dimanche 19 mars 2017

19 mars 2017. Nouvelles de la Résistance. De l'air ! De l'air ! Et moins de fonctionnaires. Deuxième billet de ce jour

-
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Marx avait clairement perçu que l'oppression étatique repose sur l'existence d'appareils de gouvernement permanents et distincts de la population, à savoir les appareils bureaucratique, militaire et policier ; mais ces appareils permanents sont l'effet inévitable de la distinction radicale qui existe en fait entre les fonctions de direction et les fonctions d'exécution. Sur ce point encore, le mouvement ouvrier reproduit intégralement les vices de la société bourgeoise. Sur tous les plans, on se heurte au même obstacle. Toute notre civilisation est fondée sur la spécialisation, laquelle implique l'asservissement de ceux qui exécutent à ceux qui ordonnent ; et sur une telle base, on ne peut qu'organiser et perfectionner l'oppression, mais non pas l'alléger."
In
Simone WEIL.
Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. (Collection Folio/Série Essai N°316).
Gallimard, Paris, 2004 (date du dépôt légal de cette édition), p. 16
-
2. COMMENTAIRES.
-
Mes lecteurs, s’ils me lisent régulièrement, auront compris que je milite pour un allègement considérable de l’oppression que l’État fait peser sur les citoyens, jusque dans les recoins les plus intimes de leur vie. Je suis un peu long. mais lisez quand même.
Nous ne nous en sortirons pas si nous ne restaurons pas des corps intermédiaires dotés de pouvoirs politiques. Il ne s’agit pas de devenir à l’ancien Régime, mais de d’emprunter à l’organisation ancienne de la vie sociale ce qu’elle pouvait avoir de bon.
Je suis frappé, par exemple, de voir l’importance qu’avaient, avant la Révolution, les Académies provinciales, sorte de cénacles siégeant dans les grandes villes de province, et qui réunissaient en leur sein, sans égard pour l’origine sociale, les érudits, les savants, les autodidactes, les artistes, les artisans dignes d’être distingués par leurs talents. De très grands auteurs, membre de l’Académie française se faisaient une gloire d’ajouter qu’ils étaient aussi membre de l’Académie de Toulouse ou de Lyon ou d’autres grandes villes.
Outre ces Académies, il y avait encore les corporations. On les a médites, ignorées, supprimées, calomniées. Leur suppression par la loi LE CHAPELIER a ouvert grand la porte au capitalisme néolibéral qui associaient les tares dramatiques responsables d'une épouvantable misère sociale, une misère incurable : concurrence, rôle de la finance, machinisme outrancier, mépris de l’homme, et qui cristallisaient ce que MARX avaient justement dénoncé, sans voir que la maladie avait son siège dans la division du travail entre dirigeants/concepteurs et exécutants et au développement du machinisme.
Que les métiers réglementent eux-mêmes leur exercice, me paraît bien plus efficace que la réglementation faite par des gens qui n'ont jamais tenu un outil dans leurs mains de leur vie. Qui est le mieux placé pour savoir comment conserver de la viande de boucherie, les bouchers ou les fonctionnaires de la Direction des Fraudes (nationale, régionale, départementale) ? (C'est un exemple que l'on pourrait étendre, par exemple, à un domaine que je connais bien et qui est celui de la pharmacie : je puis vous dire, pour ne prendre qu'un exemple que j'ai vécu, que s'il n'y a pas eu de problème de SIDA avec les fractions anticoagulantes préparées par le Centre de Transfusion de Strasbourg, c'est parce que son directeur était un pharmacien, un collègue que j'admirais et aimais.  Et bien que les fractions sanguines ne fussent pas considérées comme des médicaments, il les avait fait préparer avec les mêmes exigences que si elles l'avaient été. L'existence d'un organisme d'Etat national chargé de contrôler la sécurité des médicaments, n'a pas empêché que surgissent des scandales dont certains ont été sciemment amplifiés pour des raisons politiques, et d'autres, pour les mêmes raisons, non moins sciemment minorés. En réalité, une seule loi suffirait qui consiste à rendre les citoyens responsables de leurs actes, et à les obliger à réparer les torts qu'ils ont causé à autrui. Reprenons l'exemple du boucher. Certains sont peu scrupuleux ? Ils vendent de la viande avariée ? elle provoque des intoxications ? Il leur revient de répondre de leurs actes, et de payer les frais médicaux entraînés par la maladie dont leur malhonnêteté est responsable.
Les hommes politiques de gauche sincères (il y en a) accusent le système de production, alors que c’est le système bureaucratique qui est responsable de cet asservissement.
Certes, il faut des dirigeants. Et il faut une administration. Mais de là à augmenter sans cesse le pouvoir de l’Etat en accroissant le nombre de fonctionnaires ne peut aboutir qu’à un asservissement plus grand des concitoyens. Je vais sans doute en choquer plus d’un. Mais la défense des droits acquis par les syndicats me semblent sceller de manière irrémédiable la réduction des salariés à l’état d’esclaves, déclarés incapables de se défendre par eux-mêmes au sein d’une entreprise.
Le mal a commencé avec COLBERT, mais il n’a fait que s’aggraver depuis. Et encore, COLBERT réglementa, mais n’instaura pas un système de contrôle oppressif.
Il convient aussi de réintroduire le principe de subsidiarité, lequel consiste à ne pas faire faire par un échelon d’organisation supérieur, ce qui peut être fait par l’échelon inférieur. Bien entendu, tout cela mérite d’être pensé, réfléchi, nuancé. Mais si nous n’allons pas vers plus de liberté des personnes, nous aurons la révolte. Et si Dieu me prête vie, on me verra sur les barricades !
-
3. INFORMATIONS DIVERSES.
-
Réserve parlementaire et scandale financier.

n  parle beaucoup de l'affaire FILLON et assez peu des autres affaires !

-
L’Europe de Bruxelles, un grand machin qui veut broyer les patries.

Vive la Pologne.

-
Impérialisme ottoman, pas mort.

Pour une nouvelle bataille de LEPANTE (symbolique, bien sûr ; nous n'avons pas l'archiduc idoine pour la conduire, hélas !). 

-
Lui, il a acheté des vêtements (13000 euros) avec de l’argent public.

-
Ah, ces jésuites !


Aucun commentaire: