mardi 30 mai 2017

30 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. Quelques réflexions sur la liberté !

Et toujours le livre de BERNANOS.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La liberté, pour quoi faire ? C’est un beau titre, il n’y a pas à dire, et je l’avoue d’autant plus librement que ce n’est pas moi qui l’ai trouvé. La liberté, pour quoi faire ? c’est, vous le savez, une phrase célèbre de LÉNINE et elle exprime, avec un éclat et comme une lucidité terrible, cette espèce de désaffection cynique pour la liberté qui a déjà corrompu tant de consciences. La pire menace pour la liberté n’est pas qu’on se la laisse prendre, ― car qui se l’est laissé prendre peur toujours la reconquérir ― c’est qu’on désapprenne de l’aimer, ou qu’on ne la comprenne plus. […]. Le mot de LÉNINE est devenu le slogan de l’état moderne, qu’il se dise démocrate ou non, car le mot de démocratie a déjà tellement servi qu’il a perdu toute signification, c’est probablement le mot le plus prostitué de toutes les langues. Dans presque tous les pays, la démocratie n’est-ce pas d’abord une dictature économique ? […]." (Pages 86 et 87)
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2. COMMENTAIRES.
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L’amour de la liberté suppose l’amour du risque. Lorsque j’essaye de comprendre les événements dans lesquels j’ai baigné depuis ma naissance, je vois que peu à peu l’amour du risque et donc de la liberté s’est affaibli au point qu’il devienne nécessaire d’inscrire dans la constitution le foutu principe de précaution, faute savoir prendre un risque réfléchi.
Cette citation de BERNANOS me semble appeler trois commentaires. Le premier a trait à l’idolâtrie du progrès ; je vais tenter d’expliquer ce propos. Toute nouveauté est perçue comme un progrès, et ceci avant même que ses concepteurs aient pu en évaluer l’impact sur la société, sur la nature, sur l’esprit public. C’est en raison de cette insuffisance de réflexion préalable qu’il a fallu pondre cet œuf carré qu’est le principe de précaution. Il permet de justifier toutes les interdictions au nom de l’ignorance des conséquences, et de ne pas en édicter (même quand on connaît les conséquences désastreuses d'une nouveauté), au nom de l’économie. L’illustration caricaturale qui vient à l’appui de cette réflexion est celle du glyphosate de MONSANTO. On sait parfaitement que ce composé est cancérigène, mais le puissant lobby MONSANTO-BAYER fait pression sur les institutions européennes pour empêcher son interdiction. De même, au nom de l’économie on autorise le déversement des boues rouges de Gardanne dans la Méditerranée, alors qu’on sait avec précision qu’elles sont toxiques. Toujours l’économie, la dictature de l’économie. Le principe de précaution a bon dos. La prise de risque suppose une réflexion préalable, et l'acceptation a priori des conséquences de son choix.
La deuxième remarque est de nature plus « historique ». Notre pauvre patrie a commencé à vieillir après la guerre de 14. Les meilleurs des Français ont été sacrifiés par centaines de milliers ; la souffrance et la douleurs des veuves, des orphelins, l’aveuglement des hommes politiques aidant – je pense au Traité de Versailles qui fut l’humiliation inutile d’un grand peuple – ont fait crier « Plus jamais ça ! ». Quinze ans après, dans le débordement d’un pacifisme de bisournours, naissait le nazisme. Puis ce fut MÜNICH. Ah ! On pourrait en dire bien des choses, jusques et y compris la joie de BLUM dont « le cœur était dilaté » (sic) après la signature de cet abandon. Il y eut, pour l’honneur de la France, des hommes debout. Ils ne furent pas très nombreux, mais il y en eut, et qui payèrent souvent de leur vie l’esprit de résistance et de risque. Après la guerre, notre peuple, recru d'épreuves s'ensevelit volontairement sous l’avalanche des protections : assurances sociales (qui, bien entendu et sous un certain rapport sont une bonne chose), assurance obligatoire des voitures, assurance-vie, contrat obsèques, etc. Bref une obsession de l’avenir, une phobie absolue de tout imprévu qui pourrait entraver la jouissance et le plaisir. Une vie faite pour l'immédiateté, certes pas pour la la vie éternelle !
Enfin, la troisième remarque porte sur la perte progressive de nos libertés. La dernière en date est l’obligation qui nous est faite de déclarer en ligne nos revenus. Je ne parle pas des règlements de toutes sortes, tous plus oppressifs les uns que les autres, qui viennent étouffer toute initiative, apeurer sans raison ceux qui voudraient bien entreprendre mais craignent les contrôles d’une administration tatillonne et totalitaire. La dernière idée en date est celle des pastilles que tout conducteur désirant rouler dans Paris doit apposer sur son pare-brise. Un jour viendra où nous devrons déclarer la couleur de nos chaussettes et celle de nos sous-vêtements. Il n’est pas un recoin de nos vies qui échappe à cette emprise tentaculaire de l’État. Eh bien je vais vous dire très clairement : je l’emm… 
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Un discours dont on a peu parlé, et pourtant…


Dont cet extrait :

“C’est un choix entre deux futurs — et c’est un choix que l’Amérique ne PEUT PAS faire à votre place. Et cela veut dire aussi se dresser ensemble contre le meurtre d’innocents musulmans, l’oppression des femmes, la persécution des juifs, et le massacre des chrétiens. Un meilleur futur n’est possible que si vos nations se débarrassent
du terrorisme et des extrémistes. JETEZ – LES – DEHORS.
JETEZ LES HORS de vos lieux de culte.
JETEZ LES HORS de vos communautés.
JETEZ LES HORS de vos terres saintes, et
JETEZ LES HORS DE CETTE TERRE.
Les pays musulmans doivent être prêts à assumer leurs responsabilités, s’ils veulent que nous vainquions le terrorisme et que nous envoyions cette idéologie perverse dans l’obscurité. Chaque pays de cette région a un devoir absolu de s’assurer que les
terroristes ne trouvent aucun abri sur leur sol.
[…]
Cela veut dire affronter honnêtement la crise de l’extrémisme islamique et les groupes terroristes islamiques qu’il inspire. Et cela veut dire aussi se dresser ensemble contre le meurtre d’innocents musulmans, l’oppression des femmes, la persécution des juifs, et lemassacre des chrétiens.
[…]
Pendant des siècles, le Moyen-Orient a été le lieu où vivaient côte à côte les Chrétiens, les musulmans et les juifs. Nous devons pratiquer la tolérance et nous respecter les uns les autres à nouveau — et faire de cette région un endroit ou chaque homme ou femme, quelle que soit sa foi et son ethnie, puisse vivre dans la dignité et l’espoir. [Songez que Trump dit cela devant le roi d’Arabie saoudite et de 50 pays musulmans qui ont chassés les juifs et les chrétiens et traitent les femmes comme des êtres de seconde zone]

La haine des médiocrates et des journaleux a été jusqu'à passer sous silence ce qui reste un discours courageux. Et si c'était le goût du risque que l'on reprochait au fantasque Président TRUMP ?
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Nouvelles de Chine !

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Je ne comprends pas plus que l’auteur de cet article, mais pas pour les mêmes raisons.


Sur cette affaire, l’article de Causeur, plus nuancé, est bien troussé.

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Il convient de réfléchir… plus que jamais


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