle des esclaves. Je crains fort, et je l’ai déjà dit, que la seule liberté qui nous restera un jour, quand ces efforts seront couronnés de succès, sera de dire Non ! Non et Non !
Je voudrais bien aussi qu’elle eût raison quand elle dit qu’on ne peut manier du dehors la pensée humaine. Je crois au contraire qu’on le peut, par la propagande, par la manipulation médiatique, par ce que les sociologues appellent pudiquement l’ingénierie sociale et dont les discussions actuelles sur la bioéthique sont une parfaite illustration..
En revanche, pour l’impuissance des puissants, elle a mille fois raison. Peu d’entre eux en prennent conscience. Peu d’entre eux ont l’humilité de le reconnaître et ceux qui l’ont sont traités de faibles et d’incapables.
Vous allez me dire que je répète sans cesse la même chose. Mais tant pis. C’est parce que l’on a chassé du monde social et politique la notion de service et d’amour qu’on en est au point lamentable où on en est arrivé.
Je redis que ces notions peuvent et doivent et vont prendre vie par un retour inévitable aux petites sociétés humaines, famille, communes, associations,  quartier. Alors, il ne restera à ceux qui se croyaient chefs de droit divin que leurs yeux pour pleurer, et, je l’espère, l’éternel remord d’une erreur de perspective.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE ET CURIEUSE.
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Incroyable mais vrai !


On peut donc injurier qui l’on veut pourvu que le contexte le justifie. Comment avoir du respect pour ces juges ? Si je dis ça c'est dans le contexte, bien sûr !
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Bien entendu, la grande presse vendue et stipendiée n’en parlera pas !

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Pourquoi n’a-t-il pas eu cette fermeté de ton quand il était au pouvoir ?

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Tout le monde s’en fout ! Normal, ce sont des chrétiens.


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On dit qu’il est nul ? Apple n’est pas de cet avis.


Bien entendu, je ne suis pas un inconditionnel de ces grandes industries ; je me borne à noter que dans le monde comme il est, Donald marque des points.
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Des trésors dans le monastère Sainte-Catherine du mont Sinaï.

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Che Guevara le sanguinaire, nouvelle idole de la Bobote !

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Ne pas manquer cette occasion ! Fabrice Hadjadj, un immense philosophe.


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